Délocalisation réussie à Ngandiouf : Un modèle à suivre pour les zones minières au Sénégal

L’expérience de délocalisation et de relocalisation des populations impactées par l’exploitation minière dans la commune de Ngandiouf, département de Tivaouane, est saluée comme un « modèle » à suivre. Cette réussite a été soulignée lors d’une visite de travail dirigée par le préfet du département de Tivaouane, Mamadou Guèye, accompagné de chefs de service et du haut conseiller des collectivités territoriales, Abdoul Aziz Diop.

La commune de Ngandiouf a été le théâtre d’un processus de délocalisation géré de manière exemplaire, impliquant la société civile, en particulier l’antenne de la Coalition « Publiez ce que vous payez » à Thiès. Abdoul Aziz Diop, membre du Forum civil, a souligné l’importance de vulgariser et de dupliquer ce modèle dans d’autres zones minières où les populations sont réticentes à tout déplacement.

Les villages de Ngassama 1 et 2, ainsi que Bayakh Peul et Galbeut, ont été délocalisés depuis 2015 pour permettre les activités minières de la compagnie G-PHOS. Cette délocalisation, facilitée par la société civile, a été saluée comme un exemple de collaboration réussie entre les autorités, l’entreprise et les populations.

Gorgui Bâ, chef du village de Bayakh Peul, a exprimé sa gratitude pour les opportunités créées par le projet. Il a souligné l’importance du dialogue et de la collaboration entre les différentes parties, saluant l’administration, en particulier le préfet Mamadou Guèye et les sous-préfets des arrondissements de Niakhène et Mérina Dakhar, pour leur soutien.

Le maire de Ngandiouf, Ngouda Ciss, a souligné l’approche inclusive adoptée dans le projet, rompant avec les tensions souvent associées à de tels projets ailleurs. Il a également salué l’engagement financier de G-PHOS, dépassant les normes nationales d’indemnisation.

Moustapha Dieng, directeur général adjoint de G-PHOS, a annoncé des investissements de plus de 4 milliards de francs CFA, avec une projection de doubler cette somme dans les années à venir. Il a assuré que les engagements envers les populations déplacées seraient respectés, et les premiers produits marchands de G-PHOS devraient être disponibles sur le marché international d’ici octobre 2024.

Le préfet Mamadou Guèye a salué la détermination des différentes parties prenantes, soulignant que la conduite de ce projet jusqu’au terme n’a pas été facile. Il a souligné l’importance du dialogue, de la concertation et de la confiance mutuelle dans la réussite de ce modèle de délocalisation.

Abdoul Aziz Diop, représentant de la société civile, a souligné l’importance de prendre en compte la dimension anthropologique dans les projets miniers, soulignant que les populations sont attachées à leur terroir malgré les indemnités.

La délocalisation réussie à Ngandiouf est présentée comme un modèle de collaboration et de gestion des impacts sociaux des projets miniers. La concertation multipartite a été la clé de cette réussite, et il est recommandé d’appliquer des approches similaires dans d’autres zones minières du Sénégal.

Gabon: la CEEAC maintient ses sanctions mais suspend la délocalisation de son siège

Le Gabon reste suspendu jusqu’à nouvel ordre des activités de la CEEAC. Ainsi ont décidé les chefs d’État de cette institution d’intégration régionale à l’issue du sommet tenu vendredi à Djibolho en Guinée Équatoriale. Mais le général Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la transition gabonaise n’est pas rentré bredouille à Libreville.

C’est une douche froide pour les dirigeants de la transition gabonaise. Le général Brice Clotaire Oligui Nguema a travaillé durement pour obtenir la levée des sanctions de la CEEAC prises contre son pays au lendemain du coup d’État du 30 août dernier. Oligui Nguema a fait le tour des capitales des pays membres de l’organisation, sauf Luanda.

Au sommet de Djibolho, le président gabonais a rappelé les circonstances du putsch qu’il désigne par  « coup de la libération » et rappelé le chronogramme de la transition qui durera deux ans. Cela n’a pas suffi pour convaincre les cinq autres chefs d’État présents au sommet. Ils ont décidé de maintenir la suspension du Gabon des activités de l’organisation jusqu’à un retour à l’ordre constitutionnel.

En revanche, ils ont décidé de suspendre la délocalisation du siège de la CEEAC de Libreville vers Malabo suite au climat de paix qui règne au Gabon et le caractère inclusif de la transition. Le président centrafricain, Fausti- Archange Touadéra reste facilitateur de la situation gabonaise. La CEEAC lui accordera un budget pour mener à bien sa mission.

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