Affaire LONASE : La Cour d’appel de Dakar se penche sur la demande de liberté provisoire de Lat Diop le 26 mars

Après un premier report, la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar examinera, le 26 mars 2025, l’ordonnance de refus de mise en liberté provisoire rendue par le juge d’instruction financier contre Lat Diop, ancien directeur général de la LONASE (Loterie nationale sénégalaise).

Sous mandat de dépôt depuis septembre 2024, Lat Diop fait face à de lourdes accusations de détournement de deniers publics portant sur un montant estimé à huit milliards de francs CFA. Cette affaire, qui suscite une vive attention dans l’opinion publique, s’inscrit dans le cadre d’une vaste enquête financière ouverte par les autorités judiciaires.

Selon des sources proches du dossier, la défense de l’ancien DG a introduit une demande de liberté provisoire, jugée non fondée par le magistrat instructeur. Une décision contestée par ses avocats, qui ont interjeté appel. C’est donc ce recours que la chambre d’accusation va trancher lors de l’audience prévue dans moins d’une semaine.

L’affaire Lat Diop, au-delà de sa dimension judiciaire, a également des répercussions politiques, compte tenu du profil de l’accusé, ancien responsable public et figure bien connue de la scène politico-administrative sénégalaise.

La décision de la Cour d’appel est donc très attendue. Elle pourrait soit conforter la ligne de fermeté adoptée par le juge d’instruction, soit ouvrir la voie à une remise en liberté provisoire dans un dossier qui s’annonce déjà long et complexe.

Kaolack / Société : Le parti APRODEL propose et demande à l’État de réagir face à la recrudescence des drames en mer

Face à la recrudescence des drames en mer, le parti APRODEL réitère sa position et appelle l’État à réagir. Le décès tragique de plusieurs jeunes Sénégalais en mer pousse l’APRODEL à préconiser des mesures fermes contre ce fléau, tout en lançant un appel pour une vaste campagne de démobilisation des jeunes, selon un communiqué qui nous est parvenu.

Le parti APRODEL, dirigé par son président Moussa Fall, s’est fendu d’un communiqué à la suite de la découverte macabre de corps de jeunes migrants sénégalais à Ouakam. « L’APRODEL s’indigne devant cette situation dramatique. Nous appelons les autorités à multiplier les efforts pour freiner ce fléau », peut-on y lire.

Le parti propose, au-delà des stratégies nationales de lutte, la mise en place d’une ligue sous-régionale à travers une coopération renforcée entre les États limitrophes afin d’endiguer ce phénomène. « En d’autres termes, les promoteurs de ces voyages sans retour doivent être soumis à des peines criminelles exemplaires. Ces mesures coercitives permettront, sans doute, de dissuader ces réseaux de trafiquants de la mer », précise le document.

Toujours selon l’APRODEL, il est impératif d’organiser une campagne de démobilisation des jeunes à travers des assises nationales sur l’immigration clandestine, présidées par le Président de la République et l’ensemble du gouvernement.

Moussa Fall et ses camarades estiment que ces assises seraient une occasion de rassembler les associations de jeunes, les artisans, les communautés de pêcheurs, les étudiants, les organisations de lutte contre ce phénomène, la société civile, les partenaires au développement ainsi que les corps diplomatiques des pays de la sous-région.

Affaire West African Energy : Samuel Sarr voit une nouvelle demande de libération rejetée

L’ancien ministre de l’Énergie, Samuel Améte Sarr, devra encore patienter derrière les barreaux. Pour la troisième fois, la justice sénégalaise a rejeté sa demande de mise en liberté provisoire. Le juge d’instruction du 8ᵉ cabinet du Tribunal de Grande Instance hors classe de Dakar, Madjiguène Touré Diène, a une nouvelle fois opposé une fin de non-recevoir, estimant que les conditions ne sont pas réunies pour une remise en liberté.

Inculpé pour abus de biens sociaux dans le cadre de l’affaire West African Energy, Samuel Sarr est en détention provisoire depuis plusieurs mois. Ses avocats avaient déjà essuyé un premier refus le 5 février 2025, et leur nouvelle tentative du 21 février s’est soldée par un nouvel échec. Selon les informations du journal L’Observateur, le juge a motivé sa décision par l’absence d’évolution notable dans l’instruction et la gravité des faits reprochés.

