Justice : Pape Djibril Fall critique l’audience entre Ousmane Sonko et l’UMS

Le député Pape Djibril Fall est monté au créneau après l’audience accordée par le Premier ministre Ousmane Sonko à l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS), une rencontre qui continue de susciter commentaires et controverses dans l’espace public.

Dans une réaction au ton particulièrement ferme, le parlementaire estime que cette démarche du syndicat des magistrats pose un problème de posture institutionnelle. Selon lui, l’UMS se serait « livrée poings et mains liés » à l’un de ses « pourfendeurs les plus virulents », en référence aux critiques antérieures du chef du gouvernement à l’endroit du corps judiciaire.

Pape Djibril Fall évoque notamment la récente sortie du Premier ministre au Maroc, jugée très sévère envers les magistrats. Il considère que l’audience accordée par l’UMS dans ce contexte traduit, à ses yeux, une attitude qui « n’impose pas le respect » et soulève des interrogations sur la défense de l’indépendance de la justice.

Le député rappelle que le chef de l’État demeure, selon lui, « la clé de voûte des institutions » et qu’il lui revient d’assurer l’équilibre institutionnel. Il estime par ailleurs que « la volonté du Premier ministre de mettre au pas la justice est manifeste », appelant à consacrer de manière définitive l’indépendance de ce qu’il qualifie de « dernier rempart ».

Dans son propos, Pape Djibril Fall interpelle également les élites intellectuelles et juridiques du pays. « Où sont les juristes ? Où sont les universitaires ? Où sont les intellectuels ? », s’interroge-t-il, dénonçant ce qu’il considère comme une « indignation à géométrie variable », qu’il assimile à « un acte de lâcheté ».

Il conclut sa déclaration par une prière pour le pays : « Qu’Allah sauve le Sénégal. »

Débat sur la 2STV : Ousseynou Ly clarifie ses propos et dément toute critique envers Ousmane Sonko

Suite à la vague de réactions provoquée par son intervention dans l’émission « Débat de Fond » sur la 2STV, Ousseynou Ly, porte-parole de la Présidence, a tenu à apporter des précisions afin de dissiper toute confusion. Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, il réfute catégoriquement l’interprétation selon laquelle il aurait critiqué Ousmane Sonko, Premier ministre et président du parti Pastef.

« J’ai simplement répondu à une question de la journaliste qui me demandait pourquoi je m’exprimais rarement sur l’actualité du parti Pastef », a-t-il expliqué. Revenant sur ses propos, Ousseynou Ly précise avoir évoqué sa position au sein du parti, affirmant qu’il est actif dans une section communale et qu’il intervient surtout dans le domaine de la communication. Selon lui, sa ligne de conduite repose sur un principe clair : éviter de régler les différends en public. « Que ce soit dans la gestion du parti ou au sein de l’État, je privilégie des canaux internes pour exprimer mes désaccords », a-t-il martelé.

Ce sont précisément ces propos – « un bon chef ne règle pas ses désaccords en public » – qui ont été largement partagés sur les réseaux sociaux, certains y voyant une critique à peine voilée d’Ousmane Sonko. Une lecture que rejette Ousseynou Ly : « C’est vrai que j’ai dit qu’un chef ne devait pas exprimer ses désaccords en public. Mais je ne parlais pas de Sonko. Il faut que cela soit clair. »

Dans son message, le porte-parole présidentiel a également tenu à réaffirmer son attachement indéfectible au leader de Pastef. « Je rappelle que Ousmane Sonko est notre leader et notre référent moral. Je lui voue un respect total », a-t-il conclu.

Cette mise au point intervient dans un climat où chaque mot prononcé par un responsable du parti est scruté à la loupe, dans un contexte marqué par des débats sur la cohésion au sommet de l’État. Par cette déclaration, Ousseynou Ly cherche à recentrer l’attention sur l’unité au sein du parti et à faire taire les spéculations autour de prétendues dissensions internes.

Conflit Israël-Iran : Cheikh Oumar Diagne critique la posture du Sénégal et appelle à la prudence

Cheikh Oumar Diagne, ancien directeur des Moyens généraux à la Présidence de la République, est monté au créneau pour fustiger la réaction officielle du Sénégal face à l’escalade militaire entre Israël et l’Iran. Selon lui, la posture adoptée par les autorités sénégalaises manque à la fois de clarté et de fermeté.

« Je ne suis pas d’accord avec la posture du Sénégal. Je l’ai dit depuis le début, le Sénégal devait ouvertement dénoncer l’attitude d’Israël, qui a clairement violé le droit international en attaquant l’Iran », a-t-il affirmé lors d’une récente sortie médiatique. Pour cet acteur politique et analyste des relations internationales, la diplomatie sénégalaise a fait preuve de frilosité là où elle aurait dû adopter une position de principe.

Depuis le déclenchement des hostilités le 13 juin dernier, le conflit entre Israël et l’Iran a pris une ampleur dramatique, faisant plusieurs centaines de morts et aggravant les tensions dans une région déjà instable. Alors que certains pays africains ont choisi une neutralité silencieuse, d’autres ont émis des condamnations fermes ou exprimé leur solidarité avec l’une des parties. Le Sénégal, quant à lui, s’est limité à un communiqué appelant à la retenue et au respect du droit international.

Cheikh Oumar Diagne, tout en condamnant l’agression israélienne, appelle néanmoins les autorités sénégalaises à éviter toute implication active dans cette crise d’envergure. « C’est un conflit de géants. Que le Sénégal reste dans son coin et se limite à dénoncer », a-t-il conseillé avec un sourire, mettant en garde contre toute velléité d’envoyer des émissaires ou de tenter une médiation diplomatique.

FDR critique sévèrement le régime Diomaye-Sonko : “Une année marquée par licenciements, arrestations et intimidations”

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) est monté au créneau pour dresser un bilan sans concession de la première année de gouvernance du duo Diomaye-Sonko. En visite auprès du khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, les membres de la délégation, composée notamment de Modou Diagne Fada, Amadou Mame Diop et Oumar Sarr, ont profité de l’audience pour exprimer leurs vives préoccupations face à ce qu’ils considèrent comme un « échec cuisant » du nouveau régime.

“Une année de régression démocratique”

Selon les membres du FDR, l’action gouvernementale au cours des douze derniers mois se résume en trois mots forts : licenciements, arrestations et intimidations. Pour eux, ces pratiques traduisent un recul des acquis démocratiques et une volonté manifeste de museler toute forme d’opposition ou de voix discordante.

Le FDR dénonce également l’absence de mesures concrètes en faveur de la jeunesse et du pouvoir d’achat des populations. À les en croire, aucune décision majeure n’a été prise pour lutter efficacement contre le chômage des jeunes ou la cherté de la vie, deux problématiques majeures au cœur des attentes des Sénégalais.

Pire encore, affirment-ils, « tout ce qui a été inauguré jusqu’à présent relève du bilan du président Macky Sall », suggérant que l’actuel gouvernement se contente de récolter les fruits d’un travail antérieur sans apporter de réelles innovations ni de réformes structurantes.

Face à ce qu’ils qualifient de gestion chaotique et répressive, les membres du FDR n’écartent pas l’idée de mobiliser les forces vives de la nation. « Nous envisageons d’organiser une riposte démocratique face à ces dérives inquiétantes », ont-ils averti, sans donner plus de détails sur la nature de cette mobilisation.

Affaire Mansour Faye : Seydi Gassama critique une interdiction de sortie du territoire sans notification préalable

L’interdiction de sortie du territoire imposée à l’ancien ministre Mansour Faye continue de susciter des réactions. Alors qu’il s’apprêtait à voyager à l’étranger, Mansour Faye a été bloqué à l’aéroport, une décision qu’il qualifie d’injustifiée, affirmant n’être visé par aucune procédure judiciaire.

Cette mesure, jugée arbitraire par certains observateurs, a été fermement critiquée par Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal. Dans une déclaration, il a dénoncé le manque de transparence et l’absence de notification préalable de la décision.

« Le ministère de l’Intérieur doit informer, par tout moyen, les personnes concernées par une mesure d’interdiction de sortie du territoire et leur notifier la décision afin qu’elles puissent exercer des recours. Le Jub Jubal Jubanti, c’est aussi rompre avec les pratiques du passé », a-t-il souligné.

Cette sortie de Seydi Gassama interpelle sur les procédures administratives mises en œuvre par les autorités, dans un contexte où le nouveau pouvoir prône la rupture et une gouvernance fondée sur l’état de droit. Pour plusieurs voix de la société civile, cette affaire illustre la nécessité d’instaurer des mécanismes transparents et respectueux des droits fondamentaux, notamment celui de circuler librement.

Me Moussa Diop critique sévèrement la gouvernance de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko

L’ancien directeur général de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop, n’a pas mâché ses mots contre la gouvernance du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une déclaration relayée par le journal L’Indépendance, l’avocat et homme politique a exprimé son inquiétude quant à la situation du pays, allant jusqu’à affirmer qu’il commence à croire « franchement » que le Sénégal est en ruine partout.

Me Moussa Diop rappelle son engagement passé contre l’ancien président Macky Sall, notamment pour le respect de la Constitution. Cet engagement lui avait coûté, selon lui, un limogeage sec et une détention de trois mois. Cependant, celui qui se présentait comme un fervent défenseur du changement semble aujourd’hui désabusé par le nouvel exécutif.

« Apparemment, nous sommes mal barrés par la tortuosité, les reniements spectaculaires, les banalités, et enfin par le défaut de boussole pour trouver la bonne direction afin de sortir le Sénégal du maxi-pétrin économique et financier », a-t-il dénoncé.

Me Diop s’interroge sur la capacité réelle du gouvernement à tenir ses promesses de rupture et de redressement du pays. Pour lui, ce concept semble aujourd’hui vidé de son sens et réduit à un simple slogan creux.

Cette sortie critique intervient alors que le gouvernement Faye-Sonko est sous pression pour répondre aux attentes économiques et sociales des Sénégalais. Alors que le régime actuel continue d’affirmer qu’il travaille sur des réformes structurelles, des voix comme celle de Me Moussa Diop s’élèvent pour remettre en question l’efficacité et la cohérence des mesures prises.

Le débat reste donc ouvert : le Sénégal est-il sur la bonne voie ou s’enfonce-t-il dans une crise plus profonde ?

Mamadou Massaly critique la gouvernance et appelle à la résistance

À quelques jours du 27 février, Mamadou Massaly, porte-parole de l’opposition et représentant de la coalition, a vivement dénoncé l’incapacité du gouvernement actuel à répondre aux attentes sociales du pays. Selon lui, le Sénégal traverse une crise de leadership, et la résistance devient l’unique recours pour préserver l’avenir du pays.

