Cour suprême : la requête en rabat d’arrêt de Sonko rejetée, ses avocats dénoncent une justice « biaisée »

Les chambres réunies de la Cour suprême ont rendu, ce mardi, une décision très attendue dans l’affaire opposant Ousmane Sonko à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang. La haute juridiction a rejeté la requête en rabat d’arrêt introduite par le leader du parti Pastef, confirmant ainsi les décisions rendues en première instance et en appel.

Pour les conseils de Sonko, cette décision marque une nouvelle dérive du système judiciaire sénégalais. Visiblement courroucé, Me Ousmane Oussynou Fall a dénoncé une justice à deux vitesses et mis en cause le président de la Cour suprême, Souleymane Kane.

« Si nous venons ici, devant la Cour suprême, alors que tout le monde connaît les péripéties qu’on a traversées durant cette procédure… et qu’on vient ici pour conforter la décision de ces juges, cela ne me surprend nullement de ce premier président de la Cour suprême », a-t-il martelé devant la presse.

L’avocat estime que la requête en rabat était légitime et fondée en droit, soulignant que le rejet de celle-ci est « politiquement motivé » et entérine les « violations » précédentes.

À l’inverse, le camp de Mame Mbaye Niang savoure ce qu’il qualifie de triomphe judiciaire total. Me Elhadj Diouf, un des avocats de l’ex-ministre, n’a pas caché sa satisfaction.

« Mame Mbaye Niang a gagné et a tout gagné. Il a toujours gagné. Nous nous réjouissons de notre Justice qui a fait preuve de courage, d’indépendance et de lucidité pour le Sénégal », a-t-il déclaré avec emphase.

La Cour suprême a en effet non seulement déclaré la requête irrecevable, mais elle a également condamné Ousmane Sonko aux dépens, renforçant ainsi la position de la partie civile.

Ce rejet constitue un nouvel épisode dans le feuilleton judiciaire opposant Sonko à Mame Mbaye Niang, dans le cadre d’une affaire de diffamation liée au projet PRODAC. La décision, qui intervient dans un contexte politique toujours sous tension, risque de raviver les critiques sur l’impartialité du système judiciaire.

Pour les partisans de Sonko, cette issue conforte leur thèse d’un « harcèlement judiciaire », tandis que ses adversaires y voient la preuve d’un État de droit fonctionnel.

Mandat d’arrêt international contre François Bozizé pour crimes contre l’humanité

Un mandat d’arrêt international a été émis contre l’ancien président de la République centrafricaine, François Bozizé, dans le cadre d’une enquête sur sa responsabilité présumée dans des crimes contre l’humanité perpétrés par des militaires dans une prison entre 2009 et 2013. Cette annonce a été faite par une cour spéciale parrainée par l’ONU.

François Bozizé, âgé de 77 ans, a dirigé la République centrafricaine après un coup d’État en 2003, avant d’être renversé par des rebelles en 2013. Il est actuellement à la tête de la principale rébellion centrafricaine et vit en exil en Guinée-Bissau depuis mars 2023.

Cette décision de lancer un mandat d’arrêt international marque une nouvelle étape dans les efforts pour traduire en justice les responsables présumés de violations des droits de l’homme en République centrafricaine. Elle souligne également l’importance de lutter contre l’impunité pour garantir la justice et la réconciliation dans le pays.

Les détails précis des allégations portées contre François Bozizé n’ont pas été immédiatement divulgués, mais cette mesure témoigne de la détermination de la communauté internationale à poursuivre les auteurs présumés de crimes graves, où qu’ils se trouvent, et à rendre justice aux victimes.

Opération de Fouille à la Maison d’Arrêt et de Correction de Mbour : Saisie de Téléphones et Incident Mineur

Une vaste opération de fouille a été récemment menée à la maison d’arrêt et de correction de Mbour. L’objectif principal de cette opération était de renforcer la sécurité au sein de l’établissement pénitentiaire.

Saisie de Téléphones Dissimulés dans les Matelas

Au cours de cette opération, les autorités pénitentiaires ont réussi à saisir une trentaine de téléphones mobiles que les détenus avaient cachés à l’intérieur de leurs matelas. Cette découverte soulève des préoccupations concernant la communication non autorisée des détenus avec l’extérieur, ce qui pourrait compromettre la sécurité de la prison.

Tentative de Protestation des Détenus

Face à cette saisie, les détenus ont tenté de protester en sortant les matelas de leurs cellules. Cette réaction a rapidement été maîtrisée grâce à l’intervention immédiate de l’administration pénitentiaire, qui a su apaiser la situation et convaincre les détenus de regagner leurs cellules.

Absence d’Incidents Majeurs lors de l’Opération

Il est à noter qu’aucun incident majeur n’a été signalé lors de cette opération de fouille, démontrant ainsi l’efficacité et la maîtrise de l’administration pénitentiaire dans la gestion de ce genre de situation.

Poursuite de l’Opération de Fouille

L’opération de fouille, jugée nécessaire pour assurer la sécurité et l’ordre au sein de la maison d’arrêt et de correction de Mbour, reprendra ce week-end. Les autorités pénitentiaires restent déterminées à poursuivre leurs efforts pour maintenir un environnement sûr et sécurisé pour l’ensemble du personnel et des détenus.

Cette opération souligne l’importance de la vigilance continue et des mesures de sécurité renforcées au sein des établissements pénitentiaires pour prévenir tout incident et garantir la sécurité de tous.

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