Réformes politiques : Diomaye Faye prêt à mettre en œuvre 24 des 38 recommandations du dialogue national

Un comité ad hoc sera mis en place cette semaine pour traduire les accords en projets de loi, en vue des prochaines échéances électorales.

Le président Bassirou Diomaye Faye a officiellement reçu, ce lundi, le rapport final du dialogue national des mains du facilitateur général, Dr Cheikh Guèye. À cette occasion, le chef de l’État s’est engagé à mettre en œuvre 24 des 38 recommandations consensuelles issues des discussions entre majorité et opposition.

C’est ce qu’a révélé Dr Guèye dans un entretien accordé à L’Observateur, soulignant la volonté présidentielle de « faire avancer rapidement les réformes », notamment en perspective des prochaines élections. Un comité ad hoc sera constitué « dès cette semaine », avec pour mission de transformer les recommandations en projets de loi, certains nécessitant des révisions de la Constitution et du Code électoral.

« L’objectif est d’adopter ces textes dans les meilleurs délais pour renforcer la démocratie, sécuriser le processus électoral et apaiser les tensions politiques », a précisé Dr Cheikh Guèye.

Le processus législatif s’annonce inclusif et rigoureux, avec la participation d’experts de haut niveau et de représentants des principales forces politiques du pays. Cette approche vise à garantir une large adhésion autour des textes qui seront soumis au Parlement.

Parmi les points ayant fait l’objet d’un consensus figurent des réformes du fichier électoral, des procédures de parrainage, du calendrier électoral et de la gouvernance politique. Ces changements sont jugés cruciaux pour consolider les acquis démocratiques et restaurer la confiance dans les institutions.

Toutefois, certains sujets majeurs restent en suspens, faute d’accord entre les protagonistes du dialogue. Il s’agit notamment :

Du mode de scrutin des législatives (proportionnelle intégrale ou maintien du système mixte), Du statut du chef de l’opposition, Et de la révision de certains articles du Code pénal, dont l’article 80, souvent critiqué pour son utilisation contre des opposants, en lien avec la « sécurité de l’État ».

Ces dossiers ont été transmis au président pour arbitrage, et pourraient être tranchés en synergie avec les conclusions attendues des Assises de la Justice, ouvertes en juin dernier.

Cette phase post-dialogue est perçue comme un test de sincérité pour le nouveau pouvoir, qui a placé la réforme des institutions au cœur de son projet. En choisissant de donner suite à une majorité des recommandations, Bassirou Diomaye Faye tente de poser les bases d’un nouveau pacte démocratique, dans un contexte encore marqué par les séquelles de la crise électorale de 2024.

Réformes issues du Dialogue national : le Président Diomaye annonce des mesures concrètes et un comité ad hoc dès cette semaine

Le rapport général du Dialogue national 2025 a été officiellement remis ce lundi au Président Bassirou Diomaye Faye par le facilitateur général, Dr Cheikh Gueye. Cette étape marque un moment crucial dans la réflexion collective engagée sur la réforme du système politique sénégalais. Les concertations nationales, qui se sont déroulées du 28 mai au 4 juin, ont permis d’aboutir à des conclusions importantes visant à renforcer les institutions et améliorer le fonctionnement démocratique du pays.

Dans son discours, le Président Faye a salué les progrès réalisés et les larges consensus dégagés autour de plusieurs questions essentielles. Parmi celles-ci, la rationalisation et la réforme des partis politiques ont été identifiées comme un levier indispensable pour une meilleure gouvernance. Par ailleurs, la dématérialisation intégrale du processus électoral, qui inclut l’inscription automatique et permanente des primo-électeurs, a été unanimement reconnue comme une avancée majeure pour garantir la transparence et la fiabilité des scrutins.

Le Président a également mis en lumière la création prochaine d’une Cour constitutionnelle, dont la mission sera de veiller au respect de la Constitution et à la régulation des institutions. L’adoption du bulletin unique et du vote électronique a également été retenue comme une mesure clé pour moderniser le système électoral. En complément, la mise en place d’un organe indépendant chargé de la gestion des élections doit assurer une supervision impartiale et renforcer la confiance des citoyens dans le processus démocratique.

Conscient de l’importance de transformer ces recommandations en actions concrètes, le chef de l’État a annoncé la création, dès cette semaine, d’un comité ad hoc. Ce comité aura pour mission de superviser la mise en œuvre rigoureuse des réformes, aussi bien au niveau constitutionnel que législatif et réglementaire. Cette étape permettra d’assurer un suivi efficace et d’éviter toute lenteur dans la concrétisation des mesures arrêtées.

Le Président Diomaye Faye a insisté sur la portée stratégique de ces réformes, en soulignant leur rôle primordial dans la préservation de la paix sociale au Sénégal. Il a aussi rappelé que ces transformations sont essentielles pour renforcer l’attractivité économique du pays et améliorer la synergie entre les différentes institutions publiques. Le Dialogue national, désormais institutionnalisé, s’affirme comme un outil central de gouvernance concertée, contribuant ainsi à la consolidation démocratique et à la construction citoyenne.

En conclusion, le Président a affirmé que ces réformes incarnent la volonté collective des Sénégalais de bâtir un pays uni, stable et tourné vers l’avenir, où la démocratie et l’État de droit sont respectés et renforcés. Ce nouveau souffle, porté par le Dialogue national, est présenté comme une étape décisive pour accompagner le Sénégal vers un développement harmonieux et inclusif.

FEPP TAWFEKH sur le Dialogue national : des avancées saluées, mais des inquiétudes persistantes

Réuni ce dimanche 22 juin 2025 aux Maristes, sous la présidence de Dr Cheikh Dieng, le Bureau Politique de FEPP TAWFEKH a livré une lecture nuancée du processus du Dialogue national en cours. Le parti se félicite des progrès significatifs enregistrés, tout en exprimant de sérieuses préoccupations sur certains points clés de la gouvernance nationale et de l’agenda international.

Dans son communiqué, le parti a tout d’abord salué les efforts du Comité de Suivi, soulignant l’engagement de ses représentants Dominique Gueye et Mouhamadou Daff, qui ont pris part aux discussions au nom de FEPP TAWFEKH. Pour la formation politique, le Dialogue national a permis d’acter plusieurs réformes essentielles à l’approfondissement démocratique au Sénégal. Il s’agit notamment de la mise en place d’un organe électoral indépendant, de la dématérialisation du processus électoral, de l’instauration de l’inscription permanente sur les listes électorales, du contrôle partagé du fichier électoral, et de l’élargissement des compétences de la Cour constitutionnelle. Autant d’avancées que le parti considère comme des acquis historiques, portés depuis plus d’une décennie par l’opposition.

Cependant, FEPP TAWFEKH ne cache pas sa frustration face à l’absence de consensus sur plusieurs propositions jugées tout aussi cruciales pour l’équilibre institutionnel. Parmi elles, figurent la suppression de l’article 80 du Code pénal, le mode d’élection des maires et des députés départementaux, ainsi que la réforme du statut de l’opposition. Le parti estime que ces résistances traduisent une volonté de maintenir une architecture politique déséquilibrée, au détriment de la transparence et de la participation équitable de toutes les forces politiques.

Face à cette situation, FEPP TAWFEKH propose la création d’une Commission de Concertation Politique Inclusive (CCPI), une structure permanente et institutionnelle qui aurait pour mission de prolonger les discussions sur les points non tranchés, de suivre la mise en œuvre effective des réformes adoptées, et d’intervenir comme médiateur indépendant en cas de blocage politique. À travers cette proposition, le parti appelle le président de la République à donner une suite constructive aux dynamiques ouvertes par le Dialogue national, en renforçant l’inclusivité et la continuité du débat démocratique.

Sur le plan national, le Bureau Politique a exprimé son inquiétude quant au report de la publication des rapports budgétaires trimestriels, désormais attendus pour le 23 juin 2025. Si le ministère des Finances justifie ce retard par un souci de sincérité des données, le parti y voit un manquement regrettable à l’exigence de transparence. Il appelle les autorités à améliorer la régularité et la clarté de la communication sur les finances publiques.

FEPP TAWFEKH a également pris acte des critiques formulées par le Premier ministre Ousmane Sonko à l’encontre de certains hauts responsables administratifs. Le parti se montre solidaire de cette volonté de rupture avec les pratiques de gestion laxistes, et encourage l’exécutif à poursuivre les efforts de réforme dans le cadre du Programme de Transformation Nationale 2050. Pour FEPP TAWFEKH, il est impératif que l’appareil étatique soit à la hauteur des ambitions économiques, sociales et institutionnelles du pays.

Concernant l’affaire ASER, le parti a réitéré ses exigences de transparence. Constatant que les soupçons de mauvaise gestion persistent autour de l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale, le Bureau Politique demande solennellement au ministre de la Justice d’ouvrir une information judiciaire. L’objectif, selon lui, est de garantir la reddition des comptes et de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions publiques.

Sur le plan international, FEPP TAWFEKH a vivement condamné les récentes attaques israéliennes et américaines contre l’Iran. Le parti appelle à un cessez-le-feu immédiat, tout en exhortant la communauté internationale à prendre ses responsabilités pour éviter une escalade incontrôlable du conflit. Il appelle à la convocation urgente du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée générale de l’ONU pour traiter cette crise. Le parti rappelle que toute paix durable au Moyen-Orient passera par une reconnaissance pleine et entière de l’État palestinien, coexistant aux côtés d’Israël, dans un cadre de justice et de respect mutuel.

En conclusion, FEPP TAWFEKH réaffirme sa volonté de participer à la construction d’une démocratie plus robuste, plus inclusive et plus transparente. Le parti entend continuer à jouer son rôle critique, mais constructif, dans le débat national, avec pour seul cap l’intérêt général et la stabilité du Sénégal.

Dialogue national : l’opposition dresse un bilan mitigé et exige un comité de suivi inclusif

Réunis en point de presse ce mercredi à Dakar, les représentants de l’opposition ayant pris part au Dialogue national ont dressé un état des lieux nuancé du processus, entre espoirs mesurés et frustrations persistantes. Tout en réaffirmant leur attachement au principe du dialogue, ils pointent les limites du cadre actuel et appellent à la mise en place urgente d’un comité de suivi inclusif placé sous l’autorité du chef de l’État.

Malgré un climat politique qu’ils jugent délétère, marqué par des atteintes aux libertés fondamentales, des arrestations jugées arbitraires, et des discours parfois agressifs de la part de dirigeants de la majorité, les leaders de l’opposition affirment avoir maintenu leur engagement dans le dialogue par souci de responsabilité démocratique. Ils rappellent que les thématiques abordées – réforme électorale, renforcement de la démocratie, libertés publiques – sont cruciales pour le devenir institutionnel du Sénégal, ce qui, à leurs yeux, justifie pleinement leur participation.

Cependant, ils dénoncent un certain immobilisme du pouvoir, en particulier sur les questions liées aux libertés fondamentales. La détention de Moustapha Diakhaté, qualifiée d’« arbitraire », est citée comme l’un des exemples flagrants du fossé qui subsiste entre les discours d’ouverture et la réalité du terrain. Les opposants pointent également du doigt les multiples obstacles à l’exercice du droit de manifestation, toujours restreint dans plusieurs zones du pays, et critiquent vigoureusement le refus d’abroger les dispositions du Code pénal jugées liberticides.

Sur le plan institutionnel, le bilan des commissions est jugé contrasté. Certaines ont permis des avancées sur des accords de principe, notamment dans le domaine électoral, avec la reconnaissance du besoin de réformer le mode de scrutin et de clarifier les prérogatives des organes électoraux. L’opposition s’interroge toutefois sur la cohérence d’un système qui permet à un camp d’obtenir plus de 80 % des sièges à l’Assemblée nationale avec à peine 54 % des voix.

La proposition d’une loi sur les partis politiques a été bien accueillie sur le fond, notamment pour encadrer la création des formations, réglementer leur financement et définir leurs droits. Mais sur la question du statut du chef de l’opposition, les désaccords ont ressurgi, rendant l’adhésion des parties encore fragile.

Là où les lignes n’ont que très peu bougé, c’est sur les libertés publiques. L’opposition accuse la majorité de s’être « reniée » en refusant d’élargir les droits de manifestation, de renforcer la protection des journalistes et des membres de la société civile, ou encore d’engager une réforme en profondeur de la gouvernance sécuritaire des manifestations.

Pour sortir de l’impasse, les opposants appellent solennellement à la création d’un comité de suivi pluraliste et indépendant, chargé de superviser la mise en œuvre des accords obtenus et de rouvrir les discussions sur les points restés en suspens. À leurs yeux, seule une telle structure, placée sous la tutelle directe du président de la République, pourrait garantir la crédibilité du processus et éviter que les engagements pris ne tombent dans l’oubli.

Dans leur déclaration finale, les membres de l’opposition annoncent qu’ils adresseront prochainement une correspondance officielle au chef de l’État, afin de lui rappeler les engagements issus des assises nationales et de lui demander de veiller personnellement à leur application. Ils préviennent que tout passage en force serait perçu comme un désaveu du dialogue national et ouvrirait une nouvelle phase d’instabilité politique. En somme, l’opposition prévient : le temps des compromis creux est révolu.

Polémique autour de sa participation au dialogue national : « Si c’était à refaire, je le referais », dixit Abdoulaye Seydou Sow

Invité de l’émission Face au Jury sur Pressafrik TV HD ce dimanche, l’ancien ministre de l’Urbanisme et actuel maire de Kaffrine, Abdoulaye Seydou Sow, est revenu sur sa participation controversée au dialogue national du 28 mai dernier. Une démarche qu’il assume pleinement, malgré le mot d’ordre de boycott lancé par son parti, l’Alliance pour la République (APR), alors dans l’opposition.

Réagissant aux critiques sur son choix d’avoir répondu à l’appel du président Bassirou Diomaye Faye, M. Sow s’est voulu clair : « On ne peut pas boycotter un dialogue, quelles que soient les circonstances politiques. » Il explique avoir partagé cette position au sein du parti lors d’une réunion du sous-comité mis en place par l’ancien président Macky Sall.

Selon lui, la posture du boycott ne servait pas les intérêts de l’opposition : « Je leur ai dit que si ça ne tenait qu’à moi, on prendrait part au dialogue. Le président ne va pas nous faire du tort pour avoir donné notre point de vue. » Et de rappeler que lors du dialogue initié par Macky Sall, certains responsables de l’opposition, dont Oumar Sarr, avaient bien participé malgré l’incarcération de Karim Wade à l’époque.

Pour Abdoulaye Seydou Sow, deux raisons justifient la présence de l’opposition à ce dialogue : d’abord pour éviter qu’elle « ne se casse », ensuite pour « garder une position face au pouvoir ». Une stratégie politique assumée, qu’il dit avoir défendue devant l’assistance lors de sa prise de parole au dialogue.

M. Sow a également précisé qu’il n’avait pas été informé officiellement de l’interdiction faite aux membres de l’APR de participer au dialogue. « Je l’ai appris à la conférence de presse », confie-t-il. Il cite à ce propos une célèbre formule de Me Abdoulaye Wade : « Si tu manges un repas dont tu ne sais comment il a été préparé, si tu en meurs, tu es responsable de ta mort. » Manière de dégager sa responsabilité et de souligner l’ambiguïté des instructions au sein du parti.

Il rappelle avoir été transparent sur sa décision : « Lors d’une réunion préparatoire, j’ai dit que j’irais au dialogue en tant que maire et en tant que citoyen. Personne ne m’en a empêché. On m’a juste dit qu’on n’encourageait pas les maires à y aller, mais cela n’a rien d’une interdiction formelle. »

Et de souligner, non sans ironie, que le 4 avril dernier, plusieurs présidents d’institutions avaient participé à une rencontre officielle avec le chef de l’État, sans en informer le parti. « Ça aussi, c’est une forme de dialogue », glisse-t-il.

Pour Abdoulaye Seydou Sow, l’APR commet une erreur stratégique en refusant d’assister au dialogue. Il prend à témoin la participation d’Oumar Youm aux Assises nationales sous Wade pour justifier la pertinence de sa propre démarche : « Si c’était à refaire, je le referais », insiste-t-il, convaincu d’avoir agi dans l’intérêt du débat démocratique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°481 – 05/06/2025

🔴 LITIGE FONCIER / AFFAIRE FABOULY GAYE : MAME BOYE DIAO DANS LA SAUCE
🔴 DIALOGUE NATIONAL / LES MODES DE SCRUTIN : LE SUJET QUI FÂCHE !

🔴 LIGUE 1 / AS PIKINE VS GUÉDIAWAYE À THIÈS : L’ÉQUILIBRE DE LA TERREUR !
🔴 UEFA U18 / TIRS AU BUT : LE SÉNÉGAL NEUTRALISE LE JAPON

Clôture du Dialogue national : le président Bassirou Diomaye Faye salue un « esprit de dépassement et de maturité démocratique »

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a salué, ce mercredi 4 juin 2025, la clôture du Dialogue national sur le système politique, marquant un tournant dans la dynamique de concertation et de réforme institutionnelle engagée depuis son accession au pouvoir. Dans un message publié sur le réseau social X, le chef de l’État a tenu à souligner la qualité des échanges et l’état d’esprit ayant animé les participants.

« Le Dialogue national sur le système politique s’est achevé aujourd’hui, dans un esprit de dépassement et de maturité démocratique », a-t-il écrit, rendant ainsi hommage à l’engagement des différents acteurs politiques, sociaux et institutionnels impliqués dans les travaux.

Le président Faye a insisté sur la nécessité pour les institutions de la République de porter les valeurs fondamentales attendues par les citoyens. « Nos institutions, fondements de notre vivre-ensemble, doivent incarner l’unité, la justice et l’espérance », a-t-il déclaré, dans un discours empreint d’unité et de responsabilité, en écho aux aspirations populaires exprimées ces dernières semaines.

