Effondrement d’immeuble à Touba : l’État veut renforcer le contrôle des constructions

Au lendemain du drame survenu à Touba, où l’effondrement d’un immeuble a coûté la vie à 11 personnes, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Bala Fofana, s’est rendu sur les lieux pour exprimer la compassion du gouvernement et annoncer une série de mesures fortes.

Depuis les locaux de la commune de Touba Mosquée, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer les services techniques d’urbanisme au niveau communal. Selon lui, c’est à ce niveau que le suivi efficace des chantiers, la vérification des matériaux utilisés et le contrôle des délais de construction peuvent être assurés. Il a ainsi déclaré que le gouvernement envisage de doter chaque collectivité territoriale de services techniques capables de surveiller de manière rigoureuse les constructions.

Sur place, Moussa Bala Fofana a salué la mobilisation rapide des équipes de secours et la réactivité des structures hospitalières pour la prise en charge des blessés. Il a aussi présenté les condoléances du gouvernement aux familles des victimes ainsi qu’au khalife général des mourides.

Le ministre a pointé du doigt un relâchement généralisé dans le secteur du bâtiment. Il a notamment évoqué la multiplication de bâtiments menaçant ruine, citant l’exemple de la région de Dakar où plus de 1.400 immeubles posent actuellement problème en raison de leur insécurité structurelle.

Pour répondre à cette situation jugée critique, le ministre a annoncé une réforme en préparation, qui prévoit l’instauration d’un dispositif national de contrôle des constructions. Chaque municipalité sera ainsi équipée d’un service technique dédié à l’urbanisme pour mieux encadrer les chantiers et prévenir les accidents.

En complément, un numéro d’alerte sera mis à la disposition des citoyens afin de leur permettre de signaler les constructions à risque. Moussa Bala Fofana a également fait savoir que l’Inspection générale du bâtiment (IGB) bénéficiera d’un renforcement significatif dans la prochaine loi de finances rectificative. Ce soutien permettra à l’IGB de jouer pleinement son rôle dans le contrôle et la régulation du secteur du bâtiment.

Arrêt des constructions sur la corniche : Une décision salutaire pour l’accès à la plage

L’annonce de l’arrêt des travaux sur la corniche par le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye a suscité des réactions positives, notamment celle du journaliste Mamoudou Ibra Kane. Cette décision, relayée en premier lieu par l’architecte Pierre Goudiaby Atepa, est saluée comme une mesure nécessaire pour garantir le droit d’accès des Sénégalais à la plage.

Même en tant que soutien d’Amadou Ba et membre de l’opposition sénégalaise, Mamoudou Ibra Kane approuve fermement cette initiative des nouveaux dirigeants. Selon lui, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ne doivent pas hésiter à agir de manière déterminée dans ce dossier, afin de mettre un terme à la spéculation immobilière qui prive les citoyens de leur droit fondamental d’accès à la mer.

« J’approuve la décision du gouvernement d’arrêter les constructions sur le littoral. Une mesure salutaire tant la spéculation avait pris les allures d’un tong-tong et fini par priver les Sénégalais d’un droit essentiel : l’accès à la mer. Ne pas reculer! », écrit-il sur X.

Cette réaction souligne l’importance de protéger les espaces côtiers du pays et de veiller à ce qu’ils restent accessibles à tous. La préservation de ces zones naturelles est non seulement cruciale pour l’environnement, mais aussi pour le bien-être et la qualité de vie des communautés locales.

Arrêt des constructions sur les corniches de Dakar : Une mesure conservatoire annoncée par les autorités

L’architecte Pierre Goudiaby Atepa a récemment révélé lors de son passage à l’émission « Point de vue » sur la Rts que le président Bassirou Diomaye Faye et son gouvernement ont ordonné l’arrêt de toutes les constructions sur le littoral et les corniches de Dakar. Cette décision a été confirmée par la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (Dscos), un corps de la gendarmerie nationale.

Selon le colonel Sabouri Ndiaye, directeur de la Dscos, cette mesure a été prise sur instruction des nouvelles autorités pour permettre un examen approfondi de tous les travaux en cours sur les corniches et la bande des filaos. Il a précisé que cette décision est une mesure conservatoire visant à évaluer la légalité des constructions et à vérifier les documents relatifs à leur autorisation.

Tous les travaux situés sur la corniche-Ouest, la corniche-Est et la bande des filaos sont concernés par cet arrêt. Le colonel Ndiaye a détaillé que la corniche-Ouest s’étend du Cap Manuel à la plage de Diamalaye, tandis que la corniche-Est va du Cap Manuel à la plage le long de la route de Rufisque, en passant par des sites emblématiques comme l’ambassade de France et le palais présidentiel.

Cette initiative soulève des questions sur le devenir des constructions illégales dans cette zone, considérée comme un bien public. En effet, le leader du Pastef, Ousmane Sonko, avait déjà prévenu les promoteurs lors d’une vidéo datant de mi-juin 2020, dénonçant l’exploitation excessive du littoral par la construction d’immeubles, d’hôtels et de villas de luxe. Sonko avait promis que, une fois au pouvoir, toutes ces constructions illégales seraient détruites sans intervention ni négociation.

Cette décision s’inscrit donc dans une volonté de rétablir l’accès du public aux plages et de mettre fin à l’exploitation abusive du littoral sénégalais.

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