En marge de son audition devant les États membres de l’Assemblée générale des Nations unies dans le cadre de sa candidature au poste de Secrétaire général, Macky Sall a développé une vision articulée autour du lien indissociable entre paix et développement. L’ancien président sénégalais a insisté sur le fait que ces deux dimensions ne peuvent être pensées séparément si l’on souhaite répondre efficacement aux crises contemporaines.
Selon lui, l’absence de paix constitue un frein majeur à toute dynamique de développement. Il a rappelé que dans les zones en conflit, les priorités basculent immédiatement vers la survie. Les enjeux liés à l’éducation, à l’économie ou encore aux infrastructures deviennent secondaires face à l’urgence humanitaire. Dans ces contextes, les populations sont confrontées à la violence, aux déplacements forcés et à la précarité, rendant toute perspective de développement quasiment impossible.
Dans son intervention, Macky Sall a également souligné la nécessité de repenser les opérations de maintien de la paix en y intégrant davantage les dimensions économiques et politiques. Il estime que la stabilité ne peut être durable sans la création d’opportunités concrètes pour les populations, notamment en matière d’emploi et d’inclusion sociale. Pour lui, l’absence de perspectives économiques alimente les frustrations et fragilise les processus de paix, ce qui impose une approche plus globale et cohérente des interventions internationales.
L’ancien chef de l’État a ainsi plaidé pour un renforcement du rôle des Nations unies dans l’accompagnement économique des pays en sortie de crise. Il considère que les actions de sécurisation doivent impérativement être complétées par des politiques de développement capables de répondre aux attentes des populations et de consolider les acquis de la paix.
Par ailleurs, Macky Sall a rappelé que la paix, à elle seule, ne suffit pas à garantir un avenir stable. Elle doit s’accompagner d’initiatives concrètes en faveur du bien-être des citoyens, afin de créer des sociétés résilientes et inclusives. Cette approche, selon lui, repose sur la mobilisation simultanée de plusieurs leviers, allant de la gouvernance à l’investissement économique.