Sénégal : Bassirou Diomaye Faye annule les décrets prolongeant les concessions minières des Ciments du Sahel

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a décidé d’abroger deux décrets signés par son prédécesseur, Macky Sall, qui prolongeaient de 25 ans les concessions minières des Ciments du Sahel (CDS). Ces autorisations concernaient l’exploitation de l’argile et de la latérite à Thicky, ainsi que du calcaire à Kirène.

Selon le journal Libération, ces décrets avaient été adoptés le 26 mars 2024, soit seulement deux jours après l’élection présidentielle qui a vu la victoire de Bassirou Diomaye Faye. Or, ces textes présenteraient plusieurs irrégularités juridiques. D’abord, ils se fondaient sur une version du Code minier désormais abrogée. Ensuite, ils contrevenaient aux nouvelles normes nationales et communautaires en vigueur, qui limitent la durée maximale des renouvellements de concessions minières à 20 ans.

Estimant que ces prolongations de concessions étaient en contradiction avec la législation en place, le chef de l’État a donc choisi de les annuler.

Cette décision s’inscrit dans la volonté du nouveau gouvernement de rétablir l’ordre juridique dans la gestion des ressources naturelles du pays. Depuis son investiture, Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko ont affiché leur ambition de revoir les contrats et concessions jugés défavorables aux intérêts nationaux.

L’annulation de ces décrets pourrait marquer un tournant dans la gouvernance des ressources minières au Sénégal, avec un contrôle plus strict des renouvellements et des conditions d’exploitation. Reste à voir quelles seront les réactions des Ciments du Sahel et des autres acteurs du secteur face à cette décision présidentielle.

Sénégal – Enseignement supérieur : une victoire historique pour les enseignants-chercheurs avec la signature du décret sur la réversion des pensions

Le 7 mars 2025 restera une date marquante dans l’histoire de l’enseignement supérieur sénégalais. Après de longues années de revendications, de luttes syndicales et de négociations acharnées, le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a obtenu une avancée majeure : la signature du décret sur la réversion des pensions de retraite et l’intégration de la prime de recherche dans le calcul des pensions des enseignants-chercheurs et chercheurs des universités publiques.

Cette signature vient concrétiser le protocole d’accord conclu le 6 janvier 2023 entre le SAES et le gouvernement. Elle constitue une véritable réparation d’une injustice de longue date envers les ayants-droit des enseignants-chercheurs décédés. Jusqu’ici, les veuves, veufs et orphelins ne percevaient qu’un montant dérisoire équivalant à 13 % du salaire net du défunt, malgré la revalorisation de la pension de retraite à un taux de remplacement de 85 % obtenue lors de l’accord historique du 15 mars 2018.

Le combat du SAES s’est intensifié ces derniers mois, notamment avec la menace d’une grève au début de l’année 2025. C’est sous cette pression que les autorités ont finalement acté la signature du décret. Ce dernier permet désormais la réversion effective des pensions aux ayants-cause, tout en intégrant la prime de recherche dans le calcul des pensions de retraite. Une mesure saluée unanimement par le SAES, qui y voit une victoire morale et sociale, fruit d’une mobilisation sans relâche.

Dans un communiqué, le syndicat a exprimé sa satisfaction, tout en appelant à maintenir la vigilance. En effet, d’autres points essentiels du protocole restent encore à concrétiser : la construction d’infrastructures sociales et pédagogiques dans les universités, le recrutement massif d’enseignants-chercheurs pour combler le déficit en personnel permanent, ainsi que des réformes structurelles dans la gouvernance et le financement de la recherche.

Par cette avancée, le SAES réaffirme son rôle central dans la défense des intérêts des enseignants-chercheurs et sa détermination à œuvrer pour un enseignement supérieur plus équitable, plus stable et plus performant au Sénégal.

Réorganisation de la Gendarmerie : Clarifications d’un haut gradé sur le décret controversé

Le décret numéro 2024-824 du 29 mars 2024, émis par le Président sortant Macky Sall, intégrant officiellement la Gendarmerie dans l’Armée nationale, a suscité des débats. Pourtant, un haut gradé, interrogé par Les Échos et préférant garder l’anonymat, apporte des éclaircissements sur cette décision controversée.

