Entre émotion et dénonciations, la conférence en soutien à Lat Diop s’est muée en véritable manifestation d’indignation populaire, avec des attaques frontales contre le régime de Sonko.
La salle était pleine à craquer. Ce qui devait être une simple conférence de soutien à Lat Diop s’est rapidement transformé en scène de colère populaire. L’ambiance, d’abord sobre, a basculé lorsque l’un des militants est entré avec une menotte accrochée à la main. “Libérez Lat Diop !” a-t-il crié, déclenchant une salve d’applaudissements et d’exclamations.
Dans un geste symbolique fort, il a pointé du doigt Ousmane Sonko, désigné sans détour comme “le seul responsable de l’emprisonnement arbitraire” de Lat Diop. Selon lui, l’ancien directeur général de la Lonase est “une victime politique”, ciblée pour son influence croissante et son engagement ferme contre ce qu’il qualifie de “dérives du nouveau régime”.
L’émotion a ensuite gagné la salle lorsqu’une femme, visiblement proche de Lat Diop, a pris la parole. Entre deux sanglots, elle a évoqué les nombreuses actions de l’homme politique dans sa communauté, ses sacrifices personnels, et la douleur provoquée par son absence. Une scène marquante s’est déroulée lorsqu’un militant l’a prise dans ses bras, déclenchant des applaudissements nourris.
Ce moment d’émotion a été suivi d’un puissant appel à la résistance. “Ce combat, c’est celui de la vérité et de la justice. On ne se laissera pas faire !”, a martelé le militant, reprenant le micro dans une ambiance chargée de détermination.
La tension est montée d’un cran lorsque qu’un jeune homme, visiblement galvanisé, a pris la parole pour clore la rencontre. Très direct, il a accusé Ousmane Sonko de diriger “un régime incompétent, maladroit et aveugle à la souffrance du peuple”. Son message, lancé face caméra, résonne comme une menace claire : “Nous n’avons pas peur. Libérez Lat Diop ou préparez-vous à voir toute une génération se lever contre cette injustice.”
La salle entière a alors repris en chœur un seul mot, martelé avec puissance : “Liberté !” Un mot devenu le symbole d’une contestation qui semble désormais prête à franchir un nouveau cap.