L’enquête étant toujours en cours, la justice craint que sa remise en liberté ne compromette les investigations, notamment en facilitant une concertation entre les différents protagonistes du dossier. Cette position est également soutenue par le procureur de la République, qui estime qu’une libération provisoire pourrait nuire au bon déroulement de l’instruction.

Malgré cette nouvelle décision défavorable, les avocats de Samuel Sarr ne comptent pas baisser les bras. Ils ont immédiatement interjeté appel, espérant obtenir une révision de la décision devant une juridiction supérieure. Toutefois, au vu de la fermeté affichée par la justice jusqu’à présent, les chances de succès restent incertaines.

En attendant une éventuelle évolution, l’ancien directeur général de Senelec et ex-ministre de l’Énergie reste en détention provisoire, dans l’attente d’un jugement qui pourrait être décisif pour son avenir judiciaire.

Affaire Samuel Sarr : une troisième demande de liberté provisoire déposée

Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie sous le régime d’Abdoulaye Wade et ex-directeur général de West African Energy (WAE), poursuit son combat judiciaire. Après deux rejets successifs, ses avocats ont déposé une troisième demande de liberté provisoire devant le juge d’instruction du deuxième cabinet du Tribunal de Dakar.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par Moustapha Ndiaye, actionnaire détenant 15% du capital de WAE. Il accuse Samuel Sarr d’abus de biens sociaux, portant sur un montant de 8 milliards de francs CFA. Suite à ces accusations, l’ancien ministre a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 28 novembre dernier.

Depuis lors, la défense de Samuel Sarr ne cesse de contester les faits qui lui sont reprochés. Le 12 février, son client a été auditionné, et deux jours plus tard, une nouvelle requête de mise en liberté a été introduite.

Dans leur demande, les avocats de Samuel Sarr s’appuient sur une contre-expertise réalisée par l’expert Alioune Touré. Selon eux, ce rapport contredit celui de Mazars, qui avait été utilisé par Moustapha Ndiaye pour déposer sa plainte.

De plus, ils insistent sur un élément clé du dossier : à l’origine du projet de construction de la centrale électrique, les associés de WAE n’avaient investi que 4 milliards de francs CFA, alors que le financement total s’élevait à 280 milliards. La défense souligne que c’est Samuel Sarr qui a mobilisé plus de 270 milliards de francs CFA pour permettre la réalisation du projet, actuellement en phase terminale.

Un autre argument avancé par la défense est l’impact de la détention de Samuel Sarr sur l’avancement du projet. Depuis son incarcération, les travaux de la centrale sont à l’arrêt, ce qui, selon ses avocats, préoccupe sérieusement les prêteurs.

Par ailleurs, les avocats rappellent que leur client est régulièrement domicilié et qu’il offre toutes les garanties de représentation en justice.

La balle est désormais dans le camp du juge d’instruction du deuxième cabinet, qui devra statuer sur cette troisième demande de liberté provisoire. Après deux refus, cette nouvelle requête pourra-t-elle aboutir ?

Affaire foncière : le juge d’instruction rejette la demande de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Ba et Birima Mangara

Le juge d’instruction du deuxième cabinet de Dakar a rejeté la demande du Parquet visant à lever l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara, tous deux mis en cause dans une affaire foncière liée à des expropriations pour cause d’utilité publique. Cette décision marque un nouveau tournant dans un dossier complexe qui oppose les héritiers des titres fonciers concernés aux autorités.

L’affaire concerne l’indemnisation liée à l’expropriation des titres fonciers n° 5058/Nga, 13833/Nga et 1838/Nga, au profit de la société Sofico. Les héritiers des terrains dénoncent des irrégularités qu’ils jugent frauduleuses dans la procédure, ce qui les a conduits à mandater Matar Diène pour déposer une plainte.

En 2022, une enquête préliminaire menée par la Sûreté urbaine de Dakar avait conduit le Parquet à ouvrir une information judiciaire contre X. Les faits présumés incluent faux et usage de faux en écritures authentiques et privées, escroquerie portant sur des deniers publics et complicité de ces infractions. L’affaire, transmise au deuxième cabinet d’instruction, était restée en suspens jusqu’à récemment.

Selon le journal Libération, le ministère public a récemment transmis un réquisitoire supplétif pour relancer l’enquête. Dans ce document, Tahirou Sarr est désigné comme un acteur clé de l’affaire, aux côtés d’autres individus dont l’identité n’a pas encore été révélée. Le Parquet ne s’est pas contenté de demander leur inculpation mais a également requis leur placement sous mandat de dépôt.

