Économie de l’énergie : Mme Mame Coumba Ndiaye, DG de l’AEME, lance le projet “Benen ECOFRIDGES”

Le programme “Benen ECOFRIDGES” a été officiellement lancé par Mme Mame Coumba Ndiaye, Directrice générale de l’Agence pour l’Économie et la Maîtrise de l’Énergie (AEME), en présence de Baba Ndiaye, Directeur général de la Direction de la Réglementation Environnementale et du Contrôle (DIREC), ce vendredi 28 février à l’hôtel Azalaï. Selon Mme Ndiaye, ce programme vise à promouvoir l’utilisation de réfrigérateurs et climatiseurs économes en énergie et respectueux de l’environnement au Sénégal. Un stock de 330 000 équipements est déjà disponible pour les ménages sénégalais.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme ECOFRIDGES Sénégal, qui a pour objectif de faciliter l’accès des ménages à des équipements de refroidissement durables grâce à un mécanisme de financement innovant. Le lancement officiel a eu lieu lors d’une cérémonie à Dakar, en présence de plusieurs personnalités engagées dans cette initiative.

“Une part significative des ménages sénégalais utilise des équipements électriques avec de très faibles niveaux de performance énergétique, car usagés. C’est le cas des équipements de froid alimentaire (réfrigérateurs, congélateurs, appareils combinés) qui représentent au moins 25 % de la consommation d’électricité des ménages moyens, et jusqu’à 65 % pour les ménages à faible revenu.

Ces équipements usagés sont généralement achetés par des ménages à ressources limitées, ne pouvant accéder facilement à des équipements neufs.

Cette situation est encore plus préoccupante dans les zones périurbaines et rurales, où ces appareils sont utilisés pour des micro-activités génératrices de revenus, ce qui entraîne un surcoût sur les factures d’électricité et aggrave la précarité énergétique. Or, utiliser un équipement neuf et performant permet d’économiser au moins 50 % sur la consommation énergétique. Il en est de même pour les équipements de climatisation, qui permettent de réaliser jusqu’à 70 % d’économies d’énergie.” a déclaré Mme Ndiaye, Directrice générale de l’AEME.

Elle a précisé que le programme ECOFRIDGES Sénégal accompagne le remplacement des équipements énergivores par des modèles plus économes et écologiques, grâce à un mécanisme de financement basé sur les recharges d’électricité. C’est dans ce cadre qu’un deuxième concept, “Benen ECOFRIDGES”, a été mis en place pour redynamiser le programme.

De son côté, Baba Ndiaye, Directeur général de la DIREC, a insisté sur l’importance du projet “Benen ECOFRIDGES” pour le Sénégal.

“Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large de transition écologique et de développement durable, en ligne avec les objectifs nationaux et internationaux en matière de protection de l’environnement. Il est essentiel d’accompagner cette initiative par une forte sensibilisation et éducation des consommateurs pour garantir son succès.”

Enfin, Mme Mame Coumba Ndiaye a conclu en affirmant que plus de 330 000 équipements de refroidissement seront mis à la disposition des ménages sénégalais.

“Le programme est destiné à tous les ménages, et selon les études de nos experts, le stock sera suffisant.”

M. Ndiaye, DG de Kingroch Mining, déféré pour une affaire de fraude foncière et financière

Le directeur général de Kingroch Mining, M. Ndiaye, se retrouve au centre d’une affaire judiciaire retentissante. Selon le journal Libération, il a été déféré au parquet après son arrestation à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD). L’homme d’affaires a été intercepté par la Division des investigations criminelles (DIC) alors qu’il tentait de quitter le territoire sénégalais.

Les accusations qui pèsent sur lui concernent des manœuvres frauduleuses ayant permis de s’approprier un terrain de plusieurs hectares situé sur la Petite Côte, appartenant à un particulier. Toujours d’après Libération, M. Ndiaye aurait ensuite utilisé ce terrain comme garantie pour obtenir un prêt de 600 millions de francs CFA auprès de la Banque des institutions mutualistes d’Afrique de l’Ouest (Bimao).

Dans le cadre de l’enquête, le directeur général de la Bimao, Mbaye Dione, a également été entendu en qualité de témoin. La plainte a été déposée par le propriétaire légitime du terrain, mettant en lumière des pratiques douteuses à la croisée des secteurs foncier et bancaire.