Il a également salué la diversité et la richesse des contributions recueillies au cours de ces consultations, soulignant le rôle central joué par les forces vives de la nation : « Je remercie toutes les forces vives qui ont répondu à l’appel de la République, en apportant leurs idées, leurs convictions et leur sens de l’intérêt général ».

Dans une volonté de rassemblement et de projection vers l’avenir, le président de la République a conclu son message par un appel à l’unité nationale et à l’action concertée : « Ce moment républicain engage notre responsabilité collective : refonder, ensemble, un Sénégal plus fort, plus juste, plus démocratique ».

La clôture de ce dialogue marque ainsi une étape décisive dans le processus de refondation institutionnelle souhaitée par le président Faye, qui entend inscrire son mandat sous le sceau de l’écoute, du consensus et de la réforme durable.

« Tendre la main » ne suffit plus : l’opposition appelle le Président Diomaye Faye à des gestes concrets de décrispation

Tous les dialogues initiés par les chefs de l’Etat pour consolider les acquis démocratiques de notre pays, corriger les faiblesses ou lacunes institutionnelles et revigorer les traditions de Péncoo et de Diisoo de notre peuple, ont toujours été marqués par un signal fort et des gages de bonne volonté.

En participant, sans préalable au dialogue national initié par son Excellence M.Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République, l’opposition républicaine a posé un acte fort visant à renforcer la cohésion nationale, à consolider les traditions de dialogue démocratique de notre peuple et à bâtir des consensus forts afin de baisser les tensions, pacifier l’espace politique et favoriser un fonctionnement de qualité du système politique et des institutions de la Gouvernance de notre pays.

Du reste, le Président Diomaye FAYE disait, lors de son discours d’ouverture des travaux du dialogue national : « Mon rôle en tant que garant de l’unité nationale est de tendre la main à toutes et à tous, pour rassurer, rassembler, apaiser et réconcilier afin de conforter la paix et la stabilité indispensables au développement économique de notre pays. ».

C’est, pensons-nous, dans le cadre d’une telle vision apaisée de notre démocratie, patrimoine commun à tous les africains fiers de notre pays, que l’opposition démocratique engage le Président de la République à poser des actes d’ouverture, de concorde et de réconciliation en utilisant tous les leviers à sa disposition pour faciliter la libération immédiate des jeunes chroniqueurs, à l’exemple de Abdou NGUER, Oumar SOW, Assane DIOUF et tous ceux qui sont détenus pour « délit d’opinion ». De la même manière, nous lançons au Président de la République un appel pressant pour qu’il rassure nos compatriotes sur le fait que l’Etat de droit au Sénégal doit être compatible avec la protection des libertés.

Ainsi, le Président de la République, clé de voute des institutions, pourrait inviter la justice de notre pays, forte de son indépendance reconnue, à accompagner la pacification de l’espace politique en faisant preuve de magnanimité pour ordonner la fin de toutes les détentions provisoires des hommes et femmes politiques et hauts cadres (anciens ministres, anciens députés, anciens hauts fonctionnaires et autres.).

Le contrôle judiciaire et les restrictions qui l’accompagnent suffisent pour les maintenir à la disposition de la justice qui doit, au nom de la reddition des comptes, faire son travail jusqu’au bout.

Un autre geste fort attendu du Président de la République, c’est qu’il s’érige en bouclier de toutes les libertés y compris la liberté de la presse en protégeant ses institutions et ses vaillants professionnels. La convocation régulière des journalistes à la Police de même que la fermeture illégale de leurs organes soulèvent des condamnations légitimes et affectent grandement la réputation de notre démocratie qui -on le sait- doit énormément aux sacrifices et au dévouement des pionniers et animateurs de nos médias.

Enfin, quasiment tous les acteurs de notre pays s’accordent sur le fait que la « Haute Cour de Justice » ne traduit pas l’aspiration profonde de notre peuple à un État de droit toujours plus fort et exclusivement au service des citoyens et des institutions. Il faut donc réformer en urgence et en profondeur une telle Cour dans sa composition, dans son organisation et dans son fonctionnement pour qu’elle respecte pleinement les droits des justiciables et leur assure le droit à un appel s’ils le désirent.

De telles mesures fortes de Monsieur le Président Bassirou Diomaye FAYE, suite à la conclusion du Dialogue politique national, rejoindront toutes les grandes décisions de ses prédécesseurs, dans les mêmes circonstances, visant à restaurer la confiance de nos compatriotes dans notre système politique.

Vivement alors qu’il entende notre APPEL et se distingue comme un grand contributeur à l’espérance d’un Sénégal meilleur, démocratique, réconcilié et toujours plus grand et plus harmonieux ! 

LE GROUPE DE L’OPPOSITION AU DIALOGUE NATIONAL

Commission sur le Processus électoral : 17 points de consensus, un désaccord majeur sur les modes de scrutin

La Commission sur le Processus électoral a présenté son rapport final ce mercredi 4 juin 2025, au terme de quatre séances de travail intensif. Le document, très attendu par les acteurs politiques et les observateurs de la démocratie sénégalaise, met en lumière un large consensus autour de la quasi-totalité des réformes proposées. Sur les vingt points inscrits à l’ordre du jour, dix-sept ont pu être discutés et validés, témoignant d’un esprit de compromis entre les différentes parties prenantes. Toutefois, un désaccord persiste concernant les modes de scrutin aux élections législatives et territoriales, tandis que trois autres points n’ont pas été abordés, faute de temps.

Le rapport note d’abord l’accord de principe sur l’adoption du bulletin unique, avec une exigence préalable d’étude de faisabilité. Cette étude devra notamment veiller à l’accessibilité pour les personnes handicapées, afin de respecter le principe d’inclusion. Le vote des personnes en détention a également fait l’objet d’un consensus, à condition que sa mise en œuvre soit précédée par une évaluation technique réaliste, dans la perspective de la prochaine élection présidentielle.

Concernant les campagnes électorales, les parties ont convenu du maintien de leur durée actuelle. L’un des progrès notables est l’engagement pour une meilleure transparence du fichier électoral, avec la mise en œuvre prochaine d’un décret permettant aux partis politiques d’y exercer un véritable contrôle, selon des modalités définies en concertation avec eux.

Un autre point d’accord porte sur l’inscription électorale permanente. Il a été décidé que les primo électeurs ne seraient pas inscrits automatiquement lors de leur enrôlement pour la carte nationale d’identité. En revanche, ils devront être informés de leur droit à s’inscrire immédiatement, dans le cadre d’un dispositif permanent à revoir de façon inclusive avant d’être intégré au Code électoral.

Le processus électoral intégrera aussi davantage les personnes en situation de handicap. Bien que cette dimension soit déjà présente dans le cadre juridique actuel, elle devra être renforcée pour garantir un accès effectif à toutes les étapes. La FSAPH est d’ailleurs invitée à soumettre un document technique pour enrichir la prise de décision. Toutefois, la question du quota sur les listes de candidats reste en suspens, l’Assemblée estimant que la représentativité découle d’un engagement politique préalable.

L’Assemblée a également validé l’institutionnalisation des débats programmatiques, tout en renvoyant à une concertation ultérieure avec le CNRA, les médias et les acteurs politiques pour en définir les modalités. Sur le plan technologique, le principe de la dématérialisation progressive de tout le processus électoral a reçu l’approbation des participants. Il en va de même pour l’expérimentation progressive du vote électronique, à condition qu’elle repose sur une approche inclusive.

Un consensus a également été trouvé autour du maintien du parrainage, reconnu comme un filtre démocratique utile, mais dont les modalités doivent être améliorées. La commission propose ainsi une dématérialisation progressive du processus pour corriger ses imperfections. De plus, le contrôle du parrainage devrait être retiré au Conseil constitutionnel pour être confié à une structure distincte, mieux adaptée.

Concernant les conditions de dépôt de candidature, les participants se sont accordés sur l’obligation de verser une caution avant le retrait des fiches de parrainage. Le vote des forces de défense et de sécurité, des journalistes et des magistrats en mission hors de leur circonscription a également été approuvé pour les élections législatives et territoriales, sous réserve de la faisabilité technique, notamment via le vote électronique.

D’autres réformes ont été adoptées, comme l’application effective de la loi sur la parité, l’harmonisation des textes électoraux et la possibilité pour l’Observatoire national de la Parité de saisir les juridictions compétentes. L’audit du fichier électoral par des experts nationaux indépendants a été approuvé à deux niveaux : un audit ponctuel pour établir une situation de référence et poser les bases d’un système de gestion durable, et un audit global visant à éviter les vérifications répétitives à l’avenir.

La Commission a confirmé le maintien de la caution pour les élections législatives et territoriales, tout en prônant une certaine flexibilité quant à son montant. En revanche, elle a choisi de ne pas discuter du vote par procuration pour le moment, préférant reporter ce sujet à un prochain dialogue.

Le principal point de désaccord concerne les modes de scrutin pour les élections législatives et territoriales. L’opposition et la société civile souhaitent engager une réflexion approfondie en menant des simulations basées sur les résultats des scrutins passés (2012, 2019, 2022, 2024) afin de proposer un système électoral plus représentatif, garant de la stabilité institutionnelle et de la gouvernabilité. En face, la majorité tient à maintenir les modes de scrutin actuels, ce qui a empêché l’obtention d’un consensus.

Enfin, trois points n’ont pu être abordés : la participation des candidats en détention aux élections, l’instauration d’un régime juridique spécifique pour les élections anticipées et la proposition d’instaurer une enquête de moralité avant le dépôt des candidatures.

La Commission a été dirigée par Mamadou Seck, expert électoral reconnu. Il était assisté par Abdoul Aziz Sarr, directeur des opérations électorales à la Direction Générale des Élections, en tant que premier assesseur, et Dr Yaya Niang, spécialiste en matière électorale, en qualité de deuxième assesseur. Le rapporteur des travaux était Aliou Diallo, chargé de la synthèse des conclusions. De nombreux représentants politiques et de la société civile ont pris part aux débats, apportant leur expertise et leur engagement au service de la démocratie.

Dialogue national au Sénégal : un tournant démocratique majeur se dessine

Le Dialogue national sur le système politique sénégalais s’est officiellement clôturé ce mercredi au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), marquant une étape décisive dans l’histoire démocratique du pays. Cette vaste concertation, réunissant plus de 700 représentants des forces vives de la nation, a été saluée par le facilitateur général, Dr Cheikh Gueye, comme « un tournant de notre démocratie ».

Pendant plusieurs jours, des représentants de partis politiques, de la société civile, des syndicats, des milieux religieux, universitaires, économiques, ainsi que de la jeunesse et des femmes, ont échangé autour de l’avenir politique du Sénégal. « Nous avons osé interroger notre propre système politique, déconstruire les routines du jeu démocratique », a déclaré Dr Gueye, soulignant la maturité des débats et l’esprit de dépassement qui a prévalu.

Les travaux ont été organisés autour de trois grandes commissions thématiques, aux résultats contrastés mais globalement encourageants :

Démocratie, libertés et droits humains : un consensus total (100 %) a été atteint, témoignant de l’adhésion unanime aux principes fondamentaux de l’État de droit. Processus électoral : 94 % des participants se sont accordés sur les propositions de réforme, ouvrant la voie à une modernisation des mécanismes électoraux. Réformes institutionnelles et organes de gestion des élections : seuls 26 % d’accords ont été obtenus, révélant les divergences persistantes sur certaines questions de fond.

Innovation majeure de cette édition, la plateforme numérique « Jubbanti » a permis à quelque 15 000 citoyens – principalement des jeunes – de contribuer en ligne. Cette ouverture à la participation numérique a renforcé l’ancrage populaire du dialogue et permis une meilleure représentativité des aspirations citoyennes.

Dans son discours de clôture, Dr Cheikh Gueye a salué l’implication de l’ensemble des acteurs du dialogue, rendant hommage au Directoire, au Directeur général des Élections Birame Sène, ainsi qu’aux présidents, assesseurs et rapporteurs des commissions. Il a également exprimé sa gratitude au président Bassirou Diomaye Faye pour son « engagement personnel » et son soutien logistique à ce qu’il a qualifié de « grand Diisoo national ».

Les conclusions du Dialogue national seront remises au chef de l’État, qui s’est engagé à les utiliser comme base pour impulser des réformes politiques durables. « Ce dialogue a permis l’émergence d’un socle commun. À chacun maintenant de le porter pour construire un Sénégal plus juste, plus inclusif, plus démocratique », a conclu Dr Gueye.

Ce Dialogue national, inédit par son ampleur et sa méthode, pourrait bien ouvrir la voie à une nouvelle ère politique au Sénégal, où l’écoute, la transparence et la co-construction deviennent les piliers de la gouvernance.

Dialogue national au Sénégal : des points de blocage à la veille de la clôture des travaux

À quelques heures de la clôture officielle du dialogue national sur le système politique, ouvert le 28 mai dernier, les discussions peinent encore à déboucher sur des consensus clairs. Plusieurs questions majeures continuent de diviser les participants, malgré des jours de débats intenses et d’échanges nourris entre les différents pôles politiques, la société civile et les institutions impliquées.

L’un des points les plus débattus porte sur la nature même du régime politique sénégalais. Les participants semblent s’accorder sur le maintien du système hybride actuel, combinant des éléments du régime parlementaire et du régime présidentiel. Toutefois, un besoin d’ajustement est largement reconnu. La nécessité de renforcer la participation citoyenne a particulièrement retenu l’attention. Un acteur de la société civile, cité par le quotidien L’As, a ainsi souligné que « nulle part dans la Constitution, les droits du citoyen ne sont mentionnés », plaidant pour une constitutionnalisation du rôle du citoyen dans le fonctionnement démocratique.

Fait notable, la proposition récemment évoquée par le président de la République concernant un éventuel renforcement des pouvoirs du Premier ministre n’a pas été inscrite à l’ordre du jour, ni abordée en plénière ni en commission. Cette absence interroge, au moment où la structure institutionnelle du pays est précisément au centre des discussions.

La question du statut de l’opposition reste également un point d’achoppement. Deux visions s’affrontent : d’un côté, des formations politiques telles que la Nouvelle Responsabilité d’Amadou Ba militent pour la reconduction de l’accord de 2020, qui confère au candidat arrivé deuxième à la présidentielle le statut de chef de l’opposition. De l’autre, le Parti démocratique sénégalais (PDS) défend que ce statut revienne au premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale. Aucun consensus n’a, à ce stade, été dégagé.

Autre sujet sensible : l’arrêté dit « Ousmane Ngom », qui interdit les manifestations dans le centre-ville de Dakar. Une majorité de participants s’est prononcée en faveur de sa suppression, estimant que cet acte administratif entrave la liberté de manifestation. Toutefois, certaines voix, notamment parmi les marchands ambulants et les artisans, ont exprimé leurs craintes face aux possibles « dommages collatéraux » que pourrait entraîner une levée de cette interdiction. Des propositions ont émergé, notamment la création d’espaces publics dédiés aux manifestations et un encadrement renforcé des pouvoirs préfectoraux, en particulier sur la célérité de leurs décisions et l’accès au référé.

Ce mardi matin, une réunion décisive de la commission « Démocratie, libertés et droits humains » s’est tenue, dans l’objectif de rapprocher les positions sur ces sujets épineux et de finaliser le rapport de la commission. Ce document est censé être présenté en plénière lors de la séance de clôture prévue pour le 4 juin.

Participation de certains membres de l’APR au Dialogue national : Me Youm parle d’une « erreur grave »

La participation de plusieurs responsables politiques de l’Alliance Pour la République (APR) au dialogue national lancé le 28 mai 2025 au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio continue d’alimenter les débats au sein du parti. Invité de l’émission « En Vérité » diffusée sur Radio Sénégal international (RSI), Me El Hadji Oumar Youm, cadre influent de l’APR, a exprimé sans détour son désaccord avec ses camarades ayant pris part à cette initiative présidentielle.

Selon Me Youm, la ligne du parti était sans ambiguïté : ne pas participer au dialogue. Il a rappelé que plusieurs réunions internes ont été organisées au sein de l’APR, au cours desquelles la position de boycott avait été clairement établie. Pour lui, ceux qui ont décidé de s’y rendre en tant que membres de l’APR ont donc violé une directive explicite du parti, ce qui constitue, selon ses termes, « une erreur grave ». Il a précisé que certains d’entre eux n’étaient d’ailleurs plus membres actifs de l’APR. Il a cité notamment Abdoulaye Diouf Sarr, qui a fondé son propre mouvement, et Benoît Sambou, également en rupture avec le parti.

Me Youm a également critiqué les justifications avancées par certains des participants. Il a jugé « totalement déplacé » d’invoquer des fonctions comme celle de maire ou d’ancien président d’institution pour légitimer leur présence à Diamniadio. À ses yeux, ces rôles ne peuvent primer sur la discipline de parti et la cohérence politique.

Interpellé sur la possibilité de sanctions contre les membres concernés, Me Youm a relativisé en affirmant qu’aucune décision n’avait encore été prise à ce sujet. Il a reconnu que des discussions étaient en cours, que les avis étaient partagés, mais qu’il n’existait à ce stade aucune décision formelle. Il a insisté sur le fait qu’un parti ne pouvait pas fonctionner sur la base de réactions émotionnelles. « On peut commettre des erreurs, encore faut-il les reconnaître et avancer », a-t-il déclaré, appelant ainsi à la retenue tout en exigeant plus de rigueur.

Pour rappel, malgré le mot d’ordre officiel de boycott émis par la direction du parti, plusieurs figures de l’APR ont répondu favorablement à l’appel au dialogue lancé par le président Bassirou Diomaye Faye. Parmi eux figurent Abdoulaye Daouda Diallo, ancien président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Abdoulaye Saydou Sow, ancien ministre de l’Urbanisme, l’ancien maire de Sédhiou Abdoulaye Diop, ainsi que Ousmane Sylla, maire de Kédougou et ex-directeur général de Dakar Dem Dikk.