Dans cette dynamique, le ministère public a sollicité le juge d’instruction pour engager la procédure de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Ba, ancien Premier ministre et ex-ministre des Finances, ainsi que de Birima Mangara, ancien ministre chargé du Budget. Cependant, le juge d’instruction a rejeté cette demande, ce qui empêche pour l’instant toute poursuite judiciaire directe contre les deux députés.

Plusieurs personnalités ont déjà été entendues dans cette affaire, parmi lesquelles Matar Diène, le plaignant, mais aussi Tahirou Sarr, l’inspecteur des impôts Amadou Diop, ainsi que les inspecteurs à la retraite Dame Fall et Meissa Ndiaye. Le contrôleur des impôts Mouhamadou Moustapha Gaye a également été auditionné.

Avec le rejet de la levée de l’immunité parlementaire des deux députés, le dossier prend une tournure inattendue. Toutefois, l’enquête se poursuit et pourrait connaître de nouveaux développements dans les semaines à venir. Reste à savoir si le Parquet fera appel de cette décision ou si d’autres éléments viendront renforcer les accusations portées dans cette affaire à forte connotation politico-financière.

Nabou Lèye dépose une demande de liberté provisoire dans l’affaire du double meurtre

L’affaire entourant la danseuse et comédienne Nabou Lèye prend une tournure décisive avec le dépôt, hier, d’une demande de liberté provisoire par ses avocats. Après plus de deux mois de détention, l’artiste, accusée de complicité dans le double meurtre d’Aziz Ba, alias Aziz Dabala, et de Boubacar Gano, dit Wally, espère obtenir une libération en attendant son procès.

Nabou Lèye, connue pour ses talents d’artiste, maintient fermement son innocence. Selon elle, aucun élément du dossier ne justifie son implication dans les meurtres tragiques survenus à Pikine Technopôle en août dernier. « Je n’ai jamais été impliquée, de près ou de loin, dans ces crimes », affirme-t-elle dans sa requête. En outre, elle souligne qu’aucun des autres inculpés n’a mentionné son nom comme étant impliqué.

Pour appuyer sa demande, la défense de l’artiste a soulevé des doutes sur la validité des preuves fournies par les enquêteurs, notamment les incohérences présumées dans les données de localisation de son téléphone. Nabou Lèye affirme que le bornage des heures, utilisé pour la placer près de la scène du crime, contient des erreurs significatives. « Mon téléphone se trouvait à proximité du lieu à 12 heures, pas à minuit », soutient-elle, remettant ainsi en cause une des principales preuves contre elle.

Le double meurtre d’Aziz Dabala et de Wally avait choqué la communauté de Pikine et suscité de vives réactions. Les corps des deux hommes avaient été retrouvés sans vie dans leur appartement, entraînant l’arrestation de plusieurs de leurs proches, dont Nabou Lèye. Inculpée pour association de malfaiteurs, assassinat et acte de barbarie, l’artiste doit encore être entendue sur le fond de l’affaire.

Si certains estiment que la demande de liberté provisoire intervient prématurément, avant même l’examen des charges, la défense de Nabou Lèye mise sur l’absence de preuves directes contre elle pour convaincre le magistrat instructeur.

La décision finale de libérer ou non Nabou Lèye est désormais entre les mains du juge. Ce dernier devra évaluer les arguments de la défense et déterminer si la danseuse peut être remise en liberté en attendant son procès. Le dépôt de cette demande marque ainsi un tournant important dans une affaire qui continue de captiver l’attention du public.

La suite de la procédure judiciaire, et la réponse du juge, seront cruciales pour la suite de la carrière de cette artiste talentueuse, qui espère tourner la page de cet épisode tragique.

Seydi Gassama demande la libération de Bougane Gueye Dani et appelle à la sérénité en période préélectorale

Le directeur exécutif d’Amnesty International, section Sénégal, Seydi Gassama, a réagi à l’arrestation de Bougane Gueye Dani, leader politique et homme d’affaires, interpellé samedi alors qu’il se rendait à Bakel. Selon les autorités, M. Dani a été arrêté pour « refus d’obtempérer » après un incident routier avec la gendarmerie nationale.

Dans une publication sur le réseau social X (anciennement Twitter), Seydi Gassama a plaidé pour la libération immédiate de Bougane Gueye Dani, qualifiant l’incident de mineur et précisant qu’il n’avait pas mis en danger la vie des personnes impliquées. Selon lui, cet événement doit être analysé dans le contexte sensible de la période préélectorale que traverse actuellement le Sénégal.

