Sénégal : Alerte sur une faille de cybersécurité dans le secteur financier

Une alerte préoccupante secoue actuellement le secteur financier sénégalais. Un groupe se faisant appeler “Mauritania Hackers” affirme avoir infiltré les systèmes informatiques de plusieurs institutions bancaires ainsi que d’entreprises spécialisées dans la cybersécurité. Cette situation soulève de vives inquiétudes alors que le pays poursuit sa transition vers la finance numérique.

L’Afrique de l’Ouest, et le Sénégal en particulier, connaît une transformation digitale rapide de ses services financiers. Applications mobiles, paiements électroniques et services bancaires en ligne ont révolutionné les usages, offrant davantage de commodité aux usagers. Toutefois, cette numérisation fulgurante semble attirer de plus en plus l’attention de cybercriminels désireux d’exploiter les failles encore présentes dans les systèmes.

Si les revendications du groupe pirate se confirment, les conséquences pourraient être très lourdes. Parmi les menaces les plus sérieuses :

• Fuite massive de données : Les informations personnelles et bancaires des clients risquent d’être compromises.

• Interruption des services financiers : Une attaque informatique pourrait paralyser les services bancaires, causant des désagréments majeurs.

• Pertes financières : Aussi bien pour les établissements que pour les clients, des pertes directes ou indirectes pourraient survenir.

Face à cette menace, les experts en cybersécurité appellent à une réaction rapide et coordonnée. Pour les institutions financières, plusieurs mesures s’imposent :

• Réaliser des audits de sécurité réguliers pour détecter les vulnérabilités ;

• Former continuellement le personnel aux bonnes pratiques de cybersécurité ;

• Renforcer les infrastructures numériques pour mieux protéger les données sensibles ;

• Mettre à jour systématiquement les logiciels et systèmes informatiques.

Les utilisateurs, eux aussi, doivent adopter des gestes simples mais efficaces :

• Utiliser des mots de passe complexes et différents pour chaque service ;

• Activer l’authentification à deux facteurs ;

• Surveiller régulièrement l’activité de leurs comptes ;

• Se méfier des tentatives de phishing et autres arnaques en ligne.

Ces incidents présumés rappellent l’urgence d’un renforcement des normes de sécurité dans le secteur bancaire. Les autorités financières régionales travaillent déjà à l’élaboration de directives plus rigoureuses pour sécuriser l’écosystème numérique.

Alors que le Sénégal et la sous-région poursuivent leur transition vers une économie numérique, la cybersécurité doit désormais figurer parmi les priorités stratégiques. Car si la digitalisation offre des opportunités, elle ne saurait se faire au détriment de la sécurité des usagers et de la stabilité du système financier.

Après Farba Ngom : son chargé de communication Abdoulaye Ndiaye arrêté par la Cybersécurité

Le chargé de communication de Farba Ngom, député-maire des Agnams, Abdoulaye Ndiaye, a été placé en détention après avoir été arrêté par la Division spéciale de cybersécurité. L’arrestation a eu lieu alors qu’il quittait les locaux du Pool judiciaire financier, où il avait été convoqué dans le cadre d’une enquête en cours.

Abdoulaye Ndiaye, convoqué par les autorités depuis le 22 janvier 2025, avait jusque-là refusé de se présenter devant les enquêteurs. Selon des sources proches de l’affaire rapportées par Seneweb, il avait quitté Dakar en coupant tout contact, tant physique que téléphonique, pour échapper à l’investigation. Cependant, les policiers en civil ont finalement réussi à l’intercepter sur l’avenue Cheikh Anta Diop, marquant ainsi la fin de sa fuite.

L’arrestation de Ndiaye est liée à des propos jugés ethnicistes et outrageants qu’il aurait tenus à l’encontre du tandem Diomaye-Sonko, des déclarations qui ont poussé le procureur à ordonner l’ouverture d’une enquête par la Division spéciale de cybersécurité. Cette dernière est chargée de mener des investigations sur des infractions en ligne et des discours jugés incitant à la haine ou à la violence.

Cybersécurité : Mame Ndiaye Savon convoquée demain à 10h

Selon des informations obtenues par Ledakarois, Mame Ndiaye Savon, figure controversée du commerce de produits de dépigmentation et influenceuse très suivie sur les réseaux sociaux, a été convoquée par les enquêteurs spécialisés en cybersécurité. Elle devra se présenter demain, jeudi à 10 heures, devant les autorités compétentes.

Cette convocation intervient dans un climat marqué par la lutte contre les pratiques commerciales douteuses sur les réseaux sociaux, notamment après l’affaire Alima Sow, alias Alima Suppo. Cette dernière s’est retrouvée dans le viseur des autorités en raison de la vente de suppositoires destinés à l’embellissement des fesses, communément appelés « boulettes ».

Mame Ndiaye Savon, bien connue pour ses activités de vente de produits éclaircissants, fait depuis longtemps l’objet de critiques, notamment de la part des professionnels de la santé, qui dénoncent les risques liés à l’usage de ces substances. Plusieurs médecins et dermatologues ont alerté sur les dangers de ces pratiques, qui exposent les consommateurs à des problèmes de peau, des affections graves et parfois même des complications irréversibles.