Ces participations individuelles ont provoqué une vive polémique et révélé les tensions internes au sein de l’APR, déjà fragilisé par sa perte du pouvoir à l’issue de la dernière élection présidentielle. Alors que certains appellent à des mesures disciplinaires, d’autres plaident pour une réconciliation interne, craignant que des sanctions ne provoquent davantage de divisions au sein d’un parti en quête de reconstruction.

Habib Sy sur le dialogue national : « Il y a trop de participants, trop de folklore… »

Le président du Conseil d’administration de la Senelec, Habib Sy, n’a pas mâché ses mots à propos du dialogue national en cours, axé sur les réformes du système politique sénégalais. Invité ce dimanche 1er juin de l’émission Jury du dimanche sur I-radio, l’ancien ministre a exprimé ses réserves quant à l’efficacité de la démarche actuelle.

Selon lui, le cadre du dialogue est trop large et souffre d’un manque de rigueur. « Il y a trop de folklore, trop de participants », a-t-il déclaré, regrettant que la profusion d’acteurs autour de la table ne permette pas de recentrer les débats sur les véritables enjeux politiques.

Habib Sy a plaidé pour un format plus restreint, composé d’intervenants aguerris et capables d’apporter des contributions pertinentes. « Quand vous mélangez politiques, société civile, chefs religieux, etc., ce n’est pas toujours utile », a-t-il estimé, appelant à une meilleure structuration des discussions pour garantir des résultats concrets.

Pour l’ancien directeur de cabinet du président Abdoulaye Wade, la multiplication des profils nuit à la lisibilité et à l’efficacité du dialogue, qui, selon lui, doit impérativement déboucher sur des réformes solides et durables.

Kaolack / Dialogue national : La présidente de la CAES, Madjiène Diouf, plaide pour un retour aux valeurs ancestrales

Le 28 mai 2025, le Sénégal a lancé une nouvelle édition de son Dialogue national, centrée sur la réforme du système politique. La cérémonie d’ouverture s’est tenue au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) à Diamniadio, sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye. Cette initiative vise à repenser en profondeur l’architecture politique et électorale du pays, dans un esprit d’inclusion et de cohésion nationale.

Au-delà des réformes institutionnelles, Madjiène Diouf, présidente de l’association Conscience Agissante pour l’Entraide Sociale (CAES), a souligné que ce dialogue doit également être l’occasion d’un retour aux valeurs fondamentales léguées par nos ancêtres. Selon elle, dans la société traditionnelle sénégalaise, des principes tels que le respect, la solidarité, la vérité, l’humilité et la générosité constituaient le socle de la vie communautaire.

« Ces valeurs guidaient les relations humaines et assuraient la cohésion au sein des familles et des villages », a-t-elle rappelé.

Aujourd’hui, cet héritage est mis à mal. L’individualisme, la course effrénée vers la modernité, l’influence des réseaux sociaux et parfois même le système éducatif occidental contribuent, selon elle, à l’effacement progressif de ces repères essentiels.

Sur le plan local, Madjiène Diouf a mis en lumière les atouts stratégiques de la région de Kaolack : des ressources naturelles abondantes, une diversité humaine remarquable et un potentiel de développement considérable. Dans son communiqué, elle a plaidé pour une meilleure prise en compte de cette région dans les politiques publiques à venir.

Elle a également invité le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à accompagner le maire de la commune de Kaolack, Sérigne Mboup, dans sa vision de faire de Kaolack une ville émergente.

Dialogue national au Sénégal : mise en place des commissions thématiques autour du processus électoral et des réformes démocratiques

Le Directeur général des élections, Birame Sène, a officiellement annoncé, ce mercredi, la composition des trois commissions thématiques chargées de conduire les travaux du dialogue national. Ces commissions, structurées autour de thématiques clés pour l’avenir démocratique du Sénégal, entameront leurs travaux ce vendredi à 9 heures.

Trois commissions, trois priorités

1. Commission Démocratie, Liberté et Droits Humains

Cette commission sera présidée par Thiaba Sy Camara, une figure engagée dans la défense des libertés publiques. Elle sera assistée par Babacar Fall, membre du Gradec (Groupe de recherche et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance), et par Serigne Ahmadou Gaye, maître de conférences en sciences politiques à l’université Alioune Diop de Bambey (UADB). Ndéné Ndao, cadre de la DGE, assurera la fonction de rapporteur.

2. Commission Processus Électoral

Dirigée par Mamadou Seck, expert électoral reconnu, cette commission intégrera Abdou Aziz Sarr, directeur des opérations électorales à la DGE, comme premier assesseur, et Yahya Niang, enseignant-chercheur à l’université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, comme second assesseur. Le rapporteur sera Aliou Diallo, chef de la division des affaires juridiques de la DGE.

3. Commission Réforme Institutionnelle et Organes de Gestion des Élections

Placée sous la présidence de Ameth Ndiaye, maître de conférences à l’université Cheikh Anta Diop (UCAD), cette commission compte parmi ses membres Moussa Mbaye, sociologue, en qualité d’assesseur. Les fonctions de rapporteurs seront partagées entre Ibrahima Nour Eddine Diagne et Pape Birame Sène, responsable de la communication à la DGE.

Une démarche inclusive

Chaque commission sera accompagnée de deux observateurs, représentant respectivement la majorité et l’opposition, afin de garantir une approche équilibrée et consensuelle dans les discussions. Cheikh Guèye a été désigné facilitateur général du dialogue. Il sera épaulé par Ibrahima Baldé, administrateur civil et directeur de la formation et de la communication à la DGE, en tant que rapporteur général.

Un rendez-vous crucial

Ce nouveau cycle de concertations s’inscrit dans la volonté des autorités sénégalaises de renforcer la transparence électorale, la gouvernance démocratique et la légitimité des institutions. Les recommandations issues de ces commissions seront déterminantes pour orienter les réformes à venir, notamment en vue des prochaines échéances électorales.

Le démarrage officiel des travaux est prévu pour vendredi 30 mai à 9 heures, dans un contexte marqué par une forte attente des citoyens quant à l’issue de ce dialogue national.

Dialogue national : Cheikh Oumar Diagne et le mouvement RV And ci Dëgg écartés

Le Dialogue national, tant attendu par la classe politique sénégalaise, a officiellement démarré ce mercredi 28 mai au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio. Une cérémonie marquée par la présence de nombreux acteurs politiques, sociaux, religieux et coutumiers. Mais dans cette vaste assemblée de concertation, une absence a été remarquée : celle du mouvement RV And ci Dëgg, dirigé par Cheikh Oumar Diagne.

Ce dernier n’a pas caché sa déception. « Le RV And ci Dëgg que j’ai l’insigne honneur de diriger n’a pas été convié au Dialogue. Nous avons pourtant des propositions pertinentes pour l’amélioration du système politique sénégalais », a-t-il regretté dans une déclaration publique. Malgré cette mise à l’écart, Cheikh Oumar Diagne a tenu à souhaiter « bon dialogue » aux participants, dans un esprit républicain.

Le Dialogue national, qui se tiendra jusqu’au 4 juin prochain, se veut un cadre de réflexion inclusive sur les enjeux majeurs du pays. Les discussions doivent aborder plusieurs thématiques, notamment les réformes institutionnelles, le processus électoral, les défis économiques ainsi que les priorités sociales.

Coordonné par un comité mis en place à cet effet, le Dialogue national ambitionne d’aboutir à des recommandations consensuelles, destinées à consolider la stabilité politique et à impulser un nouveau souffle au développement du Sénégal.

Mais l’absence de certaines voix, dont celle de Cheikh Oumar Diagne, pose la question de l’inclusivité réelle de ce processus censé réunir toutes les sensibilités du pays.

Dialogue national : Voici l’intégralité du discours du Président Bassirou Diomaye Faye

Le Président Bassirou Diomaye Faye a présidé ce mercredi 28 mai 2025, l’ouverture officielle de la rencontre consacrée à l’amélioration du système politique sénégalais.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, 

Monsieur le Premier Ministre,

Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement,

Honorables Députés,

Madame  la Vice-président du Conseil constitutionnel,

Monsieur le Premier Président de la Cour suprême,  

Monsieur le Premier Président de la Cour des comptes,  

Monsieur le Premier Président de la Cour d’appel de Dakar, 

Monsieur le Président  de la Commission électorale nationale autonome,

Monsieur le Président du Conseil de régulation de l’Audiovisuel,

Monsieur le Président du Haut Conseil du Dialogue social,

Notabilités religieuses et coutumières,  

Mesdames, Messieurs les représentants de la société civile,

Mesdames, Messieurs les représentants des syndicats et des organisations  socio- professionnelles,

Chers invités, en vos rangs, titres et qualités,

Mesdames, Messieurs,

Nous voici rassemblés, dans le cadre du dialogue, pour la deuxième fois depuis mon accession à la magistrature suprême. Pour cette année, nous ouvrons des concertations larges et inclusives autour d’un thème d’intérêt national : le Système politique.

En assistant à cette belle rencontre, qui réunit toutes les forces vives de la Nation, nous répondons à l’injonction du respect de la date codifiée dans le calendrier républicain.

Ce dialogue en temps de paix nous enracine davantage dans la tradition continue  de  concertation   et  de

préservation d’une paix sociale qu’il nous incombe de construire en permanence.

Mesdames, messieurs,

L’implication de toutes les sensibilités de notre société, dans la gouvernance institutionnelle de l’État est, s’il en était encore besoin, une preuve de plus de la rupture systémique qui traverse aujourd’hui toute l’action publique.

Ma conviction profonde est qu’au-delà des acteurs politiques, lorsqu’il s’agit de se projeter dans le temps long des réformes qui façonnent notre Système politique, toute la société a voix au chapitre. Ainsi devons-nous définir, par la quête du consensus et par les délibérations collectives, la charpente institutionnelle et normative qui préfigure la vie de notre société politique.

C’est toute la vertu d’un Dialogue organisé en temps de paix, non pas donc pour juguler une tension socio- politique stressante pour toute la collectivité, mais pour écrire, ensemble, des pages encore plus belles de notre récit politique national.

Mesdames, Messieurs

L’expression « le Sénégal est un pays de dialogue » n’est pas le fruit du hasard. Nous la devons à un héritage consolidant de pencoo et de diiso, à une conscience politique mûrie par l’histoire et à une culture de la pondérance héritée de nos devanciers.

Notre responsabilité c’est de préserver cet héritage et de transmettre le flambeau intact. Au demeurant, nous devons nous garder de l’immobilisme ou du statut quo. Nous devons interroger régulièrement les dynamiques sociétales dans notre cher pays.

En effet, les tensions qui ont traversé le Sénégal sont encore trop vivaces pour être oubliées. Des vies ont été fauchées. Des familles pleurent encore leurs morts. Des blessures morales attendent d’être pansées.

En ma qualité de Président de la République, je m’incline avec respect devant la mémoire de toutes les victimes qui, de l’indépendance à nos jours, jalonnent le douloureux chemin de notre marche vers une démocratie achevée. J’exprime à leurs familles, à leurs amis et à leurs compagnons de lutte, la solidarité de la Nation.

Mon rôle en tant que garant de l’unité nationale est de tendre la main à toutes et à tous, pour rassurer, rassembler, apaiser et réconcilier afin de conforter la paix et la stabilité indispensables au développement économique de notre pays. Dans cette dynamique, gouvernement assumera la plénitude de sa mission. L’opposition sera respectée et exercera librement ses droits, dans le respect de la loi.

Mesdames, Messieurs,

L’histoire politique récente de notre pays, nous commande de réformer pour la postérité. Réformer pour renforcer les acquis démocratiques et garantir davantage la stabilité de nos institutions ;

Réformer pour expurger de notre système électoral tous les germes de dissensions, notamment entre pouvoir et opposition.

Aujourd’hui, notre démocratie ne saurait faire davantage l’économie d’une réflexion sur:

la rationalisation du calendrier électoral ; la création d’une Commission électorale nationale indépendante ;

le fonctionnement des organes chargés de l’organisation des élections ; l’accès au fichier électoral et sa gestion ; la rationalisation des partis politiques et leur financement ; le rôle de la justice dans le processus électoral ; la dématérialisation du processus électoral ; le statut de l’opposition qui doit avoir un contenu réel ; l’inscription automatique des primo- votants ; la durée des campagnes électorales;

ou encore sur les modalités du parrainage , entre autres.

Ces concertations, heureusement organisées en dehors de toute échéance électorale, nous offrent une opportunité unique de réfléchir, avec sérénité et lucidité, sur l’avenir de notre système politique. Ensemble, nous avons la responsabilité de repenser nos institutions, en nous appuyant sur les principes fondamentaux de la démocratie, le respect des libertés individuelles et collectives, ainsi que sur les réformes constitutionnelles et législatives indispensables.

Les Sénégalaises et les Sénégalais ont eu l’opportunité de contribuer activement à cette réflexion en soumettant plus de treize milles (13.000) propositions sur la plateforme Jubbanti, lancée le vendredi 09 mai 2025. Au-delà de la forte attente de nos compatriotes quant aux résultats de ces assises,  cet  engouement  traduit  un encouragement pour tous les participants et un appel pressant au sens des responsabilités afin d’arriver à des consensus forts et productifs.

Le peuple sénégalais vous observe !

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais, à cet instant solennel, adresser mes vives félicitations au Facilitateur général du Dialogue national 2025, Docteur Cheikh GUEYE, pour avoir accepté de conduire les travaux.

Monsieur le facilitateur général, votre intégrité    reconnue    et    votre attachement indéfectible aux valeurs républicaines seront, j’en suis convaincu, des gages de réussite de ce processus. Je tiens également à saluer, avec respect et gratitude, l’ensemble des acteurs qui ont répondu à l’appel du dialogue.

Votre présence ici aujourd’hui témoigne de votre attachement à la République, à la paix civile, et à la grandeur de notre démocratie. Je forme le vœu ardent que vos échanges soient empreints de responsabilité,   d’écoute   et   de dépassement de soi ; qu’ils soient féconds en propositions audacieuses et réalistes, et qu’ils soient guidés, à chaque instant, par l’intérêt supérieur du Sénégal.

Sur ce, fort de notre engagement commun et de mon attachement indéfectible aux valeurs démocratiques et à la cohésion nationale, je déclare ouverts les travaux du Dialogue national sur le Système politique.

Que Dieu bénisse le Sénégal.

Je vous remercie de votre attention.

Dialogue national au Sénégal : Seydi Gassama plaide pour une démocratie plus inclusive et respectueuse des droits humains

Invité au dialogue politique national, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a salué l’initiative des nouvelles autorités d’ouvrir un cadre de concertation élargi. Selon lui, cette volonté d’instaurer un dialogue inclusif est un signal fort en faveur de la paix, de la stabilité et du renforcement de la démocratie au Sénégal.

Mais au-delà du symbole, le militant des droits humains a insisté sur la nécessité de traduire ce dialogue en actes concrets, en plaçant la protection des droits civils et politiques au cœur des discussions. « Ce cadre ne sera véritablement utile que s’il permet de renforcer les libertés fondamentales, en particulier le droit à la participation politique », a-t-il déclaré.

L’une des préoccupations majeures soulevées par Seydi Gassama concerne l’exclusion des personnes détenues de la participation électorale. Il a dénoncé le fait que certains citoyens, bien qu’en détention préventive et non définitivement condamnés, soient privés de leur droit de vote. « Il est impératif que l’État garantisse à tous les citoyens jouissant de leurs droits civiques, y compris ceux en détention provisoire, le droit de participer à la vie démocratique », a-t-il plaidé.

Dans cette même logique, il a appelé à une réforme en profondeur du régime de déchéance des droits civiques. Pour le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, cette sanction ne devrait être décidée que par une autorité judiciaire, et uniquement dans le cadre d’infractions d’une gravité exceptionnelle. Il a également souligné que les délits liés à la liberté d’expression, tels que la diffamation ou l’offense à l’autorité, ne devraient en aucun cas justifier la privation de droits civiques.

Enfin, Seydi Gassama a réitéré son engagement en faveur de la liberté de la presse, qu’il considère comme un pilier essentiel de la démocratie. Il a appelé les autorités à soutenir les médias dans un contexte marqué par de nombreuses difficultés structurelles : « Une presse libre et indépendante est indispensable à une démocratie vivante et à une gouvernance responsable. Elle doit être protégée, soutenue et valorisée. »

Dialogue national à Diamniadio : Le président Bassirou Diomaye Faye plaide pour la réconciliation et une réforme en profondeur du système électoral

En ouverture de la deuxième journée du Dialogue national, tenu ce mardi au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a prononcé un discours empreint de solennité et d’espoir. Dans un contexte marqué par les séquelles des crises sociopolitiques passées, le chef de l’État a lancé un vibrant appel à la mémoire, à l’apaisement et à une refonte structurelle du système électoral sénégalais.

Devant une assemblée pluraliste composée de membres du gouvernement, de leaders de l’opposition, de représentants de la société civile et de diverses forces vives de la Nation, le président Faye a tenu à rappeler que les tensions qui ont ébranlé le Sénégal ces dernières années « sont encore très vivaces pour être oubliées ». Cette reconnaissance des douleurs du passé s’est accompagnée d’un hommage solennel aux victimes des troubles politiques : « En ma qualité de président de la République, je m’incline devant la mémoire des victimes de cette lutte démocratique. »

Ce geste fort, empreint d’humilité, s’inscrit dans une démarche de réconciliation nationale que le président entend ériger en pilier de son magistère. Affirmant vouloir « rassurer, rassembler, apaiser et réconcilier », Bassirou Diomaye Faye a martelé que « la paix et la stabilité » sont des conditions sine qua non au développement économique du Sénégal.

