Condamnation de l’activiste Ardo Gningue : deux ans de prison avec sursis et une amende de 200 000 FCFA

Ce mercredi 26 mars, le Tribunal des Flagrants Délits de Dakar a rendu son verdict dans l’affaire opposant l’activiste Ardo Gningue au ministère public. Reconnu coupable de propos contraires aux bonnes mœurs, le jeune militant a été condamné à une peine de deux ans de prison avec sursis, assortie d’une amende de 200 000 FCFA.

L’affaire trouve son origine dans une publication sur les réseaux sociaux où Ardo Gningue s’adressait au procureur de la République en des termes jugés irrespectueux. Cette sortie lui avait valu son interpellation et son placement en détention pour une dizaine de jours.

Lors du procès, le parquet avait requis une peine de six mois de prison, dont trois ferme. Cependant, le tribunal a finalement opté pour une sanction plus lourde en termes de durée, mais assortie d’un sursis, permettant ainsi à l’activiste de recouvrer immédiatement la liberté.

Cette décision marque une nouvelle étape dans le débat sur la liberté d’expression au Sénégal, notamment en ce qui concerne les publications sur les réseaux sociaux et leurs éventuelles implications judiciaires.

Condamnation à six mois ferme pour Mouhamed Thiaw : retour sur l’affaire de chantage à la vidéo compromettante

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict, lundi 13 janvier 2025, dans l’affaire opposant Mouhamed Thiaw, 28 ans, à son ex-compagne suédoise, une jeune femme influente sur Instagram. Accusé de collecte illicite de données personnelles et de menaces de publication de vidéos à caractère intime, le prévenu a été condamné à une peine de deux ans de prison, dont six mois ferme.

Selon le journal Les Échos, les faits remontent à une relation amoureuse entre les deux protagonistes, née après une rencontre lors d’une soirée à Dakar. Après plusieurs rendez-vous et relations intimes, Mouhamed Thiaw aurait, à l’insu de sa partenaire, filmé un acte sexuel. Par la suite, il aurait utilisé ces images pour faire pression sur la victime afin qu’elle accepte de le revoir et d’entretenir à nouveau des relations avec lui.

Dans sa plainte, la jeune femme a expliqué avoir reçu des menaces explicites de la part de l’accusé, qui aurait déclaré son intention de partager les vidéos compromettantes avec ses contacts Instagram si elle ne cédait pas à ses exigences.

Lors de son audition, Mouhamed Thiaw a reconnu avoir filmé sa partenaire sans son consentement, mais a nié toute intention de nuire. « J’ai vu une caméra chez elle et j’ai pensé qu’elle m’avait filmé. J’ai donc décidé de la filmer à mon tour, mais ce n’était pas malveillant », a-t-il affirmé. Il a également admis avoir proféré des menaces, précisant toutefois qu’il ne s’agissait pas de demander de l’argent ou de ternir l’image de la jeune femme, mais simplement de la revoir.

Des explications qui n’ont pas convaincu la victime, ni le tribunal. L’avocat de la partie civile a rappelé que, lors de l’acte enregistré, la jeune femme avait les yeux fermés et ignorait totalement qu’elle était filmée.

Malgré la gravité des faits, le tribunal a fait preuve de clémence en réduisant la peine requise par le procureur. Ce dernier avait initialement demandé deux ans de prison, dont un an ferme. Finalement, Mouhamed Thiaw a été condamné à deux ans, dont six mois ferme, assortis d’une reconnaissance de culpabilité pour collecte illicite d’images et menaces.

Cette affaire met en lumière les dangers liés à la collecte et à l’utilisation abusive d’images à caractère intime, surtout à une époque où les réseaux sociaux amplifient les impacts d’une éventuelle diffusion. La condamnation de Mouhamed Thiaw souligne l’importance de respecter la vie privée et rappelle que de tels actes, qui bafouent les droits des victimes, sont lourdement sanctionnés par la loi sénégalaise.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°365 – du 08/01/2025

🔴 BAISSE DU TAUX D’EMPLOI (-1,6 point) ET DES AIDES SOCIALES (-1,9%) : LA MISÈRE GAGNE DU TERRAIN
🔴 CONDAMNATION DES MEMBRES DE « SAM SA KADDU » : BARTH’ PROMET LA GÉHENNE

🔴 SANCTIONNÉ POUR 2 MATCHS À HUIS CLOS PAR LA LSFP APRÈS LA LOURDE SENTENCE DE LA CAF : LE JARAAF MAUVAIS JOUEUR
🔴 LIGUE 2 / « INSUFFISANCES DE RÉSULTATS » : L’AS SALOUM SE SÉPARE DE SON COACH

Condamnation de ses gardes du corps : Barthélémy Dias accuse le PM – « C’est une prise d’otage… »

Le maire de Dakar, Barthélémy Dias, est monté au créneau pour condamner avec fermeté le verdict rendu par le tribunal de grande instance de Saint-Louis concernant les 80 personnes arrêtées lors des affrontements à Sor. Ces individus, essentiellement composés de gardes du corps assurant la sécurité des leaders de la coalition Sàmm Sa Kàddu, ont été jugés et condamnés à des peines allant de la relaxe à de lourdes sanctions pénales.

