Coupé du reste du pays en pleine saison des pluies : le village de Yero Nguedol lance un cri de détresse aux autorités

En pleine saison des pluies, le village de Yero Nguedol, situé dans la commune de Dakatéli, département de Salémata (région de Kédougou), vit une situation d’isolement quasi total. Les pistes devenues impraticables et une rivière en crue coupent toute communication avec l’extérieur, privant les habitants d’accès aux services essentiels. Cette coupure fragilise encore davantage les populations déjà confrontées à un quotidien difficile, notamment les malades, les enfants et les femmes enceintes.

Sur les ondes d’Iradio, Mamadou Touré, habitant du village, a témoigné du calvaire que vivent les populations depuis plusieurs semaines. « Dans un village où on peut rester une semaine sans traverser. Personne ne sort, personne n’entre. C’est comme si nous n’étions pas au Sénégal. Quand on voit les gens dans d’autres villes, on se demande si nous ne sommes pas des Sénégalais, alors que nous avons les mêmes pièces d’identité », a-t-il dénoncé, exprimant le sentiment d’abandon qui anime la communauté.

La situation est particulièrement alarmante pour les cas d’urgence. Les malades et les femmes enceintes se retrouvent dans une détresse indescriptible. « Nos enfants sont malades, les femmes enceintes sont là. On les transporte par des charrettes, mais arrivé au fleuve, on ne peut pas traverser. On ne peut pas emporter une femme enceinte pour traverser le fleuve avec elle », a alerté Mamadou Touré. Ces obstacles rendent les évacuations sanitaires presque impossibles, mettant en danger la vie des plus vulnérables.

Face à ce drame silencieux, les habitants de Yero Nguedol lancent un appel pressant aux autorités locales et nationales. Ils réclament une intervention urgente pour désenclaver la localité et mettre fin à leur isolement. Routes praticables, passerelles sécurisées ou tout autre aménagement durable sont attendus pour garantir la libre circulation des personnes et l’accès aux services de base.

Inondations à Kaolack : le quartier Fass Cheikh Tidiane plongé dans la détresse, les habitants interpellent l’État

Les pluies diluviennes tombées ces derniers jours à Kaolack ont transformé le quotidien des habitants du quartier Fass Cheikh Tidiane en véritable calvaire. Situé à moins de 100 mètres de la cité religieuse de Médina Baye, ce quartier est aujourd’hui méconnaissable : rues impraticables, maisons abandonnées, stagnation d’eaux pluviales mélangées aux eaux usées.

De nombreuses familles ont dû fuir leurs habitations envahies par l’eau, tandis que celles restées sur place vivent dans des conditions insalubres. « J’habite ici depuis plus de 5 ans, mais je n’ai jamais vécu une pareille tourmente. Nous ne dormons plus à cause des eaux », confie Yally Sam Thiam, complètement désespéré.

La situation sanitaire et sécuritaire inquiète également les riverains. « Avec cette eau sale, nous sommes exposés à tout : les moustiques, les maladies, l’insécurité… Même en cas d’urgence, il est impossible de circuler, les voitures et les motos Jakarta ne peuvent pas entrer dans le quartier », alerte Ousseynou Thiam.

À quelques semaines du Gamou international de Médina Baye, la crainte est grande de ne pas pouvoir accueillir dignement les fidèles et visiteurs. « Nous avons honte de recevoir des invités dans ces conditions. Les rues sont impraticables, nos maisons submergées. C’est intenable », regrette Aliou Lo, président de l’association And Défar Fass Cheikh Tidiane.

Face à l’ampleur de la crise, les habitants ne cachent plus leur désarroi et s’adressent directement aux plus hautes autorités. « Nous interpellons le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre. Eux seuls peuvent nous sortir de ce calvaire. Nous n’attendons rien du maire… », tranche Khady Mbathie, une habitante du quartier.

Avec un mois d’août encore très pluvieux, les populations de Fass Cheikh Tidiane redoutent que la situation ne s’aggrave davantage si aucune mesure urgente n’est prise.

Touba : des inondations dévastatrices plongent la ville dans la détresse

La ville sainte de Touba a été lourdement frappée par des pluies torrentielles dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 août, provoquant des inondations d’une rare intensité. Plusieurs quartiers ont été complètement submergés, forçant de nombreuses familles à fuir leurs habitations et à passer la nuit à ciel ouvert, souvent sans abri ni assistance immédiate.