Dans une tonalité rassembleuse, il a également réaffirmé son attachement à un dialogue sincère et inclusif : « Le gouvernement appliquera la plénitude de sa mission, l’opposition en sera respectée. » Une déclaration qui se veut gage de bonne foi et de volonté de co-construction, à l’heure où le pays s’engage dans un processus de réformes majeures.

Sur le fond, le président Faye a placé la réforme du système électoral au cœur de ses priorités. Il a appelé à une refonte profonde visant à « expurger de notre système électoral toute germe de dissension ». Un objectif ambitieux, mais nécessaire, dans un pays où les processus électoraux ont souvent été sources de tensions et de contestations. En prônant une réforme « pour la postérité », le président veut inscrire son action dans une perspective durable, au-delà des urgences immédiates.

Dialogue national au Sénégal : Mamadou Lamine Diallo salue la participation de l’opposition tout en dénonçant ses contradictions

le Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) a accueilli l’ouverture officielle du dialogue national, en présence de nombreuses figures politiques, sociales et institutionnelles du pays. Une initiative attendue, censée jeter les bases d’un nouveau consensus sur les grands enjeux de la vie politique sénégalaise.

Parmi les intervenants de cette première journée, Mamadou Lamine Diallo, président du mouvement Tekki, a marqué les esprits avec une intervention à la fois salutaire et critique. Dans un discours nuancé, il a félicité l’opposition pour sa participation à ce dialogue, tout en mettant en lumière ses limites structurelles.

« Je salue l’opposition qui a accepté de participer à ce dialogue. Il nous faut discuter du système politique, afin de le consolider dans ses acquis démocratiques », a déclaré l’ancien député, fidèle à son rôle d’observateur rigoureux de la vie politique nationale.

Mais derrière ce geste d’ouverture, Mamadou Lamine Diallo n’a pas manqué de souligner les fragilités internes de l’opposition sénégalaise, qu’il juge trop divisée pour prétendre à une direction unifiée.

« L’opposition au Sénégal n’est pas stable pour qu’on lui décrète un chef », a-t-il lancé, en opposition directe à ceux qui plaident pour la désignation d’un chef de l’opposition reconnu officiellement. Une question qui suscite depuis plusieurs mois des débats intenses au sein de la classe politique.

Cette déclaration, sans doute destinée à remettre en question les ambitions de certains leaders de l’opposition, résonne comme un appel à plus de cohérence et de responsabilité dans les rangs des partis contestataires. Mamadou Lamine Diallo semble vouloir rappeler que la légitimité politique ne se décrète pas, mais se construit dans le consensus, la constance et l’unité.

Anta Babacar Ngom au Dialogue national : une voix ferme pour un sursaut démocratique et économique

Lors de la séance inaugurale du Dialogue national tenue ce mercredi 28 mai 2025 au Centre international de Conférences Abdou Diouf (CICAD), la députée et cheffe de parti Anta Babacar Ngom s’est illustrée par une intervention aussi lucide que percutante. Dans une salle comble réunissant les principales forces vives de la nation, la présidente du mouvement Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC) a appelé à recentrer le débat politique autour des enjeux essentiels du pays : la démocratie, l’économie et la représentativité.

Prenant la parole devant le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et plusieurs figures de la classe politique et de la société civile, Anta Babacar Ngom a d’abord appelé à l’élévation du débat politique national. « Le débat politique doit être assaini, chaque parti doit assumer la responsabilité de cadrer ses militants », a-t-elle martelé, insistant sur la nécessité d’instaurer une culture démocratique fondée sur le respect et le dialogue.

Sur le thème central de la reddition des comptes, largement porté par le nouveau régime, la députée a exprimé son adhésion de principe tout en mettant en garde contre une instrumentalisation du processus. « Nous souhaitons une reddition des comptes. Elle ne doit pas non plus occulter l’essentiel : l’attente des populations », a-t-elle affirmé. Reconnaissant les contraintes d’un premier exercice de courte durée au pouvoir, elle a néanmoins lancé un appel clair au président Faye : « Il est vrai que vous ne pouviez faire de magie en un an de mandat, mais il est temps de passer à l’action. »

L’un des moments forts de son intervention a été la proposition de convoquer des États Généraux de l’économie. Une initiative que la cheffe de l’ARC présente comme un levier stratégique pour refonder le modèle économique sénégalais : « Je vous propose d’organiser des États Généraux pour relancer notre économie et repenser notre modèle », a-t-elle déclaré, saluée par une partie de l’assistance.

Fidèle à son engagement pour l’égalité des chances, Anta Babacar Ngom a aussi mis en lumière la sous-représentation persistante des femmes dans les sphères de décision politique. « Il faut également, Monsieur le Président, une meilleure représentativité des femmes dans nos instances politiques », a-t-elle plaidé, soulignant la nécessité d’un renforcement effectif de la parité dans les institutions.

Enfin, répondant à la récente déclaration du Premier ministre Ousmane Sonko, qui qualifiait l’opposition de « résiduelle », la députée a répliqué avec fermeté : « L’opposition n’a rien de résiduel, elle est vivante. » Une prise de position qui reflète les tensions encore palpables entre le pouvoir et une opposition déterminée à se faire entendre, même dans un cadre d’ouverture comme celui du dialogue national.

Dialogue national : Khalifa Sall plaide pour une gouvernance apaisée et sincère

Lors du dialogue national qui s’est tenu ce mercredi au Centre International du Commerce et de l’Artisanat de Dakar (CICAD), Khalifa Ababacar Sall a livré un message fort, axé sur la nécessité d’une gouvernance inclusive, sincère et tournée vers les préoccupations réelles des populations.

Prenant la parole devant les acteurs politiques, institutionnels et de la société civile réunis pour cet événement, l’ancien maire de Dakar a souligné que « les arrestations ne peuvent pas garantir une gouvernance apaisée », appelant ainsi à une rupture avec les pratiques qui nourrissent la méfiance et les tensions dans le paysage politique national.

Évoquant les concepts de « Jub » (la droiture), « Jubeul » (la transparence) et « Jubbanti » (la reddition des comptes), Khalifa Sall a proposé d’y ajouter un nouveau terme : le « Jubbo sincère ». Cette notion, selon lui, va au-delà des principes affichés pour intégrer une réelle volonté de servir le peuple dans la vérité et le respect des droits.

Pour le leader de Taxawu Sénégal, le dialogue national ne doit pas se limiter à un cadre de négociation entre élites politiques. Il doit aussi se pencher sur les problèmes concrets qui affectent le quotidien des citoyens. « Il doit aussi s’intéresser aux difficultés que rencontrent les populations », a-t-il insisté. « Ce pays a un problème, c’est indéniable, et il nous faut trouver des solutions. »

Amadou Bâ plaide pour un dialogue national élargi aux enjeux économiques

Présent à la rencontre du dialogue national sur la refonte du système politique initiée par le président Bassirou Diomaye Faye, l’ancien Premier ministre Amadou Bâ a livré une intervention à la fois lucide et engagée. Entre regrets, espoir et appel au réalisme, il a saisi l’occasion pour insister sur l’importance d’élargir les discussions au-delà du seul champ politique.

« J’aurais aimé qu’on y ajoute l’aspect économique du pays. J’avais même écrit au ministre de l’Intérieur à ce sujet, car c’est un aspect très important », a-t-il confié à la presse, en marge de la séance plénière. Selon lui, si le socle démocratique doit être consolidé, les défis économiques ne peuvent plus être laissés en marge des grandes consultations nationales.

L’ancien chef du gouvernement estime que la démocratie ne peut pleinement s’épanouir que si elle s’accompagne d’un véritable projet de développement économique inclusif. « La démocratie aussi, on doit davantage la bâtir, la renforcer, pour qu’elle devienne un espace de parole. À l’intérieur de la salle, nous allons écouter tout le monde afin de mieux débattre », a-t-il affirmé, réitérant son attachement à un dialogue ouvert, inclusif et constructif.

Interrogé sur la décision de certains partis d’opposition de boycotter le dialogue, Amadou Bâ a préféré l’apaisement à la polémique. « Chacun a le droit de faire son choix et d’assumer ses responsabilités. De notre côté, nous pensons que si l’objectif est de discuter, chacun devrait venir échanger sur ce qui est le plus important pour le développement et le progrès du pays », a-t-il souligné avec diplomatie.

Au-delà des clivages partisans, l’ancien Premier ministre appelle donc à saisir cette opportunité pour jeter les bases d’un nouveau contrat républicain, plus en phase avec les attentes économiques et sociales des citoyens.

Dialogue national : Y’en a marre s’engage pour une refondation démocratique

Le mouvement citoyen Y’en a marre a annoncé ce mardi sa participation active au Dialogue national sur le système politique sénégalais, dont l’ouverture est prévue le 28 mai 2025. Par la voix de sa cellule de communication, le collectif a officialisé sa présence à ces assises qu’il qualifie de moment crucial pour l’avenir démocratique du pays.

Dans un communiqué rendu public, Y’en a marre a précisé avoir pris connaissance des termes de référence du Dialogue national, tout en soulignant avoir transmis dans les délais impartis ses remarques et suggestions aux organisateurs. Le mouvement indique que son implication s’inscrit dans une logique de « responsabilité citoyenne » et de fidélité aux principes qui ont guidé sa création : une démocratie véritablement inclusive, transparente, et conforme aux aspirations profondes des populations.

Ce choix de participer marque un tournant dans la posture souvent critique du mouvement vis-à-vis des initiatives institutionnelles. Y’en a marre justifie néanmoins sa décision par la volonté de faire entendre la voix des citoyens au cœur des discussions politiques. Pour les membres du collectif, l’heure est venue de participer à la refondation des bases du système politique sénégalais, dans un contexte où les attentes en matière de gouvernance, de justice et de transparence sont de plus en plus fortes.

Depuis sa naissance en 2011, le mouvement Y’en a marre s’est illustré par son engagement dans la lutte contre les dérives du pouvoir, l’injustice sociale et l’inaction politique. En rejoignant le Dialogue national, ses responsables entendent faire valoir une vision citoyenne des réformes nécessaires, qu’il s’agisse du statut de l’opposition, de la transparence électorale, du financement des partis ou encore du rôle des institutions.

Cette participation est d’autant plus symbolique que le Dialogue national, voulu par le président Bassirou Diomaye Faye, se veut un exercice d’ouverture et d’écoute, au service d’une démocratie rénovée. En s’y impliquant, Y’en a marre pose un acte fort, dans la continuité de son combat pour une citoyenneté active et exigeante, refusant de rester spectateur des changements à venir.

Alors que les travaux s’apprêtent à débuter, la présence du mouvement parmi les parties prenantes promet des échanges animés et un apport décisif sur les questions de fond. Le Dialogue s’annonce ainsi comme un moment de vérité pour le Sénégal, où la voix des citoyens, portée notamment par Y’en a marre, devra peser dans la redéfinition du contrat démocratique national.

Dialogue national : Ndiaga Sylla réclame un délai supplémentaire avant l’ouverture

Alors que le coup d’envoi du Dialogue national est prévu ce mardi 28 mai, l’expert électoral Ndiaga Sylla lance un appel à la prudence et à la réflexion. Dans une publication partagée sur sa page Facebook, il estime que le calendrier fixé pour ces assises, consacrées à la réforme du système politique sénégalais, est trop serré pour permettre un travail en profondeur et aboutir à des résultats réellement consensuels.

« Je ne suis pas pour des concertations qui perdurent. Mais, il me paraît judicieux, au vu des thématiques du Dialogue national sur le système politique et de la complexité des points de discussion, de proroger la période afin de parvenir à plus de consensus sur les questions majeures, d’autant plus qu’il n’y a pas eu de pré-dialogue », a-t-il écrit.

Cette prise de position souligne une inquiétude grandissante dans certains cercles d’experts et de la société civile sur le risque de précipitation. Pour Ndiaga Sylla, les enjeux liés à la modernisation du système électoral, à la clarification du statut de l’opposition ou encore à la création d’institutions nouvelles comme une Cour constitutionnelle ou un organe indépendant de gestion des élections méritent un traitement rigoureux, inclusif et étalé sur un délai raisonnable.

Son appel résonne comme une invitation à ne pas sacrifier la qualité du débat sur l’autel de la vitesse politique. À quelques heures du lancement officiel du Dialogue, cette interpellation pourrait peser dans les arbitrages de dernière minute, notamment si d’autres voix rejoignent cette demande de prorogation afin d’approfondir les échanges et garantir la légitimité des conclusions attendues.

Dialogue national : les termes de référence officiels dévoilés

Le Sénégal s’apprête à ouvrir une nouvelle page de son histoire politique avec le lancement du Dialogue national prévu ce 28 mai. Cette initiative, impulsée par le président Bassirou Diomaye Faye, s’inscrit dans une volonté claire de renforcer les fondements démocratiques du pays. Porté par une ambition de modernisation, le Dialogue national vise à fédérer les forces vives de la nation autour d’un projet politique inclusif, participatif et structurant.

L’objectif général fixé par les organisateurs est sans équivoque : parvenir à des consensus forts pour consolider durablement la démocratie sénégalaise et garantir l’exercice effectif des droits et libertés fondamentaux. Le Dialogue national n’est pas un simple forum de discussion, mais un espace de refondation démocratique destiné à repenser les institutions, les pratiques électorales et les mécanismes de gouvernance.

Parmi les objectifs spécifiques figure en premier lieu la modernisation du système électoral sénégalais. Il s’agira, pour les participants, de proposer des réformes capables d’assurer plus de transparence, d’équité et de lisibilité dans le processus électoral. Des thématiques sensibles telles que le parrainage, l’introduction du bulletin unique, l’inscription automatique sur les listes électorales ou encore la rationalisation du calendrier républicain seront au cœur des débats. Le Dialogue devra également statuer sur le statut de l’opposition politique et de son chef, une question cruciale dans un contexte où l’équilibre institutionnel reste fragile.

Les travaux de cette grande concertation nationale s’organiseront autour de trois axes majeurs soigneusement définis. Le premier concerne la démocratie, les libertés et les droits humains. Il abordera la rationalisation du paysage politique à travers la redéfinition du cadre juridique des partis, le financement public, ainsi que la protection accrue des libertés fondamentales. Une attention particulière sera portée à la révision de certaines dispositions jugées liberticides ou obsolètes.

Le deuxième axe portera sur le processus électoral. Les discussions devront proposer des solutions concrètes pour renforcer la fiabilité du fichier électoral, améliorer le système de parrainage et mettre en œuvre le vote électronique. L’introduction du bulletin unique, souvent évoquée ces dernières années, sera débattue en vue d’une adoption possible. L’objectif est de bâtir un système électoral à la fois moderne, accessible et crédible aux yeux des citoyens.

Le troisième axe sera consacré aux réformes institutionnelles. Il est question notamment de transformer le Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle, dotée de compétences élargies et d’une plus grande indépendance. La création d’un organe autonome de gestion des élections figure également au programme, dans l’optique de délester le ministère de l’Intérieur de cette mission controversée.

Les résultats attendus de ce Dialogue national sont à la hauteur des enjeux. Les autorités espèrent obtenir des recommandations consensuelles sur l’organisation et le contrôle des élections, ainsi qu’une clarification des rôles respectifs des autorités électorales, judiciaires et médiatiques. Le calendrier républicain, souvent remis en cause, devrait être rationalisé pour éviter les reports récurrents d’échéances électorales. Un cadre juridique rénové et moderne pour les partis politiques devrait également émerger des échanges.

Dans un souci d’inclusivité et de transparence, les autorités ont mis en place une plateforme numérique baptisée Jubbanti, ouverte à tous les Sénégalais, y compris ceux de la diaspora. Cet outil digital permet à chaque citoyen d’apporter sa contribution, de soumettre ses idées et de participer activement aux réflexions. Il marque une volonté assumée d’intégrer les voix souvent oubliées dans les grandes décisions politiques.

Le président Diomaye Faye, dans un appel solennel, a exhorté l’ensemble des citoyens, des partis politiques et des organisations de la société civile à se mobiliser pour ce moment historique. À ses yeux, le Dialogue national est une opportunité exceptionnelle pour bâtir un avenir démocratique solide, apaisé et durable.

Au-delà de la symbolique, c’est bien une refonte en profondeur des mécanismes démocratiques que propose ce processus. À l’heure où les défis économiques, sociaux et institutionnels s’intensifient, le Sénégal tente de se réinventer à travers une démarche d’unité, de concertation et d’innovation politique.

Dialogue national : le CDEPS appelle à une réforme en profondeur pour garantir la liberté de la presse

Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a annoncé sa participation au Dialogue national initié par le président de la République. Dans un communiqué publié ce lundi 26 mai 2025, l’organisation professionnelle souligne que cette rencontre intervient dans un contexte tendu entre les autorités issues de la troisième alternance politique et les acteurs des médias. Le CDEPS dénonce une série de mesures gouvernementales récentes qui, selon lui, ont porté atteinte à la crédibilité de la presse en tant qu’entreprise citoyenne, tout en compromettant la viabilité économique des organes de presse.

Le communiqué évoque des décisions perçues comme des tentatives de musellement, durement ressenties par les professionnels du secteur. Malgré les multiples interpellations adressées aux autorités et les combats menés, le CDEPS déplore l’absence de réponses positives et d’écoute réelle. À ses yeux, ce Dialogue national doit représenter une occasion décisive pour poser sur la table les difficultés économiques et administratives que traversent les entreprises de presse au Sénégal.

L’organisation réaffirme que la liberté de la presse est garantie par les articles 8, 10 et 11 de la Constitution sénégalaise, ainsi que par les instruments internationaux de protection des droits humains mentionnés dans le préambule de la Loi fondamentale. Elle estime que cette liberté doit être défendue de manière concrète et non symbolique.

