Le rapport général du Dialogue national 2025 a été officiellement remis ce lundi au Président Bassirou Diomaye Faye par le facilitateur général, Dr Cheikh Gueye. Cette étape marque un moment crucial dans la réflexion collective engagée sur la réforme du système politique sénégalais. Les concertations nationales, qui se sont déroulées du 28 mai au 4 juin, ont permis d’aboutir à des conclusions importantes visant à renforcer les institutions et améliorer le fonctionnement démocratique du pays.
Dans son discours, le Président Faye a salué les progrès réalisés et les larges consensus dégagés autour de plusieurs questions essentielles. Parmi celles-ci, la rationalisation et la réforme des partis politiques ont été identifiées comme un levier indispensable pour une meilleure gouvernance. Par ailleurs, la dématérialisation intégrale du processus électoral, qui inclut l’inscription automatique et permanente des primo-électeurs, a été unanimement reconnue comme une avancée majeure pour garantir la transparence et la fiabilité des scrutins.
Le Président a également mis en lumière la création prochaine d’une Cour constitutionnelle, dont la mission sera de veiller au respect de la Constitution et à la régulation des institutions. L’adoption du bulletin unique et du vote électronique a également été retenue comme une mesure clé pour moderniser le système électoral. En complément, la mise en place d’un organe indépendant chargé de la gestion des élections doit assurer une supervision impartiale et renforcer la confiance des citoyens dans le processus démocratique.
Conscient de l’importance de transformer ces recommandations en actions concrètes, le chef de l’État a annoncé la création, dès cette semaine, d’un comité ad hoc. Ce comité aura pour mission de superviser la mise en œuvre rigoureuse des réformes, aussi bien au niveau constitutionnel que législatif et réglementaire. Cette étape permettra d’assurer un suivi efficace et d’éviter toute lenteur dans la concrétisation des mesures arrêtées.
Le Président Diomaye Faye a insisté sur la portée stratégique de ces réformes, en soulignant leur rôle primordial dans la préservation de la paix sociale au Sénégal. Il a aussi rappelé que ces transformations sont essentielles pour renforcer l’attractivité économique du pays et améliorer la synergie entre les différentes institutions publiques. Le Dialogue national, désormais institutionnalisé, s’affirme comme un outil central de gouvernance concertée, contribuant ainsi à la consolidation démocratique et à la construction citoyenne.
En conclusion, le Président a affirmé que ces réformes incarnent la volonté collective des Sénégalais de bâtir un pays uni, stable et tourné vers l’avenir, où la démocratie et l’État de droit sont respectés et renforcés. Ce nouveau souffle, porté par le Dialogue national, est présenté comme une étape décisive pour accompagner le Sénégal vers un développement harmonieux et inclusif.