FSF : Abdoulaye Fall confirmé président, mais la bataille judiciaire s’annonce

Le processus électoral de la Fédération sénégalaise de football (FSF) arrive à son terme. Selon des informations rapportées par L’Observateur, la Commission électorale a finalisé le procès-verbal du scrutin organisé les 2 et 3 août derniers au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad). Ce document valide l’élection d’Abdoulaye Fall à la présidence de l’instance dirigeante du football sénégalais ainsi que le renouvellement du Comité exécutif.

L’élection n’a pas échappé aux tensions. Le camp du candidat malheureux, Mady Touré, a dénoncé de « graves irrégularités » lors du premier tour, avant de boycotter le second. L’équipe de l’ancien président de Génération Foot prépare désormais un recours devant la justice pour tenter de faire invalider le scrutin.

Un point particulier a alimenté la polémique : une voix supplémentaire a été enregistrée (510 contre 509 prévues) par rapport au corps électoral officiel. Interpellée sur cette anomalie, la Commission électorale a estimé qu’elle ne remet pas en cause la régularité du processus, ni le verdict des urnes.

Malgré les contestations, Abdoulaye Fall est désormais officiellement désigné nouveau patron de la FSF. Toutefois, la bataille judiciaire que s’apprête à engager le camp de Mady Touré pourrait prolonger la crise qui secoue le football sénégalais.

Affaire de blanchiment et d’escroquerie : la justice confirme la saisie des biens de Farba Ngom et Tahirou Sarr

La Chambre d’accusation financière a confirmé ce vendredi les ordonnances de saisie pénale visant les hommes d’affaires Farba Ngom et Tahirou Sarr, selon des informations rapportées par Seneweb. Ces décisions, rendues par le juge d’instruction financier, s’inscrivent dans le cadre d’une enquête pour blanchiment de capitaux, escroquerie et abus de biens sociaux portant sur plusieurs dizaines de milliards de francs CFA.

Farba Ngom, ancien député et proche de l’ex-président Macky Sall, a été inculpé le 27 février 2025 pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de blanchiment de capitaux, escroquerie sur des fonds publics à hauteur de 31,8 milliards de FCFA, et complicité d’abus de biens sociaux. Son coaccusé, l’homme d’affaires Tahirou Sarr, a été mis en cause dès le lendemain, le 28 février, pour les mêmes faits, en plus d’une escroquerie distincte portant sur 25,3 milliards de FCFA. Ces inculpations s’appuient notamment sur un rapport accablant de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Dans une ordonnance rendue le 11 mars 2025, le président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier a ordonné la saisie des comptes bancaires, immeubles, véhicules et autres avoirs appartenant aux deux prévenus. Cette saisie repose sur les dispositions des articles 41-1 à 41-4 du Code pénal, des articles 677-40 à 677-42 du Code de procédure pénale, ainsi que sur l’article 202 de la loi n°2024-08 du 14 février 2024, relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

Les avocats des deux mis en cause avaient introduit un recours contre ces mesures, arguant d’un excès de pouvoir et de l’absence de preuves matérielles justifiant une saisie préventive de cette ampleur. Ce recours a été rejeté ce vendredi par la Chambre d’accusation, qui a estimé que les conditions légales étaient réunies pour garantir la préservation des biens litigieux en attendant l’issue du procès.

Cette confirmation judiciaire marque une nouvelle étape dans un dossier à fort retentissement politico-économique, qui met en lumière les efforts des autorités judiciaires pour lutter contre la criminalité financière au Sénégal. Les deux hommes d’affaires restent présumés innocents jusqu’à l’issue définitive de la procédure.

Le procès en première instance pourrait s’ouvrir dans les mois à venir, sauf rebondissement judiciaire.

Sénégal : La Cour des comptes confirme la manipulation des finances publiques sous Macky Sall

Un rapport explosif de la Cour des comptes, publié récemment, révèle des irrégularités massives dans la gestion des finances publiques du Sénégal entre 2019 et mars 2024. Ces conclusions confirment les accusations portées en septembre 2024 par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui dénonçait une manipulation des chiffres sous l’administration de Macky Sall.

Une dette publique largement sous-estimée

L’un des points les plus marquants du rapport concerne la dette publique. Alors que le gouvernement de Macky Sall annonçait un taux d’endettement de 65,9 % du PIB, Ousmane Sonko affirmait qu’il atteignait en réalité 76,3 %. La Cour des comptes valide cette estimation et met en lumière plusieurs anomalies :

• Surfinancement inexpliqué : des emprunts excédentaires ont été contractés sans justification claire, certains ayant financé des dépenses hors budget.

