Kaolack / Agriculture : Le PROVALE-CV et la DRDR en atelier d’échange sur les enjeux et contraintes du maraîchage

Le Projet de Valorisation des Eaux pour le Développement des Chaînes de Valeur (PROVALE-CV), premier projet dérivé du Programme National de Développement de la Petite Irrigation Locale (PNDIL) identifié par le gouvernement sénégalais en 2014 et actualisé en juillet 2017, vise à répondre concrètement aux priorités de développement agricole. Ce projet met un accent particulier sur la valorisation des ressources en eau pour construire une agriculture diversifiée, compétitive et durable, tout en promouvant les chaînes de valeur et en créant des opportunités d’entrepreneuriat rural, notamment dans les filières porteuses comme le riz et le maraîchage.

Une initiative fédératrice pour les maraîchers
Idrissa Ly, assistant chef d’antenne du PROVALE-CV à Kaolack, a expliqué que ce projet a permis d’appuyer plus de 120 hectares de périmètres maraîchers dans la région. Il a souligné que l’heure est venue de fédérer les bénéficiaires autour d’une seule coopérative. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du partenariat entre le PROVALE-CV et la Direction Régionale du Développement Rural (DRDR). C’est dans ce cadre qu’a été tenue la rencontre d’échange sur les enjeux et contraintes du maraîchage à Kaolack, afin de poser les bases de la création de l’Union des maraîchers de la région.

Objectifs de l’atelier
L’atelier, organisé ce mardi, avait pour but d’échanger avec les organisations paysannes (OP) et les producteurs sur :

  • La problématique de l’accès aux marchés.
  • L’approvisionnement en intrants agricoles.
  • L’élaboration d’un plan d’action pour 2024-2025.

Vers un bassin agricole diversifié
M. Ly a rappelé l’évolution de la région de Kaolack, autrefois considérée comme un simple bassin arachidier. Aujourd’hui, elle tend à devenir un véritable bassin agricole diversifié, avec une forte montée du maraîchage, rivalisant même avec la zone des Niayes. Toutefois, il a souligné que de nombreux défis restent à relever, notamment :

  • Le manque d’organisation : Beaucoup de producteurs travaillent de façon dispersée, contrairement à d’autres régions mieux structurées.
  • Les contraintes structurelles : Certaines zones, comme celle de Guinguinéo, sont affectées par une forte salinité des sols.

Des solutions pour une agriculture durable
La création de l’Union des maraîchers et l’organisation de ce type d’ateliers visent à résoudre ces problèmes. Une meilleure organisation pourrait notamment faciliter l’accès aux intrants et améliorer la productivité des exploitations maraîchères.

Ce type de rencontre s’inscrit dans une dynamique de transformation agricole régionale, renforçant le potentiel économique de Kaolack et favorisant l’autonomisation des agriculteurs.

Usurpation d’identité : Un homme se fait passer pour l’aide de camp de Macky Sall et envoie son CV à un astronome sénégalais

M. R. Diouf, responsable de la logistique à l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp), s’est retrouvé devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar pour répondre d’accusations d’usurpation de fonction et d’identité numérique.

Les faits remontent au 9 février dernier, lorsque Diouf a été placé sous mandat de dépôt pour avoir prétendu être une autorité haut placée, notamment l’ancien Directeur général de l’Asp, Birame Faye, devenu ministre de l’Artisanat. Selon les informations rapportées par Les Échos, Diouf aurait utilisé cette fausse identité pour obtenir des faveurs.

Devant le juge, Diouf a expliqué qu’il gérait la flotte mobile de l’Asp et avait enregistré son numéro de service au nom de Birame Faye. Il a admis avoir répondu à des messages en se faisant passer pour le ministre, rassurant même un interlocuteur sur la situation à Keur Massar.

Un autre épisode de cette mascarade a impliqué l’astronome sénégalais Maram Kaïré. Diouf aurait alors prétendu être l’aide de camp du président de la République pour contacter Kaïré et lui envoyer son CV dans l’espoir de décrocher un emploi. Cependant, Kaïré a demandé à voir la personne avec qui il communiquait par appel vidéo, mettant fin au stratagème de Diouf.

Lors du procès, l’avocat de Diouf a argué que son client n’avait pas commis d’acte relevant de la gendarmerie malgré sa déclaration mensongère. Le tribunal a finalement relaxé Diouf des autres accusations, mais l’a condamné à deux ans de prison avec sursis pour usurpation d’identité.

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