Dans une déclaration faite ce mardi, Barthélémy Dias n’a pas caché son indignation face à ce qu’il qualifie de « prise d’otages » orchestrée par les plus hautes autorités de l’Etat. Selon lui, ces arrestations sont injustifiées et constituent une nouvelle forme de répression politique visant à intimider les opposants.

Barthélémy Dias est revenu sur les circonstances entourant ces arrestations en affirmant qu’il n’existe aucune vidéo ni preuve tangible pouvant attester de la culpabilité des personnes condamnées. « Ce qui s’est passé est grave. Ces jeunes n’ont fait que leur devoir en assurant la sécurité de nos leaders durant la campagne. Aujourd’hui, on les condamne sans la moindre preuve de leur implication dans des actes répréhensibles », a-t-il déclaré.

Le maire de Dakar a aussi pointé du doigt les irrégularités constatées dans le procès, notamment le manque d’impartialité du tribunal et l’absence de considération pour les droits des accusés. « C’est un procès politique visant à affaiblir notre coalition. Ils veulent nous faire taire, mais nous ne céderons pas », a-t-il martelé.

Barthélémy Dias n’a pas manqué de pointer un doigt accusateur vers le Premier ministre, qu’il tient pour principal responsable de cette situation. « Ce verdict n’est pas l’œuvre de la justice, c’est un coup de force orchestré par le Premier ministre. Nous sommes face à un gouvernement qui instrumentalise la justice pour faire taire l’opposition », a-t-il dénoncé.

Le maire de Dakar a promis de ne pas rester les bras croisés face à cette situation. « Nous allons répondre par des actes forts. Cette injustice ne passera pas sans conséquences. Nous allons mobiliser la population pour exiger la libération de nos camarades et faire barrage à cette dictature rampante », a-t-il prévenu.

Ce discours de Barthélémy Dias intervient alors que la tension politique est à son comble au Sénégal. Plusieurs leaders de l’opposition ont exprimé leur solidarité avec les personnes condamnées et envisagent de lancer une grande mobilisation dans les prochains jours pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une chasse aux sorcières politique.

Bah Diakhaté Extraté de Prison pour Interrogatoire: Nouveaux développements dans ses affaires judiciaires

Bah Diakhaté, activiste notoire proche de Benno Bokk Yakaar, a été récemment extrait de sa cellule de prison par les éléments de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar. Cette action fait suite à une plainte déposée par Me Ousseynou Fall pour injures publiques et diffamation à l’encontre de M. Diakhaté.

Le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar a spécifiquement confié l’enquête à Bara Sangharé, commissaire et chef de la Sûreté urbaine, chargé de superviser le cas. Bah Diakhaté a été conduit au commissariat central de Dakar afin de répondre aux interrogations dans le cadre de cette affaire.

Il convient de rappeler que M. Diakhaté est également impliqué dans une autre procédure judiciaire, cette fois suite à une plainte déposée contre lui par Ababacar Mboup.

Cette série de développements judiciaires souligne l’intensification des tensions entourant Bah Diakhaté, connu pour ses prises de position controversées au sein de la scène politique sénégalaise. Sa comparution devant les autorités judiciaires pourrait avoir des répercussions significatives sur son avenir politique et ses activités publiques.

Les autorités continuent de suivre de près l’évolution de cette affaire, alors que le débat sur la liberté d’expression et les limites du discours politique fait rage au Sénégal.

Condamnation en Guinée : L’ex-numéro deux de la junte écope de cinq ans de prison

L’ancien chef d’état-major de l’armée guinéenne, le Général Sadiba Koulibaly, a été condamné à cinq ans de prison ferme par un tribunal militaire pour « désertion à l’étranger » et « détention illégale d’armes ». Cette décision fait suite à son retour précipité de Cuba en mai dernier, où il était en poste en tant que chargé d’affaires à l’ambassade de Guinée.

Le général Koulibaly, autrefois numéro deux de la junte dirigée par le général Mamadi Doumbouya après le coup d’État de septembre 2021, avait quitté son poste pour revenir en Guinée, arguant la nécessité de réclamer les salaires des personnels de l’ambassade. Son retour non autorisé aurait été à l’origine de son arrestation début juin, accompagnée de celle de six de ses gardes du corps, sous l’accusation d’abandon de poste et de détention d’armes illégales à son domicile.

