Propagation de fausses informations après la finale de la CAN 2025 : le CORED appelle les médias à la responsabilité

À la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 ayant opposé le Sénégal au Maroc, le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) a tiré la sonnette d’alarme face à la prolifération de fausses informations dans l’espace médiatique et sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué rendu public et daté du 21 janvier, l’organe d’autorégulation des médias sénégalais exhorte les journalistes et les techniciens des médias à faire preuve de prudence, mais surtout de professionnalisme dans le traitement de l’actualité post-finale.

Le CORED dit avoir constaté une circulation massive et virale de contenus trompeurs, notamment des informations non vérifiées, des images sorties de leur contexte, ainsi que des photos et vidéos manipulées. Selon le Conseil, cette vague de désinformation s’est largement propagée après la rencontre, alimentée par les réseaux sociaux et amplifiée par certains relais médiatiques insuffisamment vigilants.

Face à cette situation, le CORED met en garde contre les conséquences potentielles d’une telle dérive. Il appelle les médias à ne pas se faire l’écho de fausses informations susceptibles d’envenimer les relations entre le Sénégal et le Maroc, deux pays liés par des relations historiques et diplomatiques solides. Le Conseil souligne également que la diffusion de contenus erronés ou provocateurs peut exposer les ressortissants des deux nations à des risques inutiles, en attisant des tensions fondées sur des informations infondées.

Dans son communiqué, le CORED rappelle avec insistance que « la diffusion d’une information n’est jamais neutre ». Chaque contenu publié engage la responsabilité de son auteur et de l’organe qui le relaie. C’est pourquoi le Conseil invite les professionnels des médias à adopter un traitement rigoureux et professionnel de l’information, fondé sur la vérification systématique des faits et le recoupement des sources avant toute publication ou diffusion.

Cette exigence de rigueur est d’autant plus cruciale dans un contexte marqué par la montée en puissance des contenus générés par l’intelligence artificielle. Le CORED insiste sur le fait que des images, vidéos et audios falsifiés circulent de plus en plus facilement et peuvent induire en erreur même les observateurs avertis. Dès lors, la vigilance doit être renforcée pour éviter que les médias ne deviennent des vecteurs involontaires de manipulation ou de désinformation.

Pour appuyer son appel, le Conseil invite les journalistes à garder constamment à l’esprit les principes fondamentaux de leur profession. Il rappelle notamment l’Article 1 de la Charte des journalistes du Sénégal, qui consacre le droit du public à une information juste, équilibrée et vérifiée. Le CORED fait également référence à l’Article 13 du Code de la presse, lequel stipule que « le journaliste et le technicien des médias ne doivent pas publier des informations, des documents, des images et des sons dont l’origine n’est pas connue d’eux ».

Insuffisance de fonds : le CORED suspend ses activités jusqu’à …

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) a annoncé qu’il devait temporairement fermer ses bureaux situés à la Maison de la Presse Babacar Touré à Dakar. Cette décision, considérée avec regret par ses dirigeants, est le résultat d’une situation financière délicate qui empêche l’organisme de régulation des médias de couvrir ses frais de fonctionnement.

Dans un communiqué envoyé aux médias, le CORED indique que sa direction n’a eu d’autre choix que d’interrompre ses activités administratives, en raison de ressources insuffisantes. « Le Bureau du CORED a dû se résoudre à cette décision regrettable car il n’arrive plus à faire face à ses dépenses de fonctionnement », est-il précisé dans le document officiel.

Cette fermeture intervient dans un contexte où quatorze mois de salaires restent impayés pour le personnel permanent, qui a néanmoins continué à assurer le bon fonctionnement de l’institution malgré les défis. Le CORED précise que ses efforts pour mobiliser des ressources supplémentaires ont échoué, et il n’a par ailleurs pas reçu de budget pour les années 2024 et 2025.

L’institution rappelle aux autorités que le Code de la presse, notamment aux articles 46 et 53, prévoit une subvention annuelle issue du Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP), dédiée spécifiquement au fonctionnement de cet organisme de régulation. Cependant, selon le CORED, ces dispositions n’ont pas été respectées, ce qui a contribué à sa crise financière actuelle.

Malgré cette fermeture, le Conseil tient à préciser que ses autres structures — le Bureau, le Directoire et le Tribunal des pairs — continueront leurs activités en s’appuyant sur le bénévolat, comme c’est déjà le cas depuis plusieurs années. Toutefois, l’arrêt du secrétariat permanent risque de ralentir, voire d’entraver certaines de ses missions de régulation, de médiation et de veille déontologique, dans un contexte où la régulation éthique des médias est d’une importance cruciale.