Dans un discours marqué par une ferme opposition, Massaly a dénoncé la stratégie de certains acteurs politiques, notamment Ousmane Sonko. Il a critiqué les contradictions du leader de l’opposition, qui, selon lui, insiste sur des accusations de corruption et de manipulation tout en exploitant les mêmes institutions qu’il avait auparavant rejetées.

Massaly a aussi mis en garde contre toute tentative de division ou d’instauration de la violence comme méthode de gouvernance. Il a qualifié le projet politique de Sonko de « fantôme », soulignant un manque de propositions concrètes pour répondre aux défis du pays.

À l’approche du 27 février, Massaly appelle à une mobilisation ferme pour défendre la paix et la stabilité nationale. Il a également affirmé que l’opposition resterait déterminée face à toute tentative de persécution, notamment à l’égard de Farba Ngom, une figure influente du paysage politique.

L’avenir politique du Sénégal s’annonce donc sous haute tension, avec une opposition déterminée à faire face au pouvoir en place, dans un climat marqué par des tensions croissantes.

Missions à l’étranger : Mansour Faye critique la circulaire du Premier ministre Ousmane Sonko

Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment pris un arrêté visant à encadrer les missions à l’étranger des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires. L’objectif affiché est de rationaliser les dépenses publiques et de garantir une gestion rigoureuse des fonds de l’État. Cependant, cette initiative ne fait pas l’unanimité. Mansour Faye, ancien ministre et maire de Saint-Louis, estime que ce texte n’apporte rien de nouveau et cache d’autres dérives des nouvelles autorités.

Dans un communiqué au ton acerbe, Mansour Faye dénonce ce qu’il considère comme une simple opération de communication du gouvernement. Selon lui, cette circulaire ne fait que reprendre des dispositions déjà en vigueur sous l’ère Macky Sall. Il rappelle qu’à l’époque, tout ministre en déplacement devait obligatoirement présenter son ordre de mission ainsi qu’un décret d’intérim à l’aéroport.

« Qu’est-ce qui motive un tel texte ? Un texte qui, dans le fond, n’apporte rien de nouveau », s’interroge l’ancien ministre des Transports terrestres.

Au-delà du fond du texte, Mansour Faye s’attaque aux pratiques actuelles du gouvernement en matière de gestion des ressources publiques. Selon lui, les nouvelles autorités, en place depuis seulement dix mois, font déjà preuve d’une « bamboula » aux frais du contribuable. Il cite notamment l’utilisation de l’avion présidentiel par Ousmane Sonko, une pratique qu’il considère comme inédite et non conforme aux usages diplomatiques.

« De mémoire de Sénégalais, c’est la première fois qu’on observe un Premier ministre faire du ‘Tambambalou’ avec l’aéronef de la République pour des missions que je ne parviens pas à qualifier », ironise-t-il, remettant en question la légitimité des voyages du chef du gouvernement dans la sous-région.

Mansour Faye va plus loin en estimant que la diplomatie sénégalaise est aujourd’hui en souffrance. Selon lui, les déplacements fréquents du Premier ministre, sans accompagnement officiel ni justification claire, affaiblissent la République et désacralisent les institutions.

Par ailleurs, il s’interroge sur le coût de ces voyages pour les contribuables sénégalais alors que la situation socio-économique du pays se détériore. Il pointe du doigt la hausse des prix des denrées de première nécessité et le désespoir des jeunes qui tentent d’émigrer à tout prix, parfois au péril de leur vie.

« Comme pour dire que les priorités sont vraiment ailleurs… urgentes et légitimes ! » conclut-il.

Les propos de Mansour Faye interviennent dans un contexte où le gouvernement d’Ousmane Sonko est particulièrement scruté sur sa promesse de transparence et de bonne gouvernance. Cette polémique autour des dépenses liées aux missions à l’étranger risque d’alimenter le débat sur la gestion des ressources publiques et la nécessité d’une meilleure répartition des priorités nationales.

Donald Trump critique Vladimir Poutine : “Il est en train de détruire la Russie”

Tout juste investi dans ses fonctions, Donald Trump, devenu le 47e président des États-Unis, a adressé une critique acerbe à l’encontre de son homologue russe, Vladimir Poutine. Lors de sa première allocution depuis le Bureau ovale, M. Trump a jugé que le refus de M. Poutine de sceller un accord de paix avec l’Ukraine nuisait gravement à la Russie.

« Le président ukrainien Volodymyr Zelensky veut passer un accord. Je ne sais pas si Poutine le souhaite, peut-être pas. Mais il devrait le faire. Je crois qu’il est en train de détruire la Russie en ne scellant pas un règlement », a-t-il déclaré devant un parterre de journalistes.

Cette déclaration a été faite en marge de la signature de plusieurs décrets présidentiels, marquant le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Si son investiture lundi a suscité des réactions variées à travers le monde, ses premiers mots à l’égard de la Russie laissent entrevoir une position plus dure sur le dossier ukrainien.

M. Trump a souligné l’urgence d’un règlement pacifique du conflit en Ukraine, qui dure depuis 2014 et a causé des milliers de morts. Selon lui, un accord de paix serait bénéfique non seulement pour Kiev, mais aussi pour Moscou, qui subit depuis des années les conséquences des sanctions internationales et l’isolement diplomatique.

La posture de Donald Trump vis-à-vis de Vladimir Poutine intrigue. Lors de son premier mandat, l’ancien président avait été accusé par ses opposants de faire preuve de complaisance envers le Kremlin. Ce revirement apparent pourrait signaler une volonté de redéfinir les relations américano-russes sous un prisme différent.

Les analystes politiques sont toutefois partagés sur l’efficacité de cette approche. « Trump semble vouloir s’imposer comme un médiateur, mais son discours risque de braquer davantage Vladimir Poutine », estime James Mitchell, spécialiste des relations internationales.

Le conflit ukrainien reste l’un des dossiers les plus épineux de la scène internationale. Depuis l’invasion de la Crimée en 2014 et le déclenchement des hostilités dans le Donbass, les négociations de paix n’ont jamais abouti à un accord durable.

Volodymyr Zelensky, élu en 2019 sur une promesse de paix, continue de plaider pour une résolution rapide du conflit. Ses efforts se heurtent cependant à la réticence de Moscou, qui exige des garanties sur l’autonomie des régions séparatistes.

En plaçant la question ukrainienne au centre de ses priorités, Donald Trump amorce un mandat où la politique étrangère promet d’être au cœur des débats. Si ses déclarations sur Vladimir Poutine marquent un ton différent, il reste à voir comment cette rhétorique se traduira en actions concrètes.

Sébikotane : Le mouvement SEBI LA DEUK critique sévèrement le bilan à mi-parcours du maire Alioune Pouye

Dans un communiqué transmis ce lundi 13 janvier 2025, le mouvement citoyen SEBI LA DEUK a exprimé de vives critiques à l’encontre du bilan à mi-mandat (2022-2024) présenté par l’équipe municipale de Sébikotane, dirigée par le maire Alioune Pouye. Pour les membres du mouvement, ce rapport, qu’ils jugent imprécis et peu transparent, ressemble davantage à une opération de communication qu’à un document technique détaillant la gestion municipale.

Le mouvement SEBI LA DEUK reproche au rapport un manque de données chiffrées claires, notamment sur les coûts, les délais d’exécution et les sources de financement des projets annoncés. Cette absence d’informations précises empêcherait les citoyens de mesurer réellement l’état de la gestion municipale. « Ce rapport n’est qu’une vitrine politique, sans substance concrète », déplore le mouvement.

L’un des points les plus controversés concerne la démolition d’un poste de santé sans qu’une alternative fonctionnelle n’ait été mise en place dans l’immédiat. Cette décision, selon SEBI LA DEUK, a gravement affecté l’accès aux soins pour les habitants. Par ailleurs, des retards dans l’exécution d’autres projets liés à la santé ont été signalés, sans explications suffisantes.

Le communiqué s’interroge également sur l’état des infrastructures éducatives, qui semblent inadaptées à la croissance démographique de la commune. Aucune information détaillée sur les projets en cours ou futurs n’a été fournie dans le bilan.

En ce qui concerne les programmes de formation et d’emploi pour les jeunes, le mouvement déplore l’absence de statistiques sur les bénéficiaires et les résultats. « Les annonces manquent de clarté et laissent planer le doute sur leur efficacité », souligne SEBI LA DEUK.

La question du logement étudiant est également au cœur des préoccupations. Le mouvement pointe un manque de transparence dans les mécanismes d’attribution des aides annoncées par la mairie.

Les infrastructures sportives et récréatives, promises depuis plusieurs années, peinent à se matérialiser. Là encore, le manque de détails sur les réalisations ou les projets en cours est dénoncé.

Sur le plan environnemental, le mouvement fustige une gestion qu’il juge « non durable », notamment en matière de développement urbain. Certains projets ne respecteraient pas les normes environnementales en vigueur, ce qui pourrait avoir des conséquences à long terme pour la commune.

En outre, SEBI LA DEUK critique l’absence de transparence financière. Le rapport ne fournit aucune information sur le recouvrement des fonds, ni sur l’allocation et la dépense des budgets municipaux.

Face à ce qu’il qualifie de gestion « opaque et insuffisante », SEBI LA DEUK appelle à une gouvernance plus responsable et transparente. Le mouvement exhorte le maire Alioune Pouye et son équipe à placer l’intérêt des citoyens au cœur de leurs priorités.

Neuf mois de gouvernance : le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko sous le feu des critiques

Après seulement neuf mois à la tête du Sénégal, le régime du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko est déjà sous le feu des critiques. Parmi les voix les plus acerbes, celle de Me Moussa Diop, ancien allié politique au sein de la coalition Yewwi Askan Wi, s’est fait entendre dans une interview accordée au journal L’Exclusif.

L’avocat n’a pas mâché ses mots, dénonçant ce qu’il considère comme une gouvernance inefficace et une mauvaise gestion des affaires publiques. Il s’est particulièrement attaqué au Premier ministre Ousmane Sonko, accusé d’arrogance et de manque d’efficacité. « Si le Premier ministre pense que je peux lui poser problème, c’est son problème. S’il veut des moutons, moi, je ne suis pas un mouton. Il n’est pas plus travailleur que moi », a-t-il déclaré avec véhémence.

Depuis leur arrivée au pouvoir, Bassirou Diomaye Diakhar Faye et Ousmane Sonko font face à des attentes colossales, surtout de la part des partisans de Yewwi Askan Wi qui avaient placé de grands espoirs en eux. Cependant, pour leurs détracteurs, le bilan à ce stade est quasiment inexistant.