« Nous demandons la remise en liberté de M. Bougane Gueye Dani », a-t-il affirmé. Pour Gassama, il est crucial que l’apaisement et la sérénité dominent à l’approche des élections législatives, appelant les acteurs politiques à la responsabilité. « Cet incident mineur ne doit pas perturber les efforts pour maintenir un climat électoral libre et pacifique », a-t-il ajouté.

En outre, le défenseur des droits de l’Homme a mis en avant l’importance de la solidarité nationale, notamment envers les populations sinistrées du nord-est du pays, touchées par des inondations. Selon lui, cette solidarité doit transcender les divisions politiques et sociales, et renforcer l’unité nationale en ces moments critiques.

Cette sortie de Seydi Gassama s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes à l’approche des élections législatives, avec des appels répétés à la modération et au respect des droits fondamentaux pour éviter des débordements pouvant affecter le processus électoral.

Tentative de déstabilisation au Burkina Faso : Paul-Henri Damiba sous le coup d’une demande d’extradition

Le Burkina Faso est à nouveau secoué par des révélations préoccupantes concernant l’ancien leader de la junte, Paul-Henri Sandaogo Damiba, actuellement en exil à Lomé, au Togo. Le président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a affirmé le 5 octobre 2024, lors d’une intervention radiophonique, que Damiba serait impliqué dans un vaste complot visant à déstabiliser le régime en place à Ouagadougou. À cet effet, des négociations ont été entamées avec les autorités togolaises pour obtenir son extradition.

Paul-Henri Damiba, ancien lieutenant-colonel de l’armée burkinabè, avait pris le pouvoir en janvier 2022 à la suite d’un coup d’État contre le président démocratiquement élu Roch Marc Christian Kaboré. Sa promesse d’apporter une réponse efficace à la menace terroriste au Burkina Faso, gangrené par l’insécurité depuis plusieurs années, n’avait pas suffi à calmer le mécontentement grandissant. Quelques mois plus tard, en septembre 2022, il était à son tour renversé par le capitaine Ibrahim Traoré, qui le relégua à un exil au Togo.

Bien qu’éloigné de la scène politique nationale depuis, Paul-Henri Damiba continue d’alimenter les discussions. En effet, selon les accusations récentes du gouvernement burkinabè, l’ex-dirigeant aurait renoué avec des ambitions déstabilisatrices. Son implication présumée dans une attaque terroriste survenue à Barsalogho en août 2024 renforce ces soupçons.

Selon Ibrahim Traoré, les autorités burkinabè disposent de preuves incriminant Damiba dans des actions visant à saper la stabilité du pays. Ce dernier aurait collaboré avec des groupes armés terroristes dans le cadre d’un projet de déstabilisation qui viserait des cibles stratégiques au Burkina Faso. L’attaque de Barsalogho, un village au nord du pays, aurait fait partie de ce plan, impliquant des alliances dangereuses entre Damiba et des factions jihadistes actives dans la région.

Le président de la Transition a également révélé que le gouvernement n’avait initialement pas envisagé d’adopter une approche hostile à l’encontre de Damiba après sa chute en 2022. Cependant, ces récentes découvertes ont forcé Ouagadougou à reconsidérer sa position et à engager des discussions avec Lomé en vue de l’extrader pour qu’il réponde des accusations portées contre lui.

Selon les déclarations de Traoré, les autorités togolaises, jusqu’alors bienveillantes envers Damiba, auraient elles-mêmes été prises de court par ces révélations. Le Togo, jusqu’à présent, n’avait exprimé aucun signe d’inquiétude par rapport aux activités de l’exilé sur son territoire. Toutefois, la gravité des accusations pourrait changer la donne, ouvrant la voie à une coopération entre Lomé et Ouagadougou.

Les négociations entre les deux États sont désormais en cours. Le gouvernement burkinabè espère obtenir l’extradition de Paul-Henri Damiba pour qu’il soit jugé sur le sol burkinabè. Si cette démarche aboutit, elle marquerait une étape décisive dans la gestion des tensions internes et permettrait au régime en place de réaffirmer son contrôle sur les tentatives de déstabilisation.