Cette situation met en lumière les défis structurels auxquels font face les mécanismes d’autorégulation des médias au Sénégal, souvent dépendants de financements publics aléatoires, alors même qu’ils réalisent une mission d’intérêt général. Le CORED appelle les pouvoirs publics à une réaction urgente pour rétablir sa capacité à fonctionner et poursuivre sereinement sa mission de gardien de l’éthique et de la déontologie journalistique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°455 – 30/04/2025

🔴 COUR DES COMPTES / «  LE FAMEUX RAPPORT SUR LA SITUATION DES FINANCES PUBLIQUES A FAIT L’OBJET DE CRITIQUES ACERBES EN INTERNE » : JEUNE AFRIQUE LÂCHE UNE BOMBE
🔴 CESSATION DE DIFFUSION, BLOCAGE DES AIDES À LA PRESSE, INACTIVITÉ DU CNRA, PARALYSIE DU CORED ET DE LA COMMISSION DE LA CARTE NATIONALE DE PRESSE : LA CAP MET À NU LES MANŒUVRES DU POUVOIR

🔴 BAL 5 / BOUCLAGE DE LA PHASE ALLER (2-1) CONTRE PETRO DE LUANDA : L’ASCVD RENVERSE LE TRÔNE DU CHAMPION
🔴 MMA / COMBAT CONTRE THE HULK CE 15 MAI : RENTRÉE DE ZARKO DANS LA CAGE

Affaires judiciaires : le CORED appelle les journalistes à plus de discernement et de prudence

Alors que l’actualité nationale est fortement marquée par des affaires judiciaires sensibles, notamment autour de la gestion du Fonds Force Covid-19, le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les Médias (CORED) appelle les professionnels des médias à faire preuve d’une grande vigilance. Dans un communiqué publié ce mercredi 16 avril, l’organe de régulation interne de la profession journalistique au Sénégal invite les journalistes à respecter strictement les règles éthiques dans la couverture de ces dossiers complexes.

Le CORED rappelle que le traitement de l’information judiciaire, surtout lorsqu’elle concerne des personnalités connues ou des questions d’intérêt public, exige une approche responsable. « Les consœurs et confrères sont invités à traiter avec discernement et beaucoup de prudence les affaires judiciaires qui font et feront l’actualité dans les jours à venir », peut-on lire dans le communiqué. Ce rappel est d’autant plus nécessaire que les interpellations, convocations ou mises en examen de plusieurs acteurs liés à la gestion des fonds publics sont largement relayées et commentées dans les médias.

Dans ce contexte, le CORED insiste sur la nécessité de concilier la liberté de la presse avec les exigences de rigueur professionnelle. Il appelle ainsi à une vérification stricte des sources, notamment des images d’illustration. Il n’est pas rare que des personnes portant les mêmes noms ou prénoms soient confondues dans certains articles ou reportages, créant des torts irréparables. Le Conseil recommande donc aux rédactions de faire preuve d’une extrême prudence avant toute diffusion ou publication.

Autre point souligné : la précision lexicale et la justesse des termes utilisés. Il ne s’agit pas seulement d’informer, mais d’informer de manière juste, équilibrée et respectueuse des droits fondamentaux. Dans cette dynamique, le CORED insiste sur le respect strict de la présomption d’innocence, principe cardinal de l’État de droit. Toute personne mise en cause, convoquée, placée en garde à vue ou sous mandat de dépôt reste présumée innocente tant qu’elle n’a pas été jugée coupable par une juridiction compétente.

À cet effet, le CORED rappelle aux professionnels des médias l’article 13 du Code de la presse, qui stipule : « Le journaliste et le technicien des médias ne doivent pas publier des informations, des documents, des images et des sons dont l’origine ne leur est pas connue. » Une disposition claire qui appelle à bannir le sensationnalisme et à privilégier l’objectivité dans le traitement de l’information, en particulier lorsqu’il s’agit de sujets judiciaires susceptibles d’influencer l’opinion publique ou de nuire à la réputation d’individus encore non jugés.