Avec cette convocation, les autorités semblent vouloir intensifier leur contrôle sur les influenceurs et commerçants utilisant les réseaux sociaux pour promouvoir des produits potentiellement dangereux pour la santé. Cette action pourrait marquer un tournant dans la régulation du marché des cosmétiques non homologués au Sénégal.

Il reste à voir si cette convocation débouchera sur des poursuites judiciaires ou si Mame Ndiaye Savon sera simplement entendue dans le cadre d’une enquête préliminaire. Quoi qu’il en soit, cette affaire ne manquera pas de susciter des réactions, notamment au sein de sa large communauté de followers et de clientes.

Cybersécurité : Moustapha Diakhaté en garde à vue pour insulte via un système informatique

L’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY), Moustapha Diakhaté, a été arrêté ce jeudi et placé en garde à vue à Dakar. Selon des informations relayées par Seneweb, cette interpellation fait suite à une accusation d’insulte par le biais d’un système informatique, sur instruction du procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar.

Moustapha Diakhaté passe actuellement sa première nuit en détention dans un commissariat de la capitale sénégalaise. D’après des sources proches du dossier, il pourrait être présenté au parquet lundi prochain, à moins qu’un changement ne survienne dans le déroulement de la procédure.

L’accusation portée contre Moustapha Diakhaté entre dans le cadre des infractions liées à l’utilisation abusive des systèmes informatiques. Au Sénégal, la Loi sur la cybercriminalité sanctionne sévèrement les actes tels que la diffusion d’insultes ou propos injurieux via les plateformes numériques, en raison de leur impact potentiel sur l’ordre public et les droits des personnes visées.

Cette affaire intervient dans un climat politique tendu, où les réseaux sociaux et autres outils numériques sont devenus des espaces fréquents de débat, mais aussi de dérives. Moustapha Diakhaté, connu pour ses positions souvent critiques envers ses anciens alliés politiques, pourrait voir cette affaire relancer le débat sur les limites de la liberté d’expression en ligne au Sénégal.

Les autorités judiciaires doivent maintenant déterminer si les faits reprochés à Moustapha Diakhaté sont suffisamment établis pour engager des poursuites. En attendant, l’affaire suscite déjà des discussions sur l’utilisation des réseaux sociaux par les figures publiques et sur les responsabilités qui en découlent.

L’arrestation de Moustapha Diakhaté pour des propos présumés injurieux via un système informatique souligne une fois de plus l’importance de la réglementation et de l’éthique dans l’usage des outils numériques. Les prochains jours seront déterminants pour l’évolution de cette affaire.

Injures contre Amina Poté : Le Tik-Tokeur « Le juge du désert » arrêté par la Cybersécurité

La Division spéciale de cybersécurité (DSC) a récemment interpellé Ibrahima Mbodj, administrateur principal du compte Tik-Tok « Le juge du désert », pour des accusations d’injures, de diffamation et de diffusion d’images à caractère personnel. Ce lundi 11 novembre, Mbodj a été déféré au tribunal de grande instance de Dakar suite à une plainte déposée par Amina Poté, ancienne animatrice de la Tfm, par procuration.

Le dossier révèle que Ibrahima Mbodj aurait tenu, dans des vidéos publiées sur Tik-Tok, des propos jugés obscènes visant la mère et la grand-mère de l’animatrice. Des sources proches du parquet rapportent que ces diffamations répétées ont poussé Amina Poté à recourir à la justice pour faire cesser les attaques.

Depuis plusieurs semaines, la DSC était sur les traces de Mbodj. Après de multiples recherches, il a finalement été localisé aux Almadies, où il a été arrêté par des policiers en civil lors d’une soirée dansante aux alentours de 3 h du matin.

Ce cas met en lumière l’importance grandissante de la cybersécurité dans la lutte contre les contenus diffamatoires en ligne. Le tribunal devra désormais se prononcer sur cette affaire qui soulève des questions sur les limites de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux et sur la protection des individus contre les atteintes à leur dignité et à leur vie privée.

Kader Dia face à la justice : le chroniqueur de Sen TV convoqué par la Division spéciale de cybersécurité

Kader Dia, chroniqueur de la chaîne Sen TV, est dans la tourmente. Convoqué le lundi 30 septembre 2024 par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), il devra répondre à des accusations qui pourraient lui coûter cher. Cette convocation, confirmée par une source autorisée à Seneweb, fait suite à des déclarations explosives faites à l’antenne, mettant en cause une unité de la police nationale.

Lors d’une récente intervention sur Sen TV, Kader Dia a accusé ouvertement une unité de la police d’avoir reçu des pots-de-vin pour faciliter le passage d’une pirogue, découverte par la suite avec trente corps sans vie au large des Mamelles. Cette déclaration a suscité une vive réaction des autorités. Le procureur de la République a aussitôt réagi en lançant une enquête pour éclaircir les circonstances entourant ces graves allégations.

L’affaire est désormais entre les mains de la justice, et Kader Dia devra se justifier devant les enquêteurs de la DSC. Cette convocation pourrait être un tournant majeur dans l’affaire, surtout si l’accusation d’atteinte à l’honneur d’une institution publique est retenue.

Kader Dia est attendu pour donner des éléments probants qui pourraient étayer ses propos, ou risquer de faire face à des poursuites judiciaires sévères. L’opinion publique, quant à elle, est suspendue à l’évolution de cette affaire, qui met en lumière les enjeux de la liberté d’expression dans un contexte de tensions autour de la migration clandestine.

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