ÉLECTIONS LÉGISLATIVES : LA COMMISSION NATIONALE DES DROITS DE L’HOMME DÉPLOIE 50 OBSERVATEURS

La présidente de la Commission nationale des droits de l’homme du Sénégal (CNDHS) s’est exprimée ce midi lors d’une conférence de presse sur le monitoring électoral. Les Institutions nationales des droits de l’homme (INDH) et les Organisations de la société civile (OSC), en collaboration avec la CNDHS, jouent un rôle important pour garantir des élections législatives libres et transparentes. Au cours de cette rencontre, Amsatou Sow Sidibé a félicité le Directeur général de la Direction générale des élections, M. Biram Sène, qui a réussi en quelques mois à organiser des élections claires, libres et transparentes. « Il peut y avoir quelques critiques, mais ces élections sont bien gérées », a-t-elle affirmé. Selon M. Sène, certains désagréments rencontrés pendant ces élections sont dus, non pas à l’administration, mais aux représentants des bureaux de vote.

Elle a mentionné le partenariat avec le Think Tank Africajom Center et le Haut Commissariat aux droits de l’homme (HCDH/BRAO) pour débattre autour du thème de l’organisation des élections législatives et de la transparence attendue. La professeure a également exprimé sa gratitude envers les acteurs de la société civile et les autres institutions internationales pour leur implication dans le bon déroulement de ces élections.

Jacob Seck Ngom, chargé de programme à la Commission nationale des droits de l’homme, a informé que la commission a déployé 50 observateurs sur le terrain et a mis en place un projet de suivi médiatique pour détecter tout discours de haine dans les médias, ainsi que pour évaluer la participation des femmes et des jeunes. Il a également évoqué la problématique des inondations causées par la crue du fleuve Sénégal, précisant que la commission a adressé ses recommandations au Président de la République pour garantir le bon déroulement du scrutin dans les zones affectées. Selon lui, le scrutin se déroule comme prévu par la commission et les autorités étatiques. Il a également noté une forte participation des personnes âgées et une présence significative des représentants des partis politiques dans les bureaux de vote.

Le Directeur général des élections, M. Biram Sène, a admis des retards dans l’ouverture de certains bureaux de vote. Il a expliqué : « Parfois, il y a des désagréments, mais ils sont dus, non pas à l’administration, mais aux représentants des bureaux de vote, qui tardent à se présenter à l’heure. Nous insistons beaucoup auprès des formations politiques pour leur demander de venir une heure avant 8 heures, l’heure d’ouverture officielle. Avec 41 listes, si vous arrivez à 8 heures, il est certain que vous accuserez un retard de 30 minutes à une heure pour organiser le bureau. »

Par ailleurs, le directeur général des élections a assuré que l’État du Sénégal a pris toutes les dispositions nécessaires pour un plan de contingence : « Nous disposons de véhicules prêts à déployer tout le matériel nécessaire dans les bureaux de vote, des bulletins jusqu’aux petits équipements. Ces véhicules interviennent dans certaines zones stratégiques. De plus, il y a des réserves de matériel de vote au niveau des préfectures. »

Sécurisation du scrutin présidentiel : La gendarmerie déploie un dispositif massif

À l’issue du scrutin présidentiel du 24 mars dernier, la gendarmerie nationale a dressé un bilan positif de son opération de sécurisation. Sous les ordres du Haut Commandant, le Général Moussa Fall, un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé à travers le pays, garantissant ainsi le bon déroulement du processus électoral.

Déploiement stratégique

Selon les informations fournies par la Division de la Communication de la gendarmerie (Divcom), pas moins de 11 325 gendarmes ont été mobilisés sur le terrain, couvrant ainsi 1097 centres de vote à travers le pays. Ce déploiement massif a débuté le 19 mars pour se terminer le jour du scrutin, le 25 mars 2024.

Des moyens conséquents

Pour assurer une sécurisation efficace, un important arsenal logistique a été mobilisé. Parmi les moyens déployés, on compte notamment :

  • 02 avions légers ULM,
  • 429 véhicules légers,
  • 151 VAN,
  • 46 camions,
  • 13 bus,
  • 42 engins blindés, et
  • 18 drones.

Ces ressources ont été mises en place afin de garantir la sécurité des 3604 bureaux de vote répartis dans les 1097 centres, couvrant ainsi l’intégralité du territoire national. Des dispositifs statiques et d’intervention ont été déployés pour surveiller et intervenir en cas de besoin, assurant ainsi le bon déroulement du processus électoral, de l’ouverture des bureaux de vote à la remise des procès-verbaux aux membres des CEDA.

Ce dispositif de sécurisation massif mis en place par la gendarmerie nationale a permis de garantir la sérénité et la transparence du scrutin présidentiel. Grâce à l’engagement et à la vigilance des forces de l’ordre, les citoyens ont pu exercer leur droit de vote dans des conditions de sécurité optimales, renforçant ainsi la crédibilité et la légitimité du processus démocratique au Sénégal.

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