Ce rappel intervient dans un contexte où la frontière entre journalisme professionnel et contenus viraux sur les réseaux sociaux devient de plus en plus poreuse. Le CORED, en tant que gardien de l’éthique et de la déontologie, souhaite ainsi maintenir la crédibilité des médias sénégalais, tout en protégeant les droits des citoyens.

Quand le Pastef découvre les vertus du respect : une ironie bien amère. ( Par Aminata Guèye Ancienne députée )

Il est fascinant, presque comique, de voir le Pastef, ce parti qui a érigé l’invective en art politique, appeler aujourd’hui le CNRA et le CORED à sévir contre les insulteurs. Oui, vous avez bien lu : ceux-là mêmes qui, hier encore, faisaient de l’injure leur arme de prédilection, se découvrent soudain une passion pour la bienséance et le respect des institutions. Quelle ironie !

Faut-il rappeler que la constante dans le discours du Pastef, à l’époque où il était dans l’opposition, était l’insulte et le dénigrement ? Leur leader, Ousmane Sonko, n’a pas hésité à multiplier les propos durs, voire injurieux, à l’encontre de l’ancien Président de la République, Macky Sall. Ces attaques verbales, souvent teintées de mépris, étaient alors justifiées par une prétendue quête de vérité et de justice. Et aujourd’hui, ce même parti voudrait jouer les gardiens de la morale publique ? Allons donc !

Le paradoxe ne s’arrête pas là. Ce parti semble avoir une mémoire bien sélective. Il oublie commodément que ses propres figures de proue ont contribué à banaliser l’insulte dans le débat public. Mais voilà qu’une fois au pouvoir, le Pastef découvre les vertus du respect et de la retenue. Une conversion tardive, mais ô combien révélatrice.

En réalité, cet appel au CNRA et au CORED n’est rien d’autre qu’une tentative maladroite de détourner l’attention. Car si le Pastef veut vraiment lutter contre les discours haineux, il ferait bien de commencer par balayer devant sa propre porte. L’insulte, qu’elle vienne de l’opposition ou du pouvoir, reste une insulte. Et le respect des institutions ne devrait pas être une posture opportuniste, mais un principe constant.

Aminata Guèye 
Ancienne députée 
Adjointe au maire de Saint-Louis

Pastef dénonce les dérives médiatiques et appelle à une régulation stricte de la presse

Dans un contexte marqué par une montée des tensions politiques et médiatiques au Sénégal, le Parti Pastef Les Patriotes a lancé une mise en garde contre ce qu’il considère comme des abus croissants dans l’espace médiatique. Dans un communiqué publié ce dimanche 23 mars, le parti a dénoncé avec fermeté la prolifération des injures publiques, des calomnies et des diffamations dans les médias. Il appelle ainsi les instances de régulation, notamment le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) et le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED), à intervenir de manière plus stricte pour encadrer les dérives et rétablir un climat médiatique plus serein et responsable.

Le Parti Pastef, qui se veut garant d’un débat démocratique respectueux des normes éthiques, s’inquiète de la tournure qu’a pris le discours médiatique ces derniers mois. Selon lui, certains médias, au lieu de jouer leur rôle de pilier de la démocratie en relayant une information impartiale et équilibrée, participeraient à une surenchère verbale néfaste, où la diffamation, l’injure et la calomnie prennent le pas sur l’objectivité journalistique.

Le communiqué de Pastef insiste sur le fait que la liberté d’expression et de la presse ne doit en aucun cas être un prétexte pour justifier des dérives. Le parti dénonce notamment certaines émissions de télévision et certains chroniqueurs, qu’il accuse d’utiliser leur statut pour propager des discours haineux et des attaques personnelles contre des figures politiques et des institutions publiques.

« Ces injures publiques, proférées et tolérées par le silence complice de certaines rédactions, soulèvent des interrogations légitimes sur une éventuelle connivence entre certains médias et ces chroniqueurs-insulteurs », indique le communiqué. Pastef estime que certaines rédactions, en ne condamnant pas ces pratiques, cautionnent indirectement des comportements contraires aux principes d’éthique et de déontologie du journalisme.

Le parti met également en lumière une autre problématique : l’utilisation abusive du temps d’antenne sur les médias audiovisuels, en particulier les chaînes publiques, à des fins politiques. Il accuse certaines figures médiatiques de détourner l’information pour attaquer systématiquement des personnalités politiques opposées à leurs intérêts ou ceux de leurs alliés.