Les critiques pointent du doigt un manque de réalisations concrètes et des promesses électorales qui tardent à se matérialiser. Des secteurs clés comme l’éducation, la santé et l’emploi continuent de stagner, malgré les attentes d’un « renouveau » prôné par le régime.

Cependant, leurs partisans appellent à la patience, soulignant que neuf mois sont insuffisants pour juger une gouvernance, surtout dans un contexte marqué par des défis économiques et sociaux majeurs.

Les déclarations de Me Moussa Diop révèlent aussi des tensions internes au sein de la coalition Yewwi Askan Wi, autrefois unie autour d’un projet commun. Les divergences d’opinions et les frustrations personnelles semblent aujourd’hui miner cette alliance, au grand dam de leurs électeurs.

D’un autre côté, des observateurs notent que la communication du régime reste maladroite, alimentant une perception négative de leurs efforts. Le gouvernement semble avoir du mal à convaincre les Sénégalais de sa vision et de sa capacité à tenir ses engagements.

Malgré ces débuts difficiles, le président et son Premier ministre disposent encore de quatre années pour redresser la barre et répondre aux attentes des citoyens. Pour cela, des réformes ambitieuses et des actions concrètes seront nécessaires pour dissiper les critiques et restaurer la confiance.

La route sera cependant semée d’embûches. Entre pressions internes, critiques de l’opposition et attentes populaires, le régime devra faire preuve de détermination et d’efficacité pour marquer son passage à la tête du Sénégal. L’avenir nous dira si Bassirou Diomaye Diakhar Faye et Ousmane Sonko parviendront à inverser la tendance ou si les critiques de figures comme Me Moussa Diop marqueront le début d’un rejet plus large.

Co-construction et gestion d’État : Le leader du mouvement « Demain, c’est maintenant » critique Ousmane Sonko

Dans une sortie remarquée ce lundi, le leader du mouvement « Demain, c’est maintenant » (DCM) a adressé de vives critiques au Premier ministre Ousmane Sonko, soulignant que « gouverner ne se fait pas pour les réseaux sociaux ». Cette déclaration intervient au lendemain d’une adresse du chef du gouvernement, motivée par une vague de critiques visant la nomination d’Awa Bokar Ly à un poste stratégique.

Sur la plateforme X, le leader de DCM a dénoncé ce qu’il considère comme une propension des autorités de l’État à répondre systématiquement aux critiques formulées sur les réseaux sociaux. « Le problème, a-t-il écrit, n’est pas tant les injonctions des militants de Pastef via les réseaux sociaux, mais plutôt la tendance des autorités à vouloir constamment justifier les décisions du président de la République dès qu’il y a une vague de contestation. On ne gouverne pas pour les réseaux sociaux. »

Face à ce climat de polarisation, le leader de DCM propose une solution qu’il qualifie de durable : la co-construction. Selon lui, cette démarche est le seul moyen de dépasser les clivages politiques et sociaux et de créer une gouvernance inclusive. « La co-construction, a-t-il insisté, permet d’impliquer tous les citoyens, sans distinction de race, d’ethnie, de région ou de parti, dans la prise de décision. »

Cette approche, selon le chef de file de DCM, permettrait de bâtir un État solide et résilient, à l’abri des pressions immédiates et superficielles des réseaux sociaux.

Dans la foulée, Mamoudou Ibra Kane, autre acteur influent dans le débat public, a plaidé pour une réforme de la régulation médiatique. Selon lui, le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) devrait céder la place à une nouvelle instance, la Haute Autorité de Régulation de la Communication Audiovisuelle (HARCA), en conformité avec les dispositions du Code de la presse.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions politiques et sociales croissantes, où les réseaux sociaux jouent un rôle prépondérant dans l’influence de l’opinion publique et dans la contestation des décisions gouvernementales.

La sortie du Premier ministre Ousmane Sonko visait à calmer les critiques concernant la nomination d’Awa Bokar Ly, mais elle semble avoir relancé le débat sur les défis d’une gouvernance sous pression. Entre les exigences des militants et les attentes d’une population en quête de résultats concrets, le gouvernement devra trouver un équilibre.

Le leader de DCM, en prônant la co-construction, invite à une réflexion de fond sur les mécanismes de prise de décision. Cette approche pourrait, selon lui, réconcilier les citoyens avec leurs dirigeants et poser les bases d’une gouvernance plus apaisée et inclusive.

Alors que le débat fait rage, les propositions de réforme et de dialogue émergent comme des pistes à explorer pour sortir du cercle vicieux des crises et des contestations. Le chemin vers une gouvernance durable semble toutefois encore semé d’embûches.

Aïssata Tall Sall critique la Loi de Finances Rectificative : « Une LFR illégale et incohérente »

Lors de l’examen de la Loi de Finances Rectificative (LFR) par l’Assemblée nationale, la présidente du groupe parlementaire Takku Takku Wallu, Me Aïssata Tall Sall, n’a pas mâché ses mots pour exprimer son désaccord. Elle a dénoncé une loi qu’elle juge « illégale » et en décalage avec les réalités économiques et les attentes du peuple sénégalais.

Dans une déclaration marquée par son ton incisif, Me Tall Sall a mis en lumière ce qu’elle considère comme une mauvaise gestion des priorités dans la répartition budgétaire. « Pourquoi, quand vous me demandez de serrer la ceinture, vous demandez des dépenses qui sont des dépenses de fonctionnement ? » s’est-elle insurgée. Selon elle, ces dépenses, qualifiées de « dépenses de prestige », n’apportent rien de concret pour améliorer le quotidien des Sénégalais.

Elle précise que ces dépenses concernent principalement le confort des institutions et des responsables : « C’est le bureau, c’est le matériel, c’est tout ce qui vous rend heureux », a-t-elle déclaré, visiblement exaspérée.

La députée a également critiqué le timing de la présentation de cette LFR. En place depuis neuf mois, elle s’interroge sur les raisons pour lesquelles ce projet n’a été soumis que maintenant, en plein exercice budgétaire. « Une loi de finances n’est pas avant l’exercice, elle n’est pas à la fin de l’exercice, elle est pendant l’exercice. Pourquoi attendre si longtemps ? », a-t-elle demandé au ministre des Finances.

Aïssata Tall Sall a par ailleurs pointé du doigt des contradictions dans les prévisions budgétaires du gouvernement. « Vous nous dites que le déficit sera à 3% d’ici 2027, mais dans le projet Sénégal 2050, il est indiqué que ce même déficit sera réduit à 3% dès l’année prochaine. Qui devons-nous croire ? », a-t-elle lancé, soulevant des doutes sur la crédibilité des chiffres avancés par le ministère des Finances.

Ces critiques s’inscrivent dans un contexte où la LFR est perçue comme un outil pour ajuster les finances publiques face aux nouvelles contraintes économiques. Cependant, pour Me Tall Sall, ce projet semble davantage orienté vers le confort des décideurs que vers une véritable relance économique. Elle appelle ainsi à plus de transparence et à une meilleure prise en compte des besoins réels des citoyens.

Campagne de commercialisation de l’arachide à Kaolack : Sidy Ba critique le prix de 305 FCFA/kg

Le prix plancher de 305 FCFA fixé pour le kilogramme d’arachide lors de la campagne actuelle ne satisfait pas les attentes des producteurs. Sidy Ba, secrétaire général du Cadre de concertation des producteurs agricoles (CCPA), a exprimé leur déception face à cette décision.

« Nous attendions une augmentation significative. Cette hausse est imperceptible. L’an dernier, le prix plancher était fixé à 280 FCFA. Ajouter 25 FCFA et affirmer que c’est un record, c’est insuffisant et bien en deçà de nos attentes », a-t-il déclaré.

Selon Sidy Ba, à la fin de la campagne précédente, le prix du kilogramme d’arachide oscillait entre 350 et 375 FCFA. « Avant la fin de l’année dernière, il atteignait même 375 FCFA. Nous espérions qu’avec ce nouveau régime, les paysans sortiraient de la précarité. Compte tenu des défis de l’hivernage et de la faible production cette année, nous attendions un prix de 500 FCFA/kg. Fixer ce prix à 305 FCFA revient à proposer moins que les tarifs de la fin de la dernière campagne », a-t-il déploré.

Le secrétaire général du CCPA a également pointé du doigt l’augmentation des coûts annexes : carburant, sacs, main-d’œuvre. « Charger un camion revient désormais à 3 000 FCFA par tonne, alors qu’autrefois, c’était 700 FCFA, sans compter le coût de transport entre l’usine et les points de chargement », a-t-il ajouté.

Sidy Ba exhorte l’État à protéger les producteurs contre les huiliers, affirmant que les laisser fixer librement les prix risquerait de précariser davantage les agriculteurs. « Si le pouvoir les laisse faire, ils vont étrangler les producteurs. Déjà, certaines organisations de producteurs ont fait faillite à cause des abattements et des contraintes imposées par le circuit de commercialisation », a-t-il averti.

Sidathe Thioune critique Babacar Fall : tensions au sein du groupe Futur Média

Sidathe Thioune, animateur suspendu de la RFM, a de nouveau pris la parole pour critiquer un journaliste de son propre groupe, Babacar Fall. Ce dernier avait récemment évoqué les difficultés financières auxquelles fait face le Groupe Futur Média (GFM) lors de l’émission RFM Matin. Une intervention qui n’a visiblement pas plu à Sidathe Thioune, connu pour ses sorties médiatiques tranchées.

Babacar Fall, dans son émission, avait invité Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de la presse du Sénégal (CDEPS), pour discuter des multiples problèmes financiers rencontrés par les entreprises de presse. Ces difficultés, aggravées par la dette fiscale des médias, le gel des comptes bancaires et l’annulation des contrats publicitaires, ont mené à la fermeture récente de deux médias : Stade et Sunu Lamb.

Le journaliste avait également dénoncé les retards de paiement des salaires à GFM et critiqué le rôle du régime actuel dans cette crise. Cependant, ses propos, incluant une pique adressée au Pastef, parti dirigé par Ousmane Sonko, ont suscité des réactions mitigées.

Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, Sidathe Thioune s’est fermement opposé aux déclarations de Babacar Fall. Il lui reproche son insistance à attaquer le Parti Pastef au lieu de se concentrer sur les véritables causes des difficultés financières de GFM. Selon Thioune, ces sorties publiques risquent d’aggraver les tensions internes et de nuire davantage à l’image du groupe.

L’animateur a également interpellé directement Youssou Ndour, propriétaire de GFM, pour lui demander de « remettre de l’ordre » dans sa structure. Ce message, bien que subtil, semble révéler un malaise grandissant au sein du groupe.