À cet effet, le CDEPS propose que l’un des objectifs majeurs du dialogue soit la sanctuarisation de la liberté de la presse. Cela passerait, selon lui, par une révision du Code de la presse, du Code pénal et du Code de procédure pénale, notamment en ce qui concerne les délits de presse et les procédures judiciaires qui en découlent. L’organisation suggère également une réforme du Code électoral pour y intégrer de manière équitable la presse privée, en particulier dans les dispositifs liés à la propagande et à la publicité durant les périodes électorales.

Au-delà de ces réformes juridiques, le CDEPS appelle à la mise en place d’une Stratégie nationale d’Information et de Communication (SNIC) qui serait à même d’accompagner les mutations profondes du secteur. Cette stratégie devrait reposer sur plusieurs axes structurants : la transformation numérique des médias, une fiscalité adaptée aux secteurs stratégiques, des mécanismes de financement durable, le renforcement des capacités professionnelles et la promotion de champions nationaux, aussi bien dans la presse que dans les télécommunications.

Dialogue national : la coalition AKS annonce sa participation

La coalition And Ci Koolute nguir Sénégal (AKS) a officiellement confirmé sa participation au dialogue national convoqué par le président Bassirou Diomaye Faye pour le 28 mai 2025. Réunie le samedi 24 mai sous la présidence de son leader, Abdou Karim Sall — maire de Mbao et député à l’Assemblée nationale —, la coalition a pris la décision de répondre favorablement à l’invitation de l’État.

Dans un communiqué parvenu à la presse, AKS indique avoir reçu une correspondance officielle du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, datée du 22 mai 2025, portant le numéro 005925/MISP/DGE/DFC. Cette lettre formalisait l’invitation à prendre part à la Journée nationale du dialogue, initiée dans un esprit d’inclusivité et de concertation nationale.

Selon le document signé par Abdou Karim Sall, le comité de direction de la coalition a longuement délibéré avant de prendre cette décision. Bien qu’ayant exprimé des réserves sur certains termes de référence du dialogue, la coalition a choisi de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation. Elle réaffirme ainsi sa volonté de contribuer à la consolidation de la démocratie, au renforcement de l’État de droit et à la construction d’un consensus national fort.

La coalition AKS estime que le dialogue constitue une opportunité majeure pour le pays de renouer avec une tradition de concertation politique et institutionnelle, dans un contexte marqué par de nombreuses attentes sociales et des défis structurels importants. Elle entend faire entendre sa voix, défendre ses propositions et veiller à ce que les conclusions du dialogue soient mises en œuvre dans la transparence et le respect des principes républicains.

En affirmant son engagement dans cette dynamique, la coalition se positionne comme un acteur actif du processus démocratique, attaché aux valeurs de paix, d’équité et de progrès pour tous les Sénégalais.

Dialogue national : Abdoulaye Diouf Sarr et Renaissance Républicaine répondent favorablement à l’appel de Diomaye Faye

Abdoulaye Diouf Sarr, président du mouvement Renaissance Républicaine / SÜNÜ REEW, a officiellement confirmé sa participation à la Journée nationale du dialogue prévue le 28 mai 2025. À travers un communiqué rendu public, l’ancien ministre a exprimé sa volonté de répondre favorablement à l’appel du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, en faveur d’une large concertation autour des enjeux nationaux.

Dans sa déclaration, Abdoulaye Diouf Sarr réaffirme son attachement aux principes fondamentaux de la République, notamment le renforcement de l’État de droit, la stabilité institutionnelle et la promotion d’une démocratie efficace. Selon lui, la Renaissance Républicaine entend jouer pleinement son rôle dans cette dynamique nationale, en apportant une contribution structurée et responsable aux débats.

La participation du mouvement s’articule autour de trois axes prioritaires, jugés essentiels à l’évolution du pays. D’abord, la restauration de la confiance citoyenne dans le processus électoral, mise à mal ces dernières années par les tensions politiques et les suspicions autour des scrutins. Ensuite, la consolidation de la résilience institutionnelle, avec une attention particulière portée au fonctionnement des organes de l’État et à l’indépendance des contre-pouvoirs. Enfin, le renforcement de l’efficacité démocratique, pour que la démocratie sénégalaise soit non seulement vivante, mais aussi performante et inclusive.

Dans ce cadre, la Renaissance Républicaine / SÜNÜ REEW rappelle qu’elle a déjà formulé des propositions concrètes sur ces questions, et qu’elle reste ouverte au dialogue, à la concertation et à la construction collective de solutions durables. Le communiqué souligne que cette posture s’inscrit dans une vision de long terme pour un Sénégal plus juste, plus équitable et plus résilient face aux défis économiques, sociaux et institutionnels.

Abdoulaye Diouf Sarr conclut en réitérant la disponibilité de son mouvement à accompagner les « efforts de refondation nationale » entrepris par le président Diomaye Faye, dans un esprit de responsabilité, d’ouverture et de patriotisme.

Dialogue national du 28 mai : le parti « Oser l’Avenir » choisit de ne pas participer

À la suite de l’invitation adressée par le ministre de l’Intérieur le 22 mai 2025, le parti Oser l’Avenir, dirigé par Me Aïssata Tall Sall, a réuni ses délégués régionaux et représentants de la diaspora afin d’adopter une position commune sur le dialogue national prévu le 28 mai prochain.

Après des échanges jugés francs et approfondis, le parti a tranché : il ne participera pas à cette rencontre politique majeure. Selon un communiqué publié à l’issue de la réunion interne, cette décision a été prise à une très large majorité.

Si les motivations précises de ce retrait ne sont pas encore connues, la direction du parti assure qu’elles seront rendues publiques dans les prochains jours, afin de permettre à l’opinion de mieux comprendre les enjeux de ce choix.

Ce refus de participer intervient dans un contexte où plusieurs formations politiques et organisations de la société civile expriment des réserves ou conditionnent leur participation à certaines garanties. Le parti Oser l’Avenir rejoint donc la liste des acteurs politiques ayant décidé de prendre du recul vis-à-vis de ce dialogue national, dont les contours et les objectifs continuent de susciter interrogations et débats.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°473 – 26/05/2025

🔴 PARTICIPATION AU DIALOGUE NATIONAL : 8 EXIGENCES DE BOUGANE POUR S’ASSEOIR À LA TABLE
🔴 AFFAIRE WEST AFRICAN ENERGY : DÉTÉRIORATION DE L’ÉTAT DE SANTÉ DE SAMUEL SARR

🔴 AMICAUX FACE À L’IRLANDE ET L’ANGLETERRE : DES RETOURS DANS LA « TANIÈRE »
🔴 BLESSURE DE REUG REUG : AZIZ NDIAYE DEMANDE À MAKANE DE FAIRE UNE CONTRE-EXPERTISE

Dialogue national : Pape Djibril Fall et le parti Les Serviteurs annoncent leur boycott

À l’approche de l’ouverture du dialogue national prévu du 28 mai au 4 juin 2025, une voix dissidente s’est fait entendre. Pape Djibril Fall, député et leader du mouvement politique Les Serviteurs, a officiellement annoncé le retrait de sa formation des concertations initiées par les autorités. Cette décision a été rendue publique samedi, lors d’une conférence de presse tenue à Dakar.

Dans une déclaration ferme, le parlementaire a dénoncé un cadre de dialogue qu’il juge biaisé et inefficace pour opérer de véritables avancées démocratiques. « Nous refusons de participer à un dialogue qui ne garantit pas une véritable transformation démocratique. Les réformes doivent être structurelles. Il est temps d’arrêter de violer la Constitution et les lois simplement pour satisfaire les intérêts d’un individu », a-t-il martelé devant les journalistes.

Malgré son retrait, Pape Djibril Fall a salué l’engagement personnel du facilitateur désigné, Dr Cheikh Gueye, soulignant son sérieux et sa volonté de conduire les discussions de manière inclusive. Toutefois, il a pointé du doigt le manque de ressources et de soutien alloués à ce dernier, estimant que cela traduit un déficit de volonté politique quant à la portée réelle de ce dialogue.

Le thème retenu pour cette nouvelle phase des concertations nationales – le système politique – avait suscité beaucoup d’attentes, notamment autour des questions de gouvernance, de séparation des pouvoirs, de justice électorale et de réforme des institutions. Mais la désaffection de plusieurs acteurs clés jette une ombre sur l’ambition de cette initiative.

Outre Les Serviteurs, l’Alliance Pour la République (APR), parti de l’ancien président Macky Sall, a également annoncé son boycott du dialogue. Ces absences notables pourraient compromettre la représentativité des discussions et réduire la portée des conclusions qui en découleront.

En se retirant de ce processus, Pape Djibril Fall affirme vouloir rester fidèle à ses principes. Son mouvement estime que les conditions ne sont pas réunies pour des discussions sincères et profondes susceptibles d’aboutir à un véritable changement de paradigme démocratique. Ce positionnement confirme la persistance d’un clivage entre les forces politiques sur les mécanismes à adopter pour refonder durablement les institutions sénégalaises.

Modou Diagne Fada plaide pour une participation active au dialogue national tout en préservant l’unité de l’opposition

Modou Diagne Fada, président du mouvement LDR YEESAL, a récemment réaffirmé la volonté de son parti de prendre pleinement part au dialogue national initié par le chef de l’État. Dans une déclaration empreinte de fermeté et de lucidité, l’ancien ministre a insisté sur la nécessité pour toutes les forces politiques d’être présentes autour de la table où se discutent les règles du jeu démocratique.

Selon lui, les enjeux à l’ordre du jour sont trop importants pour justifier une absence de son parti : « parrainage, financement des partis politiques, révision de l’autorité électorale, optimisation du calendrier républicain », énumère-t-il. Pour Modou Diagne Fada, il est impératif de contribuer à ces discussions pour influencer positivement le futur du pays : « Prendre part à ce processus, c’est être présent là où se fixent les règles de la politique », a-t-il martelé.

Conscient de la sensibilité du sujet au sein de l’opposition, Fada a tenu à clarifier la position de LDR YEESAL. Il a assuré que cette décision n’entame en rien les relations de son parti avec ses partenaires de l’opposition, notamment l’Alliance pour la République (APR). « Nous avons une divergence ici, mais nous sommes d’accord ailleurs sur des sujets qui pourraient être tout aussi essentiels », a-t-il reconnu, adoptant une posture d’ouverture et de respect mutuel.

Cette démarche vise à éviter toute fracture au sein du Front de Défense pour la République, une coalition d’opposition à laquelle LDR YEESAL est affiliée. Le leader du mouvement appelle à une lecture stratégique des divergences : « Cette discordance ne doit pas compromettre notre combat ni créer de trouble dans nos relations. Nous devons demeurer solidaires pour préserver les bases de notre démocratie », a-t-il conclu avec gravité.

À travers ce positionnement, Modou Diagne Fada cherche à conjuguer engagement institutionnel et fidélité aux principes de l’opposition. Un appel au réalisme politique dans un contexte où chaque camp affine ses stratégies en vue des prochaines échéances électorales.

Dialogue national : le facilitateur Cheikh Guéye implique les guides religieux de Thiès

Dans le cadre du dialogue national sur le système politique sénégalais, Cheikh Guéye, facilitateur général, a entamé une série de visites auprès des guides religieux de la région de Thiès. Ces rencontres précèdent les concertations prévues pour le 28 mai prochain.

Cheikh Guéye a souligné l’importance de cette initiative, la qualifiant de moment clé pour la nation. Il estime que l’implication des chefs religieux est essentielle à la réussite du dialogue. À cet effet, il a rencontré Serigne Mounirou Ndiéguéne à Thiès, le khalife général de Thiénaba, ainsi que le représentant du khalife général de Ndiassane.

Ces entretiens ont permis d’aborder les termes de référence du dialogue, ses enjeux, ainsi que la méthodologie adoptée. Le projet se distingue par sa volonté de rompre avec les approches antérieures, notamment en intégrant activement les leaders religieux dès le début du processus.

“C’est ce que nous étions venus expliquer à ces différentes autorités religieuses, pour qu’elles soient des relais du président de la République et du facilitateur auprès de leurs disciples et des citoyens, afin que ce dialogue soit une réussite”, a déclaré Cheikh Guéye.

Selon lui, cette démarche vise à assurer une stabilité politique durable au Sénégal. Le facilitateur prévoit également d’inclure dans les prochaines étapes de son périple les foyers religieux de Tivaouane, Touba, ainsi que les communautés layène, omarienne et l’Église.

Pour rappel, les termes de référence de ce dialogue s’articulent autour de trois axes principaux :

l’exercice de la démocratie, les libertés, et les droits humains.

Les concertations aborderont également des questions cruciales telles que :

l’organisation des élections, le fonctionnement des partis politiques, et le rôle des médias dans la régulation et la transparence des processus politiques.

Enfin, Cheikh Guéye a indiqué que ce vaste projet inclura également des rencontres avec les partis politiques et les autres acteurs majeurs, dans le but de bâtir un consensus large et inclusif.

Aly Saleh

La coalition DJONE boycotte le dialogue national du 28 mai 2025

Dans une note d’information publiée ce 13 mai, la coalition DJONE annonce son refus de participer au dialogue national convoqué par le président Bassirou Diomaye Faye. Elle dénonce une série d’atteintes graves à l’État de droit, au pluralisme politique et aux libertés fondamentales, pointant notamment l’arrestation d’opposants, les attaques contre la presse et le mépris affiché envers l’opposition.

Dialogue national : Babacar Fall du GRADEC invite l’opposition à participer pour faire avancer la démocratie

À deux semaines de l’ouverture officielle du dialogue national prévu du 28 mai au 4 juin 2025, les appels à une participation large et inclusive se multiplient. Ce lundi, lors d’une rencontre à Dakar, trois structures de la société civile – l’ONG 3D, le COSCE et le GRADEC – ont annoncé leur volonté d’y prendre une part active. Elles ont exprimé leur détermination à contribuer aux discussions à travers des propositions concrètes, centrées sur les réformes politiques et électorales.

Parmi les intervenants, Babacar Fall, secrétaire général du Groupe de recherche et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (GRADEC), a lancé un appel clair à l’endroit des partis d’opposition qui ont fait part de leur intention de boycotter les travaux. Selon lui, refuser de participer à un cadre aussi crucial pour la vie démocratique du pays est une erreur stratégique. Il a insisté sur le fait qu’il est possible d’être en désaccord tout en prenant part au processus.

« Nous l’avons toujours dit, la politique de la chaise vide n’est pas une bonne chose. On n’est pas obligé d’être d’accord sur tout. Même si on n’est pas d’accord, le minimum, c’est de venir exprimer ses préoccupations dans la diversité, dans le respect. C’est ça qui fait avancer la démocratie », a déclaré Babacar Fall.

Le secrétaire général du GRADEC a également souligné que ce dialogue national devait être le plus inclusif possible. Il a invité toutes les parties prenantes de la vie nationale – qu’il s’agisse des syndicats, des personnalités politiques indépendantes ou des mouvements citoyens – à répondre favorablement à l’appel lancé par le président de la République. Pour Babacar Fall, l’absence de certaines forces vives du pays priverait le dialogue de sa richesse et de sa représentativité.

« Nous profitons de cela pour lancer un appel à l’ensemble des parties prenantes, que ce soit syndicat, personnalité politique indépendante ou mouvement citoyen, pour que ce dialogue-là soit le plus inclusif possible, pour que les gens puissent répondre à l’appel du Président », a-t-il poursuivi.

Babacar Fall ne désespère pas de voir les partis réticents changer de position. Il estime que la société civile a encore un rôle à jouer pour favoriser le rapprochement entre les différentes sensibilités politiques. « Maintenant, s’ils ne sont pas d’accord, qu’ils puissent exprimer de vive voix leur désaccord. C’est ça qui fait avancer la démocratie. Je ne désespère pas que, d’ici là, avec les initiatives que la société civile ne manquera pas de prendre, on puisse vraiment ramener les boycotteurs à de meilleurs sentiments », a-t-il lancé.

Il a aussi rappelé que ce dialogue intervient à un moment opportun pour le Sénégal, dans un contexte où les réformes sont attendues aussi bien sur le plan institutionnel qu’électoral. Pour lui, une démocratie ne se fige pas dans une perfection théorique : elle se construit, s’améliore et se réajuste en permanence à partir de l’expérience, des pratiques et des attentes des citoyens.

« Si ce dialogue intervient en ce moment, ce n’est que bénéfice pour nous. Cela nous permettra de baliser le terrain et de discuter pour voir également comment arriver à parfaire notre système démocratique. On a beau faire des réformes, une démocratie n’est jamais parfaite. Il faut tout le temps l’améliorer en partant de la pratique et de l’existant », a conclu Babacar Fall.

Les trois organisations – ONG 3D, COSCE et GRADEC – ont déjà entamé un travail préparatoire. Elles ont commencé à étudier en profondeur les termes de référence du dialogue national, qui ont été largement partagés. Elles entendent s’approprier le contenu de ces documents de base et contribuer à enrichir les thématiques par des apports concrets, issus de leur expertise et de leur ancrage dans les réalités sociales du pays.

Dialogue national : La société civile alerte sur le risque d’un boycott et d’une démocratie fragilisée

À l’approche du Dialogue politique national convoqué par le président de la République, la société civile sénégalaise hausse le ton. Réunie à travers le consortium ONG 3D, COSCE, GRADEC et d’autres partenaires, elle a lancé un atelier stratégique préparatoire avec l’appui de l’Union européenne dans le cadre du programme Saxal Jamm. L’objectif est clair : favoriser une participation active, cohérente et inclusive de la société civile aux réformes politiques et électorales à venir.

