Commerce extérieur : la facture des importations du Sénégal recule fortement au début de l’année 2026

Le Sénégal enregistre une baisse significative de ses importations au démarrage de l’année 2026, traduisant une contraction notable de ses achats à l’étranger. Selon les dernières données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) dans son rapport du 13 mars 2026, la valeur totale des importations s’est établie à 524,8 milliards de FCFA en janvier 2026. Ce niveau représente un recul marqué de 34,4 % par rapport à janvier 2025, soit une diminution estimée à environ 275 milliards de FCFA sur un an. Cette évolution traduit une réduction importante de la facture extérieure du pays et, par conséquent, une économie de devises significative pour l’économie nationale.

La tendance à la baisse se confirme également à court terme. Par rapport au mois de décembre 2025, les importations ont reculé de 3,7 %. Elles étaient alors estimées à 544,8 milliards de FCFA, ce qui montre que la contraction des flux commerciaux entrants s’inscrit dans une dynamique progressive au tournant de l’année. Cette évolution peut s’expliquer par des ajustements dans les volumes d’achats de certains produits stratégiques ainsi que par les fluctuations de la demande intérieure.

L’analyse détaillée des données révèle que cette baisse est principalement liée à la réduction des importations de biens d’équipement et de certaines matières premières. Les achats de métaux communs ont notamment enregistré un recul significatif, passant de 45,0 milliards de FCFA en décembre à 28,1 milliards de FCFA en janvier. Ce repli reflète probablement une baisse des besoins dans certains secteurs industriels ou des ajustements dans les programmes d’investissement.

Le segment des machines et appareils divers a également contribué à cette contraction. Les importations dans ce domaine sont passées de 47,3 milliards de FCFA en décembre à 33,3 milliards de FCFA en janvier, confirmant un ralentissement des acquisitions d’équipements. Ce phénomène peut être interprété comme une phase de transition dans les projets d’investissement ou un ralentissement temporaire de certaines activités nécessitant des équipements importés.

Du côté des produits alimentaires, la facture des importations a également diminué. Les achats de froment et de méteil, qui constituent des produits essentiels pour l’approvisionnement du marché national, ont chuté à 11,4 milliards de FCFA en janvier contre 17,6 milliards de FCFA en décembre. Cette baisse pourrait être liée à une gestion différente des stocks ou à des variations dans la demande intérieure durant cette période.

Malgré cette tendance générale à la baisse, la facture énergétique continue de représenter le principal poste de dépense dans les importations du Sénégal. Les produits pétroliers raffinés ont ainsi mobilisé 133,0 milliards de FCFA en janvier, contre 105,6 milliards de FCFA le mois précédent. Cette hausse significative souligne la dépendance persistante du pays aux importations énergétiques, malgré les efforts engagés pour développer les ressources nationales.

Par ailleurs, les importations d’huile brute de pétrole ont connu une augmentation notable, passant de zéro en décembre à 39,0 milliards de FCFA en janvier. Cette évolution témoigne de la volatilité des besoins énergétiques et des ajustements opérés dans les approvisionnements du pays.

Le secteur des transports contribue également au maintien d’un certain niveau d’importations. Les acquisitions de véhicules terrestres ont enregistré une progression, atteignant désormais 15,4 milliards de FCFA. Cette hausse reflète la demande persistante dans ce segment, notamment liée au renouvellement des parcs automobiles et aux besoins des entreprises et des particuliers.

Au final, la baisse globale des importations observée en ce début d’année 2026 illustre une réduction importante des dépenses extérieures du Sénégal, même si certains postes, notamment énergétiques, continuent de peser lourdement dans la balance commerciale. Cette évolution pourrait contribuer à améliorer l’équilibre du commerce extérieur si elle s’accompagne d’une dynamique soutenue des exportations et d’une diversification accrue de la production nationale.

Commerce extérieur : le Sénégal enregistre une baisse de 23,6 % de ses importations en décembre 2025

Le commerce extérieur sénégalais a connu un net ralentissement en fin d’année 2025. Selon les données publiées dans le Bulletin mensuel des statistiques du commerce extérieur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), les importations du mois de décembre 2025 se sont établies à 544,8 milliards de FCFA, contre 713,3 milliards enregistrés en novembre, soit une baisse significative de 23,6 % en l’espace d’un mois.

