Le bras de fer entre les syndicats de la justice et l’État du Sénégal continue de s’intensifier, au point d’inquiéter les observateurs du paysage socio-politique national. Dans une publication sur le réseau social X (anciennement Twitter), le journaliste et chroniqueur Madiambal Diagne a lancé un appel pressant à l’endroit des autorités étatiques et des syndicats grévistes pour qu’ils trouvent un terrain d’entente afin d’éviter un enlisement de la crise.
« Il faut impérativement un compromis. Une radicalisation du mouvement syndical serait dommageable pour le service public de la justice et pour l’ensemble des justiciables », a écrit le journaliste, alertant sur un possible durcissement du mouvement à la suite de la supposée suspension des salaires des grévistes pour le mois de juillet.
Depuis plus d’un mois, le Syndicat des travailleurs de la justice (SYTJUST) et l’Union nationale des travailleurs de la justice (UNTJ) observent des grèves perlées et des journées de boycott dans les juridictions à travers le pays. Les revendications portent principalement sur :
L’alignement des greffiers à la hiérarchie A2 sans exigence de formation préalable, Le reclassement des agents expérimentés dans le corps des assistants de greffe et de parquet.
Malgré quelques rencontres entre les représentants syndicaux et les autorités du ministère de la Justice, aucune avancée significative n’a été enregistrée à ce jour. Les syndicalistes, qui dénoncent un manque de volonté politique, menacent désormais de passer à une grève illimitée si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
Du côté des usagers de la justice, la situation devient de plus en plus préoccupante. Plusieurs audiences sont reportées, les dossiers judiciaires s’accumulent et les justiciables s’impatientent face à la paralysie partielle du système.