La situation de GFM reflète une crise plus large au sein des médias sénégalais, qui peinent à survivre face aux pressions fiscales et économiques. Cependant, les tensions internes et les dissensions publiques, comme celles entre Sidathe Thioune et Babacar Fall, risquent de détourner l’attention des véritables problèmes.

Pour le moment, Youssou Ndour n’a pas encore réagi à cette controverse, laissant la question en suspens : quelles mesures seront prises pour apaiser les tensions et redresser la situation au sein du groupe ?

Cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontés les médias sénégalais, à la fois sur le plan économique et institutionnel. Dans un contexte où la presse joue un rôle clé pour la démocratie, il est crucial que les acteurs du secteur trouvent des solutions pour éviter de nouvelles fermetures ou conflits internes.

Zahra Iyane Thiam critique les félicitations présidentielles adressées à Ousmane Sonko : un précédent controversé

Dans une déclaration publiée sur la plateforme X, Zahra Iyane Thiam, proche de l’ancien Premier ministre Amadou Ba, a vivement critiqué l’attitude du président Bassirou Diomaye Faye suite à ses félicitations adressées au leader de Pastef, Ousmane Sonko. Ces félicitations, exprimées lors du Conseil des ministres, marquent selon elle une rupture avec la tradition républicaine du Sénégal.

Lors des dernières élections législatives, bien que le camp présidentiel soit sorti largement victorieux, le chef de l’État a tenu à saluer la performance d’Ousmane Sonko. Cette initiative a été perçue par Zahra Iyane Thiam comme une preuve d’inélégance et de parti pris. « Jamais, dans notre histoire politique, un parti politique n’a été félicité en Conseil des ministres après une élection », a-t-elle dénoncé dans son message.

Selon elle, si le président avait à cœur de commenter les résultats, il aurait été plus juste de féliciter l’ensemble des listes participantes, surtout dans un contexte où la majorité des candidats avaient eux-mêmes reconnu la victoire du pouvoir en place par courtoisie républicaine.

Cette prise de position relance le débat sur le rôle et l’impartialité du président de la République dans le paysage politique sénégalais. Zahra Iyane Thiam souligne que les institutions devraient se garder de favoriser une partie au détriment des autres, notamment dans un contexte de polarisation politique croissante.

En félicitant un adversaire politique comme Ousmane Sonko, le président Bassirou Diomaye Faye semble vouloir envoyer un message d’ouverture. Cependant, cette démarche est interprétée par certains, comme Zahra Iyane Thiam, comme une manière de brouiller les lignes entre le rôle présidentiel et l’engagement partisan.

Alors que les réactions continuent de fuser, cette controverse met en lumière les tensions persistantes entre les différents camps politiques et souligne l’importance de maintenir une stricte neutralité institutionnelle pour préserver la confiance des citoyens dans le processus démocratique.

Karang : Amadou Ba de la coalition Jamm ak Njarin critique le régime de Diomaye Faye pour son manque d’action

En campagne électorale dans la ville de Karang, le tête de liste de la coalition Jamm ak Njarin, Amadou Ba, a vivement critiqué le régime actuel du Président Diomaye Faye, l’accusant de ne pas tenir ses promesses de changement. Selon Ba, le gouvernement en place se limite à de simples discours sans véritable action concrète.

« Il nous avait promis un changement en 2 mois… Ça fait maintenant 7 mois qu’ils ne font que parler », a déclaré Amadou Ba devant une foule de partisans. Dans un ton résolument offensif, il a lancé : « Boulen dioumat thi sen tannef Jorna Niou Guiss Changement », appelant ainsi les citoyens à ne plus se laisser distraire par les paroles du pouvoir en place, et à exiger des actions tangibles.

Ce n’est pas la première fois qu’Amadou Ba s’attaque au régime de Faye, qu’il accuse de détourner les attentes populaires pour se concentrer sur des discours sans véritable impact. Pour Ba, ce décalage entre les promesses de campagne et la réalité sur le terrain est devenu le signe révélateur d’un pouvoir inefficace.

Cette déclaration résonne comme un appel aux électeurs de Karang et au-delà à soutenir un véritable changement incarné par la coalition Jamm ak Njarin. Amadou Ba espère mobiliser les électeurs autour de cette critique d’un pouvoir qu’il décrit comme déconnecté des besoins réels du peuple.

Macky Sall rompt le silence et critique la nouvelle ère politique

L’ancien président défend son bilan et annonce sa candidature aux élections législatives pour contrer la gouvernance du duo Diomaye-Sonko.

Dans sa lettre, Macky Sall critique l’actuel régime et avertit les citoyens sénégalais. 

Avant tout propos, je tiens à renouveler ma solidarité et ma compassion à nos concitoyens victimes des inondations. 

Alors que la campagne électorale pour les législatives du 17 novembre bat son plein, j’ai souhaité m’adresser à vous pour vous entretenir des raisons qui m’ont déterminé à accepter de diriger la liste de la coalition Takku Wallu Sénégal.

En avril dernier, après votre choix souverain du 24 mars, et fidèle à notre tradition de démocratie majeure et apaisée, j’ai assuré la transmission ordonnée et pacifique du pouvoir. 

Dans le même esprit, par courtoisie républicaine, je me suis imposé un temps de recul et de réserve pour permettre à mon successeur et à son gouvernement de commencer en toute sérénité l’exercice de leur mandat. 

Avec le soutien d’hommes et de femmes de valeurs, dévoués et compétents, j’ai laissé un pays résolument installé sur la trajectoire de l’émergence, avec une des rares économies au monde à afficher un taux de croissance positif après l’impact ravageur de la COVID-19, et malgré les effets collatéraux d’une guerre majeure. 

J’ai laissé un pays apaisé, avec une loi d’amnistie adoptée dans un esprit de pardon et de réconciliation nationale après trois années de violences destructrices.

J’ai lassé un pays dont la parole compte au plan international ,un pays écouté et respecté par ses partenaires bilatéraux et multilatéraux. J’ai laissé un pays dont la gouvernance publique et la sécurité juridique inspirent la confiance propice à l’investissement qui génère la croissance et l’emploi. 

J’ai laissé un pays dont la fonction publique, toutes catégories confondues, a été renforcée en effectifs et revalorisée en traitement.

J’ai laissé un pays avec des infrastructures structurantes, indispensables au développement économique et social : des routes, des autoroutes, des ponts et pistes de désenclavement, le TER, le BRT, des centrales électriques, des  aéroports modernes, le plus grand investissement privé de l’histoire de notre pays avec le chantier du port du futur à Ndayane, un projet de dessalement d’eau mer en partenariat public-privé, de nouvelles universités, des hôpitaux clefs en mains, des infrastructures sportives de dernière génération et un projet finalisé de conquête de l’espace qui a abouti au lancement du premier satellite de notre pays.

J’ai laissé un pays avec des instruments d’inclusion économique et de justice sociale opérationnels, notamment la DER/FJ, le 3FPT, le programme Xëyu ndaw yi, les Bourses de sécurité familiale et la Couverture maladie universelle. 

Huit mois après, hélas, nous constatons tous avec regret que ces acquis sont gravement menacés : l’économie est en berne, comme en témoignent la situation catastrophique de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de l’artisanat, du petit commerce qui occupe des millions de compatriotes, et celle du BTP avec des milliers d’ouvriers au chômage et autant d’activités connexes qui sont à l’arrêt.

Huit mois après, et deux fois en l’espace de quelques semaines, la note souveraine de notre pays a été dégradée par deux agences d’évaluation, suite à des affirmations intempestives, calomnieuses et sans fondement, dont la dernière, encore plus grotesque, qui porte sur un prétendu compte bancaire aux mille milliards de fcfa a été vite démentie par des professionnels de la banque et n’a pu tromper personne. Au même moment, les scandales présumés de l’ONAS et de l’ASER tardent à être élucidés. 

Voilà ce qui n’inspire la confiance d’aucun bailleur, ni investisseur. Voilà ce qui va assombrir davantage les perspectives de l’économie nationale, mettre en péril des entreprises et des emplois, aggraver le chômage des jeunes, et tuer à petit feu le secteur privé, formel et informel. 

Aujourd’hui, mes chers compatriotes, le reniement, le populisme, les contre-vérités et la manipulation tiennent lieu de mode de gouvernance, comme hier ils avaient servi de promesses électoralistes. 

Aujourd’hui, le temps de la parole stérile a remplacé le temps de l’action utile aux populations, au moment où des urgences sont partout signalées, et des compatriotes victimes des inondations appellent  désespérément au secours.

Aujourd’hui, celui qui vous avait dit qu’il n’a pas besoin d’état de grâce pour régler immédiatement tous vos problèmes vous demande de patienter, en vous disant droit dans les yeux que même un mandat ne suffirait pas pour diminuer le coût de la vie et résoudre vos difficultés. 

Aujourd’hui, celui qui vous avait promis le paradis sur terre peine à payer les bourses des étudiants et celles de la sécurité familiale. 

Aujourd’hui, celui qui vous avait dit qu’il ne faut pas donner au pouvoir exécutif la majorité à l’assemblée nationale vous réclame une majorité écrasante. 

Aujourd’hui, celui qui vous avait promis son PROJET comme solution miracle à tous vos maux s’est finalement résigné à une mauvaise copie du Plan Sénégal Emergent ; une copie sans cohérence ni ambition, qui fait reculer notre objectif  d’émergence de 2035 à 2050. Bref, les VARS se suivent, innombrables, révélant au grand jour les limites  d’une gouvernance incohérente, tatillonne et calamiteuse. 

Faut-il encore croire à de nouveaux engagements et de nouvelles promesses sans lendemain ? Assurément non.

Et notre pays ne va pas mieux sur le plan institutionnel. L’Assemblée nationale a été dissoute dans un jeu de cache-cache indigne de l’Etat et de la République, alors même qu’elle était régulièrement convoquée en session extraordinaire et que la Déclaration de politique générale du premier Ministre était inscrite en bonne et due forme à son ordre du jour. 

Ce triste épisode confirme le dysfonctionnement de nos institutions, engluées dans une grave inversion des rôles entre le premier Ministre et le Chef de l’Etat, dont la remise en cause publique des décisions par des exécutants en est  un exemple patent.   

Je n’oublie pas les règlements de compte infligés à des agents de l’Etat, les arrestations et sanctions arbitraires, les violences et menaces contre des opposants et toute voix discordante, les vaines tentatives de musellement de la presse, ainsi que les attaques répétées et impunies contre nos communautés religieuses

Je vous le dis avec gravité mes chers compatriotes : autant de dérives et de dérapages en si peu de temps n’augurent rien de bon. Liy raam ci ñak bi la jëm. Le populisme et l’autoritarisme mènent directement à la dictature, à la destruction des fondements de notre démocratie, de notre économie et de notre vivre ensemble dans la paix, la liberté et la cohésion nationale ; autant d’idéaux et de valeurs que nous chérissons, et qui fondent notre héritage commun. 