Dans ce climat d’incertitude, la situation sécuritaire reste fragile au Burkina Faso, en proie à de multiples menaces. L’implication présumée d’un ancien chef d’État dans des actions terroristes met en lumière la complexité des dynamiques politiques et militaires qui se jouent dans la région du Sahel. Le dénouement des négociations entre Ouagadougou et Lomé sera déterminant pour la suite des événements.

Le peuple burkinabè, épuisé par des années de conflits armés, attend avec impatience que la lumière soit faite sur ces accusations graves et que la stabilité puisse enfin être restaurée dans le pays.

Nabou Lèye : vers une demande de liberté provisoire après un mois de détention

La danseuse Nabou Lèye, en détention depuis le 30 août dernier pour son implication présumée dans le double meurtre d’Aziz Dabala et de son neveu Wally, pourrait bientôt bénéficier d’une demande de liberté provisoire. Inculpée et placée sous mandat de dépôt, Nabou Lèye n’a toujours pas été entendue au fond par le juge d’instruction, mais ses avocats envisagent de formuler cette demande dans les jours à venir, selon le journal Les Échos.

Convaincus de l’innocence de leur cliente, ses conseils ne comptent pas attendre l’audition au fond pour plaider en faveur de sa remise en liberté, estimant qu’elle n’a aucun lien direct avec le double homicide. Toutefois, ils se heurtent à des obstacles, notamment le déménagement du tribunal de Pikine-Guédiawaye vers ses nouveaux locaux ainsi que la période des vacances judiciaires, qui risquent de prolonger la détention préventive de la danseuse.

Cette affaire, très médiatisée, pourrait connaître de nouveaux rebondissements dans les jours à venir avec l’éventuelle décision de justice concernant la demande de liberté provisoire. Le sort de Nabou Lèye, ainsi que celui de ses coaccusés, reste pour l’heure entre les mains du juge d’instruction en charge du dossier.

Mogadiscio demande à l’ONU de mettre fin à sa mission politique en Somalie

Les autorités de Mogadiscio ont officiellement demandé à l’ONU de mettre fin à sa mission politique en Somalie, connue sous le nom de Manusom (Mission d’assistance des Nations unies en Somalie), avant l’expiration de son mandat en octobre prochain. Cette demande a été formulée dans une correspondance adressée au Conseil de sécurité et au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, selon le site ‘africanews’.

Dans cette lettre, le ministre somalien des Affaires étrangères, Ahmed Moallim Fiqi, a indiqué que cette décision faisait suite à un examen approfondi des priorités stratégiques du pays. Il a appelé à une conclusion rapide des procédures nécessaires pour mettre fin à la mission avant la fin du mandat actuel de la Manusom, prévue pour le 31 octobre.

La mission politique de l’ONU en Somalie a été établie en juin 2013 par le Conseil de sécurité pour soutenir les autorités somaliennes dans la transition vers la démocratie, après plus de 20 ans de guerre civile. Elle a travaillé en collaboration avec les soldats de maintien de la paix de l’Union africaine, dont la mission de transition ATMIS, et a progressivement réduit sa présence en vue de déléguer les responsabilités en matière de sécurité aux forces somaliennes.

En novembre dernier, le Conseil de sécurité avait suspendu le retrait des troupes de l’Union africaine pendant trois mois à la demande de Mogadiscio, en raison des combats persistants avec le groupe rebelle al-Shabab. Cette nouvelle demande de retrait de la mission politique de l’ONU soulève des questions sur l’avenir de la stabilisation et de la transition politique en Somalie, ainsi que sur le rôle de la communauté internationale dans ce processus.

Hervé Renard Rejette les Allégations de Demande de Salaire Exorbitant pour Entraîner le Cameroun

Hervé Renard, actuel sélectionneur de l’équipe de France féminine, a catégoriquement rejeté les allégations selon lesquelles il aurait demandé un salaire mensuel de 200 000 euros pour entraîner l’équipe du Cameroun. Cette information, largement relayée par les médias, faisait suite à une fuite de documents du ministère camerounais des Sports début avril, en pleine discorde entre Samuel Eto’o, président de la Fécafoot, et Narcisse Mouelle Kombi, son ministre de tutelle.

Face à la polémique, Hervé Renard a clarifié les faits dans une interview accordée à Jeune Afrique, déclarant : « Je n’ai eu aucune discussion d’ordre financier avec qui que ce soit. Les discussions avec Samuel Eto’o en France ne portaient pas sur l’argent. » Il a également démenti les rumeurs d’une demande d’avance sur ce prétendu salaire, les qualifiant de « mensonges ».

