COUD : la fin des « journées sans ticket », une décision de survie face à l’hémorragie financière

Le Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) a décidé de mettre un terme aux « journées sans ticket » imposées lors des mouvements de contestation estudiantins. Une mesure de rigueur assumée par la direction, qui affirme ne plus avoir de marge de manœuvre face à une situation financière devenue critique.

Depuis plusieurs mois, la multiplication des journées de protestation au sein des campus universitaires s’accompagne d’une suspension forcée du paiement des tickets de restauration. Une pratique qui, selon le COUD, pèse lourdement sur les finances de l’institution. D’après les estimations officielles, chaque journée sans ticket occasionne des pertes comprises entre 90 et 100 millions de francs CFA, un manque à gagner que la structure n’est plus en mesure d’absorber.

Intervenant sur les ondes de la RFM, le directeur général adjoint du COUD, Khalifa Ababacar Diagne, a tenu un discours sans détour. Il a rappelé que cette décision n’est ni arbitraire ni punitive, mais dictée par une réalité comptable alarmante. Selon lui, l’accumulation des crises antérieures a fortement fragilisé la trésorerie du COUD, rendant la poursuite de la gratuité imposée tout simplement impossible. « Nous sommes conscients de la décision que nous avons prise, mais c’est une décision face à laquelle nous n’avions pas d’autre choix », a-t-il déclaré.

Au cœur de cette crise se trouve le décalage profond entre le prix payé par l’étudiant et le coût réel du service de restauration. Dans le cadre du régime social en vigueur, un étudiant débourse seulement 250 francs CFA pour trois repas par jour, soit 50 francs pour le petit-déjeuner et 100 francs pour chacun des deux autres repas. Un tarif largement subventionné, qui ne reflète en rien les coûts réels de production et de service.

En réalité, la différence entre le prix social et le coût réel est entièrement prise en charge par le COUD, qui reverse aux repreneurs des restaurants universitaires les montants correspondant aux prestations fournies. Lorsque les tickets sont supprimés lors des journées de contestation, la contribution, pourtant symbolique, des étudiants disparaît totalement. L’administration se retrouve alors seule face à une facture colossale, sans ressources suffisantes pour honorer ses engagements envers les prestataires.

Pour la direction du COUD, la poursuite de cette situation ferait courir un risque majeur au système de restauration universitaire. À terme, l’incapacité à payer les repreneurs pourrait entraîner un arrêt pur et simple du service, compromettant la continuité des repas jusqu’à la fin de l’année universitaire. C’est précisément ce scénario que la direction dit vouloir éviter en mettant fin à la gratuité forcée.

« Nous avons atteint nos limites », a conclu Khalifa Ababacar Diagne, indiquant qu’un rapport détaillé sur l’impact financier de ces journées sans ticket a déjà été transmis aux autorités de tutelle. Pour le COUD, la question ne relève plus d’un choix politique ou d’un bras de fer avec les étudiants, mais d’un impératif de survie logistique visant à préserver un service essentiel à des milliers d’apprenants.

COUD : des armes découvertes dans des chambres d’étudiants, le ministre Daouda Ngom annonce des sanctions fermes

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a tiré la sonnette d’alarme après la découverte d’armes blanches et d’objets dangereux dans certaines chambres d’étudiants au sein des résidences universitaires du Centre des Œuvres universitaires de Dakar (COUD). Les faits ont été révélés à la suite d’opérations de contrôle récemment menées par les agents de sécurité de l’établissement.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 23 janvier, le ministre Daouda Ngom a exprimé sa vive préoccupation face à la présence de tels objets dans un environnement académique. Il a rappelé avec insistance que l’université doit rester un espace dédié au savoir, à la tranquillité, à la liberté intellectuelle et à la sécurité, loin de toute forme de violence ou de menace.

Selon le ministre, l’introduction, la détention ou l’usage d’armes, qu’il s’agisse d’armes blanches ou de tout autre objet contondant, est strictement interdite dans les établissements d’enseignement supérieur. Il estime que ces pratiques constituent non seulement une violation grave des règlements universitaires, mais également un danger réel pour la sécurité des étudiants, du personnel administratif et des enseignants.

