Kolda : L’armée détruit plus de 3 hectares de chanvre indien à Saré Koundian

Dans le cadre de la lutte contre la criminalité et les trafics illicites, les forces de la zone militaire numéro 6 ont mené une vaste opération de destruction de champs de chanvre indien dans la commune rurale de Médina El Hadj, département de Kolda. Dans la nuit du mardi au mercredi, plus de 3 hectares de cette drogue, cultivée à grande échelle par des populations le long de la frontière avec la Guinée-Bissau, ont été entièrement détruits.

Le village de Saré Koundian, où s’est déroulée l’intervention militaire, est connu pour être un foyer de culture du chanvre indien. Cette activité illicite alimente un trafic de drogue qui s’étend bien au-delà de la région, favorisant l’insécurité dans les zones frontalières. Le chanvre indien, souvent appelé « l’herbe qui tue », constitue une menace non seulement pour la santé publique mais aussi pour la stabilité socio-économique de la région.

L’opération, menée avec rigueur, visait à éradiquer cette culture illicite et à dissuader les cultivateurs et trafiquants. Grâce à l’engagement des éléments de la zone militaire numéro 6, les plants ont été détruits et la menace neutralisée, du moins temporairement.

La commune rurale de Médina El Hadj, située à la frontière avec la Guinée-Bissau, a longtemps été le théâtre d’actes de banditisme : trafic de drogue, vol de bétail, attaques à main armée. Ces activités criminelles, souvent facilitées par la porosité des frontières, ont causé d’énormes préjudices aux populations locales.

Cependant, avec l’implication constante de l’armée et des forces de sécurité, la situation évolue positivement. De nombreuses interventions ont été menées ces derniers mois pour traquer les criminels et assainir la zone. Les habitants, qui vivaient autrefois dans la peur, retrouvent progressivement un sentiment de sécurité et de sérénité.

L’action de l’armée s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les trafics illicites et la criminalité transfrontalière. L’État sénégalais, conscient des enjeux sécuritaires dans cette région sensible, multiplie les efforts pour rétablir l’ordre et renforcer la présence des forces de défense et de sécurité.

Opération d’envergure de l’armée dans le Nord Sindian : 50 hectares de chanvre indien détruits pour restituer les terres aux populations

Dans le cadre de sa lutte contre l’économie criminelle dans le Nord-Sindian, précisément dans le département de Bignona, l’armée sénégalaise a lancé une vaste opération de destruction de champs de chanvre indien dans la zone de Djibidione. Depuis le 7 octobre 2024, cette opération a permis de détruire environ 50 hectares de cette culture illicite, estimée à une valeur marchande de 2 milliards de FCFA.

Le conflit armé qui a longtemps marqué cette région du Sénégal avait transformé certaines zones en véritables « zones rouges », rendant difficile toute activité légale et la libre circulation des personnes et des biens. Ces dernières années, la culture de chanvre indien s’est installée au cœur de ces territoires, exacerbant la situation en privant les populations locales de leurs terres cultivables.

L’opération militaire, menée par le bataillon de commandos avec l’appui du 25e bataillon de reconnaissance et d’appui, s’inscrit dans une stratégie de restauration de l’ordre et de l’économie locale. Les villages de Dieye, Djiondji, Massaran, Balla Basséne et Niale, considérés comme des épicentres de la culture de chanvre, ont été libérés de l’emprise de l’économie criminelle. Cette libération est vue comme une étape cruciale dans le processus de retour des populations déplacées par le conflit.

Le commandant de la zone de Sindian, lors d’une visite ce vendredi 11 octobre, a réaffirmé l’engagement de l’armée à accompagner le retour des populations et à lutter contre les activités illicites qui minent le développement économique et social de la région. L’objectif principal de cette opération est non seulement de restituer les terres aux populations spoliées mais aussi de relancer les activités licites, permettant ainsi une reprise des échanges et une stabilisation durable dans cette zone.

Les populations locales ont accueilli favorablement ces actions de l’armée, voyant en elles un espoir de paix et de prospérité après des années de conflit et de précarité. L’armée, quant à elle, a réaffirmé sa détermination à poursuivre ses efforts pour éradiquer l’économie criminelle et protéger les ressources naturelles et économiques de la région, tout en soutenant un retour définitif à la normale.

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