Pastef dénonce ainsi un manque d’impartialité dans le traitement de l’information, avec une couverture médiatique parfois orientée qui favoriserait certains acteurs politiques au détriment d’autres. Le parti considère cette situation comme une menace pour la démocratie et la crédibilité des médias, qui devraient, selon lui, garantir un traitement équitable de l’actualité politique et institutionnelle.

S’appuyant sur l’article 10 de la Constitution du Sénégal, qui garantit la liberté d’expression et de la presse tout en posant des limites claires, Pastef rappelle que ce droit fondamental ne doit pas être confondu avec une autorisation de diffamer ou d’insulter publiquement des individus ou des institutions.

Le communiqué insiste sur le fait que l’injure, la diffamation et la calomnie sont sévèrement punies par la loi, notamment par le Code pénal et le Code de la presse. Pastef considère qu’un renforcement des mécanismes de régulation est indispensable pour protéger la réputation des individus et garantir un climat médiatique basé sur la responsabilité et le professionnalisme.

Le parti se dit prêt à « utiliser toutes les voies de droit » pour faire cesser ce qu’il qualifie d’« incivilités et grossièretés » médiatiques, estimant que leur banalisation pourrait contribuer à une radicalisation du débat public et à une perte de confiance des citoyens envers les médias.

Enfin, Pastef exhorte le CNRA et le CORED à exercer pleinement leurs prérogatives en sanctionnant toute infraction aux règles d’éthique et de déontologie journalistique. Pour le parti, ces organismes doivent se montrer plus vigilants et réactifs afin de mettre fin aux dérives verbales qui ternissent l’image des médias et menacent la stabilité sociale du pays.

Médias : le CORED se retire de la présidence de la Coordination des Associations de Presse

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) a annoncé qu’il n’assure plus la présidence de la Coordination des Associations de Presse (CAP). Cette décision marque un tournant dans la structuration du paysage médiatique sénégalais, en pleine mutation depuis les Assises nationales des médias.

Dans un communiqué publié le 1er février 2025, le CORED a précisé que toutes les correspondances destinées à la CAP devront désormais être directement adressées aux responsables de chaque association membre. Ce retrait signifie que l’organe d’autorégulation des médias ne jouera plus le rôle de représentant unique de la CAP dans les échanges avec les autorités et les partenaires.

Selon des sources internes, cette décision serait motivée par la nécessité pour le CORED de se recentrer sur ses missions essentielles : veiller au respect des règles d’éthique et de déontologie dans les médias, plutôt que d’assumer un rôle de coordination des associations de presse.

Le CORED a rappelé que sa présidence de la CAP résultait d’un contexte particulier : les préparatifs des Assises nationales des médias, initiés lors d’une rencontre tenue à Toubab Dialaw en octobre 2023.

Désigné pour assurer le secrétariat des travaux aux côtés du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS), le CORED s’était vu confier la coordination des activités de la CAP dans le cadre de ces Assises. Cette mission exceptionnelle visait à faciliter l’organisation des discussions et à garantir un dialogue efficace entre les différentes parties prenantes du secteur médiatique.

Avec ce retrait, le CORED met fin à cette mission temporaire et se recentre sur son rôle principal : garantir le respect des principes d’éthique et de déontologie dans les médias sénégalais. Cette décision pourrait également ouvrir la voie à une réorganisation de la CAP, avec la mise en place d’une nouvelle présidence plus structurée et élue selon des critères clairs.

D’ores et déjà, plusieurs acteurs du secteur de la presse appellent à une refonte de la gouvernance de la CAP afin de renforcer la représentativité des différentes associations membres et d’éviter qu’une seule entité n’en assume la responsabilité sur une trop longue période.

Plateforme d’identification des médias : Le CORED salue l’initiative et appelle à l’enregistrement

Lors du lancement officiel de la plateforme numérique d’identification des entreprises de presse, Mamadou Thior, représentant du Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (CORED), a exprimé un soutien chaleureux à ce nouveau projet. Le CORED voit dans cette initiative un pas crucial pour assainir le milieu médiatique et renforcer la professionnalisation des médias au Sénégal.

