Le village de Darou Ndiayène, situé dans la commune de Passy, a franchi une étape importante dans son développement avec la mise en service d’un moulin à mil offert par le maire Baye Niass, également directeur général de l’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP).
L’inauguration de cette infrastructure de proximité marque un tournant pour les populations locales, en particulier pour les femmes, longtemps confrontées à de pénibles corvées domestiques. Jusqu’ici, ces dernières devaient parcourir plusieurs kilomètres pour faire moudre le mil dans des localités voisines ou s’adonner au pilage manuel, une activité éprouvante et chronophage.
Dans les zones rurales, l’absence d’équipements de transformation constitue en effet un frein majeur à l’amélioration des conditions de vie des femmes. Le pilage du mil, indispensable à la préparation des repas, mobilise quotidiennement plusieurs heures de travail, avec des conséquences notables sur la santé, notamment des douleurs lombaires et une fatigue persistante.
« Dès les premières heures de la journée, les femmes s’activent autour de tâches domestiques lourdes. Le pilage du mil reste l’une des corvées les plus pénibles », a souligné Baye Niass lors de la cérémonie, insistant sur la nécessité d’alléger ces charges.
Avec la mise en service du moulin, les ménages de Darou Ndiayène bénéficieront désormais d’un service accessible, réduisant considérablement les déplacements et le temps consacré à cette activité. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation du monde rural, tout en contribuant à l’amélioration des conditions de vie et à la sécurité des populations.
Prenant la parole devant les habitants, l’édile de Passy a mis en exergue la portée sociale et économique de cette réalisation. « L’autonomisation de la femme commence par la réduction de ses charges domestiques », a-t-il déclaré, rappelant les difficultés engendrées par l’absence de moulin dans le village.
Dans la perspective d’une gestion durable de l’équipement, Baye Niass a exhorté les bénéficiaires à en assurer un entretien rigoureux. Il a également recommandé la mise en place d’un comité de gestion, condition essentielle pour garantir la pérennité de l’infrastructure et envisager, à terme, l’acquisition de nouveaux équipements structurants.
Avec ce moulin à mil, Darou Ndiayène amorce ainsi une transformation concrète de son quotidien, illustrant l’impact significatif des initiatives locales sur le bien-être et l’autonomisation des communautés rurales.
