Les Éléments français au Sénégal (EFS) s’apprêtent à accompagner leurs employés sénégalais dans leur transition professionnelle après leur licenciement collectif effectif le 1er juillet 2025. En vue de faciliter leur réinsertion sur le marché du travail, plusieurs initiatives sont mises en place, dont un Forum des métiers et des ateliers d’aide à la création d’entreprises.
D’après les premières estimations, le montant total des indemnités à verser aux employés concernés s’élèverait à environ 1,5 million d’euros (982 millions de francs CFA). Ces indemnités comprennent à la fois :
• Les indemnités légales, conformément à la législation sénégalaise et à la convention collective en vigueur.
• Les indemnités complémentaires, dont le montant reste à négocier.
Le général Yves Aunis, chargé du dossier, espère finaliser ces négociations d’ici le 15 mars 2025, avec une validation officielle par l’inspecteur du travail.
Conscients des défis que représente ce licenciement collectif, les EFS mettent en place un dispositif d’accompagnement pour aider leurs anciens employés à retrouver un emploi ou à se reconvertir.
• Aide à la recherche d’emploi : Des officiers et sous-officiers se mobilisent pour assister les travailleurs dans la rédaction et la mise à jour de leur CV.
• Forum des métiers : Cet événement permettra de mettre en relation les employés licenciés et les entreprises sénégalaises évoluant dans divers secteurs comme les BTP, infrastructures, sécurité, mécanique auto, comptabilité, informatique et commerce.
• Formation à la création d’entreprises : Avant la fin du mois de mars, des formations seront dispensées afin d’aider ceux qui souhaitent monter leur propre activité.
Le général Yves Aunis a lancé un appel aux entreprises locales pour qu’elles recrutent ces travailleurs, qu’il qualifie de « professionnels et d’authentiques patriotes sénégalais ».
Ce plan d’accompagnement intervient dans un contexte de redéfinition des relations franco-sénégalaises, marqué par la volonté du président Bassirou Diomaye Faye d’acter le départ des troupes françaises avant la fin de l’année 2025, dans le cadre de sa politique de souveraineté nationale.
Avec ces mesures, les EFS espèrent atténuer l’impact de ce licenciement collectif et offrir à leurs anciens employés une transition professionnelle réussie.