Côte d’Ivoire : Tidjane Thiam démissionne de la présidence du PDCI mais maintient sa candidature pour 2025

L’opposant ivoirien Tidjane Thiam a annoncé ce lundi 12 mai sa démission de la présidence du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principal parti d’opposition du pays. Une décision surprenante dans un contexte politique tendu, à moins de six mois de la présidentielle prévue en octobre 2025, pour laquelle il reste toutefois déterminé à se battre, malgré son exclusion de la liste électorale.

« Dans l’intérêt du parti, j’ai décidé de remettre entre vos mains, à vous les militants, mon mandat de président du parti », a-t-il déclaré dans une allocution diffusée sur ses réseaux sociaux.

Tidjane Thiam, ancien patron du Crédit Suisse, avait été élu à la tête du PDCI en décembre 2023. Mais cette élection fait l’objet d’un recours judiciaire : une militante du parti conteste sa nationalité ivoirienne au moment du scrutin, affirmant qu’il ne remplissait pas les conditions statutaires du PDCI.

Malgré cette démission, Thiam ne jette pas l’éponge. Il a réaffirmé sa volonté de mener son parti à la victoire à la présidentielle d’octobre 2025 :

« Cette décision ne change rien à l’engagement que j’ai pris en décembre 2023 de conduire personnellement notre parti à la victoire. »

Le 30 avril dernier, la justice ivoirienne a prononcé la radiation de Tidjane Thiam de la liste électorale, au motif qu’il avait perdu sa nationalité ivoirienne lors de son inscription en 2022, période durant laquelle il détenait également la nationalité française. Bien qu’il ait officiellement renoncé à sa nationalité française en mars dernier, cette radiation le rend actuellement inéligible.

Cette exclusion rappelle le cas d’autres figures majeures de l’opposition, comme l’ancien président Laurent Gbagbo, également écarté de la course en raison de condamnations judiciaires.

Tidjane Thiam reste confiant quant à son avenir politique et espère obtenir à nouveau la confiance des militants du PDCI pour reprendre la tête du parti :

« Je sais qu’après m’avoir élu en 2023, vous m’accorderez de nouveau votre confiance. »

Dans un paysage politique de plus en plus verrouillé, la course à la présidentielle ivoirienne s’annonce pleine d’incertitudes.

Augustin Senghor écarté du Conseil de la FIFA et démissionne de la CAF : quel avenir à la tête de la FSF ?

Ce mercredi, la Confédération africaine de football (CAF) a procédé à l’élection de ses membres du Comité exécutif et de ses représentants au Conseil de la FIFA. Un scrutin décisif, mais au goût amer pour Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Le dirigeant sénégalais a essuyé un revers cinglant en ne récoltant que 13 voix, très loin derrière le Marocain Fouzi Lekjaa, plébiscité avec 49 voix.

Ce résultat marque un net désaveu pour Senghor, qui espérait intégrer l’instance mondiale du football. Dans la foulée de cette défaite, il a annoncé sa démission immédiate de son poste de premier vice-président de la CAF, qu’il occupait depuis mars 2021. Un départ aussi brusque que symbolique, qui met fin à plusieurs années d’implication active au sein des instances dirigeantes du football africain.

La décision d’Augustin Senghor surprend autant par sa rapidité que par sa portée. Figure influente du football continental, l’ancien maire de Gorée avait gravi les échelons de la CAF avec constance, jusqu’à devenir un des piliers de l’organisation. Mais cette défaite électorale semble avoir accéléré un désengagement plus profond.

Reste désormais une question centrale : Augustin Senghor sera-t-il candidat à sa propre succession à la présidence de la FSF ? Pour l’heure, l’intéressé garde le silence, entretenant le flou sur ses intentions. Après quatre mandats à la tête de la Fédération sénégalaise, son avenir à la barre du football national semble plus incertain que jamais.

Dans les coulisses, certains évoquent une lassitude, d’autres un possible repositionnement stratégique. Mais une chose est sûre : cette défaite au niveau continental pourrait rebattre les cartes à l’échelle nationale. Alors que la FSF devrait bientôt ouvrir la voie à de nouvelles échéances électorales, la question de la succession d’Augustin Senghor s’invite désormais au cœur des débats.

Si Augustin Senghor venait à ne pas briguer un nouveau mandat, ce serait un tournant majeur pour le football sénégalais. L’homme a marqué de son empreinte les dernières décennies, avec à la clé, des succès notables comme le premier sacre continental des Lions en 2022. Mais son retrait éventuel ouvrirait une nouvelle ère, où plusieurs figures pourraient se positionner pour prendre le relais.

