Croissance économique au Sénégal : le PIB progresse de 4,5% au 4e trimestre 2024, porté par l’agriculture et le raffinage

L’économie sénégalaise poursuit sa dynamique de reprise. Au quatrième trimestre 2024, le produit intérieur brut (PIB) réel, corrigé des variations saisonnières, a enregistré une hausse de 4,5% par rapport au trimestre précédent, selon les dernières données publiées par l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD).

Cette progression notable est tirée par la vigueur du secteur primaire (+15,1%), notamment l’agriculture (+23,5%), ainsi que par la bonne tenue du secteur secondaire (+2,9%) et la contribution régulière du tertiaire (+2,3%).

Le sous-secteur agricole s’impose une fois de plus comme un pilier de la croissance, avec une hausse spectaculaire de 23,5% sur le trimestre. Une performance qui reflète les bons résultats des campagnes agricoles dans plusieurs régions du pays. Toutefois, cette embellie est atténuée par le recul de 7,4% de la pêche, un signal d’alerte sur la persistance des défis liés à la gestion des ressources halieutiques.

Le secteur secondaire progresse globalement de 2,9%, avec un bond spectaculaire du raffinage de pétrole et de la cokéfaction (+36,9%). Les activités extractives (+9,2%) affichent également une croissance soutenue, stimulée par les efforts dans le secteur minier. En revanche, la fabrication de matériaux de construction (-9,3%) et la production d’électricité (-5,2%) freinent quelque peu cette dynamique.

Du côté des services, la croissance est de 2,3%, portée par les services financiers et d’assurance (+13,9%), l’hébergement et la restauration (+7,2%), ainsi que le commerce (+4,7%). Ces chiffres témoignent d’une reprise progressive de l’activité touristique et d’une meilleure fluidité des échanges internes.

Parallèlement, les investissements (FBCF) bondissent de 16,3%, signal fort d’un regain d’activité dans les projets d’infrastructures et les grands chantiers. Les exportations enregistrent un saut de 30,4%, notamment grâce aux performances dans les secteurs énergétiques et agro-industriels.

En revanche, la consommation finale recule de 2,4%, un indicateur à surveiller de près, car il pourrait refléter une certaine prudence ou un essoufflement temporaire de la demande intérieure.

L’ANSD révèle également que le PIB nominal du Sénégal s’élève à 6 164,9 milliards FCFA sur le trimestre. Ce chiffre confirme la résilience de l’économie sénégalaise, malgré les incertitudes liées à la conjoncture régionale et internationale.

Passation de Service: Malick Ndiaye veut faire des transports un moteur de croissance économique

Le nouveau ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye, affiche une volonté ferme de dynamiser le secteur des transports pour en faire un moteur de croissance économique et de création d’emplois au Sénégal.

Lors de sa prise de fonction à Diamniadio, en présence de son prédécesseur Mansour Faye, Malick Ndiaye a souligné l’importance capitale des infrastructures de transport pour l’économie nationale. Son ambition est claire : œuvrer à une gestion efficiente et transparente du secteur, en se positionnant comme un manager de qualité et un ministre visionnaire.

Pour concrétiser cette vision, le ministre Malick Ndiaye s’engage à renforcer la sécurité des infrastructures, faciliter la mobilité urbaine, et maximiser l’impact du développement des transports sur l’économie du pays. Il compte notamment sur une exploitation optimale des infrastructures existantes telles que le TER et le BRT, ainsi que sur la restructuration du transport urbain dans l’agglomération dakaroise.

Le développement des grandes infrastructures est également une priorité pour le nouveau ministre, qui entend notamment prendre en compte les projets autoroutiers et ferroviaires, dont la réhabilitation du chemin de fer Dakar-Bamako.

En ce qui concerne les réalisations de son prédécesseur, Mansour Faye met en avant plusieurs accomplissements, notamment l’adoption de lois pour l’organisation et l’orientation des transports terrestres. Il souligne également les performances remarquables réalisées dans le secteur, telles que le succès du TER qui a transporté 38 millions de voyageurs depuis son inauguration, ainsi que la mise en circulation de 400 minibus dans le cadre du renouvellement du parc automobile.

Malick Ndiaye prend les rênes du ministère avec une détermination sans faille à faire des transports un levier essentiel du développement économique du Sénégal, tout en capitalisant sur les réalisations antérieures pour continuer à améliorer les infrastructures et les services de transport dans le pays.

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