La contraction apparaît encore plus marquée en glissement annuel. Comparées à décembre 2024, les importations affichent un recul de 24,6 %, traduisant un ajustement notable des échanges commerciaux du pays à la clôture de l’exercice. Cette évolution met en lumière une dynamique contrastée, entre ralentissement conjoncturel et maintien d’une certaine stabilité sur l’ensemble de l’année.

Dans le détail, cette baisse mensuelle s’explique principalement par l’effondrement des acquisitions de matériels de transport. Celles-ci sont passées d’environ 196 milliards de FCFA en novembre à seulement 7,3 milliards en décembre, représentant l’essentiel de la diminution globale. Une telle chute suggère un effet ponctuel lié à d’importantes commandes enregistrées le mois précédent, ou à un report d’achats structurants.

D’autres segments ont également contribué à la baisse, notamment les produits pharmaceutiques ainsi que le sucre, dont les importations ont connu un repli sensible au cours du mois de décembre. Ces variations traduisent des ajustements sectoriels qui peuvent être liés aux niveaux de stocks, aux politiques d’approvisionnement ou à des fluctuations des prix internationaux.

Toutefois, certains postes ont évolué à contre-courant et ont permis d’amortir la chute globale. La facture énergétique est demeurée élevée, avec une hausse des importations de produits pétroliers raffinés. Celles-ci ont atteint 105,5 milliards de FCFA en décembre, contre 77 milliards en novembre, confirmant la dépendance persistante du pays aux approvisionnements énergétiques extérieurs.

Dans le même temps, les importations de métaux communs ont enregistré une forte progression, triplant quasiment pour s’établir à 45 milliards de FCFA. Cette augmentation peut être interprétée comme le reflet d’une activité soutenue dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics ou de l’industrie, malgré le ralentissement observé sur d’autres segments.

Malgré cette baisse marquée en décembre, le bilan annuel demeure relativement stable. Le cumul des importations sur l’ensemble de l’année 2025 s’élève à 7 279,1 milliards de FCFA, contre 7 161,4 milliards en 2024, soit une progression modérée de 1,6 %. Cette légère hausse annuelle témoigne d’une certaine résilience de la demande intérieure et d’un maintien du niveau global des échanges, en dépit des fluctuations observées en fin d’année.

Ces chiffres illustrent ainsi un commerce extérieur en phase d’ajustement conjoncturel, mais dont les fondamentaux restent relativement solides à l’échelle annuelle. Les prochains mois permettront de déterminer si la baisse enregistrée en décembre constitue un simple phénomène ponctuel ou le début d’une tendance plus durable dans la dynamique des importations sénégalaises.

Commerce extérieur : les exportations sénégalaises en recul de 16,1 % en juillet 2025, malgré une progression annuelle de 15,9 % (ANSD)

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) a rendu public son rapport mensuel sur le commerce extérieur du Sénégal pour juillet 2025. Ce document met en lumière une baisse significative des exportations sur un mois, contrastée par une évolution globalement positive sur une base annuelle. Il dévoile également une nette hausse des importations et une dégradation du solde commercial par rapport au mois précédent.

Selon les données compilées par l’ANSD, les exportations du Sénégal ont atteint 431,9 milliards de FCFA en juillet 2025, contre 514,6 milliards en juin, soit une baisse de 16,1 %. Ce recul est essentiellement attribué à la diminution des expéditions de certains produits stratégiques. Parmi eux figurent les produits pétroliers raffinés, dont les ventes sont passées à 88,5 milliards de FCFA, le pétrole brut (76,3 milliards), l’or non-monétaire (75,4 milliards), l’acide phosphorique (23,8 milliards) et les poissons frais de mer (14,4 milliards). Ces produits représentaient une part significative des recettes à l’exportation, et leur repli a impacté négativement les performances du mois.

Les principaux marchés d’exportation restent relativement stables, avec le Mali en tête (17,7 % des exportations), suivi des États-Unis (11,0 %), des Pays-Bas (10,8 %), de la Suisse (10,5 %) et de l’Inde (10,1 %). Toutefois, le rapport note que l’effet de la baisse mensuelle a été quelque peu atténué par la hausse des exportations de certains produits comme l’acide phosphorique, les produits pétroliers raffinés et les conserves de poisson.

En dépit du recul enregistré sur un mois, les résultats annuels sont plus encourageants. Les exportations de juillet 2025 ont en effet progressé de 15,9 % par rapport à juillet 2024. Mieux encore, le cumul des exportations sur les sept premiers mois de l’année s’élève à 3 272,1 milliards de FCFA, soit une hausse spectaculaire de 60 % comparée aux 2 045,4 milliards enregistrés à la même période l’an dernier.