Les précipitations, particulièrement violentes, ont causé l’effondrement de murs, la destruction partielle d’habitations et l’inaccessibilité de nombreuses routes. Le sinistre a paralysé une grande partie des activités économiques locales, avec des commerces envahis par les eaux, des marchés inondés et des axes de circulation totalement impraticables. De nombreux habitants, surpris par la montée soudaine des eaux, ont dû abandonner leurs biens et chercher refuge ailleurs.

Face à cette situation d’urgence, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, s’est rendu sur place en pleine nuit pour constater les dégâts de visu. Accompagné de techniciens de son département, il a immédiatement ordonné le déploiement d’équipes d’intervention d’urgence chargées d’évaluer l’ampleur des sinistres, de venir en aide aux populations touchées et de mettre en place des solutions temporaires pour éviter l’aggravation de la crise.

Des mesures immédiates ont été annoncées, notamment l’installation d’abris provisoires pour les personnes déplacées, la distribution d’aide d’urgence (vivres, matelas, médicaments) et la mobilisation de pompes pour évacuer les eaux stagnantes. Le ministre a aussi alerté sur les risques sanitaires liés à ces inondations, notamment les maladies hydriques et les infections liées aux eaux souillées.

Cet épisode dramatique relance la question de la vulnérabilité chronique de Touba face aux intempéries, malgré les efforts d’assainissement engagés ces dernières années. La ville, en pleine croissance démographique, manque cruellement d’infrastructures de drainage adaptées, ce qui accentue l’impact des fortes pluies.

Mauvaise vente des récoltes de pommes de terre : les producteurs de Thiep crient leur détresse

À Thiep, une commune située dans l’arrondissement de Ndande, département de Kébémer (région de Louga), les producteurs de pommes de terre font face à une crise inquiétante. Malgré une production abondante et de qualité, les récoltes s’entassent dans les champs, invendues. Les causes de cette situation sont multiples, mais les producteurs pointent principalement l’enclavement de la zone et l’absence de structures de conservation adaptées.

Lors d’un entretien avec Radio Sénégal Internationale, un producteur local a exprimé sa frustration face à cette situation qu’il juge insupportable. Selon lui, les efforts consentis pour produire de la pomme de terre ne sont pas récompensés, car il est devenu presque impossible d’écouler la marchandise dans des conditions viables. La commune de Thiep, à elle seule, produit environ 31 000 tonnes de pommes de terre chaque année, soit près de 26 % des besoins nationaux estimés à 120 000 tonnes. Ces chiffres traduisent la place stratégique qu’occupe Thiep dans la filière pomme de terre au Sénégal. Pourtant, cette performance agricole ne permet pas aux producteurs de tirer profit de leur dur labeur.

Le maire de la commune, Mouhamed Dieng, alerte depuis plusieurs années sur les obstacles structurels qui freinent la commercialisation de ces produits. Il évoque l’état critique des routes, qui dissuade transporteurs et commerçants – les bana-bana – d’accéder à la zone. Selon lui, des tonnes de pommes de terre pourrissent chaque année, faute de marchés et de moyens de conservation. La commune ne dispose d’aucune chambre froide ni d’unité de transformation pouvant prolonger la durée de vie des produits.

Les producteurs se sentent aujourd’hui abandonnés. Ils affirment que, malgré leur contribution significative à l’économie agricole, ils n’ont reçu que peu ou pas d’accompagnement technique et financier de la part des pouvoirs publics. Sans accès au crédit, ils ne peuvent pas se doter d’équipements modernes ni investir dans la logistique de distribution. Le manque de soutien freine toute tentative de modernisation de la filière.

Cette situation, dénoncent-ils, nuit également à l’installation des jeunes en agriculture. Nombreux sont ceux qui, découragés par les pertes répétées, préfèrent abandonner les champs. Le désenclavement, la création de chambres froides, l’appui à la transformation locale et l’organisation des producteurs sont autant de solutions connues, mais qui tardent à se concrétiser.

Alors que le Sénégal cherche à renforcer sa souveraineté alimentaire, le cas de Thiep illustre les limites du système actuel. Une agriculture performante sans débouchés reste une illusion. Et sans infrastructures de base, les ambitions de développement rural risquent de rester lettre morte. Aujourd’hui, les producteurs appellent l’État à agir, avant que leur cri ne se perde dans le silence des champs abandonnés.