Face à cette situation jugée préoccupante, Daouda Ngom a annoncé le renforcement des mesures préventives, en étroite collaboration avec les autorités académiques et les forces de sécurité de l’État. Ces actions viendront compléter les campagnes de sensibilisation déjà engagées auprès des étudiants afin de promouvoir un climat de paix et de respect mutuel sur les campus universitaires.

Le ministre a également été clair sur les conséquences à venir. Des mesures disciplinaires et pénales seront envisagées contre toute personne dont la responsabilité sera établie dans la détention ou l’usage de ces objets prohibés. Il a précisé que la tolérance zéro sera appliquée pour préserver l’ordre et la sécurité au sein des universités publiques.

En conclusion, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a lancé un appel solennel à l’endroit de l’ensemble des étudiants, les invitant à faire preuve de responsabilité, à renoncer à toute forme de violence et à s’engager activement dans la préservation de la cohésion sociale et de la sécurité au sein des espaces universitaires.

Nouvelle journée de tensions à l’UCAD : plusieurs étudiants blessés lors des affrontements avec les forces de l’ordre

Les affrontements entre les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et les forces de l’ordre se sont poursuivis ce mardi après-midi, prolongeant les violences observées la veille sur le campus. Plusieurs étudiants ont été blessés, certains gravement, et ont dû être évacués vers différents hôpitaux de la capitale.

Selon Abdoul Aziz Guissé, membre du Collectif des amicales de l’UCAD, « de nombreux étudiants ont été blessés : certains ont reçu des tirs de gaz lacrymogène, d’autres ont été touchés par des balles à blanc. Le service médical du COUD accueille actuellement un grand nombre de blessés. Plusieurs ont été transférés à l’hôpital Principal de Dakar et dans d’autres structures sanitaires ». Un policier a également été touché au visage et pris en charge dans une structure médicale.

Ces violences interviennent dans le cadre d’un mouvement de protestation des étudiants réclamant le paiement des bourses de l’année académique 2024-2025, alors que les autorités ont déjà commencé les versements pour l’année académique 2025-2026. Les étudiants dénoncent cette situation et s’interrogent : « Comment peut-on débuter les paiements de l’année académique 2025-2026 sans avoir réglé ceux des étudiants de l’année 2024-2025 ? »

Le Collectif des amicales exige notamment la régularisation des versements pour les étudiants inscrits en Master 1 et Master 2, ainsi que pour ceux en licence 2 et 3 qui ont été omis lors des précédents paiements. Selon Abdoul Aziz Guissé, « à ce jour, aucune avancée n’a été enregistrée dans les discussions, et aucune solution concrète n’a été présentée. Les étudiants maintiennent leur mot d’ordre de grève jusqu’à satisfaction de leurs revendications ».

La situation sur le campus reste tendue et les affrontements risquent de se poursuivre tant que les autorités et les représentants étudiants ne trouveront pas de solution pour apaiser les tensions et répondre aux demandes des étudiants.

Kaolack / COUD : Le Cadre de Réflexion pour le Développement de l’Éducation au Sénégal recadre ceux qui évoquent le népotisme au sein du COUD

La nomination de Djidiack Faye, nouveau directeur des restaurants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), continue de susciter des débats. Selon certaines sources, il serait un proche du directeur général du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), Ndéné Mbodj, tandis que d’autres affirment que sa présence à ce poste ne serait que symbolique.

En réaction à ces accusations, le Cadre de Réflexion pour le Développement de l’Éducation au Sénégal a tenu une conférence de presse ce dimanche pour défendre cette nomination et répondre aux critiques.

« La nomination de Djidiack Faye n’est rien d’autre que la reconnaissance de sa compétence, de son leadership dans la gestion des biens publics et de son engagement pour l’émergence du pays. Nous verrons très bientôt des changements significatifs dans la gestion des restaurants au sein de l’UCAD. Grâce à ses compétences, les résultats escomptés seront visibles rapidement », a déclaré Chérif Moulaye Camara, porte-parole du jour du cadre.

Les étudiants, de leur côté, réclament une amélioration notable de la qualité des repas dans les restaurants universitaires. Ce problème, qui ressurgit presque chaque année, est une préoccupation majeure au sein de cette prestigieuse université.

