Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°393 – 11/02/2025

🔴 CONVOCATION DE FARBA NGOM PAR LE POOL JUDICIAIRE FINANCIER : OPACITÉ TOTALE SUR LE DOSSIER
🔴 COMMANDE D’UN AUDIT DE L’IGE SUR LA GESTION DE LAT DIOP À LA LONASE : L’AFFAIRE MOHAMED DIENG, PAS ASSEZ ACCABLANTE ?

🔴 14e JOURNÉE LIGUE 1 : AS PIKINE ET HLM DAKAR COUPENT LA POIRE EN DEUX
🔴 DÉCÈS D’UN EX-INTERNATIONAL SÉNÉGALAIS : MAMADOU SYLLA PERD SON DERNIER MATCH

Birima Mangara, député de la 3e Voie, absent à une convocation de la gendarmerie : une affaire de terrain en toile de fond

Le député Birima Mangara, ancien ministre délégué chargé du Budget sous Macky Sall et élu sous la bannière de la coalition Pôle alternatif 3e Voie-Kiiraay ak Natangué, fait face à des accusations liées à une affaire de terrain. Convoqué ce vendredi à 16 heures par la brigade de recherches (BR) de Faidherbe, l’ancien ministre ne s’est pas présenté. Selon les informations rapportées par Seneweb, son avocat a justifié cette absence en indiquant que son client se trouvait hors de Dakar.

L’affaire qui secoue le député trouve son origine dans une plainte déposée par Mohamed Diallo, son ancien mandataire. Ce dernier affirme avoir financé les frais de campagne de la coalition lors des dernières élections législatives, en contrepartie d’un terrain promis par Birima Mangara comme garantie. Cependant, après les élections, Diallo aurait découvert que le terrain en question était déjà mis en gage. Se sentant lésé, il a saisi le procureur pour faire valoir ses droits.

Cette affaire risque d’ébranler la coalition 3e Voie-Kiiraay ak Natangué, qui a prôné l’éthique et le renouvellement de la classe politique. L’absence de Birima Mangara à une convocation officielle suscite des interrogations, notamment sur sa volonté de collaborer avec la justice pour élucider cette affaire.

Birima Mangara, connu pour son parcours dans les hautes sphères de l’administration sénégalaise, se retrouve aujourd’hui confronté à une crise qui entache son image. Cette situation soulève également des questions sur la transparence dans les relations entre hommes politiques et leurs soutiens financiers, un sujet souvent controversé dans le paysage politique sénégalais.

L’affaire est encore en cours, et les prochaines étapes dépendront de la réponse du député à cette convocation, ainsi que de l’évolution des enquêtes menées par la brigade de recherches. Une affaire à suivre de près.

CONVOCATION DU DIRECTEUR DE PUBLICATION DE « POINT ACTU » : Le journal brise le silence

Le 5 novembre 2024, Lanssana DIANDY, directeur de publication du journal Point Actu, a été entendu pendant plusieurs heures par la Direction de la Cybercriminalité (DSC), à la suite de la plainte déposée par le Ministère de la Santé, en rapport avec des articles publiés sur l’attribution d’un marché de 71 milliards de francs CFA à la société ACD.