Trois thématiques majeures seront au cœur des échanges : la démocratie et les droits de l’homme, le processus électoral, ainsi que les réformes institutionnelles. Pour Babacar Fall, secrétaire général du GRADEC, cette initiative est non seulement une réponse à l’appel au dialogue lancé par les autorités, mais aussi un rempart contre tout risque de dérive institutionnelle.

Alors que certains acteurs politiques menacent de boycotter ce rendez-vous national, la société civile tire la sonnette d’alarme. Elle juge que toute absence à la table des négociations représente une atteinte à la démocratie. Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l’ONG 3D, insiste sur l’importance du dialogue malgré les désaccords. Il rappelle que seule une confrontation responsable des idées peut faire progresser le pays sur la voie démocratique.

Face à cette situation, la société civile appelle l’ensemble des composantes actives de la nation – partis politiques, syndicats, mouvements citoyens – à prendre part aux discussions. Elle souhaite porter une voix issue de la base, à travers un mémorandum unifié, pour influencer les grandes orientations à venir.

Au-delà des enjeux politiques, cette mobilisation est également un acte de sauvegarde démocratique. En intégrant des femmes, des jeunes, des personnes vivant avec un handicap et des ambassadeurs de la paix, les organisateurs entendent poser les bases d’un dialogue représentatif et durable. Dans un contexte marqué par la polarisation et l’incertitude, ils estiment qu’un déficit de concertation ouvrirait la voie à la division et à l’appauvrissement du débat démocratique. Ce dialogue préparatoire se veut ainsi une ultime ligne de défense pour préserver la participation citoyenne et la légitimité des décisions à venir.

Dialogue national du 28 mai : Fadel Barro et le mouvement « Jammi Gox Yi » répondent présents

Le mouvement citoyen « Jammi Gox Yi », dirigé par Fadel Barro, figure emblématique de l’engagement civique au Sénégal, a annoncé sa participation au dialogue national convoqué par le président Bassirou Diomaye Faye, prévu pour le 28 mai 2025. Une décision motivée par la gravité des enjeux et la volonté d’apporter des propositions concrètes pour relever les défis auxquels le pays est confronté.

Invité à s’exprimer sur la RFM, Fadel Barro a justifié la présence de son mouvement par la nécessité d’exprimer les aspirations profondes des citoyens : « Nous sommes invités à ce dialogue et nous irons avec nos préoccupations, nos revendications, notre souhait et notre vision du chemin que le Sénégal devrait emprunter sur le plan politique. » L’ancien coordonnateur du mouvement Y’en a marre entend ainsi faire de cette tribune un espace de propositions et de vigilance citoyenne.

Pour Fadel Barro, le Sénégal traverse une phase critique. « Le pays vit des moments extrêmement difficiles », a-t-il alerté, citant les dysfonctionnements dans les secteurs de la justice, les tensions économiques et sociales, ainsi que le désespoir de la jeunesse. Cette dernière, selon lui, est désemparée au point de « braver la mer et le désert » pour fuir le pays.

Dans ce contexte, il estime que la main tendue du président Diomaye Faye doit être saisie. « Allons-y et parlons franchement des vrais problèmes », a-t-il lancé, appelant à une discussion sans tabous autour des réformes politiques, économiques et sociales nécessaires pour un renouveau du pays.

Alors que de nombreux acteurs politiques, sociaux et économiques se préparent à prendre part à ce dialogue national, la présence de figures comme Fadel Barro apporte une dimension citoyenne et populaire à cette rencontre. Elle confirme aussi l’engagement des mouvements de la société civile à participer activement à la construction d’un Sénégal nouveau, fondé sur l’écoute, la justice et la transparence.

Dialogue national du 28 mai : l’APR claque la porte et dénonce une « entreprise de décapitation politique »

L’Alliance pour la République (APR), désormais dans l’opposition, a officiellement annoncé son retrait du dialogue national prévu le 28 mai 2025 à l’initiative du président Bassirou Diomaye Faye. C’est à travers une conférence de presse tenue ce vendredi 9 mai à Dakar que Seydou Guèye, ancien ministre et figure de proue du parti de Macky Sall, a fait part de la décision, la qualifiant de ferme et irrévocable.

« L’Alliance pour la République ne peut pas et ne participera pas à ce dialogue », a déclaré sans détour Seydou Guèye. Il évoque un climat politique jugé hostile et des attaques ciblées contre les anciens dignitaires du régime de Macky Sall. Selon lui, les autorités actuelles se livrent à une « entreprise de décapitation politique » à travers une instrumentalisation des institutions de la République. Il accuse directement le pouvoir en place de propager de fausses nouvelles à l’encontre de l’ancien président et de ses proches, et d’orchestrer des campagnes de dénigrement à travers les médias.

Le discours du responsable de l’APR s’est montré particulièrement virulent. Il a dénoncé ce qu’il qualifie de harcèlement systématique contre les cadres du parti. « Quand le pouvoir fait du chef de notre parti, Macky Sall, un chef de gang, quand il cible, harcèle, menace, emprisonne des ministres, des directeurs généraux et des hommes d’affaires, uniquement pour affaiblir notre formation, que reste-t-il à discuter ? », a-t-il lancé. Il a également évoqué des atteintes graves aux droits de l’opposition, des interdictions de sortie du territoire sans fondement légal, et un climat de terreur médiatique contre les voix dissidentes.

Seydou Guèye, qui fut pourtant un fervent promoteur du dialogue sous l’ancien régime, a rappelé que c’est Macky Sall lui-même qui avait institué la date du 28 mai comme celle du dialogue national, une initiative, selon lui, motivée par un esprit d’ouverture. Il affirme que l’APR demeure fondamentalement favorable à un dialogue politique, mais à condition qu’il soit inclusif, libre et axé sur les véritables préoccupations des Sénégalais, comme le pouvoir d’achat, l’emploi des jeunes ou encore la position du Sénégal sur la scène internationale.

Mais dans le contexte actuel, estime-t-il, toute tentative de concertation serait vaine. « Les libertés démocratiques les plus élémentaires sont aujourd’hui piétinées », dénonce-t-il. Il cite en exemple les poursuites jugées arbitraires contre des anciens ministres, les licenciements ciblés dans les agences publiques, et la répression contre journalistes et activistes perçus comme proches du régime déchu.

Malgré cette décision de boycott, l’APR affirme rester engagée en faveur de la pacification du climat politique et de la stabilité nationale. Seydou Guèye a tenu à rappeler que le parti respecte les choix des autres formations de l’opposition qui décideraient de prendre part à ce dialogue. « C’est dans le respect des positions autonomes que se fortifie la pluralité politique », a-t-il conclu.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°457 – 06/05/2025

🔴 236 MILLIARDS F CFA ENGRANGÉS EN TROIS MOIS : LE SOUS-SOL SÉNÉGALAIS RAPPORTE GROS
🔴 DIALOGUE NATIONAL DU 28 MAI : TAS CLAQUE LA PORTE

🔴 CAN U20 / DÉFAITE FACE AU GHANA (0-1) : LE SÉNÉGAL AU BORD DU PRÉCIPICE
🔴 LIGUE 1 : LA LINGUÈRE ACCROCHÉ PAR L’US OUAKAM

Dialogue national : la position de Macky Sall, clé de la participation de l’APR, reste inconnue

Invité de l’émission Ndekki Li sur Sud FM, Alioune Tine, fondateur d’Afrika Jom Center, a relancé l’attention sur le débat politique en affirmant que l’ancien président Macky Sall serait disposé à dialoguer avec les nouvelles autorités.

« J’ai échangé avec Macky Sall et il a fait part de sa disponibilité », a-t-il déclaré, évoquant l’éventualité d’un dialogue entre l’ancien chef d’État et l’actuel pouvoir.

Cependant, selon des précisions obtenues par Dakaractu, cette affirmation mérite d’être nuancée. L’échange entre Alioune Tine et Macky Sall n’aurait pas eu lieu dans un cadre formel de discussion sur le dialogue national. D’après nos informations, il s’agirait plutôt d’une conversation téléphonique entre Macky Sall et Papa Malick Ndour, en présence d’Alioune Tine, au siège d’Afrika Jom Center. Cet appel intervenait alors que Papa Malick Ndour présentait le contre-rapport de la Cour des comptes. Profitant de cette occasion, Alioune Tine aurait abordé brièvement avec Macky Sall certaines questions liées à la vie politique nationale.

À ce jour, aucune communication officielle de Macky Sall n’a confirmé sa position, en tant que leader de l’Alliance pour la République (APR), sur une participation éventuelle au dialogue national initié par Bassirou Diomaye Faye. Ainsi, même si Alioune Tine plaide pour « un dégel de l’atmosphère politique » à travers un dialogue inclusif, la participation de l’APR reste suspendue à une décision claire et publique de son leader.

Il faut rappeler que Bassirou Diomaye Faye a lancé récemment un appel au dialogue national, dans un contexte politique encore marqué par de fortes tensions entre pouvoir et opposition. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile saluent l’initiative, mais insistent sur l’importance d’une participation large, incluant toutes les sensibilités.

La clarification de la position de Macky Sall devient donc un enjeu stratégique majeur pour la réussite de ce processus de dialogue.

Dialogue national : Moundiaye Cissé met en garde contre la politique de la chaise vide

Invité ce dimanche de l’émission Face au Jury sur Pressafrik TV HD, Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l’ONG 3D et coordonnateur du COSCE, s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualité, notamment le dialogue national prévu en mai prochain et la récente décision du Conseil constitutionnel concernant l’interprétation proposée par le député Amadou Ba.

Dès l’entame, Moundiaye Cissé a salué le choix porté sur Dr Cheikh Gueye pour piloter les travaux du dialogue, rappelant que ce dernier est lui-même issu de la société civile. Pour le coordonnateur du COSCE, l’importance du dialogue ne fait aucun doute : « Cela va permettre l’implication de tous, que ce soit la société civile, les hommes politiques ou encore l’administration. Chacun pourra faire des propositions ou opposer son veto sur certaines décisions », a-t-il déclaré.

Il a tenu à préciser que le dialogue national n’est pas une simple formalité, mais une rencontre sérieuse où chaque partie prenante — administration, partis politiques, société civile — est appelée à faire valoir son expertise pour parvenir à un consensus. Toutefois, il a mis en garde contre le risque de faire durer inutilement les discussions : « Plus un dialogue s’éternise, plus il devient difficile d’arriver à un consensus, et cela coûte également plus cher. »

Sur la méfiance exprimée par certains partis d’opposition vis-à-vis du régime en place, Moundiaye Cissé a relativisé, soulignant que cette dynamique est naturelle en démocratie. « Tu ne verras jamais une opposition faire confiance à un parti au pouvoir. Ils sont dans l’opposition justement parce qu’ils ne sont pas d’accord avec la gouvernance en place. C’est ainsi que fonctionne la démocratie », a-t-il expliqué. Pour lui, cette méfiance ne doit cependant pas empêcher le dialogue : « Ce sont précisément les positions divergentes qu’il faut confronter autour d’une même table. »

Face aux menaces de boycott, souvent agitées avant l’ouverture d’un dialogue politique, Moundiaye Cissé a fait preuve de pragmatisme. Selon lui, l’histoire politique récente du Sénégal montre que même les plus sceptiques finissent par rejoindre la table des discussions. « Depuis 1999 que je suis dans la société civile, j’ai toujours vu certains poser des conditions ou menacer de boycotter, mais au final, ils finissent par participer », a-t-il souligné.

Plus fondamentalement, Moundiaye Cissé a insisté sur l’importance de la participation, même en cas de désaccord profond. « Même si tu n’es pas d’accord, tu dois être présent pour exprimer ton désaccord. Parce que ce qui se fait pour moi et sans moi est contre moi », a-t-il martelé. Il estime que boycotter un dialogue national revient à s’exclure des décisions qui engageront tout le pays, au risque de voir ses intérêts compromis.

Pour le directeur exécutif de l’ONG 3D, la politique de la chaise vide n’a jamais été une bonne stratégie. Il appelle ainsi toutes les forces vives de la nation à répondre à l’appel au dialogue pour bâtir ensemble un avenir politique plus apaisé et inclusif pour le Sénégal.

Dialogue national sur la modernisation du système politique : Le Sénégal entame un nouveau chapitre avec Bassirou Diomaye Faye

Le Sénégal s’engage dans une nouvelle phase de sa vie politique avec l’initiative du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui a récemment invité les acteurs politiques et sociaux à participer à un dialogue inclusif destiné à moderniser le système politique du pays. Cette démarche, qui a pour but d’assurer une gouvernance plus transparente et efficace, se structure autour de dix axes prioritaires, avec un accent particulier sur la réforme du système électoral.

Le président Faye a souligné l’importance de ce dialogue pour améliorer les règles régissant le jeu politique, clarifier les relations entre les différents acteurs et renforcer les institutions de la République. Cet appel a pour objectif de créer une dynamique nouvelle, permettant au Sénégal de renforcer sa démocratie et de bâtir des bases plus solides pour la gestion de ses affaires publiques. La modernisation du système électoral, un des points clés du dialogue, vise à garantir une meilleure transparence et une plus grande équité lors des élections, essentielles pour la crédibilité des résultats et l’inclusivité des processus politiques.

Ce dialogue se distingue des précédentes initiatives de concertation politique, souvent critiquées pour leur caractère partisan et leur absence de résultats tangibles. Momath Talla Ndao, secrétaire d’État à l’Urbanisme et au Logement, a réagi à l’appel du président en soulignant que cette initiative visait à répondre à des problèmes structurels, et non à des intérêts partisans ou personnels. Ndao a expliqué que le dialogue ne concerne pas seulement les partis politiques, mais qu’il s’agit d’une démarche inclusive, qui implique tous les Sénégalais, sans exception, dans la construction d’un système politique plus moderne et plus efficace.

Le secrétaire d’État a également insisté sur le fait que ce dialogue ne devait pas être comparé aux « dialogues à l’envers » organisés sous l’ancien régime. Selon lui, ces derniers étaient souvent centrés sur des intérêts spécifiques et ne prenaient pas en compte les enjeux fondamentaux du pays. En revanche, l’actuel dialogue proposé par le président Faye s’inscrit dans une perspective de renforcement de la démocratie et de consolidation de l’État de droit.

Le dialogue lancé par le président de la République est un appel clair à l’action. Il n’est pas question de protéger ou d’affaiblir des individus ou des partis politiques, mais bien de trouver des solutions globales et structurelles pour les défis que rencontre le pays. Dans cette optique, le dialogue vise à renforcer la capacité des institutions à répondre aux attentes des citoyens, et à garantir un cadre politique où les droits et les libertés fondamentales sont respectés.

Pour Ousmane Sonko, Premier ministre, la réforme du système électoral et la modernisation des institutions sont des priorités absolues pour permettre au Sénégal de s’engager dans une transformation économique et politique significative. Sonko a appelé à une politique de transformation systémique qui repose sur des programmes concrets et une gestion de l’État plus rigoureuse.

Le dialogue politique proposé par le président Bassirou Diomaye Faye marque un tournant dans la gouvernance sénégalaise. En impliquant toutes les forces vives de la nation, ce processus vise à bâtir une démocratie plus forte, une gestion transparente et des institutions qui répondent aux exigences d’une société en constante évolution. En réinventant le système politique, le Sénégal espère s’inscrire dans une dynamique de modernisation et de développement durable.

Rapport sur les finances publiques : Pape Malick Ndour à l’écoute d’Alioune Tine pour un dialogue national apaisé

C’est une rencontre qui n’est pas passée inaperçue sur les réseaux sociaux. Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center et figure majeure de la société civile, a reçu chez lui l’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, membre influent de l’Alliance pour la République (APR). L’objet de cette visite : la présentation d’un rapport alternatif sur les finances publiques, récemment remis au Fonds Monétaire International (FMI) par des cadres du parti.

Sur son compte X (anciennement Twitter), Alioune Tine a salué la démarche de son hôte avec des mots empreints de respect et de reconnaissance. « J’ai eu le grand plaisir de recevoir Pape Malick Ndour, dont le père est un vieil ami et collègue de l’UCAD. Il est passé me présenter leur rapport alternatif sur les finances publiques remis au FMI », a-t-il partagé.

Mais au-delà de la simple remise d’un document technique, la rencontre a pris une dimension politique et citoyenne. Alioune Tine a souligné le courage politique de l’ancien ministre, saluant son engagement dans un contexte où, selon lui, « s’opposer demande du courage ». Une allusion claire à la tension qui règne encore dans l’espace politique sénégalais, à la suite de l’alternance survenue après la dernière présidentielle.

Profitant de cet échange, le fondateur d’Afrikajom Center a relancé son appel au dialogue national, invitant les principales figures politiques – Macky Sall, Ousmane Sonko et le Président Bassirou Diomaye Faye – à s’asseoir autour d’une même table. Un appel, selon lui, bien accueilli par Pape Malick Ndour. « Il m’a écouté avec beaucoup d’attention, et j’ai senti une ouverture », confie-t-il.

Optimiste, Alioune Tine a conclu sur une note d’espoir : « Le Sénégal a une exceptionnelle capacité de résilience malgré l’agitation du moment. » Une phrase qui sonne comme un rappel à la responsabilité collective, dans un pays où les tensions politiques n’ont jamais complètement étouffé la quête d’un vivre-ensemble apaisé.

À travers cette rencontre, c’est peut-être un signal qui est envoyé : celui d’une possible passerelle entre les anciens et les nouveaux visages de la République, entre le pouvoir, l’opposition, et une société civile toujours en éveil.

[Dialogue national sur la justice] : Pape Djibril Fall juge les premiers pas de Bassirou Diomaye Faye

Pape Djibril Fall, candidat malheureux à la Présidentielle du 24 mars 2024, était présent aux Assises de la justice ce mardi au CIDAD de Diamniadio. Dans une déclaration à la presse, le leader des serviteurs a exprimé son opinion sur les premiers pas du président Bassirou Diomaye Faye.