Alors que le parquet avait requis dix ans de prison, la défense a vivement contesté cette décision, dénonçant une « machination » contre leur client. Me Lancinè Diabaté, avocat de Koulibaly, a qualifié la condamnation de « scandaleuse » et a annoncé faire appel.

Cette affaire survient dans un contexte politique tendu en Guinée, marqué par le coup d’État de 2021 qui a renversé le président Alpha Condé. Malgré les pressions internationales, la junte au pouvoir avait initialement promis de céder la place à un régime civil d’ici fin 2024, mais a depuis indiqué des réticences à respecter cet engagement.

Condamnation pour Corruption : L’ancienne Directrice de Cabinet du Président Malgache écope de trois ans et demi de prison

Romy Andrianarisoa, ancienne directrice de cabinet du président malgache Andry Rajoelina, a été condamnée à trois ans et demi de prison par la justice britannique pour corruption. Cette condamnation fait suite à son implication dans une affaire de demande de pots-de-vin à une compagnie minière, qui l’a piégée à Londres lors d’une opération menée par l’agence britannique de lutte contre la criminalité.

Andrianarisoa, âgée de 47 ans, a été reconnue coupable en février par un tribunal britannique pour avoir sollicité des pots-de-vin en échange d’attribution de licences d’exploitation au groupe minier britannique Gemfields. Des enregistrements rendus publics par la National Crime Agency (NCA) montrent Andrianarisoa négociant des pots-de-vin et vantant son influence sur le président Rajoelina.

Après son arrestation en août à Londres, Andrianarisoa a été relevée de ses fonctions par la présidence malgache, bien que cette dernière n’ait pas commenté publiquement l’affaire après le jugement.

Cette affaire, qui a éclaté à quelques mois de l’élection présidentielle à Madagascar, a mis en lumière les défis persistants de la corruption dans le pays. Madagascar est classé à la 142e position sur 180 dans le classement de la perception de la corruption de Transparency International.

La justice britannique a également condamné Philippe Tabuteau, associé d’Andrianarisoa, à 27 mois de prison pour son rôle dans l’affaire. Les deux accusés avaient tenté d’obtenir un pot-de-vin du groupe Gemfields, propriétaire de la société Oriental Mining à Madagascar depuis 2008.

Cette condamnation souligne l’engagement des autorités britanniques à lutter contre la corruption transnationale et met en évidence les défis auxquels sont confrontés les pays comme Madagascar dans la lutte contre ce fléau.

Ngodiba : Condamnation de cinq jeunes après une manifestation contre Flexeau

Une récente affaire à Ngodiba, localité du département de Kaffrine, a mis en lumière les tensions persistantes entre les habitants et la société Flexeau, responsable du service public d’eau dans la région. Suite à des heurts survenus en avril dernier lors d’une manifestation, cinq jeunes ont été arrêtés et récemment condamnés par la justice.

Les troubles ont éclaté lorsque Flexeau a entrepris la saisie des compteurs d’eau dans des foyers où des factures impayées avaient été constatées. Les jeunes de Ngodiba ont manifesté leur mécontentement, entraînant des affrontements avec les forces de l’ordre. Les cinq jeunes arrêtés lors de ces événements ont été déférés devant le parquet de Kaolack et accusés de divers délits, notamment de trouble à l’ordre public et d’agression contre des agents de la gendarmerie.

À la suite d’un procès, la justice a rendu son verdict, condamnant les cinq jeunes à six mois de prison, dont un mois ferme. Cette décision judiciaire reflète les tensions persistantes entre la population locale et Flexeau, illustrant les défis rencontrés dans la gestion du service public de l’eau dans la région.

La situation soulève également des questions plus larges sur la gouvernance de l’eau dans les zones rurales du Sénégal. Malgré les efforts déployés par l’État pour améliorer l’accès à l’eau potable à travers des initiatives telles que l’Office des forages ruraux (Ofor), les problèmes persistants dans la gestion des services par des entités délégataires comme Flexeau suscitent des préoccupations.

Cette affaire met en lumière la nécessité d’une gestion transparente et efficace des services publics, en particulier dans des domaines aussi critiques que l’accès à l’eau potable. Les autorités sont désormais confrontées au défi de trouver des solutions durables pour répondre aux besoins des communautés tout en assurant une gestion responsable des ressources et des infrastructures.