En revanche, les importations ont connu une progression notable, s’établissant à 635,6 milliards de FCFA en juillet 2025, contre 545,0 milliards le mois précédent, soit une augmentation de 16,6 %. Cette croissance est principalement portée par la reprise des importations de pétrole brut, qui ont atteint 83,3 milliards de FCFA alors qu’aucun achat n’avait été enregistré en juin. D’autres produits ont également vu leurs volumes croître, notamment les sucres bruts et raffinés, les huiles et graisses animales et végétales, ainsi que les camions et camionnettes.

Cependant, cette dynamique haussière a été freinée par la baisse des importations de certains produits, notamment les autres produits pétroliers raffinés, qui sont passés de 155,9 milliards en juin à 131,3 milliards en juillet, ainsi que le riz, dont les importations ont chuté de 20,2 à 8,9 milliards de FCFA.

Par rapport à juillet 2024, les importations ont progressé de 9,4 %. En cumulé, elles atteignent 4 204,4 milliards de FCFA à fin juillet 2025, contre 3 980,1 milliards sur la même période en 2024, soit une hausse de 5,6 %. Les principaux fournisseurs du Sénégal restent la Chine (13,5 %), la France (10,2 %), la Russie (9,2 %), les Émirats Arabes Unis (8,1 %) et le Nigéria (6,7 %).

Le solde de la balance commerciale s’est, pour sa part, considérablement détérioré. Il est passé de -30,3 milliards de FCFA en juin à -203,8 milliards en juillet 2025. Cette aggravation du déficit est notamment due à une forte dégradation du solde commercial avec plusieurs partenaires : le Nicaragua (déficit de 41,3 milliards), le Nigéria (42,2 milliards), la France (60,1 milliards) et surtout la Chine, avec laquelle le déficit s’est creusé à 81,6 milliards de FCFA.

Toutefois, une amélioration a été notée dans les relations commerciales avec les États-Unis et l’Inde. Le Sénégal a enregistré un excédent de 31,8 milliards de FCFA avec les premiers et de 23,4 milliards avec les seconds. Ces gains, bien que significatifs, n’ont pas suffi à compenser le déséquilibre global.

Malgré cette situation, le cumul du déficit commercial sur les sept premiers mois de l’année affiche une amélioration notable. Il s’élève à -932,2 milliards de FCFA contre -1 934,7 milliards à la même période en 2024, ce qui témoigne d’un redressement progressif de la balance commerciale sur le moyen terme.

Le rapport de l’ANSD montre ainsi les limites de la performance mensuelle, mais confirme une dynamique positive sur l’année en cours. Il reste désormais à voir si cette tendance pourra être maintenue dans les mois à venir, notamment dans un contexte international marqué par l’instabilité des prix des matières premières et les incertitudes géopolitiques.

Commerce extérieur : les exportations sénégalaises en forte progression, les importations en repli en mai 2025

L’activité commerciale du Sénégal avec l’étranger a connu des dynamiques contrastées en mai 2025. Selon le dernier bulletin mensuel publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), les exportations ont affiché une hausse significative sur un an, malgré un léger recul mensuel, tandis que les importations ont fortement diminué par rapport au mois précédent.

Les exportations se sont élevées à 469,7 milliards de FCFA en mai 2025, enregistrant une baisse marginale de 0,05 % par rapport aux 469,9 milliards de FCFA du mois d’avril. Ce fléchissement est notamment dû à la chute des ventes à l’extérieur d’huiles brutes de pétrole, de poissons frais de mer et de zirconium. Toutefois, cette tendance a été contrebalancée par une forte progression des exportations de produits pétroliers raffinés, d’acide phosphorique et d’or non monétaire, qui ont connu des hausses respectives de 46,4 %, 184 % et 26,5 % en un mois.

Comparées à mai 2024, les exportations sénégalaises ont bondi de 74,1 %, atteignant un cumul de 2 325,7 milliards de FCFA sur les cinq premiers mois de l’année, contre 1 413,8 milliards sur la même période en 2024, soit une croissance annuelle de 64,5 %. Les produits les plus exportés en mai sont les produits pétroliers raffinés (102,1 milliards de FCFA), les huiles brutes de pétrole (73,2 milliards), l’or non monétaire (65,2 milliards), l’acide phosphorique (25,0 milliards) et les poissons frais de mer (19,9 milliards de FCFA).