Ces idéaux et valeurs qui nous rassemblent, nous ne pouvons les laisser dépérir, parce que c’est un héritage reçu des anciens, un héritage qui nous sert de viatique sur le chemin qui nous réunit, et un héritage que nous devons  transmettre aux générations futures. 

Devant ce tableau sombre, j’aurais pu ne pas agir, rester dans le confort de ma réserve et garder la distance par rapport aux affaires nationales. Ce serait fuir mes responsabilités de citoyen suffisamment averti des affaires de l’Etat, de la République et de la Nation, à l’épreuve du pouvoir. 

Voilà, mes chers compatriotes ce qui a justifié ma décision d’accepter de diriger la grande coalition Takku  Wallu Sénégal, avec des hommes et des femmes d’expérience, non pour un quelconque positionnement politique, mais pour créer les conditions d’un sursaut citoyen d’envergure qui transcende les clivages partisans, afin de nous mobiliser tous pour enrayer les dangers qui s’accumulent sur notre pays et engager les redressements nécessaires. 

Sur cette base, si vous lui accordez votre confiance le 17 novembre, la coalition Takku Wallu Sénégal prend les engagements suivants : 

➢ Premièrement, la restauration du fonctionnement régulier des Institution de la République et de la stabilité nationale par la mise en place d’un Gouvernement d’Union, de Stabilité et de Réconciliation nationales qui travaillera en bonne intelligence avec le Président de la République dans l’intérêt supérieur de la nation ; 

➢ Deuxièmement, la convocation, dans les trois mois qui suivent, des Assises de la Réconciliation et de la stabilité nationales associant toutes les forces vives de la nation ; 

➢ Troisièmement, un Programme d’urgence en faveur des impactés des inondations ;

➢ Quatrièmement, un Programme d’urgence pour la formation professionnelle, l’entreprenariat et l’emploi des jeunes, la lutte contre l’émigration clandestine, et l’institution d’un mécanisme de soutien aux jeunes diplômés de l’enseignement supérieur en attendant leur insertion ; 

➢ Cinquièmement, un Programme de rationalisation des Institutions et de réduction du train de vie de l’Etat et du Secteur parapublic ; 

➢ Sixièmement, la réduction du coût de la vie par la maîtrise de l’inflation des prix des denrées de première nécessité ; 

➢ Septièmement, l’accélération de la mise en œuvre des programmes, projets et réformes phares du PSE et la reprise de tous les chantiers à l’arrêt. 

Toutes ces mesures sont à notre portée. Et la coalition TakkuWallu Sénégal dont toutes les composantes sont habituées à la gestion des affaires publiques, est suffisamment préparée à leur mise en œuvre immédiate. 

Ce faisant, nous restons convaincus qu’en démocratie ce qui doit prédominer, c’est le débat d’idées, c’est la force des arguments, c’est la cohérence et la faisabilité des propositions.Ce qui doit être exclu, c’est la violence, c’est la haine, c’est le bellicisme, c’est la calomnie outrancière. C’est l’occasion pour moi de saluer avec respect et affection notre doyen, le Président Abdoulaye Wade, et lui rendre un vibrant hommage pour avoir encouragé et soutenu notre coalition. 

De même, je salue et remercie l’ensemble des leaders de partis et mouvements de notre coalition, et de l’inter coalition avec qui nous partageons la volonté de rétablir les équilibres de nos Institutions, aider à faire redémarrer notre économie, redonner espoir à notre jeunesse, travailler à la réduction du coût de la vie, et revitaliser les mécanismes d’inclusion économique et de justice sociale. 

Après toutes ces années de tensions inutiles et de violences, le souhait ardent que je partage avec nos alliés, c’est qu’au sortir de l’échéance décisive du 17 novembre, notre pays entre dans un nouveau cycle de démocratie apaisée, de compromis dynamique et de dialogue serein entre les Institutions. 

C’est ainsi que nous pourrons  construire ensemble le Sénégal de nos rêves, un Sénégal réconcilié avec lui-même, pour continuer sa marche résolue vers le progrès, dans la paix et la cohésion nationale. C’est à cela que je vous convie, mes chers compatriotes. 

Thierno Bocoum critique les transhumances politiques à Kolda et appelle à un vote pour Samm sa Kaddu

Le débat sur la transhumance politique continue de susciter de vives réactions au Sénégal, particulièrement à Kolda, où le phénomène a alimenté les discussions ces dernières semaines. Ce vendredi, Thierno Bocoum, membre éminent de Samm sa Kaddu, a pris la parole dans la capitale du Fouladou pour dénoncer l’attitude de certains leaders politiques locaux.

Lors d’une intervention en marge de la caravane organisée par la coalition, Thierno Bocoum a pointé du doigt ces responsables politiques qui, selon lui, ont délaissé les préoccupations des habitants pour rallier le parti au pouvoir, en quête d’intérêts personnels. « Certains leaders ont laissé les préoccupations de la population de Kolda pour transhumer. Mais ceux qui ont les mains propres continuent de se battre contre l’injustice. Mais ils partent seuls, aucun Koldois ne les a suivis », a-t-il déclaré avec fermeté.

Cette déclaration intervient dans un contexte où plusieurs figures du gouvernement sortant, autrefois opposées au Pastef, ont décidé de rallier le parti au pouvoir. Ces ralliements, souvent perçus comme des manœuvres opportunistes, ont suscité des critiques virulentes au sein de la classe politique et des citoyens.

Thierno Bocoum a également profité de cette tribune pour rappeler les difficultés socio-économiques auxquelles est confrontée la région de Kolda, l’une des plus pauvres du Sénégal malgré son potentiel considérable. « Aujourd’hui, l’Ansd classe Kolda parmi les quatre régions les plus pauvres du Sénégal alors qu’elle possède d’énormes potentialités », a-t-il souligné.

Face à ce constat, le président du mouvement Agir a exhorté la population à se mobiliser et à voter massivement lors des élections législatives prévues le 17 novembre prochain. « Nous demandons à la population de voter massivement, le 17 novembre, pour la coalition Samm sa Kaddu pour que vos préoccupations soient défendues à l’assemblée nationale », a-t-il conclu, appelant à un changement politique capable de défendre les intérêts des citoyens de Kolda et de valoriser les ressources locales.

L’appel de Thierno Bocoum marque un tournant dans la campagne électorale, mettant en avant la nécessité d’une représentativité authentique et d’une politique au service des citoyens, loin des pratiques de transhumance qui minent la confiance du public envers ses dirigeants.

Bougane Guèye Dany critique le téléthon de Sonko et annonce une initiative pour Bakel

Dans une déclaration récente, Bougane Guèye Dany, leader du mouvement Gueum Sa Bopp, a vivement critiqué le téléthon organisé par Ousmane Sonko, le qualifiant de démarche centrée sur sa propre personne plutôt que sur les besoins pressants des populations sénégalaises. Selon Bougane, ce téléthon ne profite pas aux habitants de régions comme Touba ou Bakel, où de nombreuses écoles sont inondées par les eaux de pluie, empêchant la rentrée scolaire.

En réponse, Bougane a annoncé le lancement d’un téléthon en faveur des populations de Bakel, une région durement touchée par les inondations. « C’est ma réponse aux arrivistes, aux amateurs et quémandeurs », a-t-il déclaré avec fermeté, en référence à ceux qu’il perçoit comme des acteurs politiques opportunistes.

Pour le leader de Gueum Sa Bopp, le Sénégal est actuellement dirigé par « deux incapables », pointant du doigt la situation difficile que traversent de nombreux citoyens. Il a affirmé que « les Sénégalais sont fatigués » et que les pères de famille se sentent démunis face à l’état actuel du pays. Malgré cela, Bougane voit en la coalition Samm Sa Kaddu une source d’espoir pour le peuple sénégalais, affirmant que « les Sénégalais ont déjà choisi ».

Lors d’une réunion publique, il a expliqué que, bien que le lancement du téléthon pour Bakel n’ait pas été fait en grande pompe à cause des difficultés que traverse la région, l’engouement populaire autour de la coalition est indéniable. « Tout le monde sait que cette salle ne peut contenir tout ce monde que draine la coalition », a-t-il souligné.

Bougane a également abordé la question de la corruption et promis une enquête approfondie sur les affaires controversées telles que l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) et l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser). Il a insisté sur l’importance de rendre des comptes, qu’il s’agisse des anciens ou des nouveaux responsables. Quant aux changements brusques de position politique, il a critiqué les opposants qui deviennent subitement ministres, dénonçant ce qu’il appelle des comportements opportunistes.

En somme, Bougane Guèye Dany se positionne comme un défenseur des causes populaires, dénonçant à la fois la gestion du pays et les manœuvres politiques qu’il juge contraires aux intérêts du peuple.

Amadou Bâ critique la gestion du régime de Diomaye Sonko et appelle à un changement lors des prochaines élections

Amadou Bâ, ancien Premier ministre du Sénégal, a récemment formulé une critique acerbe contre la gestion du gouvernement en place, dirigé par le tandem Diomaye Sonko. Dans un discours relayé par Direct News, il a exprimé ses inquiétudes quant à l’incapacité du gouvernement actuel à répondre aux besoins des citoyens sénégalais.

Selon Amadou Bâ, les Sénégalais souffrent sur tous les plans depuis l’arrivée au pouvoir du régime Sonko. « Le régime en place n’avait même pas fait un mois que les Sénégalais se plaignaient déjà, » déclare-t-il. Il note une montée de l’anxiété au sein des familles, lesquelles se disent inquiètes face à la situation économique et sociale du pays.

Amadou Bâ souligne que, bien que la situation puisse être difficile, un gouvernement est élu pour rassurer et apporter des solutions, et non pour se lamenter constamment. « Un gouvernement ne peut pas passer son temps à pleurnicher, à crier, » déclare-t-il, insistant sur le fait que l’actuel gouvernement semble dépassé par les événements et n’est pas sur la bonne voie.

L’ancien Premier ministre appelle ainsi à un changement de direction lors des élections prévues le 17 novembre, en encourageant les Sénégalais à ne pas reconduire un régime qui, selon lui, a aggravé leurs difficultés. Pour Amadou Bâ, il est temps de « changer le cours des choses » et de trouver une voie plus porteuse pour le pays.