Affaire de violence et voie de fait : Condamnation des agresseurs et du plaignant

Dans une affaire qui a secoué la communauté locale, D. Diagne et cinq de ses voisins ont été condamnés pour violence et voie de fait suite à une altercation avec le commerçant I. Ngom. La sentence, prononcée par la justice, comprend deux mois de sursis et une amende de 200 000 F CFA à payer à la victime. En revanche, I. Ngom a lui-même écopé de trois mois de prison ferme pour outrage public à la pudeur, rapporte L’Observateur.

Les versions des deux camps diffèrent grandement. Selon I. Ngom, l’incident a commencé lorsque D. Diagne l’a invité chez lui sous prétexte de lui montrer ses œuvres d’art. Mais une fois sur place, il aurait été attaqué par les cinq voisins de D. Diagne, qui lui ont volé sa moto, son téléphone portable et ses AirPods, en plus de le tabasser.

D. Diagne, quant à lui, prétend avoir été harcelé par I. Ngom, qui aurait continué à lui envoyer des messages et à le solliciter pour des rapports sexuels. L’infographe affirme que l’altercation a éclaté lorsque I. Ngom a tenté de l’agresser sexuellement chez lui.

Dans cette affaire complexe, un sixième voisin a été relaxé de toutes les accusations pour avoir tenté de protéger I. Ngom d’un potentiel lynchage.

Cette affaire met en lumière les tensions et les désaccords qui peuvent survenir entre voisins et souligne l’importance d’une médiation efficace pour résoudre de tels conflits. Elle soulève également des questions sur la protection des droits des personnes LGBTQ+ au Sénégal et la nécessité de lutter contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle.

Harvey Weinstein Hospitalisé à son Retour à New York après l’Annulation de sa Condamnation

Après l’annulation de sa condamnation pour viol et agression sexuelle par la cour d’appel de New York, l’ex-producteur hollywoodien Harvey Weinstein a été hospitalisé à son retour dans la ville. Cette décision judiciaire a suscité l’indignation au sein du mouvement #MeToo, bien que Weinstein reste incarcéré pour une peine de viol distincte prononcée en Californie.

Selon son avocat Arthur L Aidala, le département correctionnel de New York a jugé nécessaire de fournir à Weinstein une attention médicale immédiate dès son retour. Il a été conduit à l’hôpital Bellevue de New York où il est actuellement soumis à une série de tests et placé en observation.

La cour d’appel de New York a déclaré jeudi que le juge de première instance avait commis une erreur en admettant des témoignages portant sur d’autres faits que ceux commis contre les plaignantes, et a ordonné la tenue d’un nouveau procès. Cette décision a abouti à l’annulation de la condamnation de Weinstein pour viol et agression sexuelle de 2020.

Harvey Weinstein, âgé de 72 ans, avait été reconnu coupable en 2020 du viol et de l’agression sexuelle de l’ex-actrice Jessica Mann en 2013, ainsi que de l’agression sexuelle sur l’ancienne assistante de production Mimi Haleyi en 2006. Il avait été condamné à 23 ans de prison.

Le mouvement #MeToo a été déclenché en 2017 suite aux révélations sur le comportement prédateur du producteur déchu, qui avait exercé une influence considérable sur Hollywood par le passé. Depuis, de nombreuses femmes, dont Angelina Jolie et Gwyneth Paltrow, ont accusé Weinstein de harcèlement, d’agressions sexuelles ou de viols. Cependant, le délai de prescription a empêché la poursuite judiciaire de nombre de ces affaires.

Déclaration des Chrétien Patriotes : Condamnation des Propos Discriminatoires et Appel à la Responsabilité des Médias

Les tensions se sont intensifiées suite aux commentaires discriminatoires tenus par le chroniqueur Bachir Fofana lors de l’émission  »Iftaar » diffusée le vendredi 5 avril 2024 sur la télévision ITV. Les Chrétien Patriotes ont réagi avec véhémence, condamnant fermement ces propos et appelant à une prise de conscience collective.

Dans un communiqué publié le 6 avril 2024, les Chrétien Patriotes ont exprimé leur profonde consternation face aux déclarations de M. Fofana, les qualifiant de préjudiciables à l’unité nationale et à la cohésion sociale. Ils ont souligné que de tels discours discriminatoires vont à l’encontre des principes fondamentaux de la Constitution sénégalaise, qui garantit la liberté de culte et l’égalité entre tous les citoyens, indépendamment de leur confession religieuse.

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté les propos tenus par M. Bachir Fofana, qui visent à stigmatiser une communauté entière sur la base des actions d’un individu », ont déclaré les Chrétien Patriotes dans leur communiqué. « Ces remarques sont non seulement offensantes, mais elles menacent également les fondements mêmes de notre société multiculturelle et pluraliste. »

Les Chrétien Patriotes ont également mis en lumière le rôle crucial des médias dans la promotion d’un discours inclusif et respectueux. Ils ont appelé les acteurs de la presse à exercer une sélection plus rigoureuse des intervenants invités dans leurs émissions, soulignant la responsabilité qui leur incombe dans la préservation du vivre-ensemble et de la diversité culturelle du pays.