« En tant qu’autorégulateur, le CORED applaudit des deux mains le lancement de la plateforme. Elle permettra d’assainir le milieu », a déclaré Mamadou Thior. Il a toutefois souligné que l’instauration de la carte de presse, introduite il y a trois ans, reste un défi, en raison des nombreuses attaques dont elle fait l’objet.
La nouvelle plateforme vise à faciliter l’identification des médias professionnels. Selon Thior, cette initiative permettra de distinguer clairement les médias légitimes et d’améliorer la transparence dans le secteur. « Nous espérons que les médias professionnels continueront à exercer leur travail comme il se doit, tout en assainissant ce secteur. Le métier de journaliste est noble et ne doit pas être utilisé comme un tremplin pour l’auto-promotion ou comme un outil de lobbying pour obtenir des avantages », a-t-il ajouté.
Thior a également encouragé les médias à s’enregistrer sur la plateforme, soulignant que les critères d’inscription ne sont pas compliqués. Il a précisé que le code de la presse est clair en matière d’enregistrement, notamment pour les radios et télévisions, qui doivent se conformer aux exigences du régulateur, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA).
Pour la presse écrite et en ligne, Thior a mentionné que des problèmes persistent. Le code de la presse stipule que pour gérer un site de presse en ligne, il faut être un journaliste diplômé d’une école reconnue par l’État et posséder au moins dix ans d’expérience comme administrateur de site. La plateforme d’identification devrait contribuer à résoudre ces questions. Les médias étrangers doivent également se conformer à la législation en vigueur.
En résumé, le CORED considère cette nouvelle plateforme comme une avancée majeure pour la régulation des médias au Sénégal et encourage tous les acteurs du secteur à s’enregistrer afin de promouvoir un environnement médiatique plus transparent et professionnel.


F. BA

Convocation des Journalistes : Le Président du Cored sermonne ses confrères

Le président du Conseil d’observation des règles d’éthique et de déontologie (Cored), Mamadou Thior, a salué la libération des journalistes Pape Moussa Touré, directeur de publication du journal «La Tribune», et Mohamed Guèye, directeur de publication du «Quotidien». Les deux journalistes avaient été convoqués suite à leurs articles concernant l’affectation du général Souleymane Kandé à New Delhi. Thior a rappelé qu' »pour moins que ça sous le régime de Macky Sall, les journalistes étaient envoyés en prison ».

Invité de l’émission « Jury du dimanche » ce 2 juin, Mamadou Thior a souligné l’importance des précautions nécessaires dans le traitement de l’information militaire. Il a critiqué les journalistes interpellés pour ne pas avoir pris les mesures adéquates : « Il y a des précautions à prendre que ces gens n’ont pas prises. À ce niveau de responsabilité, il faut en parler avec l’expertise nécessaire. Nous ne sommes pas des experts, mais nous pouvons consulter des spécialistes. Les questions militaires, bien que non taboues, sont sensibles et il faut savoir la ligne rouge à ne pas franchir. »

Mamadou Thior a également appelé les autorités à traduire les journalistes devant le Cored plutôt que de recourir à la voie judiciaire : « Il n’y a pas plus infamant que quand ce sont vos propres pairs qui vous jugent. Un bon journaliste préférerait aller en prison plutôt que d’être pointé du doigt par le Tribunal des pairs du Cored. »

Tout en affirmant que les journalistes ne sont pas au-dessus des lois, Thior a exprimé son inquiétude quant à l’impact de l’emprisonnement des journalistes sur l’image du Sénégal : « L’emprisonnement d’un journaliste ternit l’image du Sénégal. »

Cette intervention de Mamadou Thior met en lumière les défis auxquels sont confrontés les journalistes sénégalais et l’importance d’une gestion prudente et éthique des informations sensibles, tout en prônant un recours systématique au Cored pour juger les écarts professionnels dans le secteur des médias.

Faute dans l’exercice de sa fonction: le CORED recadre Aïssatou Diop Fall

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Ethique et de Déontologie dans les médias (CORED) a élevé la voix pour recadrer la journaliste Aïssatou Diop Fall qui témoignait dans une vidéo virale de sa démarche auprès de certaines autorités pour gagner des avantages. Une pratique jugée anti conforme à sa profession. 

« Le CORED a suivi avec désolation une vidéo devenue virale, d’une émission de la chaine Youtube PublicSN TV. Dans cette vidéo Aïssatou Diop Fall, journaliste et responsable de ladite chaine avoue des pratiques aux antipodes des exigences éthiques et déontologiques de la profession. Le CORED condamne fermement les pratiques non recommandables d’Aissatou Diop Fall qui ne sont pas acceptables, ni de la part de la journaliste, encore moins de la responsable de média. Ces pratiques pas du tout honorables jettent le discrédit sur la profession, et au-delà sur les entreprises de presse et leurs acteurs de manière générale», a indiqué dans un communiqué, l’institution de veille dans le secteur des médias. A cet effet, le CORED renseigne, s’être autosaisi de l’affaire qu’il va transmettre à son Tribunal des pairs chargé d’étudier le cas de la journaliste et de prendre une décision rendue sous forme d’avis. 