• Prêts et dettes dissimulés : une partie de la dette publique n’a jamais été retracée dans les comptes de l’État, notamment via des crédits directs et des substitutions de débiteurs.

• Encours de la dette sous-évalué : les chiffres officiels minimisaient l’ampleur de l’endettement réel.

Un exemple frappant concerne un emprunt obligataire Sukuk SOGEPA de 2022, dont 114,4 milliards de F CFA n’ont jamais été reversés au Trésor public, soulevant de sérieuses interrogations sur la gestion des fonds empruntés.

Des déficits budgétaires maquillés

Le rapport met en évidence une manipulation des chiffres budgétaires destinée à masquer l’état réel des finances publiques. Parmi les pratiques relevées :

• Rattachement artificiel de recettes : certaines recettes ont été attribuées à des exercices antérieurs afin de réduire artificiellement le déficit apparent.

• Déficits budgétaires sous-déclarés :

• En 2022, le gouvernement affichait un déficit de 6,10 % du PIB, alors qu’il atteignait en réalité 6,56 %.

• En 2023, l’écart se reproduit : 4,9 % officiellement, contre 5,17 % en réalité.

Des milliards transférés sans contrôle

Entre 2019 et 2023, 2 562,17 milliards de F CFA ont été transférés vers des Services Non Personnalisés de l’État (SNPE), des comptes échappant aux circuits budgétaires classiques, compliquant ainsi la traçabilité des fonds.

Deux comptes de dépôt en particulier sont mis en cause :

1. Le compte CAP/Gouvernement

• 1 343,57 milliards de F CFA y ont été décaissés en quatre ans.

• Parmi les dépenses signalées, 6,48 milliards de F CFA auraient servi à payer un loyer et 4 milliards de F CFA ont été versés à Air Sénégal sans justification claire.

2. Le Programme de Défense des Intérêts Économiques et Sécuritaires du Sénégal (PDIES)

• Depuis 2017, ce programme a absorbé 303,03 milliards de F CFA sans obligation de justification.

• Plusieurs engagements financiers semblent avoir été pris en dehors des règles budgétaires établies.

Dépenses extrabudgétaires et exonérations fiscales opaques

Le rapport révèle également des pratiques inquiétantes dans la gestion des finances publiques :

• Dépenses extrabudgétaires : financées directement via des comptes bancaires commerciaux, sans passer par le circuit budgétaire officiel, faussant ainsi les chiffres du déficit réel.

• Exonérations fiscales opaques :

• En 2021, l’État a accordé 952,7 milliards de F CFA d’exonérations fiscales.

• Aucune donnée n’a été fournie pour 2022 et 2023, en violation des obligations de transparence de l’UEMOA.

Un scandale financier aux lourdes conséquences

Les conclusions de la Cour des comptes confirment l’ampleur des irrégularités dénoncées par Ousmane Sonko. La gestion des finances publiques sous Macky Sall apparaît comme marquée par une opacité inquiétante et des pratiques comptables douteuses.

Ces révélations risquent d’avoir des répercussions majeures :

• Tensions avec les partenaires financiers : La manipulation des chiffres pourrait affecter la crédibilité du Sénégal auprès des institutions financières internationales.

• Réformes économiques nécessaires : Le gouvernement actuel devra redoubler d’efforts pour restaurer la transparence et la stabilité budgétaire.

• Conséquences politiques : Ce scandale pourrait impacter l’image de Macky Sall et de son parti, alors que la gestion de son administration est aujourd’hui sévèrement critiquée.

Avec ces nouvelles révélations, le débat sur la gouvernance économique du Sénégal prend une nouvelle dimension. L’heure est désormais aux responsabilités et aux réformes pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

Le Mali confirme son retrait officiel de la Cedeao : une rupture historique en Afrique de l’Ouest

La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’apprête à perdre l’un de ses membres fondateurs, le Mali. Dans une correspondance officielle datée du 13 janvier 2025, le Dr. Omar Alieu Touray, président de la Commission de la Cedeao, a confirmé que le retrait du Mali prendra effet le 29 janvier 2025. Cette décision, annoncée pour la première fois en janvier 2024 par le ministère malien des Affaires étrangères, marque un tournant significatif dans l’histoire de l’organisation régionale.