Ce discours marque une montée en puissance des critiques à l’approche des élections, où les électeurs seront confrontés à des choix décisifs pour l’avenir du Sénégal.

Bougane Guèye Dany critique Ousmane Sonko pour son appel aux dons en pleine crise

Le climat politique sénégalais s’enflamme à nouveau avec les récentes déclarations de Bougane Guèye Dany, leader du mouvement Gueum Sa Bop. Ce dernier n’a pas mâché ses mots en attaquant Ousmane Sonko, chef du parti Pastef, suite à son appel au financement des activités politiques en vue des prochaines législatives. Selon Bougane, l’initiative de Sonko est inappropriée, compte tenu des nombreuses crises auxquelles le pays est actuellement confronté, notamment les inondations qui touchent plusieurs régions du Sénégal.

Lors de son intervention, Bougane a particulièrement mis en lumière la situation catastrophique dans les zones comme Touba et Kaolack, où les inondations ont causé d’importants dégâts matériels et plongé les populations dans la détresse. Il s’est indigné du fait que, malgré cette situation alarmante, Ousmane Sonko concentre ses efforts sur la collecte de fonds pour les élections plutôt que sur l’aide aux sinistrés. « Les inondations à Touba et à Kaolack ont causé d’énormes dégâts, et pourtant, vous n’avez rien fait pour soulager les sinistrés », a-t-il fustigé.

Bougane a poursuivi en reprochant à Sonko de ne se préoccuper que de ses ambitions politiques. « Aujourd’hui, vous vous permettez d’organiser une cagnotte pour les élections alors que les urgences sont ailleurs. Il n’y a que l’élection qui vous intéresse et la politique politicienne », a-t-il martelé avec véhémence.

Le leader de Gueum Sa Bop a également souligné l’exaspération croissante des Sénégalais face à la situation socio-économique du pays. Selon lui, tous les secteurs de la vie sont touchés par les crises actuelles, et les populations se sentent abandonnées par une classe politique qu’il accuse de maladresse dans sa gestion des priorités. « Les Sénégalais sont fatigués et cela touche tous les secteurs de la vie. Les gens se braquent parce que vous faites tout avec maladresse », a-t-il conclu.

Cette sortie de Bougane Guèye Dany, qui n’est pas sa première critique à l’égard de Sonko, reflète une tension palpable au sein de la classe politique sénégalaise à l’approche des échéances électorales, alors que les défis socio-économiques continuent de s’accumuler.

Les tensions s’intensifient au sein de l’APR : Thérèse Faye Diouf critique le revirement d’Amadou Ba

À l’approche des élections législatives du 17 novembre, le climat politique au Sénégal est marqué par une rupture majeure entre deux figures clés de l’Alliance pour la République (APR) : Amadou Ba, ancien Premier ministre et candidat malheureux à la présidentielle de 2024, et Macky Sall, l’ancien président. Annoncée comme imminente, l’inter-coalition entre les deux ténors n’a finalement pas vu le jour, un échec qui, selon Thérèse Faye Diouf, maire de Diarrère (Fatick) et fondatrice de l’APR, est à mettre sur le compte de la volte-face d’Amadou Ba.

Invitée sur le plateau de l’émission Faram Facce sur la TFM, Thérèse Faye Diouf n’a pas mâché ses mots à l’égard d’Amadou Ba. Elle lui reproche d’avoir transgressé un accord initial qu’il avait pris pour une alliance avec Macky Sall en vue des législatives, particulièrement pour la gestion de la ville de Dakar. « Quand des responsables s’accordent sur une chose et que tu fais un revirement à la dernière minute, cela confirme ce que les gens redoutaient sur Amadou, qu’il a des difficultés pour respecter sa parole », a-t-elle déclaré avec véhémence.

Selon la maire de Diarrère, Amadou Ba avait non seulement validé l’idée d’une inter-coalition pour Dakar, mais il avait aussi proposé une liste de candidats en accord avec Macky Sall. Cependant, contre toute attente, l’ancien Premier ministre a présenté une autre liste, indépendamment de Macky Sall, perturbant les négociations. Thérèse Faye Diouf a également révélé que certains des membres de la liste soumise par Amadou Ba n’étaient même pas au courant qu’ils étaient inclus dans une initiative distincte, échappant ainsi à la coalition conjointe envisagée.

Ce revirement a jeté un froid au sein des partisans de l’APR et alimente des spéculations sur les tensions profondes entre les deux camps, qui étaient pourtant alliés jusqu’à récemment. Alors que les législatives approchent, la rupture entre Amadou Ba et Macky Sall laisse présager des divisions internes qui pourraient peser sur l’avenir de l’APR. Thérèse Faye Diouf, figure emblématique du parti, a exprimé son amertume face à cette situation, laissant entendre que la capacité d’Amadou Ba à maintenir des engagements pourrait devenir un sujet d’inquiétude pour ses soutiens futurs.

Ainsi, les législatives à venir s’annoncent comme un véritable test non seulement pour les coalitions en lice, mais aussi pour les dynamiques internes du parti qui, autrefois, gouvernait le Sénégal sous la direction de Macky Sall.

Bougane Guèye Dany : Critique acerbe du gouvernement et appel à une gouvernance responsable

Le patron de presse et président du mouvement Gueum Sa Bopp, Bougane Guèye Dany, ne cache pas son mécontentement face à la gestion actuelle du pays par les nouveaux occupants du palais présidentiel. Dans une récente déclaration, il a vivement critiqué la décision de l’agence Moody’s de baisser la note de crédit du Sénégal à B1, pointant du doigt des choix gouvernementaux jugés « irréfléchis » et destructeurs pour l’image du pays.

Selon Bougane, cette dégradation de la note de crédit découle d’une gestion financière désordonnée et d’un amateurisme flagrant de la part des dirigeants, en particulier du président et du Premier ministre. Il a déclaré : « Cette évaluation de Moody’s souligne que la détérioration de l’image du pays résulte de six mois de décisions peu réfléchies. Cela témoigne d’une gouvernance désordonnée et de déclarations inappropriées. »

Le leader de Gueum Sa Bopp a également exprimé ses inquiétudes quant à l’absence de solutions concrètes face aux problèmes pressants des Sénégalais. Pour lui, le président et le Premier ministre semblent piégés dans une approche rétrograde, se concentrant sur des théories du complot plutôt que sur des résultats tangibles. Il a déclaré : « Nous avons un président sans vision et un Premier ministre incapable d’établir une direction stratégique. »

Bougane a mis en exergue la question de la crédibilité des institutions, notamment la Cour des comptes, en remettant en cause le rapport sur la dette publique entre 2018 et 2022. « Il est légitime de se demander quel crédit accorder à la Cour des comptes quand on conteste des chiffres pourtant préalablement validés par des institutions compétentes », a-t-il affirmé.

Le leader de Gueum Sa Bopp a également dénoncé ce qu’il considère comme une « confusion des rôles au sommet de l’État », appelant les Sénégalais à exiger plus de sérieux de la part du gouvernement dans la gestion des informations économiques. Il insiste sur la nécessité de définir des choix stratégiques clairs dans un cadre crédible.

Il a également rappelé l’importance de la démocratie et de la transparence, en évoquant la dissolution de l’Assemblée nationale par Ousmane Sonko, une action qu’il qualifie de violation de la Constitution. Selon Bougane, les prochaines élections législatives représentent la dernière chance pour « sauver le Sénégal ».

Ainsi, son message reste clair : le gouvernement doit prendre des décisions responsables et transparentes pour rétablir la confiance et garantir un avenir meilleur pour le pays.

Bougane Gueye Dany critique sévèrement Aminata Touré : un affrontement politique tendu

Le leader du mouvement Geum Sa Bopp, Bougane Gueye Dany, a exprimé de vives critiques à l’encontre de l’ancienne Première ministre Aminata Touré, également Haut représentant du président de la République. Lors d’une déclaration faite ce mercredi, il a réagi avec véhémence à la conférence de presse tenue par Mme Touré plus tôt dans la semaine, la qualifiant de « chèvre de Rouba », une ancienne figure centrale du système politique, devenue soudainement la porte-parole de ses détracteurs.

M. Dany a rappelé que Mme Touré, en attaquant le bilan économique de l’ancien régime, se doit d’assumer ses responsabilités, ayant elle-même fait partie intégrante de ce système. Il l’accuse d’être comptable à 100 % de ce bilan qu’elle critique aujourd’hui.

Le leader de Geum Sa Bopp n’a pas manqué de pointer du doigt ce qu’il considère comme les manquements d’Aminata Touré. Selon lui, l’ancienne présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) aurait dû s’expliquer sur plusieurs sujets sensibles. Notamment, les conclusions d’un rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) sur sa gestion au CESE. Il ajoute qu’elle doit aussi clarifier les inquiétudes exprimées par le Fonds Monétaire International (FMI) sur l’économie nationale et fournir des explications concernant la destination des 450 milliards d’eurobonds.

Bougane Gueye Dany s’interroge également sur la gestion des 1148 contrats spéciaux signés depuis avril 2024, qui auraient entraîné une augmentation inquiétante de la masse salariale du pays, passée de 114 à 116 milliards de francs CFA. Selon lui, ces décisions économiques nécessitent une transparence absolue.

Enfin, il a clos sa déclaration en soulevant la question de la non-publication de la déclaration de patrimoine d’Ousmane Sonko, un autre acteur majeur de la scène politique sénégalaise, pointant du doigt une possible « omerta » sur ce dossier.

Cette déclaration de Bougane Gueye Dany reflète l’intensité des tensions politiques qui continuent de dominer l’actualité sénégalaise, alors que les rivalités entre les différentes figures politiques du pays se cristallisent à l’approche des prochaines échéances électorales.

Dissolution de l’Assemblée nationale : Thierno Alassane Sall critique vivement le Président Diomaye Faye

Le jeudi 12 septembre, Thierno Alassane Sall, ancien député et président du parti République des Valeurs (RV), s’est exprimé sur les ondes de la Radio Futurs Médias (RFM) à propos de la dissolution de l’Assemblée nationale sénégalaise. Selon lui, cet acte marque une rupture profonde avec les engagements pris par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, ce qui décrédibilise la parole publique au Sénégal.

Une surprise attendue « J’ai toujours su qu’on allait dissoudre l’Assemblée nationale », a affirmé Thierno Alassane Sall, soulignant qu’il n’avait pas anticipé que le Président Faye se « dédirait » à ce point. L’ancien député a exprimé sa stupéfaction face à ce qu’il considère comme une trahison des engagements pris, rappelant que le président avait officiellement informé l’Assemblée de la tenue d’une Déclaration de politique générale (DPG) prévue pour le 13 septembre. Pourtant, cette promesse n’a pas été tenue, ce qui alimente un climat de défiance croissante dans la vie politique sénégalaise.