Affaire Ah. Ndiaye : entre accusations et cri de détresse

Un événement troublant a eu lieu ce dimanche devant la maison de la mère d’Ousmane Sonko. Un homme identifié comme Ah. Ndiaye, ingénieur à Ecotra, aurait, selon le journal L’Observateur, menacé la mère de Sonko et exhibé une arme de poing. Cette version des faits est cependant contestée par ses collègues, qui parlent plutôt d’un geste de désespoir lié à la crise que traverse leur entreprise.

Dans une correspondance adressée aux médias, les travailleurs de l’entreprise Ecotra ont tenu à apporter des précisions. Selon eux, Ah. Ndiaye n’a jamais exhibé d’arme, encore moins un couteau. « Il ne détenait même pas de couteau », affirme le collectif. Ils expliquent que son action devant la maison de la mère d’Ousmane Sonko n’avait rien à voir avec une menace, mais traduisait un profond désarroi face à l’effondrement de son entreprise.

« L’acte de M. Ndiaye n’était en aucun cas motivé par la violence, mais bien par le désespoir. Son cri devant la maison familiale de M. Ousmane Sonko était l’expression de son inquiétude face à l’effondrement imminent de son entreprise », lit-on dans leur communiqué.

Les proches de Ah. Ndiaye décrivent un homme qui a surmonté de nombreux traumatismes. Son père, alors préfet, a été assassiné sous ses yeux. Sa mère, accablée par le chagrin, est décédée par la suite. Malgré ces épreuves, Ah. Ndiaye a poursuivi son parcours académique avec brio, devenant major de sa promotion à l’École Polytechnique de Thiès. Il a gravi les échelons au sein d’Ecotra, passant de simple stagiaire à directeur du building, gérant un portefeuille de plus de 20 milliards de francs CFA.

Les collègues de Ah. Ndiaye insistent sur la crise profonde que traverse Ecotra, où 1500 employés n’ont pas perçu leur salaire depuis six mois. Cette situation serait directement liée au non-paiement de la dette publique par l’État du Sénégal.

« Le véritable motif de la présence de M. Ndiaye devant la maison de M. Sonko n’avait rien à voir avec une quelconque menace de mort. Il s’agissait d’un appel au secours, un cri d’alarme face à une situation critique », expliquent-ils.

Actuellement en garde à vue à Ziguinchor, Ah. Ndiaye devrait être présenté au parquet ce mercredi. Si certains le perçoivent comme un homme en détresse, les autorités judiciaires devront trancher sur son sort. Affaire à suivre.

Touba assoiffée : Le cri de détresse d’une ville bénie

La cité sainte de Touba, symbole de dévotion et de spiritualité, se trouve aujourd’hui confrontée à une crise sans précédent : la pénurie d’eau. Une situation alarmante qui plonge ses habitants dans la détresse et l’incertitude, remettant en question les fondements même de la vie quotidienne dans cette ville vénérée.

Dans un récent article poignant, Elhadji Moustapha Mbacké, doctorant et enseignant chercheur à l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, exprime avec éloquence la souffrance endurée par les résidents de la ville sainte. Il évoque le verset coranique rappelant l’importance vitale de l’eau et souligne la cruauté de priver les gens de cet élément essentiel à leur survie.

Pendant plusieurs jours, les habitants de Touba ont été privés d’eau, leurs robinets demeurant désespérément secs. Cette situation désastreuse a contraint les résidents à parcourir des kilomètres à la recherche d’eau, ramenant certains à un mode de vie primitif pour répondre à leurs besoins les plus élémentaires.

Ce qui rend cette crise encore plus déchirante, c’est le manque de clarté sur les responsables de cette situation. Les réponses évasives et le manque d’action des autorités ont laissé les habitants démunis et désespérés. Elhadji Moustapha Mbacké souligne avec justesse que cette situation est le résultat d’une décision motivée par des intérêts matériels, au détriment du bien-être des citoyens.

Les spéculations sur les motifs de cette pénurie d’eau sont nombreuses. Certains évoquent la volonté de forcer les habitants à payer leurs factures d’eau, tandis que d’autres pointent du doigt des intérêts économiques visant à vendre de l’eau en bouteille. Quelle que soit la raison, une chose est claire : la dignité et le bien-être des habitants de Touba sont sacrifiés sur l’autel du profit et de l’indifférence.

Elhadji Moustapha Mbacké exhorte les autorités à prendre des mesures immédiates pour résoudre cette crise et à rendre des comptes sur les responsables de cette situation désastreuse. Touba, ville emblématique de la foi et de la dévotion, ne mérite pas d’être ainsi sacrifiée sur l’autel de l’indifférence et de l’avidité.

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