Les articles publiés par Point Actu se sont intéressés à l’attribution d’un marché juteux par le Ministère de la Santé à une société privée, ACD, dans des conditions qui, selon le journal, méritaient un éclairage plus approfondi. Dans le cadre de ses fonctions, M. DIANDY a fait un travail journalistique de vérification des faits, en se basant sur des sources judiciaires et des décisions de justice déjà publiques. Cela est d’autant plus important dans le cadre de la liberté de la presse, où les journalistes ont la responsabilité de tenir l’information publique sur des sujets d’intérêt général, notamment ceux relatifs à la gestion des finances publiques.
Cependant, après la publication de ces articles, le ministre de la Santé a déposé une plainte, conduisant à l’audition du journaliste par la DSC, une institution chargée de traiter les infractions liées à l’usage de l’internet, la cybercriminalité, et les atteintes à l’image des institutions publiques.
L’audition de M. DIANDY, sans la présence de son avocat, suscite des interrogations sur la manière dont l’État peut réagir face à des articles qu’il considère comme nuisibles ou diffamatoires. Bien que le journaliste se soit présenté en toute coopération, respectant les procédures établies, il est légitime de se demander si cette situation n’est pas une forme de pression sur le journalisme d’investigation au Sénégal.
Le rôle de la presse est de s’assurer que les décisions prises par les autorités, qu’elles soient politiques ou économiques, soient non seulement légales, mais aussi transparentes et dans le meilleur intérêt du public. L’éventuelle utilisation de la justice à des fins de pression sur les journalistes pourrait avoir des conséquences graves sur l’indépendance et la liberté de la presse dans le pays.
Dans le cadre de ce dossier, Point Actu a pris soin de solliciter à plusieurs reprises la version de la partie plaignante avant la publication des articles. Ces demandes sont restées sans réponse, ce qui soulève la question du manque de dialogue entre les journalistes et les institutions publiques sur des sujets sensibles. Cette absence de communication n’est pas rare, et elle montre parfois une réticence des autorités à répondre aux questions des médias, surtout lorsqu’il s’agit de questions financières ou de gestion publique.
La décision de Point Actu d’ouvrir ses colonnes à la plaignante, malgré la plainte, est un geste de transparence et de volonté de maintenir un espace de dialogue. Toutefois, il est essentiel de noter que la responsabilité d’un journaliste ne se limite pas à obtenir une version officielle, mais à rendre compte des faits dans leur totalité, surtout lorsque ceux-ci ont un impact sur l’intérêt public.
Cet incident soulève également la question de la protection des journalistes dans l’exercice de leur profession. La pression judiciaire, lorsqu’elle est utilisée pour contraindre les journalistes à se conformer aux intérêts politiques ou économiques, peut sérieusement compromettre la liberté de la presse et de l’expression. Les journalistes doivent pouvoir enquêter et rapporter des faits sans crainte de représailles judiciaires ou de pressions extérieures.
Le cas de Lanssana DIANDY doit inciter à une réflexion plus large sur la place de la presse dans le contrôle de l’action publique. Il ne doit pas non plus être considéré comme un précédent qui pourrait intimider d’autres journalistes dans leur démarche d’investigation.
L’audition de Lanssana DIANDY par la Direction de la cybercriminalité, suite à une plainte émanant du Ministère de la Santé, met en lumière un dilemme qui touche à la liberté d’expression, à la transparence et à la responsabilité de l’État envers ses citoyens. Si la presse doit veiller à l’équilibre entre son rôle de dénonciation et de respect de la loi, elle doit aussi pouvoir opérer dans un environnement où elle est protégée contre toute forme de pression ou de censure.

Abass Fall dément les rumeurs de convocation par la Section de Recherches

L’ancien député Abass Fall, également tête de liste de Pastef dans le département de Dakar, a récemment fait l’objet de rumeurs quant à une supposée convocation par la Section de Recherches. Ces spéculations circulaient depuis quelques jours dans la presse et sur les réseaux sociaux, suscitant interrogations et inquiétudes parmi ses partisans.

En réponse, Abass Fall a tenu à clarifier la situation en publiant un message sur ses plateformes sociales, démentant formellement avoir reçu une quelconque convocation. « Contrairement à une information qui circule dans la presse et sur les réseaux sociaux, je n’ai reçu, à ce jour, aucune convocation », a-t-il affirmé avec assurance.

Loin d’être perturbé par ces rumeurs, Abass Fall a assuré ses sympathisants de son engagement et de sa détermination à poursuivre la campagne électorale « dans la sérénité et en parfaite communion avec les Dakarois et Dakaroises ». Ce démenti a également été l’occasion pour lui de rappeler à ses militants et sympathisants l’importance de maintenir le cap dans le calme et le patriotisme, des valeurs qu’il considère comme étant au cœur de leur mouvement politique.

En appelant à la mobilisation pacifique et à l’unité, Abass Fall semble vouloir apaiser les tensions qui pourraient résulter de cette situation. Son message a résonné parmi ses soutiens, nombreux à afficher leur solidarité sur les réseaux sociaux.

Polémique entre Kayz Fof et Foniké Mengué : Accusations de Dénonciation Calomnieuse et Diffamation

Une récente controverse secoue la scène médiatique entre le polémiste sénégalais Lansana Fofana, plus connu sous le nom de Kayz Fof, et l’activiste guinéen Foniké Mengué. Ce dernier, coordinateur national du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), a déposé une plainte contre Kayz Fof pour « dénonciation calomnieuse et diffamation ».

Contexte de la Plainte

La plainte découle d’une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, intitulée « Coup d’Etat contre Mamadi Doumbouya », dans laquelle Kayz Fof accuse publiquement Foniké Mengué d’être impliqué dans un complot visant à renverser le gouvernement guinéen. Plus précisément, il affirme que Mengué aurait des liens avec l’ex-général Sadiba Koulibaly, supposément impliqué dans un coup d’État avorté à Conakry.

Réactions des Parties Concernées

Dans une interview récente accordée à « Médiaguinée », Kayz Fof a répondu à cette action en justice en affirmant son respect pour les institutions de la République de Guinée et sa volonté de coopérer si convoqué par la justice guinéenne. Il a cependant ajouté qu’il ne se laisserait pas intimider.