La parole publique en péril Thierno Alassane Sall n’a pas mâché ses mots, dénonçant ce qu’il perçoit comme une manipulation politique. Selon lui, au-delà du contexte local, même les ambassades étrangères suivent de près la situation politique du Sénégal, inquiètes des dérives observées. « Tout le monde était attentif à l’issue de cette crise », a-t-il affirmé, critiquant l’attitude du président, qui, selon lui, n’avait jamais l’intention de tenir la DPG, mais a préféré se livrer à des « tromperies ».

Un deuil national oublié Thierno Alassane Sall a également critiqué l’absence de mention du deuil national dans les récentes déclarations du président. « Il a même oublié de s’y prononcer dans son discours », a-t-il déploré, mettant en avant le manque de respect pour des événements tragiques qui touchent le pays. Pour lui, la dissolution de l’Assemblée nationale et l’absence de cohérence dans les décisions politiques du chef de l’État sont le reflet d’une parole présidentielle « morte », réduite à néant par des actions incohérentes et des promesses non tenues.

Cette critique sans détour révèle un malaise profond dans le paysage politique sénégalais, où la confiance dans les institutions semble de plus en plus fragilisée. Pour Thierno Alassane Sall, la crédibilité du Président Diomaye Faye est sérieusement mise à mal, un problème qu’il qualifie de « dévalorisation de la parole sénégalaise » à l’échelle nationale et internationale.

Réponse de Bougane Gueye Dany aux propos du Premier Ministre sur les réseaux sociaux

Le président du mouvement Geum Sa Bopp, Bougane Gueye Dany, n’a pas tardé à réagir aux déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko concernant les dérives des réseaux sociaux. Dans une prise de parole énergique, Bougane Gueye Dany a défendu la jeunesse sénégalaise, affirmant que celle-ci n’est pas « mal éduquée » mais qu’elle agit comme des « anticorps » face aux promesses non tenues des gouvernants.

Le Premier ministre, lors de la célébration de la fête de l’excellence, avait déclaré que l’État du Sénégal resterait intransigeant face aux abus sur les réseaux sociaux. Cette position stricte visait à encadrer les discours et les comportements en ligne qui, selon lui, pouvaient nuire à la cohésion sociale et à l’ordre public.

Bougane Gueye Dany a néanmoins souligné que la réaction des jeunes sur les réseaux sociaux reflète un sentiment de frustration et de déception face aux autorités. « Cette jeunesse sénégalaise qui s’exprime sur les réseaux sociaux est loin d’être mal éduquée. C’est juste des anticorps contre les gouvernants qui ne tiennent pas leurs promesses », a-t-il affirmé.

Cette divergence de vues entre les deux leaders met en lumière le débat actuel au Sénégal sur la liberté d’expression et la régulation des contenus en ligne. Tandis que le gouvernement prône un contrôle strict pour éviter les dérives, certains acteurs de la société civile, comme Bougane Gueye Dany, plaident pour une reconnaissance des critiques comme un signe de vitalité démocratique.

Le dialogue semble nécessaire pour concilier ces positions et trouver un équilibre entre liberté d’expression et responsabilité en ligne, tout en tenant compte des attentes et des frustrations de la jeunesse sénégalaise.

Tensions diplomatiques autour de la reconnaissance des Tirailleurs Sénégalais : réactions et conséquences

En 1944, l’armée française a exécuté des dizaines de tirailleurs sénégalais au camp de Thiaroye, près de Dakar, un événement tragique longtemps resté dans l’ombre de l’histoire. Près de huit décennies plus tard, la France a accordé la reconnaissance « Mort pour la France » à six de ces tirailleurs, dans une démarche de réparation mémorielle. Cette décision récente a toutefois suscité une vive réaction du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, qui a exprimé son mécontentement sur les réseaux sociaux.

Le Premier ministre Ousmane Sonko n’a pas caché son indignation face à cette reconnaissance tardive et, selon lui, insuffisante. Dans une déclaration publique, il a souligné l’importance de traiter ce souvenir douloureux avec une sensibilité appropriée, et a critiqué l’approche unilatérale de la France. Sonko a rappelé que cet épisode tragique ne peut être apaisé par des gestes symboliques isolés, mais nécessite un dialogue respectueux et une reconnaissance complète des faits historiques.

Madiambale voit dans la prise de position de Sonko manœuvre t-il pour empêcher le prochain séjour du Président Diomaye Faye en France. Ce dernier est invité à la 80ème commémoration du Débarquement en Provence des Tirailleurs Sénégalais, prévue pour le 14 septembre 2024. Cette invitation revêt une importance particulière, car elle représente une occasion unique de parler de Thiaroye 44 dans un contexte de commémoration internationale.

La commémoration du Débarquement en Provence, où de nombreux tirailleurs sénégalais ont combattu, est un événement de grande envergure qui rassemble des dirigeants du monde entier pour rendre hommage aux soldats africains ayant contribué à la libération de la France. Pour le Président Diomaye Faye, cette invitation représente une opportunité de faire entendre la voix du Sénégal et de rappeler les sacrifices des tirailleurs sénégalais, y compris ceux de Thiaroye.

La question de la reconnaissance des tirailleurs sénégalais et des événements de Thiaroye reste sensible et complexe. La reconnaissance « Mort pour la France » de six tirailleurs est un pas vers la réconciliation, mais pour beaucoup, ce n’est qu’un début. Ousmane Sonko et d’autres leaders sénégalais appellent à une reconnaissance plus large et à des gestes concrets pour honorer la mémoire des victimes de Thiaroye.

La décision de la France de reconnaître six tirailleurs sénégalais comme « Morts pour la France » a ravivé des tensions historiques et diplomatiques entre les deux pays. Alors que le Sénégal se prépare à participer à la commémoration du Débarquement en Provence, les attentes sont élevées pour que cet événement serve de plateforme pour une reconnaissance plus complète et un dialogue sincère sur le passé colonial. Il reste à voir comment ces dynamiques influenceront les relations franco-sénégalaises à l’avenir.

Abdoul Mbaye Critiques Ousmane Sonko sur la Démocratie Directe

L’ancien Premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye a récemment critiqué Ousmane Sonko, le nouveau Premier ministre, pour ses vues sur la démocratie directe. Alors que Sonko n’a pas encore présenté officiellement la feuille de route du gouvernement devant l’Assemblée nationale, Mbaye a exprimé son opinion lors de la déclaration de politique générale déjà en cours.

Mbaye a souligné l’importance pour le Premier ministre de respecter la démocratie représentative, arguant que le Sénégal fonctionne sur ce principe. Il a averti contre l’illusion de privilégier la démocratie directe, affirmant que cela pourrait entraîner une crise institutionnelle inutile dans le pays, malgré la troisième alternance démocratique récente.

En tant que président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), Mbaye a également insisté sur le respect de la tradition républicaine et de l’obligation constitutionnelle entourant la Déclaration de Politique Générale. Il a conclu en soulignant que le gouvernement doit rendre des comptes à la représentation nationale et par extension au peuple sénégalais, qui demeure observateur et juge de ces processus démocratiques.

Cette intervention marque une réponse critique notable de la part d’un ancien Premier ministre face aux premiers pas politiques de Sonko, soulignant des différences fondamentales dans leurs visions de gouvernance et de démocratie au Sénégal.

Me Patrick Kabou critique le « grand n’importe quoi étatique » et appelle à la responsabilité politique

Dans un discours incisif, Me Patrick Kabou, avocat de renom au Sénégal, a dénoncé ce qu’il qualifie de « grand n’importe quoi étatique », pointant du doigt l’ancien régime pour son manque de vision et de priorité dans l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais.

Selon Me Kabou, l’ancien régime a échoué à saisir l’objectif fondamental de la gouvernance, qui est de répondre aux besoins et aux aspirations de la population. Au lieu de cela, il accuse l’ancien gouvernement de s’être concentré sur des querelles politiques stériles, en particulier en cherchant à discréditer Ousmane Sonko, au lieu de se concentrer sur les véritables défis nationaux.

« J’ai l’impression qu’après la saison du ‘grand n’importe quoi étatique’ (2012 à 2024), l’ancien régime n’a jusqu’à présent pas compris que l’objectif principal est l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais », a déclaré Me Kabou lors d’une intervention publique. Il a ajouté que cette obsession pour Sonko est devenue personnelle, au lieu d’être républicaine et démocratique.

Pour Me Kabou, il est temps que le pouvoir actuel se concentre sur la gouvernance efficace et la résolution des problèmes réels auxquels est confronté le pays. Il appelle également les opposants à jouer un rôle constructif dans le débat politique, dans le respect des principes démocratiques et du bien-être de la population sénégalaise.

En conclusion, Me Kabou exhorte à une forme de compassion démocratique, où les leaders politiques mettent de côté les querelles partisanes pour se concentrer sur la résolution des défis concrets auxquels est confrontée la nation sénégalaise.

Moustapha Diakhaté critique la politique de bonne gouvernance de Macky Sall

Lors de son intervention dans le Grand Jury ce dimanche 12 mai 2024, Moustapha Diakhaté, ancien Président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, a sévèrement critiqué la politique de bonne gouvernance du président Macky Sall. Diakhaté a exprimé des réserves quant aux résultats obtenus malgré les engagements électoraux du président en faveur de la transparence et de la lutte contre la corruption.

Diakhaté a souligné que, malgré les promesses de Macky Sall en campagne électorale, les actions concrètes entreprises n’ont pas permis d’atteindre les objectifs fixés en matière de bonne gouvernance. Il a notamment mentionné la réactivation de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), la réforme de la Cour des Comptes, la création de l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (Ofnac) et l’extension de la déclaration de patrimoine à un plus grand nombre de fonctionnaires.

Cependant, selon Diakhaté, ces initiatives n’ont pas abouti aux résultats escomptés après 12 ans de mandat présidentiel. Il a souligné que seules deux personnes, Karim Wade et Khalifa Sall, ont été condamnées pour mal gouvernance, ce qui, selon lui, ne suffit pas à instaurer une culture de responsabilité et de reddition de comptes au sein du gouvernement.

En tant qu’acteur impliqué dans la création de l’Ofnac, Diakhaté a salué la publication des rapports de la Cour des comptes et de l’Ofnac, mais a critiqué le fait que cela ait nécessité une injonction du président de la République. Il estime que ces rapports auraient dû être publiés plus tôt, conformément à la loi qui régit ces institutions.

