Arrestation d’un dealer à Mbacké : Neuf pilules d’ecstasy dissimulées dans ses parties intimes

Le commissariat urbain de Mbacké a récemment réalisé une arrestation significative dans sa lutte contre le trafic de stupéfiants. S. S. Thioune, un individu de 26 ans, a été appréhendé alors qu’il détenait neuf pilules d’ecstasy, dissimulées tant dans ses poches que dans ses parties intimes.

L’arrestation est survenue dans le quartier Gawane de Mbacké, où S. S. Thioune a été surpris par des policiers en civil. Suite à une fouille corporelle, les agents ont découvert les neuf pilules d’ecstasy, également connues sous le nom de volets. Pour éviter toute suspicion, le trafiquant avait ingénieusement dissimulé la drogue sur sa personne.

Cette arrestation découle d’informations précieuses fournies par une source fiable, alertant les autorités sur les activités illicites de S. S. Thioune. En réponse, le commissaire Alioune Fall et son équipe ont agi rapidement et efficacement pour appréhender le suspect en flagrant délit.

Interrogé sur procès-verbal, S. S. Thioune a admis la propriété des drogues, mais a nié être un trafiquant. Il a affirmé que la drogue était destinée à sa consommation personnelle, précisant qu’il l’avait acquise pour 20 000 F CFA auprès d’un ami à Mbour, lors d’une cérémonie religieuse le 17 avril.

Suite à l’enquête menée, S. S. Thioune a été présenté devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Diourbel ce lundi. Cette arrestation souligne l’engagement des autorités locales dans la lutte contre le trafic de drogue et la protection de la société contre ce fléau.

Mbour : Arrestation d’un Taximan Dealer avec 37,2 kg de Chanvre Indien

Une opération d’envergure a été menée par le commissariat central de Mbour dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Cette initiative a conduit à l’arrestation d’un taximan et à la saisie impressionnante de 37,2 kg de chanvre indien. Le suspect, identifié sous le nom de O. M., a été présenté au procureur après cette saisie majeure.

O. M., résidant à Khelcom, une localité de Mbour, aurait exploité sa profession de taximan pour dissimuler ses activités illicites de trafic de drogue. Les enquêteurs ont découvert que l’homme fournissait certaines zones avec des produits stupéfiants.

Le démantèlement de ce réseau a été déclenché suite à des renseignements sur un trafic intense de drogue entre Mbour et Aïnoumane. Sous la direction du commissaire Bara Niang, une équipe de la brigade de recherches a mis en place une surveillance discrète pour appréhender les individus impliqués.

Après une opération de surveillance prolongée, les policiers ont interpellé le taximan vendredi dernier en possession de 200 g de chanvre indien et d’une somme de 25 000 F CFA. L’individu âgé de 34 ans a reconnu être en possession de la drogue, tout en niant son implication dans un trafic organisé. Une perquisition à son domicile a ensuite permis de découvrir deux sacs contenant un total de 37 kg de chanvre indien de la variété « fogny », dissimulés dans des aliments pour bétail afin de tromper la vigilance des autorités. L’odeur distinctive de la substance a conduit les enquêteurs à cette découverte.

À la suite de cette opération fructueuse, les 37,2 kg de drogue, ainsi que le taxi et l’argent saisis, ont été placés sous scellés. Le taximan O. M. a été déféré devant le tribunal de grande instance de Mbour ce mercredi, où il est accusé de détention et de trafic de chanvre indien.

Succès, réaliste ou dealer ?

A quelle sauce sera mangée la nouvelle constitution qui sera soumise au vote du
peuple tchadien le 17 décembre? Pendant que les pros «oui» et les pros «non»
s’affrontent dans une campagne pour un referendum attendu comme le véritable
premier test de popularité du régime de transition du général Mahamat Idriss Deby,
l’opposant Succès Masra vient de jeter un pavé dans la mare. Sans être un
revirement à 360 degrés, la nouvelle position de l’adversaire politique le plus craint
actuellement par la junte militaire tchadienne, n’en n’étonne pas moins dans le
microcosme politique. Alors qu’il n’avait penché ni pour le «oui», ni pour le «non», le
leader du parti Les Transformateurs, fraîchement revenu à la maison après un an

d’exil, demande à ses compatriotes de donner leur «oui» à la constitution, qui, selon
lui, n’est certes pas parfaite mais est meilleure à celles de 1996 et 2020.
Cette première déclaration forte de Masra, dont le retour au bercail, le 3 novembre,
a été réalité suite à une médiation facilitée par le président de la République
démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, mandaté par la Communauté économique
des Etats de l’Afrique centrale, est alors objet à plusieurs interprétations, et surtout
à moult supputations. L’appel à voter «oui» n’est-il par un renvoi d’ascenseur au
pouvoir de la transition qui a renoncé, pour l’instant en tout cas, à la peau de Succès
Masra qu’il voulait par justice interposée? En effet, dès que l’opposant avait
manifesté sa volonté de rentrer à N’Djamena, il lui a été brandi, en guise
d’épouvantail, un mandat d’arrêt international émis par la justice de son pays qui lui
reproche d’avoir tenu des propos, en mai de cette année, «incitant à la haine et à la
révolte» et d’être l’auteur d’une «tentative d’atteinte à l’ordre constitutionnel».
Succès Masra apporte de l’eau au moulin de ceux qui le suspectent d’avoir passé un
«deal» malveillant avec le régime de Deby fils, non seulement pour son retour, mais
parce que la procédure judiciaire à son encontre court toujours, même si le mandat
d’arrêt, lui, a été suspendu.

Succès Masra, lui, ne se reproche aucune compromission. Il fait certainement sienne
cette vérité selon laquelle «la culotte d’aujourd’hui vaut mieux que le pantalon de
demain». Et l’opposant l’a dit, la tête bien haute, sa démarche répond à l’attente du
peuple qu’il a rencontré et qui dans sa majorité, est contre toute longévité dont
pourrait bénéficier la transition. Et pour que la parenthèse de l’intérim au palais
présidentiel de N’Djamena se referme, il faut, a reconnu, avec lucidité et réalisme,
Succès Masra, il faut adopter cette loi fondamentale, quitte à la purger par la suite
de ses aspérités. Dans la foulée, a, d’ailleurs, prévenu l’opposant, si Les
Transformateurs viennent aux affaires, cette constitution sera amendée. Mais ça
c’est une autre manche. Si la nouvelle option de Succès Masra est scrutée et surtout
suspectée, il n’en demeure pas moins qu’elle a l’avantage de donner une chance
supplémentaire au Tchad de mettre fin, le plus tôt possible, à l’intermède de la
transition. Une transition militaire qui n’a que trop duré et qui met sous les feux de
la contestation, le régime du général Mahamat Idriss Deby, celui-là même qui a pris
le pouvoir par la force, à la mort de son père, en avril 2021.
Succès Masra a-t-il eu raison d’appeler au «oui» à la nouvelle constitution? Oui, est-
on tenté de dire, n’en déplaise aux jusqu’au boutistes qui oublient, que retarder
l’avènement de la nouvelle loi fondamentale, c’est maintenir le Tchad en mode régime d’exception encore pour un temps indéfini. Avec toutes les dérives inimaginables qui sont générées par ce genre de pouvoir! En attendant que l’histoire donne tort ou raison à Succès Masra, les populations sont appelées aux urnes le 17 décembre prochain. Une constitution comme cadeau de Noël!

Dakartimes

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