Selon le haut gradé, le décret en question ne modifie pas fondamentalement le fonctionnement de la Gendarmerie. Au contraire, il s’agit d’une réorganisation interne visant à clarifier les attributions et les missions de chaque entité au sein de la Gendarmerie. En formalisant cette organisation, le décret vise à apporter une plus grande clarté et efficacité dans le fonctionnement de l’institution.

L’interlocuteur du journal suggère même que ce décret pourrait avoir été en préparation depuis un certain temps et simplement mis à jour avant d’être publié. Il insiste sur le fait qu’il n’y a rien de particulièrement extraordinaire dans cette décision, soulignant que la Gendarmerie fait déjà partie intégrante des Forces armées et que cette intégration n’est qu’une formalisation de cette réalité.

Les clarifications fournies par ce haut gradé mettent en lumière le caractère interne et pragmatique de la décision de réorganiser la Gendarmerie au sein de l’Armée nationale. Alors que le décret a suscité des débats, ces explications soulignent qu’il s’agit avant tout d’une mesure visant à améliorer l’efficacité et la clarté des opérations au sein de cette institution clé du maintien de l’ordre au Sénégal.

[Document] Voici le décret abrogeant la convocation du corps électoral et contresigné par Amadou Ba

[Document] Voici le décret abrogeant la convocation du corps électoral et contresigné par Amadou Ba

Abrogation du Décret de Convocation Électorale : Macky Sall marque un tournant dans le Processus Électoral

Dans une décision sans précédent, le Président de la République du Sénégal, Macky Sall, a abrogé aujourd’hui le décret n°2023-2283 du 29 novembre 2023 portant convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle prévue le 25 février 2024. Cette annonce a été faite à travers le décret présidentiel n°2024-106 du 3 février, mettant ainsi fin à une période de spéculation et de contestation entourant le processus électoral.

La décision d’abroger le décret de convocation électorale survient à la suite de nombreuses controverses liées à l’élimination de certains candidats, dont Karim Wade, en raison de la question de la double nationalité. Le Président Sall a souligné la nécessité de restaurer la confiance dans le processus électoral et de garantir des élections libres et équitables.

Cette annonce a été accueillie par des réactions variées au sein de la classe politique sénégalaise. Certains saluent cette décision comme un geste de réconciliation et de promotion de la transparence, tandis que d’autres expriment des préoccupations quant à son impact sur le calendrier électoral.

Cette abrogation ouvre la voie à de nouvelles discussions sur la manière de réorganiser le processus électoral. Le Président Sall a également annoncé la convocation prochaine d’un dialogue national inclusif pour discuter des réformes nécessaires afin de garantir des élections crédibles et transparentes.

Le Sénégal entre ainsi dans une période politique cruciale, où les acteurs politiques et la société civile seront appelés à participer activement à la redéfinition des règles du jeu électoral. L’avenir politique du pays semble se diriger vers une ère de débats et de réformes, avec des implications significatives pour la stabilité et la démocratie sénégalaises. Restez informés pour suivre le développement de cette situation politique en évolution.

Décret fixant la date de l’élection présidentielle : Le 25 février 2024, les Sénégalais choisiront leur 5e président

Par décret n°2023-339 du 16 février 2023, le président de la République a fixé à la date du 25 février 2024 pour la tenue de l’élection présidentielle.

« La fixation de cette date a permis la tenue d’une révision exceptionnelle des listes électorales instituée par le décret n°2023-464 du 7 mars 2023, tant sur l’étendue du territoire national qu’à l’étranger pour le vote des Sénégalais de l’extérieur. A présent que toutes les opérations de la révision des listes électorales ainsi que les actes réglementaires nécessaires à l’organisation du scrutin sont en train d’être exécutés, il convient de convoquer le corps électoral à la date ci-dessus indiquée comme le prévoit l’article L0.137 du Code électoral », lit-on dans le communiqué du projet de décret portant convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle du 25 février 2024, signé par le ministre Sidiki Kaba.

Cette convocation concerne les électeurs sénégalais vivant sur le territoire national et ceux établis à l’étranger.

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