« Nous exhortons les médias à jouer un rôle plus actif dans la promotion du dialogue interreligieux et de la tolérance », ont déclaré les Chrétien Patriotes. « Il est impératif que les médias s’engagent à ne pas donner une plateforme à des discours haineux et discriminatoires, qui ne font que semer la division et l’intolérance dans notre société. »

En concluant leur déclaration, les Chrétien Patriotes ont réaffirmé leur engagement envers les valeurs d’unité, de solidarité et de respect mutuel, appelant à une action collective pour combattre toute forme de discrimination et de préjugés dans le pays.

La Cour Constitutionnelle de l’Angola Annule la Condamnation de Jose Filomeno dos Santos

La Cour constitutionnelle de l’Angola a rendu une décision historique en annulant la condamnation à cinq ans de prison pour fraude prononcée en 2020 contre Jose Filomeno dos Santos, fils de l’ancien président José Eduardo dos Santos. Cette décision, annoncée jeudi dernier, a suscité des réactions dans tout le pays et au-delà.

Dans une déclaration publiée par la Cour constitutionnelle, il a été déterminé que la condamnation précédente violait plusieurs principes fondamentaux du système judiciaire angolais, y compris ceux de la légalité, du contradictoire, du jugement équitable et cohérent, ainsi que les droits de la défense. Cette décision marque un tournant majeur dans l’affaire de Jose Filomeno dos Santos, également connu sous le nom de « Zenu ».

La condamnation de Zenu dos Santos en 2020 avait été largement médiatisée et avait suscité des débats quant à son équité et sa légitimité. Maintenant, avec son annulation par la plus haute juridiction du pays, la Cour constitutionnelle, de nombreuses questions se posent quant aux implications de cette décision pour l’avenir judiciaire de Zenu et pour le système judiciaire angolais dans son ensemble.

Cette affaire a captivé l’attention en raison de l’importance politique de la famille dos Santos dans l’histoire récente de l’Angola. L’annulation de la condamnation de Zenu dos Santos soulève des questions sur la nature de l’indépendance judiciaire dans le pays, ainsi que sur la capacité du système judiciaire à garantir un traitement équitable pour tous les citoyens, quel que soit leur statut politique ou social.

Il reste à voir quelles seront les répercussions de cette décision sur le paysage politique et judiciaire de l’Angola, ainsi que sur la perception du public à l’égard de l’État de droit dans le pays. Dans tous les cas, cette décision souligne l’importance cruciale du respect des principes constitutionnels et des droits fondamentaux pour garantir une société juste et équitable pour tous les citoyens angolais.

Affaire de vol de poisson : Condamnation à deux ans de prison

El Hadj Moth Sadji a été jugé pour un audacieux vol de poisson à Mbour. Le tribunal de grande instance a rendu son verdict, condamnant le prévenu à deux ans de prison, dont un mois ferme.

L’affaire a été révélée lorsque la vendeuse de poisson, Maguette Fall, a découvert des caissons de poissons et d’autres fruits de mer manquants après la fermeture de son étal. Soupçonnant un vol, elle a rapidement alerté les autorités.

L’enquête a révélé qu’El Hadj Moth Sadji avait orchestré le vol avec l’aide d’un charretier. Ce dernier, prenant conscience de la gravité des actes, a finalement révélé le plan aux autorités après avoir été confronté aux multiples plaintes de la poissonnière concernant les vols récurrents.

Lors de son procès, El Hadj Moth Sadji a tenté de se défendre en prétendant avoir acheté les produits chez un certain Mbossé Fall. Cependant, il n’a pas été en mesure de fournir de coordonnées pour contacter cette personne, ce qui a mis en doute la véracité de ses dires.

Le procureur a souligné le manque de preuves concernant l’existence de Mbossé Fall, remettant en question la crédibilité des affirmations du prévenu. Malgré ses dénégations, El Hadj Moth Sadji a été reconnu coupable et condamné à deux ans de prison, dont un mois ferme.

Cette condamnation envoie un message fort aux auteurs de vol, soulignant la sévérité de la loi envers ceux qui cherchent à enfreindre les règles et à porter préjudice à autrui.

Tribunal de Grande Instance de Mbour : Condamnation d’un Taximan pour Vol de Gasoil

Alla Sy, un taximan, a été condamné à une peine de deux ans, dont deux mois ferme, par le tribunal de grande instance de Mbour pour vol de gasoil. L’accusé avait l’habitude de siphonner le carburant des camions stationnés la nuit, arguant que le prix du gasoil était trop élevé.