La décision malienne de quitter la Cedeao a été initialement formalisée par une note verbale adressée à l’organisation le 29 janvier 2024. Depuis, le climat politique entre le Mali et la Cedeao s’est progressivement détérioré, en grande partie en raison des tensions autour des sanctions économiques et politiques imposées suite aux coups d’État successifs au Mali, mais également au Burkina Faso et au Niger.

Lors de la 66e session de la Cedeao, tenue à Abuja le 15 décembre 2024, les chefs d’État de l’organisation ont pris acte de cette décision, conformément à l’article 91 du Traité révisé. Cet article régit les procédures de retrait des États membres.

Le Dr. Touray a annoncé que la Commission de la Cedeao engagera dès le 29 janvier 2025 les démarches nécessaires pour officialiser ce retrait. Une réunion technique entre les représentants du Mali et ceux de l’organisation sera organisée ultérieurement pour définir les modalités de cette séparation. Cette démarche vise à garantir une transition harmonieuse malgré les divergences.

Ce départ, considéré comme une rupture historique, pourrait fragiliser davantage la Cedeao. Déjà confrontée à des défis sécuritaires et politiques, notamment dans les États sahéliens, l’organisation perd un membre clé dans la lutte contre le terrorisme et pour la stabilité régionale.

Par ailleurs, ce retrait souligne l’échec de la médiation conduite par le président Diomaye Faye. Sa mission visait à rétablir les relations entre la Cedeao et les trois pays sous régime militaire – Mali, Burkina Faso et Niger – mais elle semble désormais dans l’impasse.

Ce divorce pourrait inciter le Mali à renforcer sa coopération avec d’autres blocs régionaux ou internationaux, notamment avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), voire à intensifier ses partenariats avec des puissances émergentes comme la Russie ou la Chine.

En quittant la Cedeao, le Mali envoie un signal fort : la volonté de redéfinir ses relations internationales, quitte à s’isoler partiellement de ses voisins immédiats. Cette décision aura sans doute des répercussions politiques et économiques dans les années à venir, non seulement pour le Mali, mais aussi pour l’ensemble de la région ouest-africaine.

Face à ce retrait, la Cedeao devra repenser ses stratégies pour maintenir sa crédibilité et son efficacité. Alors que les tensions géopolitiques et les crises sécuritaires s’intensifient, l’organisation est désormais confrontée à la nécessité de trouver un équilibre entre ses principes démocratiques et la réalité politique complexe de la région.

Modou Lo confirmé vainqueur : la fin d’un bras de fer judiciaire retentissant

Lundi 9 décembre 2024 restera gravé dans les annales de la lutte sénégalaise. Le Comité d’appel, sous la présidence de Malick Ngom, a tranché définitivement en faveur de Modou Lo dans l’affaire qui l’opposait à Siteu. Cette décision met un point final à une bataille juridique acharnée qui a suivi leur confrontation sur l’arène.

Le combat, initialement remporté par Modou Lo, avait fait l’objet d’une contestation de l’école de lutte Lamsar, dirigée par Pere Max, le manager de Siteu. Ce dernier avait dénoncé une prétendue injustice lors du duel, soutenant que des erreurs d’arbitrage avaient faussé le résultat. Cependant, les analyses des vidéos ont clairement confirmé que Siteu avait quitté l’aire de combat, une infraction majeure selon les règles de la lutte sénégalaise.

Le Comité d’appel a rappelé que toute sortie de l’aire de combat est synonyme de sanction immédiate, et que la décision de l’arbitre reste souveraine. Ainsi, bien que l’appel ait été jugé recevable sur la forme, il a été rejeté sur le fond pour absence de preuves solides.

Malgré ses multiples recours et déclarations médiatiques, Pere Max n’a pu faire fléchir le verdict initial. Cette nouvelle confirmation représente un coup dur pour l’école Lamsar et ses supporters. Le manager de Siteu, qui avait promis d’aller jusqu’au bout pour défendre son lutteur, doit désormais accepter cette issue.

Avec cette décision, Modou Lo s’impose non seulement comme un champion dans l’arène, mais aussi comme un athlète capable de faire face à la pression médiatique et judiciaire. Sa victoire est désormais incontestable, et ses fans célèbrent cette reconnaissance officielle de sa supériorité face à Siteu.

