Le Secrétariat Exécutif National de l’Alliance Pour la République (APR) est monté au créneau ce mardi 2 juillet 2025 pour exprimer sa vive réaction après la sortie du Premier ministre Ousmane Sonko, consécutive au rejet de sa requête en rabat d’arrêt par la Cour suprême dans l’affaire de diffamation qui l’oppose à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang.
Dans un communiqué transmis à la presse, la formation politique de l’ancien président Macky Sall se dit consternée par ce qu’elle qualifie d’« attaques répétées » du chef du gouvernement contre les institutions judiciaires et les magistrats. L’APR accuse Ousmane Sonko de « ridiculiser le Président de la République, d’outrager les magistrats et de menacer les citoyens », dénonçant des propos jugés indignes de la posture d’un chef du gouvernement.
Pour le parti, la posture actuelle du Premier ministre n’est qu’un écran de fumée visant à dissimuler une réalité qu’il peine à affronter : son incapacité à proposer des réponses concrètes aux nombreux défis économiques et sociaux du pays. « Face aux difficultés économiques et sociales, Ousmane Sonko a remplacé l’action par le bavardage inutile, et le résultat par la complainte permanente », souligne le communiqué. Selon l’APR, il adopte « une posture irresponsable faite de médisance et de contre-vérités ».
L’APR va plus loin en qualifiant l’attitude du chef du gouvernement d’« incompétence chronique ». Selon les cadres du parti, Ousmane Sonko, au lieu de gouverner, se livre à des attaques systématiques contre ses prédécesseurs et les institutions qu’il devrait plutôt protéger. Ils estiment qu’il cherche à masquer ses propres failles par « l’injure, la calomnie et l’outrance verbale ».
Sur le plan international, le communiqué s’en prend également à la rhétorique du Premier ministre. Selon l’APR, ses récentes déclarations sur le taux d’endettement du Sénégal nuisent à l’image du pays. Le parti l’accuse de vouloir « détruire le peu d’image qui reste du Sénégal sur la scène internationale », affirmant que ses propos sur la situation financière du pays sont « aussi faux qu’irresponsables ».
À travers cette sortie virulente, l’APR montre qu’elle n’entend pas laisser le terrain médiatique au chef du gouvernement. Elle entend désormais jouer pleinement son rôle d’opposition, en dénonçant ce qu’elle considère comme des dérives dans la gestion de l’État et en exigeant que le débat politique reste centré sur la vérité, la compétence et le respect des institutions.