« Nous avons des raisons d’espérer que le Sénégal va changer définitivement. Le roi Hassan II avait l’habitude de dire qu’il ne connaissait pas le développement, mais qu’il savait garantir que les gens mangent à leur faim. Je pense que le président Bassirou Diomaye Faye est sur la bonne voie pour l’autosuffisance. Je pense également qu’il a nommé des personnes compétentes et qualifiées pour occuper les postes gouvernementaux. En ce qui concerne le foncier, c’est un problème majeur, mais Bassirou Diomaye Faye a pris des mesures significatives. De retour d’une tournée dans la diaspora, je constate que les gens ont beaucoup d’espoir envers ce gouvernement », a-t-il déclaré.

Concernant le dialogue national de ce mardi visant à réformer et moderniser la justice, Pape Djibril Fall a félicité le chef de l’État et estime qu’il est le mieux placé pour mener à bien ces réformes. « Nous disons enfin, la justice pourra être réformée selon les souhaits du peuple. Nous avons beaucoup souffert avec la justice. Depuis 1960, il y a eu des ‘réformettes’, mais jamais de réformes profondes. Mais lorsque nous avons entendu le président Faye, nous avons senti qu’il était déterminé à réformer la justice de manière significative. Nous avons la chance d’avoir eu un président qui a été confronté à la justice de manière injustifiée. Il est sorti de prison pour accéder au palais. Donc, l’espoir est grand », a ajouté Pape Djibril Fall.

Direct de Diamniadio : Démarrage Imminent du Dialogue National sur la Réforme et la Modernisation de la Justice

Le Centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio est sur le point de devenir le théâtre d’un événement majeur dans l’histoire juridique du Sénégal. Le Dialogue national sur la réforme et la modernisation de la justice va démarrer sous peu, sous la présidence effective de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, Président de la République du Sénégal.

Un Engagement pour une Justice Réformée

Ce Dialogue national marque le début d’un processus essentiel pour l’amélioration du système judiciaire sénégalais. Organisé avec la participation d’acteurs divers et influents, cet événement vise à examiner en profondeur les défis actuels du système judiciaire et à proposer des réformes concrètes et durables.

Présence de Hauts Responsables et Experts

La cérémonie d’ouverture voit la participation de nombreuses personnalités de haut rang, incluant le président de l’Assemblée nationale, Amadou Mame Diop, le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Abdoulaye Daouda Diallo, et la présidente du Haut Conseil du Dialogue social, Aminata Mbengue Ndiaye. En outre, des représentants de missions diplomatiques, des associations de travailleurs, des experts juridiques, ainsi que des guides religieux et coutumiers, sont présents, témoignant de l’importance et de la diversité de ce rassemblement.

Objectifs du Dialogue

Le facilitateur des travaux, le professeur Babacar Guèye, a souligné les enjeux critiques de ce dialogue. Il a indiqué que les discussions permettront de « faire ressortir les fragilités du système judiciaire et de dégager des pistes de réformes et de modernisation ». Les thématiques clés qui seront abordées incluent :

  • Le statut des magistrats
  • L’organisation et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature
  • La dématérialisation des services publics de la justice
  • La justice et le numérique
  • Le régime de la sanction pénale
  • Les conditions de détention et la préparation à la réinsertion sociale des détenus

Un Dialogue Inclusif

Ce Dialogue national se veut inclusif, impliquant toutes les composantes de la société sénégalaise. Des institutions, aux citoyens, en passant par les médias et la société civile, chaque voix sera entendue. Les résultats de ces travaux seront restitués le 4 juin prochain, avec l’espoir qu’ils aboutiront à des recommandations concrètes pour moderniser le système judiciaire.

Un Engagement pour la Paix et la Démocratie

En optant pour le dialogue comme moyen de résoudre les défis judiciaires, le Président Bassirou Diomaye Faye démontre une fois de plus son attachement aux valeurs de paix et de démocratie. Malgré une forte légitimité électorale, il choisit de mobiliser la nation entière autour de cette cause commune.

En direct de Diamniadio, le démarrage du Dialogue national sur la réforme et la modernisation de la justice est imminent. Cet événement promet de jeter les bases d’une justice plus équitable, efficace et adaptée aux réalités contemporaines du Sénégal. Le CICAD est prêt à accueillir

les différents acteurs pour des échanges constructifs qui façonneront l’avenir du système judiciaire du pays. Restez à l’écoute pour suivre le déroulement de cet événement historique qui pourrait bien marquer un tournant décisif pour la justice au Sénégal.

Dialogue National sur la réforme judiciaire : début des travaux au CICAD de Diamniadio

Les travaux du Dialogue national sur la réforme et la modernisation de la justice ont officiellement débuté ce mardi au Centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, en présence de nombreuses personnalités politiques, diplomatiques et civiles.

Le facilitateur de ces assises, le professeur Babacar Guèye, a souligné l’importance de cet événement, affirmant qu’il permettra de mettre en lumière les fragilités du système judiciaire sénégalais et de dégager des pistes de réformes et de modernisation. « Les enjeux et les défis qui nous attendent sont énormes. Il s’agira d’ouvrir un dialogue avec toutes les composantes de la société afin d’examiner en profondeur le fonctionnement de notre système judiciaire, » a-t-il déclaré.

Des Thématiques Cruciales

Le professeur Guèye a détaillé les thématiques essentielles qui seront abordées lors de ces assises, parmi lesquelles :

  • Le statut des magistrats
  • L’organisation du Conseil supérieur de la magistrature
  • La dématérialisation des services publics de la justice
  • La justice et le numérique
  • Le régime de la sanction pénale
  • Le cadre juridique et institutionnel de l’administration pénitentiaire
  • Les conditions de détention et la préparation à la réinsertion sociale des détenus

Il a également mentionné l’importance de traiter le régime de la privation de liberté et la prise en charge des enfants en danger ou en conflit avec la loi.

Participation et Mobilisation

La rencontre a rassemblé de nombreux hauts responsables, dont le président de l’Assemblée nationale, Amadou Mame Diop, le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Abdoulaye Daouda Diallo, et la présidente du Haut Conseil du Dialogue social, Aminata Mbengue Ndiaye. Plusieurs membres du gouvernement, des élus territoriaux, des représentants de missions diplomatiques accréditées au Sénégal, ainsi que des experts et spécialistes ont également participé aux travaux.

Des représentants d’associations, d’organisations de travailleurs, des guides religieux et coutumiers, ainsi que divers autres participants étaient présents, illustrant la diversité et l’inclusivité de ce dialogue national.

Un Engagement pour la Modernisation

Le Bureau d’information gouvernementale (BIG) a rappelé que les travaux, qui seront restitués le 4 juin prochain, visent à produire des résultats concrets et à apporter des solutions aux problèmes de la justice sénégalaise. Le BIG a également souligné l’attachement du président Faye aux valeurs de paix et de démocratie, démontré par son choix de recourir au dialogue malgré une forte légitimité électorale.

Ce Dialogue national sur la réforme judiciaire représente une étape cruciale pour la modernisation du système judiciaire du Sénégal. Il offre une plateforme pour des discussions profondes et constructives, visant à renforcer l’équité, la transparence et l’efficacité de la justice au bénéfice de tous les citoyens.

Démarrage du Dialogue National sur la Réforme Judiciaire au CICAD

Les travaux du Dialogue national sur la réforme et la modernisation de la justice ont officiellement commencé ce mardi au Centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio, sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Cet événement crucial vise à examiner en profondeur le système judiciaire sénégalais pour en améliorer divers aspects.

Le Bureau d’information gouvernementale (BIG) a qualifié cet événement de « majeur », soulignant son rôle de cadre de réflexion pour les acteurs impliqués dans le système judiciaire. Les discussions et les analyses porteront sur des sujets essentiels tels que le statut des magistrats, l’organisation et le fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature, les conditions de détention et la préparation à la réinsertion sociale des détenus, le régime de la privation de liberté, et la prise en charge des enfants en danger ou en conflit avec la loi.

La cérémonie d’ouverture a rassemblé de nombreuses personnalités importantes, notamment le président de l’Assemblée nationale, Amadou Mame Diop, le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Abdoulaye Daouda Diallo, et la présidente du Haut Conseil du Dialogue social, Aminata Mbengue Ndiaye. Plusieurs membres du gouvernement, des élus territoriaux, des représentants des missions diplomatiques accréditées au Sénégal, des représentants d’associations et d’organisations de travailleurs, ainsi que des experts et spécialistes de divers domaines ont également pris part à cette rencontre.

Le président Bassirou Diomaye Faye a souligné l’importance d’une approche inclusive et participative pour la refondation du système judiciaire. Il a insisté sur le fait que ce dialogue ne doit pas se transformer en une quête d’inquisition visant à désigner des coupables, mais plutôt en un débat lucide et serein visant à identifier les forces et faiblesses du système judiciaire et à rechercher ensemble des solutions pour améliorer son fonctionnement et ses performances.

Le BIG a rappelé que les travaux, qui seront restitués le 4 juin prochain, visent à déboucher sur des résultats concrets et à apporter des solutions aux problèmes de la justice. Cette démarche témoigne de l’attachement du président Faye aux valeurs de paix et de démocratie, ainsi qu’à la tradition sénégalaise de dialogue et de consensus.

Pour relever le défi de la modernisation de la justice, le président Faye a mobilisé la nation entière, impliquant les institutions, les citoyens, les médias, la société civile et diverses forces vives. Le BIG souligne l’importance de cette mobilisation pour construire des fondements solides pour une justice conforme aux ambitions républicaines et aux exigences de bonne gouvernance du Sénégal.

Le Dialogue national sur la réforme judiciaire marque une étape décisive dans la modernisation du système judiciaire sénégalais. Les réflexions et propositions issues de ces travaux seront cruciales pour l’avenir de la justice dans le pays, visant à garantir un système plus équitable, transparent et efficace pour tous les citoyens.

Aïda Mbodji critique Ismaila Madior Fall pour son absence au Dialogue national

L’ancienne ministre d’État, Aïda Mbodji, n’a pas manqué de critiquer Ismaila Madior Fall pour son absence aux travaux du Dialogue national sur la réforme et la modernisation de la Justice. Celui-ci a invoqué un « engagement antérieur » pour justifier son absence, une explication que Mme Mbodji qualifie de simple prétexte.

Selon Aïda Mbodji, l’ancien garde des Sceaux évite ainsi de se confronter aux critiques et aux responsabilités qui lui sont imputées concernant la situation actuelle du système judiciaire. Elle a déclaré dans une vidéo exploitée par Senego : « C’est normal si tout ce qui s’est passé ici ces dernières années c’est de sa faute, il a raison de ne pas venir ».

Pour Aïda Mbodji, la véritable raison de l’absence d’Ismaila Madior Fall réside dans sa volonté d’éviter l’embarras et les critiques sévères qui pourraient lui être adressées lors de ce dialogue national. Elle a suggéré que l’ancien garde des Sceaux craindrait d’être ridiculisé, ajoutant : « Da sutural bopame mo takh nieuwoul, li fi khéw yeupp mome la » (Il n’est pas venu parce qu’il ne voulait pas perdre la face, tout ce qui se passe ici est de sa faute).

Le Dialogue national, lancé par le président Bassirou Diomaye Faye, vise à réformer et moderniser le système judiciaire sénégalais. L’absence d’Ismaila Madior Fall, un acteur clé de l’ancien régime, suscite des interrogations et des critiques, notamment de la part de personnalités comme Aïda Mbodji qui estiment que sa participation aurait été cruciale pour un débat complet et transparent.

Lors de l’ouverture des Assises de la Justice, le Président Diomaye Faye a souligné la nécessité d’une refondation profonde du système judiciaire, appelant à une approche inclusive et participative. En insistant sur la non-transformation de ce processus en une quête d’inquisition visant à désigner des coupables, il a mis l’accent sur l’importance d’un débat lucide et serein pour identifier les forces et faiblesses du système judiciaire et rechercher ensemble des solutions pour améliorer son fonctionnement et ses performances.

En somme, l’absence d’Ismaila Madior Fall au Dialogue national est interprétée par certains comme une tentative d’éviter la confrontation et les critiques, ajoutant ainsi une dimension politique supplémentaire à ces travaux cruciaux pour l’avenir du système judiciaire sénégalais.

Dialogue National sur la Réforme Judiciaire : Des Résultats Concrets Attendus

Le Bureau d’Information Gouvernementale (BIG) a annoncé que le dialogue national prévu ce mardi 28 mai à Diamniadio devrait déboucher sur des résultats concrets touchant divers aspects du système judiciaire sénégalais. Cette rencontre, visant la réforme et la modernisation de la justice, sera officiellement lancée par le Président Bassirou Diomaye Faye au Centre International de Conférence Abdou Diouf (CICAD).

Un Cadre pour une Justice Réformée

Le BIG a souligné l’importance de cet événement qui permettra aux différents acteurs d’examiner en profondeur le système judiciaire sénégalais en vue de l’améliorer. « C’est un événement majeur qui servira de cadre aux différents acteurs pour examiner en profondeur notre système judiciaire en vue de l’améliorer (…) Les réflexions visent à déboucher sur des résultats concrets, touchant divers aspects du système judiciaire’’, indique le communiqué du BIG.

Les discussions lors de ce dialogue porteront sur plusieurs thématiques cruciales, notamment :

  • Le statut des magistrats
  • L’organisation et le fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature
  • Les conditions de détention et la réinsertion sociale des détenus
  • Le régime de la privation de liberté
  • La prise en charge des enfants en danger ou en conflit avec la loi

Une Démarche Inclusive

Le BIG a rappelé que le choix de passer par le dialogue pour trouver des solutions aux problèmes de la justice, malgré une forte légitimité électorale (54,28% des suffrages) et un projet largement approuvé par les Sénégalais, démontre l’attachement du Président Bassirou Diomaye Faye aux valeurs de paix et de démocratie. Cette approche perpétue une tradition bien ancrée dans la culture politique sénégalaise.

Le président a mobilisé toute la nation, impliquant les institutions, les citoyens, les médias, la société civile et autres forces vives pour relever le défi de la modernisation de la justice. ‘’Il s’agit d’impliquer tous les segments de notre société dans la construction de fondements solides pour une justice à l’aune de nos ambitions républicaines et de nos exigences de bonne gouvernance’’, a souligné le BIG.

Les Avancées Attendues

Le BIG a listé plusieurs avancées attendues de ces assises, parmi lesquelles :

  • Un régime de privation des libertés mieux encadré
  • Une gestion de la carrière des magistrats plus transparente
  • Des procédures judiciaires traitées avec diligence et transparence
  • La mise en place de plateformes dématérialisées fonctionnelles dans toutes les juridictions
  • Des services judiciaires disposant de moyens budgétaires suffisants
  • Un régime financier autonome et plus souple pour les six cours d’appel du pays

Les travaux issus de ce dialogue seront restitués le 4 juin prochain. En adoptant une approche inclusive et collaborative, le Président Bassirou Diomaye Faye espère poser les bases d’une justice modernisée et mieux adaptée aux besoins et aspirations du peuple sénégalais.

Quatrième Édition du Dialogue National : Réforme et Modernisation de la Justice au Sénégal

Le mardi prochain, le président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye présidera la cérémonie d’ouverture de la quatrième édition du Dialogue national au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio. Cette édition sera axée sur le thème crucial de “La réforme et la modernisation de la justice”.

Objectifs et Thématiques

Selon les termes de référence consultés par l’APS, ce dialogue vise à examiner les forces et faiblesses du système judiciaire sénégalais. Les participants travailleront à identifier les améliorations nécessaires dans les dispositions légales et réglementaires ainsi que les mécanismes institutionnels. L’objectif final est d’élaborer une feuille de route pour la mise en œuvre des solutions dégagées, avec un accent particulier sur :

  1. Le régime de privation de liberté : Disposer d’un cadre mieux encadré.
  2. La gestion de la carrière des magistrats : Assurer plus de transparence.
  3. La célérité dans le traitement des procédures judiciaires : Favoriser des procédures plus rapides.
  4. La modernisation des procédures judiciaires : Instituer des plateformes dématérialisées et améliorer le fonctionnement du système judiciaire par l’allocation de moyens budgétaires suffisants.
  5. Le régime financier autonome pour les cours d’appel : Autonomiser les six cours d’appel du pays.

Participants et Organisation

Le Dialogue national sera un cadre inclusif, rassemblant toutes les forces vives de la nation. La participation est étendue aux institutions constitutionnelles, administrations publiques, professionnels de la justice, ordres professionnels, organisations de la société civile, coalitions et partis politiques, acteurs des médias, collectivités territoriales, autorités coutumières et religieuses, ainsi que des personnalités indépendantes.

Les institutions constitutionnelles participantes incluent l’Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel, la Cour suprême, les cours et tribunaux, le Haut Conseil des collectivités territoriales, le Conseil économique, social et environnemental, et le Haut Conseil du Dialogue social. Les administrations publiques concernées englobent le ministère de la Justice, le ministère de l’Intérieur, le ministère des Forces armées, le ministère des Finances et du Budget, entre autres.

Les professionnels de la justice représentés seront l’Union des magistrats du Sénégal, l’Amicale des femmes magistrates, l’Union nationale des travailleurs de la justice, et le Syndicat des travailleurs de la justice (SYTJUST). Les différents ordres professionnels, y compris les avocats, notaires, huissiers, commissaires-priseurs, experts agréés, experts-comptables, géomètres, et architectes, seront également présents.

Méthodologie et Perspectives

Des commissions de travail spécialisées seront mises en place pour aborder les différentes thématiques, notamment le statut des magistrats, l’organisation et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, la dématérialisation du service public de la justice, et le temps du procès pénal.

