Ousmane Sonko à Conakry : un plaidoyer fort contre la xénophobie et pour l’unité africaine

En visite officielle en Guinée, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a tenu un discours ferme contre la xénophobie sur le continent africain. Aux côtés de son homologue guinéen, Amadou Oury Bah, il a dénoncé avec vigueur les discours de haine et les replis identitaires qui, selon lui, fragilisent l’unité du continent.

Lors d’une conférence conjointe organisée à Conakry, Ousmane Sonko a déclaré que « les idéologies xénophobes sont inacceptables et sont souvent entretenues par certains responsables politiques à des fins populistes ». Il a exhorté les dirigeants africains à privilégier le respect mutuel, la solidarité et la fraternité entre les peuples, qu’il considère comme des piliers fondamentaux du panafricanisme.

Le chef du gouvernement sénégalais a mis en garde contre la tentation de désigner des boucs émissaires étrangers pour masquer les défaillances internes. « Les véritables ennemis de nos peuples ne viennent pas d’ailleurs. Ce sont la corruption endémique, la mauvaise gestion de nos ressources et l’absence de vision économique à long terme », a-t-il martelé.

Dans la même veine, Sonko a plaidé pour la mise en œuvre de politiques publiques inclusives et le renforcement des mécanismes d’intégration régionale. Pour lui, seule une Afrique unie, coopérative et économiquement intégrée pourra faire face aux défis du développement, de la sécurité et de la souveraineté.

Avant cette prise de parole publique, Ousmane Sonko avait eu un entretien bilatéral avec le président de la transition guinéenne, Mamady Doumbouya. Les deux hommes ont abordé des dossiers sensibles, notamment la sécurité régionale dans le contexte sahélien, la lutte contre le terrorisme et la nécessité d’une coopération renforcée entre Dakar et Conakry.

Cette visite marque un nouveau jalon dans les relations entre la Guinée et le Sénégal, et confirme la volonté du Premier ministre sénégalais de porter un message panafricaniste fort au-delà des frontières de son pays.

Selon le site Kawtef, qui a rapporté ces faits, cette déclaration de Sonko à Conakry pourrait résonner dans d’autres capitales africaines, alors que les tensions identitaires refont surface dans certaines régions du continent.

Ousmane Sonko en Guinée : le renforcement de l’axe Dakar-Conakry au menu de sa visite

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est en visite officielle en Guinée depuis le dimanche 1er juin 2025. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre d’une mission de travail destinée à consolider les relations bilatérales entre le Sénégal et la Guinée. Ce lundi 2 juin, il a entamé la première séance de travail avec son homologue guinéen, Amadou Oury Bah, au Palais de la Colombe, siège du gouvernement guinéen.

Selon la Primature, cette rencontre marque le début d’une série d’échanges approfondis entre les deux parties. Les discussions portent principalement sur l’état de la coopération entre Dakar et Conakry dans des domaines clés tels que les infrastructures, le commerce, l’énergie, la sécurité frontalière et l’intégration sous-régionale. L’objectif affiché est de raffermir l’axe Dakar-Conakry à travers des partenariats concrets et structurants.

La séance de travail ne se limite pas aux deux chefs de gouvernement. Elle est élargie aux délégations respectives des deux pays, ce qui témoigne d’une volonté de faire de cette visite un moment de coordination stratégique à haut niveau. Plusieurs ministres sectoriels prennent part aux discussions, traduisant l’ambition d’approfondir la coopération dans une approche multisectorielle.

Ce déplacement d’Ousmane Sonko en Guinée intervient dans un contexte marqué par une volonté des nouvelles autorités sénégalaises de réorienter la diplomatie du pays vers une plus grande intégration régionale, fondée sur la souveraineté, la solidarité africaine et la coopération Sud-Sud.

Conakry : 5 membres d’une famille meurent dans un incendie à Hafia 2

Une tragédie déchirante a frappé la commune de Dixinn à Conakry, où un incendie d’origine électrique a emporté la vie de cinq membres d’une même famille, selon des sources locales.

Le terrible événement s’est déroulé dans la nuit du 30 au 31 mars 2024, vers 2 heures du matin, alors que les victimes étaient endormies chez elles.

Cet incident tragique a plongé la communauté dans la consternation et le deuil. Nos pensées vont aux familles endeuillées en ces moments difficiles.

Conakry : Deux morts et des blessés graves lors de manifestations

Des affrontements violents ont éclaté à Conakry, en Guinée, alors que les syndicats appelaient à une grève générale ce lundi. Les événements ont rapidement dégénéré, entraînant la mort de deux personnes et laissant plusieurs autres entre la vie et la mort.

Selon une source hospitalière citée par l’AFP, deux personnes ont été tuées par des tirs à balle réelle lors des manifestations. Parmi les victimes se trouve Mamadi Keïta, un élève de 18 ans touché au thorax à Sonfonia, un quartier de la haute banlieue de Conakry. Le deuxième décès a été signalé à Hamdallaye, où Abdoulaye Touré a succombé à ses blessures. Deux autres personnes gravement blessées se battent actuellement pour leur vie, portant ainsi le bilan humain à deux morts et plusieurs blessés graves.

Les troubles ont touché plusieurs quartiers, notamment Bambeto, Wanindara et d’autres points chauds de la route Le Prince. Ces affrontements ont entraîné une escalade de la violence, plongeant la capitale dans un climat de tension extrême. Malgré cela, le centre des affaires de Conakry, Kaloum, est resté relativement calme, une situation inhabituelle dans cette région habituée à l’agitation.

Les syndicats guinéens ont appelé à cette grève générale pour exiger la libération du leader du syndicat de la presse, condamné à trois mois de prison ferme. Outre cette demande, ils réclament également une baisse des prix des denrées de première nécessité. Malgré des tentatives de dialogue avec les autorités et les leaders religieux, aucune avancée significative n’a été réalisée.

La situation reste tendue à Conakry alors que les manifestations et les affrontements se poursuivent. Les autorités guinéennes sont confrontées à un défi de taille pour rétablir l’ordre et répondre aux revendications des manifestants, dans un contexte où le climat politique et social est déjà extrêmement instable.

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