Ce combat, marqué par des rebondissements sur le ring et en dehors, restera un moment fort de l’histoire de la lutte sénégalaise. Il témoigne de l’importance des règles et de la souveraineté des arbitres dans ce sport, mais aussi de l’impact de la justice sur les décisions contestées.

Le dernier mot revient donc à l’arène, où Modou Lo a prouvé qu’il était le roi. Une leçon pour tous les acteurs de la lutte, rappelant que seul le respect des règles peut mener à la victoire.

La coalition Pastef réagit au recours de Macky Sall : Ousmane Sonko confirmé comme tête de liste

Quelques heures après le dépôt d’un recours par la coalition Takku Wallu, dirigée par Macky Sall, contestant la légitimité d’Ousmane Sonko, la coalition Pastef a répondu vigoureusement. Ce mardi, Ayib Daffé, ancien président du groupe parlementaire Yewwi Askan Wi, a pris la parole lors d’une conférence de presse pour clarifier la position de Pastef et réaffirmer la candidature de Sonko.

Dans sa déclaration, Ayib Daffé a été catégorique : « Ousmane Sonko est naturellement la tête de liste de Pastef. Il est pleinement légitime pour diriger cette liste, et nous sommes convaincus que la victoire est certaine. C’est pourquoi l’opposition persiste dans l’absurde et la manipulation, ce qui nous amuse. Il est de notoriété publique qu’Ousmane Sonko est électeur et éligible, preuve en est qu’il a voté le 24 mars dernier. » Cette affirmation vient en réponse aux doutes émis par la coalition de Macky Sall concernant l’éligibilité de Sonko, qui avait été récemment au centre d’affaires judiciaires.

Ayib Daffé a ensuite rappelé que la récente loi d’amnistie adoptée par le gouvernement avait levé tout obstacle juridique à la candidature de Sonko. Selon lui, cette loi efface effectivement les accusations et condamnations contre le leader de Pastef, rendant ainsi les tentatives de disqualification caduques. « Cela démontre bien que cette opposition s’engage dans la manipulation », a-t-il ajouté, critiquant la stratégie de Macky Sall et de ses alliés.

L’ancien député a également dénoncé l’alliance jugée contre-nature entre Macky Sall et Karim Wade, autre figure politique controversée. Daffé a rappelé que ces deux leaders avaient autrefois accusé les juges constitutionnels de corruption, mais qu’aujourd’hui, ils se tournent vers ces mêmes juges pour tenter de faire invalider la liste de Pastef. Une autre ligne d’attaque de la coalition Takku Wallu concerne la parité de la liste Pastef, que Daffé rejette comme une nouvelle tentative de déstabilisation.

Cette conférence de presse marque donc un nouveau chapitre dans la bataille politique entre Ousmane Sonko et ses adversaires. Pastef semble déterminé à maintenir Sonko en course pour les élections, malgré les nombreuses tentatives pour entraver sa candidature.

Thiago Silva confirme son départ de Chelsea après quatre saisons

Le défenseur central vétéran de Chelsea, Thiago Silva, a annoncé son départ du club londonien à la fin de la saison. Le Brésilien de 39 ans, arrivé à Chelsea en 2020, achève ainsi un chapitre de quatre saisons au sein des Blues.

Sur les réseaux sociaux du club, Thiago Silva a partagé sa décision, exprimant sa gratitude pour son séjour à Chelsea. « J’étais venu avec l’intention de rester seulement un an, mais cela va se terminer après quatre années. Pas seulement pour moi, mais aussi pour ma famille », a-t-il déclaré.

Pendant son temps à Chelsea, Thiago Silva a été un pilier de l’équipe, apportant son expérience et son leadership à la défense. Il a contribué de manière significative à la victoire de Chelsea en Ligue des Champions en 2021, ajoutant ainsi un autre trophée prestigieux à son palmarès impressionnant.

Maintenant que son contrat avec Chelsea arrive à son terme en juin, Thiago Silva se tourne vers l’avenir de sa carrière. Des rumeurs le lient à un possible retour au Brésil, avec Fluminense évoqué comme une destination potentielle.

La décision de Thiago Silva de quitter Chelsea marque la fin d’un chapitre remarquable dans sa carrière. Son professionnalisme et son impact sur et en dehors du terrain resteront gravés dans l’histoire du club londonien. Les supporters de Chelsea lui rendront sûrement hommage pour ses années de service dévoué au club.

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