Le Dakarois Quotidien N°688 – 05/03/2026
Le Dakarois Sports N°688 – 05/03/2026
🔴 COUP DUR POUR L’ATHLÉTISME SÉNÉGALAIS : LE MEETING DE DAKAR RAYÉ PAR WORLD ATHLETICS
New York, 2 juillet 2025 – Le verdict est tombé au terme d’un procès pénal très suivi et hypermédiatisé : la star du hip-hop P. Diddy, de son vrai nom Sean Combs, a été acquitté des accusations de trafic sexuel et d’association de malfaiteurs, mais reconnu coupable de transport de personnes à des fins de prostitution, mercredi, au tribunal fédéral de Manhattan.
Ce procès, qui a captivé l’opinion publique pendant plusieurs semaines, mettait en jeu des accusations lourdes : organisation de marathons sexuels avec des prostitués masculins, coercition psychologique sur plusieurs femmes, et création d’un réseau criminel baptisé « freak-offs ». Les douze jurés ont délibéré pendant trois jours avant de rendre leur verdict final ce matin.
L’acquittement pour trafic sexuel et association de malfaiteurs, deux chefs passibles de lourdes peines – notamment la prison à vie – a été accueilli avec un soulagement visible par la défense de P. Diddy. Son avocat, Marc Agnifilo, a immédiatement demandé que son client puisse être libéré sous conditions, estimant que les accusations les plus graves ayant été rejetées, une détention préventive ne se justifiait plus.
Néanmoins, la condamnation pour transport de personnes à des fins de prostitution, en violation de la loi fédérale américaine (notamment la Loi Mann), reste un délit sérieux. Le juge Arun Subramanian a salué le travail des jurés, les remerciant pour leur sens du devoir civique et annonçant qu’il statuerait ultérieurement sur la peine.
Durant le procès, les témoignages ont dressé un portrait glaçant du magnat de la musique. Deux femmes, dont la chanteuse Cassie (compagne de P. Diddy de 2007 à 2018) et une autre témoin identifiée sous le pseudonyme de “Jane”, ont accusé Combs de les avoir entraînées dans des pratiques sexuelles extrêmes, sous contrainte, et filmées à leur insu. L’accusation a évoqué un véritable système organisé, où les femmes étaient forcées à participer à ces « freak-offs », pendant que le producteur regardait, se masturbait ou filmait.
Les jurés ont eu accès à des vidéos de ces rencontres ainsi qu’à une séquence de vidéosurveillance montrant P. Diddy agressant physiquement Cassie dans un hôtel de Los Angeles, une preuve décisive pour l’accusation.
À 55 ans, P. Diddy voit son image de mogul de l’industrie musicale brutalement ternie. Fondateur de Bad Boy Records, mentor de The Notorious B.I.G., et star planétaire avec son album No Way Out, il avait aussi bâti un empire dans les affaires, notamment dans l’industrie des spiritueux. Mais depuis 2023, sa réputation s’effondre.
C’est cette année-là que Cassie dépose une plainte au civil pour viol, évoquant une décennie de comportements « violents » et « déviants ». Le dossier est rapidement classé après un accord confidentiel, mais déclenche une série de plaintes similaires menant à l’ouverture du présent procès pénal.
La procureure Maurene Comey, figure montante du parquet, a livré une plaidoirie finale percutante : « L’accusé pensait être intouchable. Mais il n’est pas Dieu. » Elle avait appelé à une condamnation sur l’ensemble des chefs d’accusation, insistant sur l’emprise psychologique et les menaces exercées par le rappeur.
La défense, de son côté, a mis en avant la complexité des relations intimes de son client, qualifiant son style de vie de « polyamoureux », et contestant le caractère criminel de ces pratiques. Les avocats ont tenté de discréditer les témoins en soulignant les contradictions et les intérêts financiers présumés.
P. Diddy, visiblement ému, avait prié en silence juste avant l’annonce du verdict. Il attend désormais la fixation de sa peine, qui pourrait aller jusqu’à 10 ans de prison selon la gravité retenue pour le chef de transport en vue de prostitution. Des observateurs évoquent également la possibilité d’une peine aménagée ou conditionnelle.