Cependant, le porte-parole du cadre, M. Camara, reste confiant : « Avec l’arrivée de ce nouveau directeur, tous les problèmes rencontrés par les étudiants seront bientôt de vieux souvenirs. »

Il reste à voir si cette nomination marquera réellement un tournant dans la gestion des services de restauration de l’UCAD et répondra aux attentes des étudiants.

UCAD : Le Collectif des Amicales exige un report de la fermeture du campus social

Le Collectif des Amicales de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar (UCAD) a récemment publié un communiqué en réponse à une décision controversée émanant du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) concernant la fermeture imminente du campus social. Cette fermeture, prévue pour le jeudi 22 août 2024 à 18 heures, a suscité une vive réaction de la part des représentants des étudiants, qui dénoncent une mesure qu’ils jugent unilatérale, précipitée et non concertée.

Selon le Collectif des Amicales, la décision de fermer le campus social intervient à un moment particulièrement inapproprié. Actuellement, une grande partie des étudiants de l’UCAD a quitté le campus pour se rendre à Touba dans le cadre de la célébration du Grand Magal. Cet événement religieux mobilise chaque année un nombre considérable d’étudiants, en particulier ceux originaires des régions environnantes. Par ailleurs, certaines facultés, telles que la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (FASEG) et la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP), n’ont pas encore achevé leurs cours, ce qui rend la fermeture du campus d’autant plus problématique.

Le Collectif critique sévèrement la manière dont la décision a été prise, la qualifiant d’irréfléchie et d’amateurisme de la part du COUD. Le manque de concertation avec les parties prenantes, notamment les représentants des étudiants, est vivement dénoncé. Pour le Collectif, une telle décision, prise sans tenir compte du contexte actuel et sans consulter les principaux intéressés, ne peut être perçue que comme un acte unilatéral qui ignore les réalités du terrain.

Face à cette situation, le Collectif des Amicales appelle les autorités universitaires à revenir sur leur décision et à reporter la fermeture du campus social. Cette mesure permettrait aux étudiants partis pour le Magal de revenir à Dakar, de récupérer leurs affaires, et aux étudiants encore en pleine période académique de terminer sereinement leur année universitaire. Le Collectif insiste sur la nécessité d’agir dans l’intérêt des étudiants, afin de garantir leur sécurité et leur bien-être.

Malgré la gravité de la situation, le Collectif des Amicales de l’UCAD appelle au calme et à la sérénité parmi les étudiants. Il les rassure que des décisions de cette nature ne peuvent être appliquées sans consultation préalable et sans une prise en compte des conditions particulières des étudiants.

En conclusion, le Collectif réaffirme son engagement à défendre les intérêts matériels et moraux de tous les étudiants de l’UCAD, sans distinction. Il attend désormais une réponse favorable des autorités universitaires, afin que les étudiants puissent aborder la fin de leur année académique dans des conditions optimales.

COUD : La masse salariale dépasse le milliard

Après les révélations concernant les dépenses à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), c’est au tour du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) de faire l’objet d’un examen minutieux. Le quotidien « Source A » a récemment mis en lumière des préoccupations sérieuses concernant la gestion financière du COUD, en particulier sous l’angle de sa masse salariale.

Selon les informations recueillies, le Trésor public a effectué un virement impressionnant de 1 milliard 076 millions 999 mille 268 F CFA au COUD en avril dernier. Cette augmentation considérable de la masse salariale est attribuée à plusieurs facteurs.

L’un des principaux facteurs identifiés est une augmentation significative des recrutements. Le COUD a vu une prolifération de départements, chacun dirigé par un chef de département avec un rang de directeur. Cette structure a conduit à une multiplication des chefs de service et des contrôleurs.

En comparaison avec les années précédentes, où les restaurants universitaires comptaient quatre contrôleurs (deux pour le contrôle d’accès et deux pour la qualité, l’hygiène et l’environnement), la situation actuelle montre une inflation notable. Les restaurants de taille moyenne comme ceux de l’ESP, l’ENSETP et la FASTEF disposent désormais de dix contrôleurs chacun. Dans les grands restaurants tels que le Central, l’Argentin et le Self, ce nombre dépasse les vingt.

