Réorganisation administrative : Le Chef de l’État déploie un nouveau Décret structurant les services de la République

Le Président de la République a récemment promulgué le décret n° 2024-940, qui institue une nouvelle répartition des services de l’État ainsi que le contrôle des établissements publics, des sociétés nationales et des sociétés à participation publique entre la Présidence de la République, la Primature et les ministères.

Cette initiative marque une étape cruciale dans l’amélioration de la gouvernance et de l’efficacité administrative en définissant clairement les domaines de compétences et les prérogatives de chaque entité au sommet de l’État.

Principaux Aspects du Décret n° 2024-940

Le décret prévoit une réorganisation des services de l’État, répartis entre la Présidence de la République, la Primature et divers ministères. Cette redistribution a pour objectif de garantir une gestion plus cohérente et efficace des ressources et des responsabilités administratives.

Le contrôle des établissements publics sera désormais spécifiquement attribué aux ministères concernés, renforçant ainsi la supervision et la responsabilisation dans la gestion de ces entités. Les établissements publics listés dans le décret relèveront de la supervision directe des ministères désignés.

Les sociétés nationales et celles à participation publique seront également sous la surveillance de la Présidence de la République et des ministères respectifs. Cette mesure vise à accroître la transparence et la responsabilité dans la gestion de ces entreprises, contribuant ainsi à une gouvernance plus rigoureuse.

Objectifs de la Réorganisation

En clarifiant les rôles et les responsabilités, cette réorganisation a pour but de réduire les chevauchements et d’améliorer la prise de décision au sein de l’administration publique.

Une répartition plus structurée des services et des contrôles permettra une utilisation plus efficiente des ressources de l’État, favorisant ainsi une meilleure performance administrative.

La supervision renforcée des établissements publics et des sociétés à participation publique est destinée à accroître la transparence et à prévenir les malversations, assurant ainsi une gestion plus éthique et responsable.

Le Président de la République a également donné des instructions spécifiques au Premier Ministre et au Ministre, Secrétaire Général de la Présidence de la République, pour veiller à la mise en œuvre de ce décret. Ce dernier sera publié au Journal officiel, garantissant ainsi sa légalité et son application effective.

Cette réorganisation administrative marque une avancée significative dans l’amélioration de la gestion des entités étatiques, reflétant l’engagement du gouvernement envers une gouvernance plus efficace et transparente. Elle vise à renforcer la structure administrative du pays, améliorant ainsi les services publics pour les citoyens.

Le Ministre Yankhoba Diémé Respecte le Décret Présidentiel

Le Président Bassirou Diomaye Faye, réitérant son engagement envers la transparence et la bonne gouvernance, avait pris une mesure forte en bannissant le cumul des fonctions pour les membres de son gouvernement. Dans cette optique, il avait donné un délai d’un mois aux ministres du gouvernement formé le 5 avril dernier pour démissionner de toute autre fonction occupée.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’AS, certains élus locaux nommés ministres ont tardé à se conformer à cette exigence. Parmi eux figure le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Yankhoba Diémé.

Cependant, en signe de respect envers le décret présidentiel et afin de se conformer aux directives du Président Faye, le ministre Yankhoba Diémé a pris la décision de démissionner de la présidence du Conseil départemental de Bignona. Sa démission a été officialisée hier vendredi, 3 mai, juste avant la fin de l’échéance fixée.

Cette démarche témoigne de la volonté du gouvernement de respecter scrupuleusement les décisions prises par le Président de la République, affirmant ainsi son engagement envers les principes de bonne gouvernance et d’éthique dans l’exercice des fonctions publiques.

Décret présidentiel : Omission des noms, un choix stratégique ou une lacune délibérée ?

Le récent décret présidentiel émis par Bassirou Diomaye Faye, abrogeant les nominations effectuées par son prédécesseur Macky Sall, a suscité des interrogations quant à l’omission délibérée des noms des personnes concernées. Cette décision a alimenté un débat juridique et soulevé des questions sur la transparence et la légitimité des décisions présidentielles.

Sur les réseaux sociaux, le journaliste Madiambal Diagne a exprimé des doutes quant à cette omission, suggérant que cela pourrait être une stratégie pour éviter d’éventuels recours contre les décrets. Cette réflexion soulève des questions importantes sur la manière dont les décrets présidentiels sont formulés et communiqués.

D’un côté, certains pourraient interpréter cette omission comme une mesure de protection pour les personnes concernées, les préservant ainsi d’éventuelles controverses ou contestations. Cependant, d’autres pourraient voir cette démarche comme une tentative de maintenir un certain flou quant aux décisions prises et à leurs destinataires, ce qui pourrait susciter des critiques quant à la transparence et à la légalité des procédures.

Il est crucial de souligner que la clarté et la transparence dans la communication des décisions présidentielles sont essentielles pour garantir la confiance du public dans le processus décisionnel. L’omission des noms des personnes concernées dans les décrets présidentiels peut compromettre cette confiance et soulever des préoccupations quant à l’application équitable de la loi.

L’omission des noms dans les décrets présidentiels constitue un sujet de débat juridique important, mettant en lumière les enjeux de transparence et de légitimité dans le processus décisionnel. Il est impératif que les autorités compétentes clarifient les raisons derrière cette omission et veillent à ce que les décisions présidentielles soient communiquées de manière transparente et conforme aux principes de l’État de droit.

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