Usant d’un stratagème bien rodé, Sy stationnait durant la nuit au garage des gros porteurs à Sandiara, attendant patiemment jusqu’à environ 5 heures du matin pour voler le carburant des camions dans des bouteilles de 20 litres.

Lors de son procès pour vol commis la nuit avec usage de moyen de transport, l’accusé a reconnu les faits, expliquant qu’il n’avait pas eu le temps de remplir entièrement sa voiture. Il a affirmé qu’il était contraint de voler le carburant des camions faute de moyens financiers pour en acheter.

Le procureur, quant à lui, a souligné que ce genre de vol n’était pas aisé à réaliser, suggérant ainsi que l’accusé pouvait être un récidiviste. Il a également demandé des précisions sur d’éventuelles condamnations antérieures. Alla Sy a admis avoir été emprisonné auparavant pour défaut de permis de conduire.

Finalement, le tribunal a rendu son verdict en condamnant le voleur de gasoil à deux ans de prison, dont deux mois ferme. Cette décision reflète la gravité de l’infraction commise et envoie un message clair sur la tolérance zéro envers ce type de délit, tout en soulignant la nécessité de respecter la loi et les biens d’autrui.

Condamnation après la mort d’un « Jakartaman » à Matam : Le chauffeur écope de 5 mois de prison

Le chauffeur impliqué dans l’accident tragique ayant coûté la vie à un conducteur de moto-Jakarta à Matam le dimanche 17 mars dernier a été condamné à cinq mois de prison ferme par le tribunal d’instance de la ville, jeudi dernier. En plus de cette peine d’emprisonnement, le chauffeur devra également payer une amende et voir son permis de conduire suspendu pour une durée de cinq mois.

Cet accident avait déclenché des émeutes dans la commune de Matam, entraînant trois jours de violents affrontements entre des jeunes du quartier Soubalo et les forces de l’ordre. La nouvelle de la mort du jeune conducteur de moto-Jakarta, impliquant apparemment un indicateur de la douane, avait suscité la colère et le désarroi parmi les habitants de la région.

Les manifestations avaient rapidement dégénéré en actes de violence, avec des pneus brûlés et des bâtiments incendiés, dont le bureau de la douane situé à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, ainsi qu’un véhicule de la police des frontières.

L’intervention des gendarmes de l’escadron du camp de Thiambé avait été nécessaire pour contenir les manifestants en colère et empêcher d’autres attaques contre les installations douanières.

Suite à ces événements, des responsables douaniers avaient nié toute implication de leur institution dans l’accident, soulignant qu’aucune opération officielle de la douane n’était en cours au moment des faits. Ils ont également précisé que le chauffeur impliqué dans l’accident n’était pas un agent des douanes, mais plutôt un « pisteur » effectuant des tâches personnelles dans un véhicule privé.

Le gouverneur, accompagné du chef des douanes de la zone nord, a exprimé ses condoléances à la famille du défunt lors de son inhumation au cimetière de Soubalo. Il a également clarifié que le conducteur impliqué dans l’accident ne travaillait pas pour les douanes et était simplement occupé à des affaires personnelles au moment de l’incident.

Condamnation à 7 ans de prison pour le pêcheur ayant tué accidentellement sa tante lors d’une dispute familiale

Ibrahima Mbaye, un pêcheur, a été condamné à une peine de 7 ans de prison par le Tribunal de Grande Instance (TGI) pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Le drame est survenu au cours d’une dispute familiale où Ibrahima Mbaye a violemment agressé son cousin Macoumba Diop, reprochant à celui-ci d’être entré dans la chambre de sa mère sans retirer ses chaussures.

Selon les faits rapportés, Ibrahima Mbaye aurait attaqué Macoumba Diop pour lui montrer qu’il n’était pas son égal. Cependant, dans l’effervescence de la dispute, le pêcheur a involontairement blessé sa propre tante à l’avant-bras avec un couteau qu’il détenait.

L’affaire a été portée devant le Tribunal de Grande Instance, où Ibrahima Mbaye a plaidé sa cause en soutenant qu’il n’avait pas l’intention de causer la mort de sa tante. Le drame serait survenu dans un contexte tendu, exacerbé par des querelles familiales.

Lors du procès, les témoignages ont mis en lumière les circonstances de la dispute et le caractère accidentel de la blessure mortelle. Ibrahima Mbaye a exprimé des regrets sincères pour les conséquences tragiques de l’incident.

Le jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance a abouti à une condamnation de 7 ans de prison pour Ibrahima Mbaye. La décision reflète la gravité des coups et blessures infligés, même si le décès de la tante est survenu de manière involontaire. Cette affaire met en lumière les conséquences tragiques et souvent imprévisibles des disputes familiales qui peuvent dégénérer en drames violents.