Diakhaté a également souligné l’importance de lutter contre la corruption et les détournements de fonds publics, qu’il considère comme des obstacles majeurs au développement de l’Afrique. Il encourage la sanction des responsables fautifs après la publication des rapports des organes de contrôle, et appelle à une mobilisation de tous les citoyens pour veiller à une utilisation transparente et efficace des fonds publics.

En résumé, les propos de Moustapha Diakhaté mettent en lumière les lacunes de la politique de bonne gouvernance de Macky Sall et appellent à une plus grande responsabilité et transparence dans la gestion des affaires publiques au Sénégal.

Réaction Critique du Mouvement des Citoyens Dioubenti Guédiawaye aux Propos du Maire Ahmed Aidara

Le Mouvement des Citoyens Dioubenti Guédiawaye a vivement réagi aux récentes déclarations du maire Ahmed Aidara concernant la dernière place occupée par la ville dans le classement du Programme d’Appui aux Communes et Agglomérations du Sénégal (PACASEN). En se classant en dernière position (19e), les habitants de Guédiawaye expriment leur mécontentement face à la gestion de leur municipalité.

Sur les ondes d’iRadio, les membres du mouvement ont critiqué les propos du maire, l’appelant à se concentrer sur les véritables défis rencontrés par la population locale plutôt que de s’engager dans des discours populistes. Ils soulignent notamment l’absence de réalisations concrètes telles que le pavage de certaines routes ou l’équipement des structures sanitaires.

Mohamadou Moustapha Diouf, porte-parole du mouvement, conteste les allégations du maire concernant l’utilisation des fonds municipaux, remettant en question le niveau d’exécution du budget annoncé. Les membres de Dioubenti Guédiawaye estiment que le maire devrait faire preuve de davantage de transparence et d’efficacité dans la gestion des ressources publiques.

Par ailleurs, le mouvement soulève des préoccupations concernant la situation des étudiants de l’université Gaston Berger résidant dans la commune, ainsi que l’état de délabrement avancé du marché Mame Diarra. Ils interpellent le maire sur ses actions concrètes pour améliorer la vie quotidienne des habitants de Guédiawaye.

Le Mouvement des Citoyens Dioubenti Guédiawaye exhorte le maire Ahmed Aidara à abandonner le populisme et à se confronter à la réalité des problèmes de la ville. Ils se positionnent en tant que sentinelles de la communauté, prêts à jouer un rôle d’avant-garde dans la résolution des défis locaux et à soutenir toute initiative visant à améliorer la qualité de vie des habitants.

Adji Mergane Kanouté critique sévèrement le ministre porte-parole du gouvernement

Adji Mergane Kanouté, vice-présidente du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY), a pris pour cible le ministre porte-parole du gouvernement, Moustapha Sarré, lors d’une intervention dans l’émission Tolluwaay de Seneweb. Elle a vivement critiqué la déclaration récente de Sarré concernant une éventuelle motion de censure contre le gouvernement, affirmant qu’il n’était pas apte à occuper son poste actuel.

Pour Adji Mergane Kanouté, la nomination de Moustapha Sarré en tant que ministre porte-parole du gouvernement est une erreur. Elle estime qu’il aurait dû être récompensé autrement pour ses services rendus au président et au parti au pouvoir.

Dans ses propos, Kanouté souligne que Sarré manque de compétences et de stature pour assumer efficacement la fonction de porte-parole du gouvernement. Elle remet en question sa capacité à occuper ce poste stratégique, affirmant que sa première déclaration publique en tant que porte-parole du gouvernement en est la preuve.

La critique principale de Kanouté à l’encontre de Sarré concerne sa récente déclaration sur une éventuelle motion de censure contre le gouvernement. Selon elle, il est inapproprié pour le porte-parole du gouvernement de lancer une telle polémique, surtout si peu de temps après la formation du nouveau gouvernement.

Elle se demande si Sarré agissait de sa propre initiative ou s’il avait reçu des instructions pour faire cette déclaration. Kanouté s’interroge également sur les motivations possibles derrière les propos de Sarré et sur son éventuel intérêt pour le poste de Premier ministre dans l’administration de Sonko.

En fin de compte, les commentaires d’Adji Mergane Kanouté mettent en lumière les tensions internes et les divergences d’opinion au sein du gouvernement et de la coalition au pouvoir, alors que le Sénégal fait face à une période politique tumultueuse.

L’entraîneur de Génération Foot critique l’état du terrain après la grave blessure de son attaquant

Génération Foot, engagé dans la lutte pour le maintien en Ligue 1, a dû se contenter d’un match nul face à la Linguère de Saint-Louis. Cette rencontre a été marquée par la grave blessure de l’attaquant d’Idrissa Guèye, un espoir du football sénégalais, qui s’est fracturé la jambe.

Suite à cette rencontre, l’entraîneur de Génération Foot, Djibril Fall, a exprimé son mécontentement concernant l’état de la pelouse du stade Mawade Wade. Il a critiqué les responsables du football qui programment les matchs sans prendre en compte l’état des terrains. L’entraîneur a rappelé qu’ils avaient été interdits de jouer à Deni Birane Ndao en raison de la qualité du terrain, mais se sont retrouvés à jouer sur une pelouse tout aussi mauvaise à Saint-Louis.

Djibril Fall est convaincu que l’état du terrain a contribué à la blessure grave d’Idrissa Guèye. Il estime qu’il est impossible de pratiquer du football professionnel dans de telles conditions. Pour lui, le match nul n’est pas la principale source d’agacement, mais bien l’état du terrain qui a mis en danger l’intégrité physique des joueurs.

Cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontés les clubs de football sénégalais en termes d’infrastructures et de conditions de jeu. Les critiques de Djibril Fall soulignent l’importance pour les instances dirigeantes du football de prendre des mesures pour garantir des conditions de jeu optimales et assurer la sécurité des joueurs.

Donald Trump critique la réponse des États-Unis à l’attaque iranienne contre Israël

L’ancien président des États-Unis et candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump, a critiqué samedi soir la réponse de l’administration actuelle face à l’attaque iranienne contre Israël. Lors d’un meeting en Pennsylvanie, il a affirmé que cette attaque démontrait la « grande faiblesse » des États-Unis sous la présidence démocrate de Joe Biden.

« Que Dieu bénisse le peuple d’Israël. Ils sont attaqués en ce moment. C’est parce que nous faisons preuve d’une grande faiblesse », a déclaré Donald Trump à l’entame de son discours devant ses partisans. Ces propos interviennent après que les États-Unis ont intercepté plusieurs drones lancés par l’Iran en direction d’Israël.

La réaction de Donald Trump s’inscrit dans un contexte politique tendu, à l’approche des prochaines élections présidentielles. Le président Biden et son administration sont sous pression pour leur gestion des relations avec l’Iran et la situation au Moyen-Orient.

La France et d’autres pays ont condamné fermement l’attaque iranienne contre Israël et ont appelé à une désescalade. La situation est suivie de près par la communauté internationale, qui craint une escalade des tensions dans une région déjà instable.

Les déclarations de Donald Trump reflètent les divisions politiques aux États-Unis concernant la politique étrangère, en particulier en ce qui concerne l’Iran et Israël. Alors que les États-Unis et d’autres pays cherchent à apaiser les tensions, les critiques comme Trump estiment que la réponse actuelle manque de fermeté et pourrait être perçue comme un signe de faiblesse.

« Serge Aurier critique Zinchenko : ‘Arrête ton cinéma' »

Une récente déclaration d’Oleksandr Zinchenko, défenseur d’Arsenal FC, dans laquelle il exprime sa volonté de rejoindre les rangs de l’armée ukrainienne pour aider dans la guerre contre la Russie, a suscité une réponse cinglante de la part de Serge Aurier, joueur international ivoirien.

Zinchenko a déclaré à BBC Newsnight qu’il était prêt à se rendre au front en Ukraine pour participer au combat. Cette affirmation a incité Aurier à exprimer ouvertement ses sentiments à l’égard de Zinchenko sur les réseaux sociaux. « Va directement boss, arrête ton cinéma, personne n’a besoin de t’appeler », a déclaré Aurier dans un premier post sur X (anciennement Twitter).

Ne se contentant pas de cette première pique, Aurier a récidivé quelques heures plus tard avec un autre commentaire incisif : « Je le répète, un volontaire n’a pas besoin qu’on l’appelle, vas-y directement champion ». Cette réaction de la part d’Aurier souligne son désaccord avec l’approche publique de Zinchenko concernant son désir de rejoindre le front en Ukraine.

Il est important de noter que Zinchenko n’a pas sollicité l’avis d’Aurier avant de faire sa déclaration, mais les commentaires de ce dernier suggèrent qu’il pense que Zinchenko aurait pu agir de manière plus directe plutôt que de faire des annonces publiques sur ses intentions.

Alain St Pierre Mwamba critique Sonko lors de sa visite au Palais et provoque une réaction vive des Sénégalais

La récente visite de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko au Palais a suscité des réactions contrastées au Sénégal. Alors que certains saluent cette rencontre comme un geste de réconciliation politique, d’autres critiquent la participation de Sonko, estimant qu’il devrait adopter une attitude plus humble envers le président nouvellement élu.

Parmi les voix critiques figure Alain St Pierre Mwamba, un journaliste congolais, qui a exprimé son désaccord avec la présence de Sonko lors de la rencontre au Palais. Ses commentaires ont déclenché une réaction immédiate de la part des Sénégalais, qui n’ont pas hésité à exprimer leur mécontentement.

Doudou Jacques Faty, ancien footballeur international sénégalais, a répondu à Mwamba en l’invitant à ne pas manquer de respect envers le chef de l’État sénégalais. Chérif Sadio, ancien directeur de Casa Sport, a également critiqué les commentaires de Mwamba, soulignant son ignorance et appelant à une réflexion plus nuancée.

Les réactions sur les réseaux sociaux ont été nombreuses et virulentes. Certains ont accusé Mwamba de jalousie et de manque d’intelligence, tandis que d’autres ont souligné l’importance de respecter la démocratie sénégalaise. En réponse aux critiques, Mwamba a tenté de rectifier le tir en publiant une vidéo de la visite de Sonko et Faye au Palais, exprimant ainsi son respect pour le Sénégal.

Cependant, la moquerie de certains utilisateurs sur les réseaux sociaux montre que les commentaires de Mwamba ont eu un impact significatif. Il semble que ce différend ait attiré l’attention sur les tensions politiques et sociales persistantes au Sénégal, mettant en lumière les divisions et les opinions divergentes au sein de la société.

En fin de compte, cet épisode souligne l’importance du respect mutuel et du dialogue dans le débat politique, ainsi que la nécessité de rechercher des solutions constructives pour surmonter les différences et promouvoir l’unité nationale.

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