L’entraîneur, qui prévoit de quitter son poste actuel après les Jeux Olympiques, exprime son intérêt pour diriger une sélection masculine avec des objectifs particulièrement ambitieux, notamment la Coupe du monde 2026. Ces aspirations vont de pair avec une attente d’augmentation de ses revenus, contrastant avec les 400 000 euros annuels qu’il perçoit de la Fédération française de football.

Cette clarification de la part d’Hervé Renard vient dissiper les spéculations entourant sa prétendue demande de salaire exorbitant, tout en réaffirmant son engagement envers ses projets futurs dans le monde du football.

Demande de Report de l’Audience pour la Levée de l’Immunité de Mohamed Bazoum : Les Avocats Contestent les Conditions de Procédure

Les avocats du président nigérien déchu, Mohamed Bazoum, retenu captif par les militaires ayant pris le pouvoir en juillet dernier, ont soumis une requête à la plus haute juridiction du pays pour reporter l’audience concernant la levée de son immunité présidentielle. Cette demande, détaillée dans un courrier consulté par l’AFP ce mardi, soulève des préoccupations majeures quant au respect des droits de la défense et à la validité de la procédure en cours.

La cour d’Etat, nouvellement instituée par le régime militaire en novembre dernier, est chargée de se prononcer le 10 mai sur la levée de l’immunité de Mohamed Bazoum, accusé de « haute trahison » et d' »atteinte à la sûreté » du pays depuis mi-août. Cependant, les avocats affirment que leur client n’a pas été informé correctement de la procédure en cours et n’a pas eu la possibilité de communiquer librement avec eux, ce qui constitue une violation flagrante des droits de la défense.

Dans leur courrier daté du 23 avril, les avocats de Mohamed Bazoum ont insisté sur l’importance fondamentale du respect de ce principe, soulignant que le non-respect de ces droits par la cour d’Etat constituerait une grave injustice. Ils ont également exprimé leurs craintes quant aux conséquences d’une éventuelle décision de lever l’immunité présidentielle de leur client, affirmant que cela légitimerait des actes de complicité et dissimulerait les événements entourant le coup d’État de juillet 2023.

Les avocats ont également remis en question la prétendue « qualité d’ancien président » de Mohamed Bazoum, soulignant qu’il n’avait jamais formellement démissionné de ses fonctions.

Cette demande de report de l’audience intervient après une série d’actions entreprises par les avocats de M. Bazoum pour défendre ses droits et contester les conditions de sa détention. En avril, ils ont sollicité l’intervention de la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) pour exiger sa libération.

La semaine dernière, une fille de Mohamed Bazoum a publiquement accusé son prédécesseur, Mahamadou Issoufou, d’être le cerveau du coup d’État militaire.

Alors que Mohamed Bazoum et son épouse, Haziza Bazoum, restent détenus dans des conditions difficiles à la résidence présidentielle de Niamey, leur fils, Salem Bazoum, a été libéré en janvier dernier.

Ndella Madior Diouf demande une liberté provisoire après trois mois de détention

Ndella Madior Diouf, directrice de la pouponnière « Keur Yeurmandé », fait une demande de liberté provisoire trois mois après son placement sous mandat de dépôt. Cette démarche survient après son arrestation par la Brigade de protection de la Sûreté urbaine (SU), consécutive à la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux montrant des bébés souffrant de malnutrition dans sa pouponnière. L’information est rapportée par Les Échos.

Selon le quotidien, le juge d’instruction dispose d’une semaine pour se prononcer sur cette demande. La décision finale appartient désormais à ce dernier.

Pour rappel, Ndella Madior Diouf fait face à cinq charges graves, dont la traite de personnes, l’exercice illégal de la fonction de médecin, la privation d’aliments ou de soins ayant entraîné la mort sans intention de la donner, la mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que la non-assistance à personne en danger et l’obtention indue de certificats aux fins d’inhumation. Ces accusations font suite à une enquête révélant plusieurs cas de décès et de malnutrition parmi les nourrissons pris en charge par la pouponnière.

Face à cette situation, pas moins de 48 nourrissons ont été retirés de l’établissement et transférés vers des structures de santé pour recevoir les soins appropriés.

La requête de Ndella Madior Diouf pour une liberté provisoire intervient dans un contexte où son sort judiciaire reste incertain, alors que l’enquête se poursuit pour élucider les circonstances entourant les événements tragiques survenus au sein de la pouponnière « Keur Yeurmandé ».

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