Condamnation unanime de la suspension de WALF TV par la presse sénégalaise

La presse sénégalaise est unie dans sa condamnation de la suspension brutale du signal de WALF TV et du retrait de sa licence. Cette décision, jugée abusive, a déclenché une vague d’indignation parmi les acteurs du milieu médiatique, qui dénoncent le non-respect des procédures établies par le ministre de la Communication, Moussa Bocar Thiam.

La Coordination des associations de presse (CAP), représentant les différents acteurs du secteur, a fermement qualifié ces mesures d’abusives. Elle pointe du doigt le ministre de la Communication pour son manque de transparence et son absence de justification quant à cette sanction extrême. Cette situation suscite une vive inquiétude parmi les professionnels de l’information quant à la liberté de la presse et à l’accès à l’information.

Face à cette atteinte aux droits de WALF TV, les associations de presse ont exprimé leur détermination à lutter pour la restitution des droits bafoués de la chaîne. Un plan d’action ambitieux a été élaboré, comprenant notamment l’organisation d’une ‘journée sans presse’, des mobilisations devant le siège de Walfadjri, ainsi que des démarches auprès de différentes instances, y compris la présidence. Les médias sénégalais appellent également le gouvernement à annuler cette décision jugée inique et à garantir le plein accès à Internet mobile, vital pour leur fonctionnement et pour le droit à l’information.

Cette unité sans précédent dans la presse sénégalaise reflète l’importance accordée à la liberté de la presse et à la défense des médias indépendants dans le pays. Les professionnels de l’information restent déterminés à faire entendre leur voix et à protéger les principes démocratiques fondamentaux qui sous-tendent leur travail.

Association de malfaiteurs : Condamnation d’une prostituée à Mbour

A. Guèye, une prostituée réputée de Mbour, a été condamnée à deux ans de prison, dont un ferme, pour association de malfaiteurs avec usage d’une arme blanche. Son amant, également poursuivi, est en cavale. Les faits remontent à la nuit du 31 décembre 2023, lorsque le couple décide de passer la nuit dans une auberge pour célébrer le Nouvel An. Ils engagent les services d’un conducteur de moto-Jakarta, M. Thiongane.

En cours de route, ils agressent violemment le conducteur, armé d’une machette, et lui volent sa recette quotidienne ainsi que sa moto. Malgré ses blessures, la victime parvient à alerter ses collègues Jakarta men qui reconnaissent la prostituée comme étant complice. Les forces de l’ordre se rendent chez A. Guèye, où ils découvrent la moto, mais son amant, Aliou, s’est enfui avec l’argent.

Le tribunal de grande instance de Mbour a condamné A. Guèye à deux ans de prison, dont un ferme, pour son rôle dans cette affaire. Son amant est toujours en fuite, et l’enquête se poursuit pour le retrouver. Cet incident souligne les risques liés aux agressions violentes impliquant des prostituées et leurs complices dans certaines régions du Sénégal.

Dakar : Condamnation à trois mois avec sursis pour une bagarre entre ex-meilleures amies

Lors d’une soirée privée aux Almadies, à Dakar, une dispute entre deux anciennes meilleures amies, L. Thiam et K. R. Marie, a dégénéré en une bagarre violente. Les deux jeunes femmes ont été présentées devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, accusées de coups et blessures volontaires réciproques.

Lors de l’audience, L. Thiam a expliqué que des tensions étaient apparues entre elles en raison de leurs relations amoureuses respectives. Au cours de la soirée, les échanges verbaux ont pris une tournure violente, culminant par des coups.

K. R. Marie, en contre-argument, a accusé L. Thiam d’avoir initié la violence en cassant une bouteille. En réponse, elle a poignardé son amie au cou avec un tesson de bouteille.

Le juge, manifestement irrité par la situation, a rappelé aux jeunes femmes l’importance de se concentrer sur leurs études plutôt que de s’engager dans des querelles et a qualifié leur comportement de débauché.

La déléguée du procureur a également réprimandé les prévenues, soulignant qu’elles étaient encore jeunes pour mener une vie de débauche.

Finalement, bien que reconnues coupables, L. Thiam et K. R. Marie ont été condamnées à trois mois de prison avec sursis. Leur avocat avait plaidé en faveur de la clémence en raison de leur reconnaissance de culpabilité.

Affaire de tabassage à Touba : Une condamnation avec sursis pour l’agresseur

Mercredi dernier, la ville de Touba a été le témoin d’un acte choquant impliquant le chauffeur M. Ndiaye, accusé de violences conjugales sur son épouse. La raison de cette agression ? Un bol de mbakhal, un plat traditionnel sénégalais. Le prévenu a été déféré au tribunal d’instance de Mbacké, où il a comparu hier pour répondre de ses actes.