Le CORED a toutefois saisi l’occasion pour faire un rappel de l’Article 19 du Code de la presse qui stipule que « Le journaliste et le technicien des médias ne doivent accepter aucun avantage, ni aucune promesse qui pourraient limiter leur indépendance professionnelle ou l’expression de leur propre opinion ». 

Dans la vidéo partagée sur les réseaux sociaux, la journaliste Aïssatou Diop Fall racontait des discussions qu’elle a entretenu avec des dignitaires du régime de Macky Sall et dont le but n’est motivé que par la satisfaction d’une doléance pécuniaire.

Faute dans l’exercice de sa fonction: le CORED recadre Aïssatou Diop Fall.

Le CORED appelle à la responsabilité des médias pour préserver la cohésion sociale

Dans un contexte marqué par la montée de discours xénophobes et stigmatisants, le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (CORED) exhorte les professionnels des médias sénégalais à faire preuve de responsabilité et de vigilance. Dans un communiqué publié lundi, le CORED rappelle l’importance pour les médias de ne pas donner de tribune à des discours susceptibles de porter atteinte à la cohésion sociale et à l’intégrité des communautés.

L’Article 18 du Code de la presse est mis en avant pour rappeler aux médias leur responsabilité en matière de diffusion d’informations. Le CORED souligne que les professionnels des médias doivent éviter de véhiculer des propos xénophobes, racistes, stigmatisants ou intolérants, qui peuvent diviser la société et alimenter les tensions.

Un cas précis est cité dans le communiqué : celui de Monsieur Tahirou Sarr du Mouvement nationaliste sénégalais, dont les discours publics sur les étrangers vivant au Sénégal et sur l’immigration ont été jugés tendancieux. Le CORED exprime son inquiétude quant à la présence médiatique croissante de cette figure, mettant en garde contre la banalisation de discours visant à désigner l’étranger comme bouc émissaire, une rhétorique dangereuse qui peut nourrir la discrimination et la haine.

Dans un pays où la diversité ethnique, culturelle et religieuse est une richesse, il est primordial que les médias jouent un rôle constructif dans la promotion du vivre ensemble et de la tolérance. Le CORED appelle ainsi les professionnels des médias à censurer tout contenu susceptible de nuire à cette harmonie sociale et à renforcer leur engagement en faveur du respect des valeurs démocratiques et des droits de l’homme.

En concluant son communiqué, le CORED réaffirme son engagement à surveiller de près toute dérive éthique ou déontologique dans les médias et à intervenir lorsque cela est nécessaire pour garantir une information équilibrée et respectueuse des principes fondamentaux de notre société.

Mise en garde du CORED contre les discours xénophobes dans les médias

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Ethique et de Déontologie dans les médias (CORED) a émis une mise en garde contre la banalisation des discours tendancieux et xénophobes dans les médias sénégalais, mettant en lumière le cas de Tahirou Sarr du Mouvement nationaliste sénégalais.

Tahirou Sarr, connu pour ses discours publics controversés sur les étrangers vivant au Sénégal et sur l’immigration, a récemment bénéficié d’une présence médiatique accrue. Cette tendance a suscité des préoccupations au sein du CORED, qui considère que la diffusion de discours de ce type peut avoir des conséquences néfastes sur la cohésion sociale et la tolérance.

Dans un communiqué officiel, le CORED a fermement condamné cette tendance, soulignant que les médias ont un rôle crucial à jouer dans la préservation du vivre ensemble et de la diversité au sein de la société sénégalaise. L’instance a rappelé aux professionnels des médias leur responsabilité de ne pas accorder de plateforme à des discours xénophobes, racistes, stigmatisants ou intolérants, conformément aux principes éthiques et déontologiques qui régissent leur profession.

L’article 18 du Code de la presse sénégalais interdit explicitement la diffusion de contenus haineux ou discriminatoires, et le CORED exhorte les médias à respecter cette disposition légale. Il met en garde contre les risques potentiels que représentent les discours de haine pour la stabilité sociale et la paix au Sénégal.

