Convocation de Badara Gadiaga et mise en demeure de GFM : Thierno Bocoum dénonce les dérives du pouvoir et du CNRA

La convocation du chroniqueur Badara Gadiaga à la Division spéciale de la cybersécurité (DSC) continue de susciter de vives réactions. Ce mardi, Thierno Bocoum, leader du mouvement AGIR, s’est rendu sur place pour lui apporter son soutien, tout en fustigeant ce qu’il considère comme une offensive contre les libertés au Sénégal.

Devant les journalistes rassemblés aux abords des locaux de la DSC, Thierno Bocoum a livré un discours ferme :

« La liberté d’expression est un acquis démocratique essentiel dans notre pays. C’est elle qui a permis les différentes alternances politiques. Personne ne pourra empêcher les Sénégalais d’exprimer librement leurs opinions », a-t-il martelé.

Il a appelé à la libération immédiate de Badara Gadiaga, dont il estime l’interpellation injustifiée. Pour illustrer son propos, le président du mouvement AGIR a évoqué les déclarations controversées d’un député membre de Pastef.

« Nous savons tous qui a tenu des propos offensants en interprétant une décision de justice comme une relation entre un client et une prostituée. Ce n’est pas Badara Gadiaga, mais bien celui (Amadou Ba, député de Pastef) qui a porté atteinte à l’image de son propre leader. Qu’on laisse Gadiaga rentrer chez lui », a-t-il lancé.

CNRA pointé du doigt

Thierno Bocoum a également réagi à la récente mise en demeure adressée au Groupe Futurs Médias (GFM) par le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA). Dans une sortie sans détours, il a dénoncé ce qu’il considère comme un instrumentalisation politique de l’organe de régulation :

« Le CNRA n’a pas vocation à être le bureau politique de Pastef ni le bras armé du pouvoir en place. Sa mission est d’assurer un traitement équitable et professionnel de l’audiovisuel, pas de bâillonner les médias », a-t-il déclaré.

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