Les faits reprochés à M. Ndiaye sont graves, puisqu’il a admis avoir agressé physiquement sa femme, causant une incapacité totale de travail (ITT) de 10 jours. C’est avec une ceinture de gris gris qu’il aurait infligé les coups à sa conjointe. Le tribunal a été confronté à des détails troublants lorsque le chauffeur a avoué avoir également proféré des injures à l’encontre de son épouse.

Dans une tentative de se disculper, M. Ndiaye a justifié son geste en affirmant que son épouse n’était pas exempte de tout reproche. Il a prétendu qu’elle s’était agrippée à ses parties intimes, forçant ainsi sa réaction violente pour se libérer de cette emprise.

La sentence rendue par le tribunal est une condamnation à six mois de prison avec sursis pour le chauffeur M. Ndiaye. Cette décision souligne la gravité de l’acte tout en tenant compte des circonstances atténuantes. La justice a ainsi tranché dans une affaire qui met en lumière les violences conjugales, souvent tues, mais qui persistent dans certaines sphères de la société.

Cette condamnation avec sursis espère servir d’avertissement et de dissuasion pour ceux qui pourraient être tentés de recourir à la violence au sein de leurs foyers. Elle souligne également l’importance de la sensibilisation et de la lutte contre les violences domestiques pour promouvoir des relations familiales saines et égalitaires. La question des droits des femmes et la lutte contre les violences de genre demeurent des enjeux cruciaux dans la société sénégalaise et au-delà.

Oustaz Omar Sall condamné à six mois de prison avec sursis pour injures publiques

Dans le verdict rendu ce vendredi 8 décembre 2023 par le Tribunal des flagrants délits, Oustaz Omar Sall a été condamné à une peine de six mois de prison avec sursis. La décision des juges s’appuie sur la reconnaissance de sa culpabilité pour les faits d’injures publiques.

Le prévenu a cependant été relaxé du délit d’incitation à la haine, soulignant une nuance dans les charges qui pesaient contre lui.

Par ailleurs, le tribunal a déclaré irrecevable la constitution de partie civile de l’association de disciples tidianes, à l’origine de la procédure judiciaire. Cette décision pourrait influencer la manière dont l’affaire a été traitée et le déroulement du procès.

Cette condamnation à une peine de prison avec sursis marque la conclusion d’un chapitre dans l’affaire Oustaz Omar Sall. Nous continuerons de suivre de près les développements éventuels de cette affaire et de fournir des mises à jour au besoin.

Condamnation à payer 1,1 milliard : La Sonatel conteste le blocage de ses comptes bancaires, le juge a tranché

Condamnée à payer la somme de 1,1 milliard Fcfa à la start-up Interface Sas, la Sonatel ne s’est toujours pas exécutée. A la demande de Interface, les comptes bancaires de l’opérateur téléphonique ont été bloqués. Ce que l’opérateur a contesté devant la justice, mais n’a pas totalement obtenu gain de cause.

La société d’ingénierie (Interface Sas), qui avait développé un procédé sous la marque Beinday, avait signé un accord de confidentialité avec la Sonatel. Quelque temps après, Interface Sas avait constaté que la Sonatel avait copié le process, malgré l’accord de confidentialité et en dépit du brevet d’invention décerné par l’organisation africaine de la propriété intellectuelle au PDG d’Interface Sas, Maguette Sylla.

Après une plainte, la Sonatel avait été condamnée à payer 1,1 milliard Fcfa à la société d’ingénierie pour violation des droits de la propriété intellectuelle (600.000.000 Fcfa à titre de manque à gagner et toute cause de préjudice confondue et 500.000.000 Fcfa au titre du préjudice subi).

Pour récupérer son argent, Maguette Sylla a fait bloquer les comptes de la Sonatel ouverts à Attijari, Bhs, Bicis, Société générale, Ecobank, Boa, Orabank, Bnde et Banque Atlantique Sénégal. Une procédure attaquée par la Sonatel qui n’a pas obtenu totalement gain de cause, rapporte Pressafrik.

En effet, ce lundi 4 décembre, le juge des référés a rejeté l’argument de la Sonatel qui plaidait la nullité de l’exploit de dénonciation. N’empêche, la saisie a été cantonnée au compte de la Sonatel ouvert dans les livres de la Société générale. Aussi, le juge a ordonné par conséquent la mainlevée des saisies pratiquées sur les autres comptes Sonatel. Pour autant, le tribunal a ordonné l’exécution provisoire de la décision.

Senenews

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