Chers compatriotes,

Suite à la radiation prononcée par l’Assemblée Nationale de la tête de liste SAM SA KADDU, ma position sur la dite liste passe.

Devant le peuple sénégalais auquel mon attachement est connu de tous, j’avais pris l’engagement que j’allais remettre ce poste s’il me revenait du fait de ma démission de cette coalition et de mon soutien à la liste Pastef dirigée par le Président Ousmane SONKO.
Je tiens donc à respecter la parole donnée qui m’est très chère.

Ainsi je démissionne du poste de député tout en souhaitant un excellent mandat aux parlementaires et au Président de l’Assemblée Nationale à qui je transmets également mes très sincères félicitations.

Je renouvelle tout mon soutien au Président de la République Bassirou Diomaye FAYE et au Premier ministre, Président de Pastef Ousmane SONKO avec qui j’ai partagé tous les combats politiques de ces trois dernières années pour la démocratie et les libertés avec tous les sacrifices possibles.

Ensemble pour une réussite de la mission .

JUB – JUBAL – JUBBANTI

Cordialement

Déthié FALL,
Président du PRP

Macky Sall démissionne de son poste d’envoyé spécial du Pacte de Paris

L’ancien président sénégalais se retire pour se concentrer sur les élections législatives anticipées, où il conduit la coalition Takku Wallu Sénégal.

« Monsieur le Président,

Comme vous le savez probablement, les circonstances de la vie politique sénégalaise, suite à la dissolution de l’Assemblée nationale, m’ont amené à être investi tête de liste de la Coalition Takku Wallu Sénégal pour les élections législatives prévues le 17 novembre 2024.

Dans ces conditions, et pour éviter tout risque d’incompatibilité et de conflit d’intérêts, je voudrais porter à votre aimable attention que j’ai décidé de me mettre en retrait par rapport à mes activités d’Envoyé spécial du Pacte de Paris pour les peuples et la planète, à compter du 9 octobre, après le sommet de Hambourg sur la durabilité pour lequel j’avais déjà pris des engagements.

Mobiliser la communauté internationale autour des objectifs du Pacte de Paris pour les peuples et la planète aura été pour moi une tâche exaltante. Je tiens à vous remercier vivement pour votre confiance, en vous renouvelant mon fidèle attachement à notre amitié. Soyez assuré que je reste toujours disposé à travailler avec vous sur des sujets d’intérêt commun.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute et amicale considération ».

Macky Sall

Maodo Malick Mbaye annonce sa démission de la direction de l’ANAMO pour se consacrer à la médiation en Afrique

Maodo Malick Mbaye a annoncé sa démission de son poste de Directeur Général de l’Agence Nationale de la Maison de l’Outil (ANAMO), après douze ans de service. Dans une lettre adressée au Président de la République du Sénégal, il a exprimé son désir de se consacrer exclusivement à la médiation en Afrique, en tant que Président du Groupe d’Initiatives Pour Une Médiation A L’Africaine (GIMA).

Dans sa note à la presse, Mbaye a souligné son engagement envers la médiation en Afrique, précisant qu’il rendrait son passeport diplomatique et se retirerait de ses fonctions dès ce vendredi. Il a également mis en avant son bilan à la tête de l’ANAMO, soulignant l’augmentation significative du nombre de maisons de l’outil et le nombre de jeunes et de femmes formés sous sa direction.

Malgré sa démission, Mbaye a assuré qu’il resterait disponible pour son pays, affirmant son engagement en faveur de la réconciliation et de la stabilité sur le continent, et se tenant prêt à contribuer au dialogue et à la concertation conformément au programme de gouvernance des nouvelles autorités.

Ousmane Sonko démissionne de son poste de maire de Ziguinchor

Ousmane Sonko, récemment nommé Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye, a formellement démissionné de son mandat de maire de la commune de Ziguinchor. Cette décision a été confirmée par le gouverneur de la région de Ziguinchor, Mor Talla Tine, qui a déclaré avoir reçu une lettre du ministre des Collectivités Territoriales, de l’Aménagement et du Développement des territoires, officialisant la démission de M. Sonko de son poste de maire.

Cette démission fait suite à une directive du président de la République, demandant à tous les membres du nouveau gouvernement, installé le 5 avril dernier, qui cumulent des mandats électifs au niveau des collectivités territoriales ou des Assemblées nationales, de se démettre de leurs fonctions dans un délai d’un mois.

Dans le même contexte, le ministre du Travail et des Relations avec les institutions, Yankhoba Diémé, a également démissionné de son poste de président du Conseil départemental de Bignona.

Ces démissions illustrent l’engagement du gouvernement en place à respecter les directives présidentielles et à garantir une séparation claire entre les fonctions gouvernementales et les mandats électifs locaux.

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