Goudomp : Kabonketoor fait de la dénonciation une arme contre les violences sexuelles

À Goudomp, dans le sud du Sénégal, l’association Kabonketoor poursuit son engagement dans la lutte contre les violences sexuelles, un fléau qui fragilise les communautés et brise des vies. Avec l’appui du Fonds Africain pour le Développement de la Femme (AWDF), elle a organisé un atelier de sensibilisation de deux jours destiné aux leaders communautaires, aux chefs de quartier, aux conducteurs de motos-taxis Jakarta ainsi qu’aux représentants venus des localités de Kaour et de Goudomp.

Cette rencontre, qui s’inscrit dans une dynamique participative, avait pour ambition de renforcer l’implication des relais sociaux dans la prévention et la répression de ces violences. Les participants ont été outillés pour détecter les signes de violences, briser le silence, accompagner les victimes et surtout dénoncer les auteurs afin de mettre un terme à leur impunité.

Pour Rama Diedhiou, chargée de projet à Kabonketoor, la gravité de la situation impose une réaction collective. « Les violences sexuelles restent préoccupantes. Il nous faut désormais dénoncer et signaler les auteurs pour mettre un terme à ce fléau », a-t-elle martelé, appelant à une mobilisation de tous les acteurs sociaux.

Au-delà de la sensibilisation, Kabonketoor mise sur la responsabilisation des communautés. L’association encourage un changement de mentalités, afin que la dénonciation des cas ne soit plus perçue comme une trahison, mais comme un devoir de protection des victimes et de défense de la dignité humaine. Les familles, les leaders d’opinion et les structures locales sont ainsi appelés à unir leurs efforts pour créer un environnement où les survivantes sont écoutées, soutenues et accompagnées.

Cet atelier marque une étape importante dans la stratégie de l’association, qui entend placer la dénonciation au cœur de la lutte contre les violences sexuelles dans le département de Goudomp. Pour Kabonketoor, le silence n’est plus une option : seule une vigilance collective permettra d’éradiquer ce phénomène destructeur et de bâtir des communautés plus sûres et plus solidaires.

Ndoffane : dénonciation de graves dérives administratives et financières au sein de la municipalité

Le collectif citoyen Samu Suñu Gox de Ndoffane a adressé, ce 10 août 2025, une lettre ouverte au chef de l’État, dans laquelle il dénonce de graves dérives administratives et financières au sein de la municipalité.

Adressée également aux ministères et services concernés, cette lettre dénonce une série de scandales et dysfonctionnements compromettant, selon le collectif, le développement de Ndoffane et la confiance des citoyens envers leurs institutions.

Morcellement illégal d’une réserve publique

Un lotissement nocturne aurait été opéré sur la réserve de Darou Salam Nord, sans aucune autorisation du Conseil municipal, en violation des lois et du principe de transparence.

Route bitumée FERA (3 km) : un chantier fantôme

Le projet, financé par le Fonds d’Entretien Routier Autonome (FERA) et démarré en 2022, souffrirait d’une exécution défaillante et resterait inachevé à ce jour, malgré les fonds alloués.

Marché de canalisation (30 millions FCFA) : un travail indigent

L’ouvrage financé par le FERA utiliserait des tuyaux PVC de diamètre inadapté, enterrés sans respecter les normes techniques, ce qui constituerait un gaspillage des deniers publics.

Branchement clandestin au réseau SEN’EAU : privation d’eau du stade

Selon le collectif, un conseiller municipal aurait autorisé frauduleusement un branchement illégal au stade municipal, privant celui-ci d’eau pendant près d’un an.

Détournement des fonds destinés à la Coupe du Maire

Le collectif affirme que les budgets alloués à la coupe, aux récompenses et aux prix auraient été décaissés depuis 2023, sans que la finale de l’édition 2024 ne soit organisée.

Absentéisme notoire et injoignabilité du maire

Le maire de Ndoffane, El Mouhadou Hady Diaw, serait régulièrement absent et injoignable, allant jusqu’à boycotter le vote du compte administratif 2024, ce qui aurait paralysé l’institution municipale.

Face à ces dérives présumées, le Collectif Samu Suñu Gox exige de l’État du Sénégal :

L’ouverture immédiate d’une enquête administrative et judiciaire sur ces irrégularités. Le recadrage urgent du maire et de son équipe pour rétablir la légalité républicaine.

Du FERA, il demande :

Une clarification publique concernant les accusations du maire, publiées sur Facebook, rejetant la responsabilité du choix de l’entrepreneur sur le FERA. Un audit technique et financier des chantiers incriminés (route, marché).

De la SEN’EAU, il exige :

Une enquête interne sur le branchement frauduleux au stade municipal et la publication des responsabilités.

« Nous, citoyens de Ndoffane, refusons que notre commune soit otage de pratiques clientélistes », conclut le collectif, qui appelle les hautes autorités à rétablir la justice, la transparence et le respect des biens publics, sous le mot d’ordre : Jub, Jubal, Jubanti.

Sous-représentation et Dénonciation : Les militantes féministes s’organisent contre le gouvernement de Sonko

Selon les informations relayées par le quotidien d’information AS, sur les 25 postes ministériels, seuls 4 ont été attribués à des femmes. Cette proportion alarmante met en lumière une inquiétante marginalisation des voix féminines au sein du gouvernement de Sonko. Cependant, ce n’est pas le seul motif d’indignation pour les militantes féministes.

Au-delà de la sous-représentation, c’est également la nouvelle dénomination du ministère de la « Famille et des Solidarités » qui a suscité une vive réprobation. Pour Marie Angélique Savané, cette appellation réduit les femmes à de simples reproductrices, effaçant ainsi leurs luttes historiques pour l’égalité et leurs droits dans divers domaines.

La militante féministe dénonce avec véhémence cette régression, accusant le Président Bassirou Diomaye Faye d’anéantir les acquis chèrement obtenus par les femmes sénégalaises au fil des décennies. Cette dénonciation reflète la volonté farouche des militantes de protéger les avancées réalisées en matière de droits des femmes et de combattre toute forme de rétrogradation ou de discrimination.

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