De son côté, Foniké Mengué a exprimé son désir de rétablir son honneur, qualifiant les accusations de Kayz Fof de « tendancieuses et grotesques ». La plainte vise à obtenir réparation pour les préjudices causés par ces allégations diffamatoires.

Conclusion

Cette affaire met en lumière les tensions médiatiques et politiques exacerbées entre le Sénégal et la Guinée, ainsi que les implications sérieuses de l’accusation de diffamation dans le contexte des relations interétatiques en Afrique de l’Ouest. Elle souligne également l’importance du respect des normes journalistiques et de la vérification des faits dans un paysage médiatique souvent volatile.

Les développements futurs de cette affaire seront suivis de près, alors que les deux parties préparent leurs arguments pour ce qui pourrait devenir un procès médiatisé et symbolique pour la liberté d’expression et l’intégrité personnelle en Afrique de l’Ouest.

Aliou Cissé annonce la convocation de Habib Diarra : « Il est né à Guediawaye, sa place est en équipe nationale du Sénégal »

Le sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal annoncera, vendredi, sa liste des joueurs retenus pour les deux prochains matchs amicaux contre le Bénin et le Gabon, prévus ce mois de mars. C’est une occasion pour Aliou Cissé, qui surfe dans une transition depuis quelques temps, de renforcer son équipe avec les nouveaux venus, à l’instar de Habib Diarra de Strasbourg.

Le milieu de terrain sénégalais, qui a notamment évolué avec les espoirs de l’équipe nationale de France, fera partie de la liste des joueurs convoqués. Une première pour le natif de Guediawaye, et une place légitime en sélection d’après le patron de la tanière.

En 2025, la Coupe d’Afrique aura lieu au Maroc, et de nouveaux joueurs pourraient rejoindre et renforcer l’équipe nationale. C’est un processus normal, car le Sénégal fournit actuellement de nombreux joueurs qui évoluent progressivement. Nous avons pu observer lors de la dernière CAN l’émergence de jeunes talents, témoignant de notre capacité à gérer la transition entre les générations. Même si nous ne devons pas négliger les joueurs plus âgés, il est important de donner plus de temps de jeu et de confiance aux jeunes qui arrivent. Ce match amical nous donne l’occasion de promouvoir ces jeunes talents. Habib Diarra est un joueur bien connu et de qualité, et j’ai tout fait pour le ramener en équipe nationale. Il est né à Guediawaye, sa place est en équipe nationale du Sénégal », a déclaré Aliou Cissé au micro de nos confrères de Sud FM.

wiwsport

Convocation de Pape Gueye à la CAN 2023, Aliou Cissé brise le silence : « Il fait partie de..

Malgré les mois difficiles qu’a traversés le milieu de terrain international sénégalais Pape Gueye, suspendu depuis juillet dernier, le sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal, Aliou Cissé, exprime sa confiance envers le joueur et envisage de l’intégrer dans l’effectif des Lions pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN).

Pape Gueye, qui évolue actuellement à l’Olympique de Marseille, a été suspendu en raison d’incidents survenus lorsqu’il jouait au FC Séville. Cependant, après avoir retrouvé la compétition avec l’OM, Aliou Cissé souligne la résilience de Gueye face à la suspension et son retour prometteur sur le terrain. Le joueur semble avoir bien réagi à cette période difficile et montre des signes d’ambitions renouvelées.

Aliou Cissé décrit Pape Gueye comme étant serein depuis le début de cette épreuve, soulignant qu’il ne l’a jamais senti abattu ou déprimé. Le sélectionneur note que le joueur a déjà fait preuve de sa détermination lors de son entrée en jeu contre l’Olympique Lyonnais.

Pape Gueye, âgé de 24 ans, a précédemment évolué au FC Séville avant de rejoindre l’Olympique de Marseille. Aliou Cissé met en avant l’impact positif de l’expérience espagnole sur le joueur, notamment en renforçant sa dimension physique et en développant sa polyvalence sur le terrain.

Le Sénégal se prépare pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations en Côte d’Ivoire, et Aliou Cissé exprime son optimisme quant à la contribution de Pape Gueye dans le tournoi. Il reconnaît que le retour du joueur à son meilleur niveau prendra du temps, mais il affirme que le Sénégal, en tant que nation ambitieuse, souhaite compter sur ses meilleurs éléments, et Pape Gueye en fait partie.

La performance de Pape Gueye dans les prochains matchs avec l’Olympique de Marseille sera cruciale pour déterminer son inclusion dans l’équipe nationale sénégalaise pour la CAN 2023. Les supporters attendent avec impatience de voir ce talentueux milieu de terrain retrouver son meilleur niveau et contribuer aux aspirations de victoire de l’équipe nationale.

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