« Source A » met également en lumière des contrats particulièrement avantageux pour certains employés. Par exemple, un expert en sécurité nommé O. Diop bénéficie d’un contrat lui assurant un salaire de 800 000 F CFA par mois. En outre, plusieurs responsables syndicaux ont été nommés conseillers du Directeur du COUD, augmentant ainsi la charge salariale.

Le nouveau Directeur général, Pr Ndéné Mbodj, a la tâche ardue de redresser la situation. Il a initié un audit pour examiner de près les finances et la gestion du COUD. Cet audit, encore en cours, promet de révéler davantage de détails sur la gestion passée et les dépenses somptuaires du centre.

La situation au COUD est révélatrice des défis auxquels sont confrontées certaines institutions publiques en matière de gestion des ressources humaines et financières. L’audit en cours par la nouvelle équipe de direction sera crucial pour identifier les dysfonctionnements et proposer des solutions viables pour une gestion plus efficiente et transparente.

Le nouveau directeur du Coud met en place de nouveaux horaires de travail à l’UCAD

Dr. Ndéné Mbodj, le récemment installé directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), a pris des mesures significatives concernant les horaires de travail au sein de l’institution. Dans une circulaire publique, il a annoncé que ces mesures sont en accord avec les directives présidentielles énoncées dans une lettre adressée aux fonctionnaires et agents de l’administration le 08 avril 2024.

Conformément aux dispositions de l’article 3 du règlement intérieur du personnel, les nouveaux horaires seront en vigueur dès à présent. Du lundi au jeudi, les agents sont tenus de pointer à 08h et de travailler jusqu’à 16h30, avec une pause d’une heure entre 13h30 et 14h30. Le vendredi, la journée de travail se termine à 17h, avec une pause prolongée d’une heure et demie, de 13h00 à 14h30.

Le directeur général du Coud a également souligné l’importance de la ponctualité et de la rigueur dans le respect de ces horaires. Ainsi, une fiche journalière de pointage systématique sera mise en place dans chaque pôle de coordination et transmise au secrétariat du Chef des services administratifs pour analyse et suivi.

Cette décision vise à optimiser la productivité et l’efficacité des services du Coud, tout en garantissant une meilleure gestion du temps et des ressources humaines. Elle s’inscrit dans une démarche de modernisation et de professionnalisation de l’institution, visant à offrir un service de qualité à la communauté universitaire de Dakar.

Nouvelle direction au COUD : Monsieur Ndéné Mbodj nommé Directeur

Lors du Conseil des ministres du Jeudi 02 Mai 2024, une annonce importante a été faite concernant la direction du Centre des Œuvres universitaires de Dakar (COUD). Monsieur Ndéné Mbodj, Maître de Conférences titulaire à l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, a été nommé en tant que nouveau Directeur du COUD.

Cette nomination fait suite au départ de Monsieur Maguette Sene de ce poste. En tant que Maître de Conférences titulaire, Monsieur Mbodj apporte avec lui une vaste expérience dans le domaine de l’enseignement et de la gestion universitaire.

Le COUD joue un rôle essentiel dans la vie estudiantine à Dakar, en assurant la gestion des résidences universitaires, des restaurants universitaires et des services sociaux destinés aux étudiants. La nomination de Monsieur Ndéné Mbodj à la tête de cette institution témoigne de la volonté du gouvernement de renforcer et d’optimiser les services offerts aux étudiants.

En tant que nouveau Directeur, Monsieur Mbodj aura pour mission de poursuivre et d’améliorer les initiatives visant à garantir le bien-être et la réussite des étudiants universitaires. Il devra également veiller à assurer une gestion efficace des ressources du COUD et à répondre aux besoins croissants de la communauté estudiantine.

Cette nomination est perçue comme une opportunité de dynamiser et de moderniser davantage les services universitaires à Dakar, en offrant un environnement propice à l’épanouissement académique et personnel des étudiants. Monsieur Mbodj est appelé à diriger le COUD avec dévouement et compétence, contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité de vie et des conditions d’études des étudiants de l’Université Cheikh Anta DIOP et des autres établissements d’enseignement supérieur à Dakar.

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