En parallèle, les importations ont connu un net recul, s’établissant à 557,4 milliards de FCFA en mai 2025, contre 619,7 milliards en avril, soit une baisse de 10,1 %. Ce repli s’explique par une diminution des achats de riz, de produits pétroliers raffinés, de véhicules terrestres et de blé. À l’inverse, les importations de maïs, de matériaux céramiques et verriers, ainsi que de produits chimiques ont légèrement progressé, atténuant la chute globale.

Sur une base annuelle, les importations ont reculé de 8,6 % par rapport à mai 2024. Toutefois, sur les cinq premiers mois de l’année, elles affichent une hausse de 5,2 %, atteignant un total de 3 023,8 milliards de FCFA contre 2 874,5 milliards l’an dernier. Les produits les plus importés durant cette période restent les produits pétroliers raffinés (119,9 milliards), les machines et appareils (48,6 milliards), les huiles brutes de pétrole (44,5 milliards) et le riz (35,6 milliards).

Concernant les partenaires commerciaux, le Sénégal continue de diversifier ses échanges. Le Mali demeure le premier client du pays avec 18,6 % des exportations, suivi par l’Inde (12,2 %), la Suisse (9,4 %), l’Italie (8,4 %) et les Pays-Bas (7,7 %). Du côté des importations, les principaux fournisseurs sont la Chine (12,3 %), la France (8,7 %), le Nigéria (8,1 %) et la Russie (8,0 %).

Commerce extérieur du Sénégal : baisse des exportations et augmentation des importations en janvier 2025

Le commerce extérieur du Sénégal a connu une dynamique contrastée en janvier 2025, selon le bulletin mensuel des statistiques du Commerce extérieur. Alors que les exportations ont reculé, les importations ont enregistré une hausse notable, traduisant un déséquilibre commercial accru.

Les exportations sénégalaises ont atteint 382,9 milliards de FCFA en janvier 2025, contre 404,3 milliards de FCFA en décembre 2024, soit une diminution de 5,3 %. Cette baisse est en grande partie due à une chute drastique des ventes d’or non monétaire, l’un des principaux produits d’exportation du pays. En effet, les expéditions de ce métal précieux sont passées de 72,6 milliards de FCFA en décembre 2024 à seulement 36,3 milliards de FCFA en janvier 2025, réduisant considérablement la performance globale des exportations sénégalaises.

D’autres produits d’exportation tels que les produits halieutiques et agricoles ont également connu une légère contraction, impactant le volume global des exportations. Cette baisse pourrait être attribuée à des facteurs saisonniers, une demande extérieure fluctuante ou encore des difficultés logistiques.

À l’inverse, les importations ont enregistré une hausse notable en janvier 2025. Elles se sont élevées à 799,7 milliards de FCFA, en progression de 10,7 % par rapport aux 722,4 milliards de FCFA enregistrés en décembre 2024. Cette augmentation s’explique par une forte demande de biens intermédiaires et de consommation, ainsi qu’une hausse des importations de produits énergétiques.

Parmi les principaux produits importés, les hydrocarbures ont représenté une part importante de cette hausse, en raison de la nécessité d’approvisionner le marché local en carburant et en énergie. Les produits alimentaires de base, notamment les céréales et le riz, ont également contribué à cette augmentation des importations, traduisant une dépendance persistante du Sénégal aux marchés étrangers pour certains produits essentiels.

Avec cette baisse des exportations et cette hausse des importations, le déficit commercial du Sénégal s’est creusé en janvier 2025. Cette situation pose un défi pour l’équilibre macroéconomique du pays et souligne la nécessité d’une stratégie renforcée pour diversifier les exportations et stimuler la production nationale.

Les autorités économiques sénégalaises devront ainsi redoubler d’efforts pour promouvoir la transformation locale des matières premières, réduire la dépendance aux importations et améliorer la compétitivité des produits nationaux sur les marchés internationaux. Des politiques incitatives en faveur du secteur industriel et agricole pourraient contribuer à rééquilibrer la balance commerciale à moyen terme.

En conclusion, l’évolution du commerce extérieur en janvier 2025 met en évidence la fragilité de l’économie sénégalaise face aux fluctuations des marchés internationaux. Il devient impératif d’adopter des mesures stratégiques pour renforcer l’exportation et limiter l’impact des importations sur l’économie nationale.

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