Le CORED appelle les professionnels des médias à exercer une vigilance accrue dans le traitement de l’information et à rejeter toute forme de discours ou d’images susceptibles de diviser la société ou de promouvoir la violence et l’intolérance. Cette démarche vise à protéger les valeurs fondamentales de tolérance, de respect et de solidarité qui sont au cœur du tissu social sénégalais.

Couverture médiatique de l’élection présidentielle au Sénégal : Le CORED rappelle les règles à suivre

À l’approche de l’élection présidentielle prévue ce dimanche 24 mars au Sénégal, le Conseil pour l’Observation des Règles d’éthique et de Déontologie (CORED) a émis un communiqué pour rappeler aux professionnels des médias les principes à respecter lors de la couverture de cet événement crucial pour la nation.

Dans ce communiqué, l’organe d’autorégulation exhorte les médias à faire preuve de prudence dans leur traitement de l’information, tenant compte des tensions et des violences pré-électorales observées ces derniers mois dans le pays.

Ainsi, il est recommandé aux médias d’éviter de relayer des propos incendiaires, haineux ou belliqueux, ainsi que des images ou des vidéos susceptibles d’inciter à la violence ou à la haine. Ces pratiques sont formellement interdites par l’Article 57 du Code de la presse et l’Article 10 de la Charte des journalistes du Sénégal.

La campagne électorale ayant pris fin vendredi à minuit, toute forme de propagande est désormais interdite. Le CORED souligne donc l’importance pour les journalistes d’éviter les questions ou les reportages qui pourraient favoriser la propagande, en respectant les règles établies pour assurer un scrutin libre et équitable.

Le rôle des médias étant crucial dans le processus électoral et la veille démocratique, le CORED rappelle qu’il appartient aux journalistes de relayer les informations de manière impartiale et objective, sans prendre parti ni proclamer de résultats. Leur mission consiste à informer le public avec précision et transparence, en se limitant à la présentation des chiffres officiels.

Par ailleurs, le CORED annonce la mise en place d’un dispositif de monitoring pour surveiller le travail des professionnels des médias tout au long de la journée du scrutin. Enfin, l’organe d’autorégulation lance un appel à la sérénité aux acteurs politiques, à leurs militants et sympathisants, afin de garantir une journée de vote paisible et démocratique pour tous les citoyens sénégalais.

Le CORED appelle à l’équilibre et à la véracité dans la couverture médiatique de la campagne électorale au Sénégal

À l’approche de l’élection présidentielle prévue le 25 février, le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (CORED) au Sénégal a publié un communiqué appelant les journalistes et techniciens des médias à maintenir l’équilibre et la véracité dans la couverture de la campagne électorale.

Dans son communiqué, le CORED a insisté sur l’importance de l’objectivité et de l’équilibre entre les différents candidats en lice, soulignant que le pluralisme est un fondement majeur de la démocratie. Alors que la campagne électorale s’intensifie, le CORED encourage les médias à jouer un rôle responsable en fournissant une couverture équilibrée, évitant tout favoritisme envers un candidat particulier.

Le conseil rappelle aux journalistes l’Article 19 du Code de la presse qui stipule que « Le journaliste et le technicien des médias ne doivent accepter aucun avantage, ni aucune promesse qui pourraient limiter leur indépendance professionnelle ou l’expression de leur propre opinion. » Il souligne ainsi l’importance de maintenir une indépendance professionnelle totale pour garantir une couverture impartiale de la campagne électorale.

Dans un contexte où la diversité des candidats et des opinions politiques est manifeste, le CORED souligne que tous les candidats sont d’une égale dignité. Il encourage les médias à éviter que les moyens financiers ne dictent la manière dont les activités liées à la campagne électorale sont couvertes, soulignant l’importance de la diversité journalistique pour refléter fidèlement les différentes perspectives.

Outre son appel à la responsabilité des médias, le CORED invite également les acteurs politiques et leurs partisans à maintenir une atmosphère sereine. En rappelant que le rôle des journalistes est d’informer les citoyens sur les coalitions, les candidats et leurs programmes respectifs, le CORED vise à contribuer à la formation d’une opinion éclairée parmi l’électorat sénégalais.

Le communiqué du CORED intervient dans un climat politique tendu alors que le pays se prépare pour l’élection présidentielle. L’appel à l’équilibre et à la véracité dans la couverture médiatique joue un rôle crucial pour maintenir l’intégrité du processus démocratique au Sénégal.

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