Cette affaire suscite une vive réaction dans les milieux économiques et juridiques, tant elle illustre les enjeux liés à la gestion du foncier au Sénégal. Pour l’heure, l’enquête se poursuit, et la justice devra établir les responsabilités dans cette affaire aux multiples ramifications.

Commande publique : Le nouveau DG de l’Arcop s’attaque aux marchés secret-défense

Moustapha Djitté, le nouveau directeur général de l’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop), a placé sous les projecteurs les marchés publics classés secret-défense, qui échappaient jusque-là à un contrôle rigoureux. Lors de la passation de service avec son prédécesseur, Saër Niang, Djitté a dévoilé une feuille de route visant à renforcer la transparence des dépenses publiques, y compris dans le domaine sensible de la défense.

Djitté a souligné la nécessité de trouver un équilibre entre la confidentialité exigée pour des questions de sécurité nationale et l’obligation de veiller à l’utilisation efficace des ressources publiques. En effet, les marchés secret-défense, bien que cruciaux pour la défense et la protection des intérêts de l’État, sont régulièrement critiqués pour leur opacité, les détracteurs y voyant un terreau favorable à la corruption et à l’enrichissement illicite. Ces marchés, souvent exclus du contrôle de l’Arcop en raison de leur caractère sensible, portent pourtant sur des montants significatifs.

Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a récemment révélé que plus de 2 500 milliards de francs CFA auraient été alloués à ces marchés secrets au cours des quatre dernières années. Ce chiffre, impressionnant, illustre l’importance de garantir une gestion rigoureuse de ces fonds publics.

Face à ce défi, Moustapha Djitté semble déterminé à établir des contrôles renforcés sans compromettre les impératifs de défense nationale. Il ambitionne ainsi d’instaurer une régulation qui assure une utilisation rationnelle des ressources, tout en protégeant les informations sensibles. Ce nouveau cap reflète une volonté d’améliorer la gouvernance dans un secteur souvent opaque, dans un souci de renforcer la confiance du public et d’assurer une gestion plus transparente des finances de l’État.

Blocage à l’AIBD : Idrissa Diabira, ancien DG de l’Adepme, empêché de quitter le Sénégal

L’ancien directeur général de l’Agence pour le développement et l’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), Idrissa Diabira, a récemment été empêché de quitter le Sénégal. Alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour un vol à destination de Nairobi, il a été bloqué par les autorités à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD). L’information, rapportée par le journal L’Observateur, est restée floue quant à la date exacte de l’incident, mais confirme que l’homme de 51 ans n’a pas pu embarquer.

Joint par le journal pour recueillir ses impressions, Diabira n’a pas souhaité s’étendre sur l’affaire, se contentant de déclarer : « Je n’ai pas de commentaire à faire à ce stade ».

Diabira a été à la tête de l’Adepme pendant sept ans, de 2017 à 2024. Ingénieur d’études et figure respectée du paysage économique sénégalais, il a marqué son passage par la gestion des petites et moyennes entreprises. Il avait également joué un rôle clé dans la rédaction du programme Yoonu Yokkuté, projet politique porté par Macky Sall lors de son accession au pouvoir en 2012. Après avoir occupé le poste de conseiller spécial auprès de l’ex-Première ministre Aminata Touré, Diabira a transité par le Fongip avant de rejoindre l’Adepme.

Son interdiction de voyage n’est pas un cas isolé. Avant lui, plusieurs hauts responsables de l’ancien régime, notamment les anciens ministres Lat Diop (Sports), Abdoulaye Sow (Urbanisme) et l’ex-directeur des Domaines, Mamadou Guèye, ont été confrontés à la même mesure. Les autorités actuelles semblent déterminées à garder ces anciens cadres sous leur contrôle pour garantir leur disponibilité lors des éventuelles enquêtes liées à la reddition des comptes, une priorité affichée du gouvernement en place.

Cette situation alimente un climat politique tendu, dans lequel la question de la reddition des comptes devient un levier de pression sur les membres de l’ancien régime. L’opinion publique suit de près ces événements, dans l’attente de voir si la justice convoquera bientôt Diabira et les autres anciens responsables pour s’expliquer sur leur gestion passée.

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