Les travaux porteront également sur le régime de la sanction pénale, le cadre juridique et institutionnel de l’administration pénitentiaire, les conditions de détention, et la préparation à la réinsertion sociale des détenus. Les discussions aborderont également la prise en charge des enfants en danger ou en conflit avec la loi.

Une commission scientifique sera chargée de la synthèse et du rapport des actes du dialogue ainsi que des travaux en plénière. Une autre commission se concentrera sur la synthèse réalisée par le modérateur afin de récapituler les principales conclusions.

Les conclusions de cette quatrième édition du Dialogue national sont attendues avec impatience. Elles permettront de doter le Sénégal d’un système judiciaire réformé et modernisé, répondant mieux aux attentes des citoyens et contribuant à une meilleure gouvernance. La restitution des travaux est prévue pour le mardi 4 juin, marquant ainsi la clôture de cette rencontre de cinq jours dédiée à l’amélioration de la justice sénégalaise.

Vers une Réforme Profonde du Système Judiciaire : Le Sénégal engage le dialogue National et lance la plateforme Jubbanti

Le Sénégal se prépare à organiser la 4e édition de la Journée du Dialogue National le 28 mai 2024, axée cette année sur « La réforme et la modernisation de la justice ». Ce dialogue offre une opportunité unique d’examiner les forces et faiblesses du système judiciaire sénégalais, d’identifier les améliorations nécessaires des dispositions légales et réglementaires, et d’élaborer une feuille de route pour la mise en œuvre des solutions proposées. Cette initiative vise à restaurer la confiance des citoyens dans cette institution clé.

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a réitéré son engagement à transformer le Sénégal en un « pays d’espérance, apaisé, avec une justice indépendante et une démocratie renforcée » lors de son discours d’investiture le 2 avril 2024. Le ministre conseiller Ousseynou Ly a souligné la nécessité d’une gouvernance vertueuse, fondée sur l’éthique de responsabilité et l’obligation de rendre compte. Il a également affirmé que le dialogue national examinera les forces et faiblesses du système judiciaire et proposera des solutions concrètes pour améliorer les mécanismes institutionnels existants.

Plusieurs thématiques cruciales seront abordées lors du dialogue national pour améliorer l’efficacité et l’équité du système judiciaire. Selon Alassane Ndiaye, il est impératif de réévaluer le statut des magistrats et d’optimiser l’organisation et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature pour garantir leur indépendance. La dématérialisation du service public de la justice, la gestion du temps des procès pénaux, et le renforcement du cadre juridique et institutionnel de l’Administration pénitentiaire seront également des points essentiels. La prise en charge des enfants en danger ou en conflit avec la loi sera améliorée pour garantir leur protection et leur réhabilitation.

Pour garantir un dialogue fructueux, plusieurs dispositifs seront mis en place : des commissions de travail spécialisées dans la réforme et la modernisation, une commission scientifique chargée de la synthèse et du rapport des actes du dialogue, et des discussions et débats ouverts sous la supervision des ministères de l’Intérieur, des Forces armées et de la Justice.

Pour accompagner ce dialogue, une plateforme citoyenne dénommée « Jubbanti », signifiant redresser, rectifier ou corriger, a été lancée le 23 mai 2024. Souhaitée par le Président de la République, cette plateforme permettra aux citoyens d’exprimer leurs préoccupations sur des thématiques importantes ayant des implications directes sur leur vie quotidienne.

Le dialogue vise à obtenir des résultats concrets et mesurables, notamment un régime de privation des libertés mieux encadré, une gestion plus transparente de la carrière des magistrats et des procédures judiciaires traitées avec diligence et transparence.

Gabon : Ouverture d’un dialogue National crucial après le Coup d’État

Le Gabon entame un nouveau chapitre de son histoire politique avec l’ouverture du dialogue national ce mardi, marquant un tournant majeur après le récent coup d’État qui a renversé le régime d’Omar Bongo Ondimba. Sous la direction du chef de la Transition gabonaise, Clotaire Oligui Nguema, et avec la participation remarquée du président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, cet événement rassemble des milliers de participants issus de divers horizons.

Ce dialogue revêt une importance particulière en tant que moyen de réconciliation nationale et de construction d’un consensus pour l’avenir du Gabon. Il témoigne également de la coopération régionale, avec la présence de représentants de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). De plus, la levée des sanctions contre le Gabon souligne un premier pas vers la normalisation des relations internationales du pays.

Dès le 6 avril, les participants se réuniront au sein de multiples commissions pour entamer les travaux préliminaires, avant de passer aux délibérations plénières. Les échanges se poursuivront jusqu’au 18 avril, date à laquelle les conclusions seront formulées. Le rapport final sera ensuite adopté le 27 avril, marquant ainsi la clôture du dialogue le 30 avril.

Le général Oligui Nguema a mis en avant l’importance cruciale de ce dialogue pour l’avenir du Gabon, soulignant l’objectif de parvenir à une nouvelle Constitution qui sera ensuite soumise à référendum. Mgr Jean Patrick Iba-Ba supervisera l’ensemble des discussions jusqu’à leur conclusion, dans le but de garantir un processus inclusif et transparent.

Ce dialogue national représente une étape essentielle dans la transition politique du Gabon, offrant une opportunité unique de réunir toutes les parties prenantes autour de la table pour définir ensemble les orientations futures du pays.

Gabon : Report du début des travaux du dialogue national pour former les participants

Prévus pour démarrer ce mercredi 3 avril, les travaux du dialogue national gabonais ont été reportés par le gouvernement afin de permettre la formation des participants. Cette décision intervient après une cérémonie d’ouverture tenue la veille au stade de l’Amitié sino-gabonaise.

Initialement, une réunion plénière réunissant les 600 participants devait lancer les négociations, notamment sur des questions cruciales telles que le règlement intérieur, les termes de référence et la méthodologie de travail. Cependant, la ministre de la Réforme des institutions, Murielle Minkoué Mintsa, a annoncé le report du début des travaux, invoquant la nécessité d’apporter des ajustements et de former les panélistes.

Certains participants ont exprimé des critiques envers le ministère, les qualifiant d’amateurisme. En réponse, la ministre a souligné la volonté d’éviter les erreurs des dialogues précédents. Selon un organisateur, cette formation vise à expliquer l’organisation du dialogue et à établir une discipline de travail appropriée, notamment sous la supervision des religieux qui dirigent le processus.

La formation des commissions et sous-commissions est prévue pour les jours suivants, jusqu’à la mise en place des structures lors de l’Assemblée plénière le samedi 6 avril. Les travaux débuteront officiellement le lundi 8 avril et se poursuivront jusqu’au 18 avril. Les jours suivants seront dédiés à l’élaboration et à la validation des conclusions, avec pour objectif l’adoption du rapport final le 27 avril et une cérémonie de clôture le 30 avril.

Abdou Karim Fofana critique l’absence de l’opposition au Dialogue National

Dans un entretien accordé au média français Brut, Abdou Karim Fofana, porte-parole du gouvernement sénégalais, a vivement critiqué l’absence de l’opposition lors du dialogue national visant à fixer la date de l’élection présidentielle. Pour Fofana, cette décision de l’opposition constitue une erreur majeure et un échec pour le processus démocratique du pays.

L’opposition sénégalaise, représentée par 17 des 19 candidats recalés et la quasi-totalité des partis politiques, a choisi de boycotter le dialogue national qui s’est tenu les 26 et 27 février derniers. Selon Fofana, ce refus de participer au dialogue était une tentative irresponsable d’imposer sa volonté sans respecter les règles démocratiques établies.

Le ministre a souligné l’importance du dialogue comme cadre privilégié pour discuter des différentes options de dates pour l’élection présidentielle. Il a déploré le fait que l’opposition ait choisi de fuir cette opportunité de débattre et de présenter ses arguments de manière constructive.

Fofana a également critiqué l’opposition pour avoir ensuite cherché à mobiliser des manifestations, ce qu’il qualifie d’irresponsable et de tentative de recherche de la violence. Selon lui, les voies de la démocratie doivent être respectées et les désaccords doivent être exprimés de manière pacifique et constructive.

Pour Fofana, l’absence de l’opposition au dialogue national constitue un échec pour ceux qui ont choisi de ne pas y participer. Il a appelé à un engagement constructif de la part de tous les acteurs politiques dans le processus démocratique du pays, soulignant l’importance de venir exprimer ses opinions même en cas de désaccord.

Cette déclaration de Fofana reflète les tensions persistantes entre le gouvernement et l’opposition au Sénégal, alors que le pays se prépare pour une élection présidentielle. La question de la participation politique et du respect des règles démocratiques reste au cœur des débats, alimentant ainsi les divisions politiques au sein de la société sénégalaise.

Le Dakarois Quotidien N°124 – du 05/03/24

Le Dakarois Quotidien N°124 – du 05/03/24
🔴 Macky Sall et le Dialogue National : Vers une Décision Cruciale sur la Date de l’Élection

Macky Sall a reçu le rapport du Dialogue National

Le Dialogue National, moment crucial de concertation et d’échange entre les différentes composantes de la société sénégalaise, revêt une importance capitale pour l’avenir et la stabilité du pays. Initié dans un contexte marqué par des tensions politiques et sociales, cet exercice démocratique a pour vocation de favoriser le consensus et de trouver des solutions aux défis auxquels le Sénégal est confronté.

Depuis plusieurs semaines, des représentants de la classe politique, de la société civile, du monde des affaires, des organisations religieuses et d’autres acteurs clés se sont réunis pour discuter des questions cruciales qui préoccupent la nation. Ces discussions ont porté sur une multitude de sujets, allant de la réforme électorale à la gouvernance économique en passant par les questions de sécurité et de développement.

L’un des points majeurs abordés lors de ce Dialogue National est la question de la date de l’élection présidentielle et des modalités de transition après le départ du Président en exercice. Face à l’incertitude entourant ces aspects, il est impératif de trouver des solutions consensuelles qui garantissent la stabilité politique et la continuité institutionnelle du pays. Dans cette optique, la saisine du Conseil constitutionnel par le Président Macky Sall pour recueillir son avis revêt une importance cruciale. Cette démarche témoigne de la volonté du gouvernement de respecter les principes démocratiques et de garantir la légitimité des décisions prises.

Par ailleurs, le Dialogue National a également été l’occasion de débattre de questions essentielles telles que la réforme électorale et la gouvernance économique. À cet égard, l’implication de la société civile et des différents acteurs politiques est indispensable pour élaborer des politiques publiques inclusives et répondre aux besoins et aux aspirations de tous les citoyens.

Enfin, le Dialogue National offre une opportunité unique de renforcer la cohésion sociale et de promouvoir un sentiment d’appartenance nationale. En favorisant le dialogue et la concertation, il contribue à instaurer un climat de confiance et de solidarité entre les différentes composantes de la société sénégalaise.

Dans un monde en proie à de nombreux défis, le Sénégal peut tirer parti de son expérience en matière de dialogue et de consensus pour consolider sa démocratie et promouvoir le développement durable. En encourageant la participation de tous les acteurs et en respectant les principes de transparence et d’inclusivité, le Dialogue National joue un rôle crucial dans la construction d’un avenir meilleur pour tous les Sénégalais.

Macky Sall a reçu le rapport du Dialogue National
Macky Sall a reçu le rapport du Dialogue National

Dialogue National : Macky Sall Opte pour la prudence avant la Présidentielle

Le président Macky Sall du Sénégal semble adopter une approche réfléchie et prudente dans le processus de fixation de la date de l’élection présidentielle, suite aux deux jours de discussions intensives lors du dialogue national. Alors que la pression politique et sociale monte dans le pays, le président a choisi de prendre le temps nécessaire pour évaluer les recommandations et conclusions du dialogue avant de prendre des décisions définitives.

Dans un communiqué émis par le conseil des ministres ce mercredi 28 février, il est annoncé que le président recevra le rapport du dialogue national lors d’une audience prévue pour le lundi 4 mars 2024. Cette démarche témoigne de la volonté du chef de l’État de ne pas précipiter les choses et de garantir un processus décisionnel réfléchi et transparent.

En conformité avec les dispositions de l’article 92 de la Constitution sénégalaise, Macky Sall prévoit également de saisir le Conseil constitutionnel pour recueillir son avis sur les conclusions et recommandations du dialogue national. Cette étape est cruciale pour assurer la légitimité et la légalité des décisions prises dans le cadre du processus électoral.

Malgré le boycott de la majorité de l’opposition politique et d’une partie de la société civile, le président Sall affirme que le dialogue national a permis de formuler des propositions significatives pour ajuster le calendrier électoral et garantir un processus électoral crédible et inclusif. Il estime que ces propositions, élaborées dans un esprit de consensus et de réalisme, offrent une base solide pour la détermination de la nouvelle date de l’élection présidentielle.

Cette approche prudente et délibérée de la part du président Macky Sall témoigne de sa volonté de prendre en compte les diverses perspectives et opinions exprimées lors du dialogue national. Plutôt que de céder à la pression politique ou sociale, il privilégie une approche basée sur la consultation, le dialogue et la prise de décision éclairée.

Alors que le Sénégal se prépare à une période électorale cruciale, marquée par des enjeux politiques majeurs et des tensions croissantes, la prudence et la responsabilité dans la conduite du processus électoral sont plus que jamais essentielles pour assurer la stabilité et la légitimité du système démocratique du pays.

Dans l’attente des prochains développements, les citoyens sénégalais et la communauté internationale observent avec attention la suite des événements, dans l’espoir que les décisions prises par les autorités sénégalaises favoriseront la démocratie, la paix et la stabilité dans le pays.

Après les conclusions du dialogue national : L’opposition et la société civile contre-attaquent

Le dialogue national initié par le président Macky Sall a pris fin hier mardi à Diamniado. Ce mercredi, les candidats réunis autour du FC25, le F24 et la plateforme Aar Sunu Élection feront face à la presse à 17h.

Ces groupes qui réclament tous la tenue de l’élection présidentielle avant le 2 avril, date à laquelle se termine le mandat du président Macky Sall, vont certainement se prononcer sur les conclusions du dialogue qu’ils ont boycotté.

Les propositions issues au sortir de ce dialogue national seront présentées au président Macky Sall. La date du 2 juin a été proposée pour la tenue du scrutin présidentiel. Le processus se poursuivra avec les 19 candidats retenus avec comme condition la réévaluation des dossiers des candidats écartés et leur probable réintégration.

En outre, entre le 2 avril et l’installation du nouveau président élu, il a été proposé que Macky Sall assure l’intérim.

Le bras de fer politique persiste

La scène politique sénégalaise reste tendue alors que les divergences persistent sur la date de l’élection présidentielle. Les partis de l’opposition, rassemblés sous les bannières du FC25, du F24 et de la plateforme Aar Sunu Élection, maintiennent leur position ferme : l’élection doit avoir lieu avant le 2 avril, conformément à la fin du mandat présidentiel en cours.

Le refus des acteurs politiques de participer au dialogue national témoigne de leur désaccord profond avec les conclusions présentées. Les critiques fusent, accusant le gouvernement de vouloir prolonger artificiellement le mandat présidentiel au mépris de la Constitution.

Un processus électoral sous tension

La proposition de tenir l’élection présidentielle le 2 juin suscite des interrogations et des inquiétudes quant à la légitimité du processus électoral. Les conditions dans lesquelles les candidats écartés pourraient être réintégrés restent floues, alimentant le scepticisme quant à l’équité du processus.

La question de l’intérim entre le 2 avril et l’installation du nouveau président élu soulève également des débats animés. Certains craignent une concentration excessive de pouvoir entre les mains de Macky Sall pendant cette période transitoire.

Une presse attentive

La presse nationale et internationale reste attentive aux développements de cette crise politique. Les prochaines déclarations des candidats et des organisations de la société civile seront scrutées de près, alors que le pays s’engage dans une période décisive pour son avenir politique.

La situation politique au Sénégal demeure incertaine alors que l’échéance du mandat présidentiel approche. Le dialogue national n’a pas réussi à apaiser les tensions, et le bras de fer entre l’opposition et le gouvernement semble se poursuivre. La pression de la société civile et de la presse pourrait jouer un rôle déterminant dans l’issue de cette crise politique.

Dialogue national : Débats intenses autour de la date de l’élection présidentielle et ses implications constitutionnelles

La situation politique décrite semble complexe et suscite des débats juridiques importants. Voici un résumé des principaux points soulevés :

  1. Date de la Présidentielle : Après les discussions du dialogue national, la date du 2 juin a été retenue pour le scrutin présidentiel. Cependant, cette décision pose un défi constitutionnel car le mandat du président en fonction prend fin le 2 avril.
  2. Interprétation de l’article 36-2 : Un juriste constitutionnaliste remet en question l’interprétation de l’article 36-2, affirmant que le président en exercice doit rester en fonction jusqu’à l’installation de son successeur. Cette interprétation vise à éviter tout dysfonctionnement pendant la période de transition entre deux présidents.
  3. Rôle du Conseil constitutionnel : Le Conseil constitutionnel avait demandé au président de fixer la date de l’élection dans les meilleurs délais. Cependant, si cette date n’est pas fixée avant le 2 mars, le Conseil pourrait décider lui-même de la date de l’élection.
  4. Requêtes des candidats : Des candidats ont déposé des requêtes auprès du Conseil constitutionnel pour remédier à l’absence de fixation de la date de l’élection par le président en fonction. Ces requêtes pourraient inciter le Conseil à agir.

En résumé, la situation semble délicate sur le plan juridique en raison du décalage entre la fin du mandat présidentiel et la date proposée pour l’élection présidentielle. Les débats portent sur la meilleure interprétation des dispositions constitutionnelles et sur le rôle du Conseil constitutionnel dans ce contexte.

Les 5 principales conclusions du Dialogue national au Sénégal

Après des jours de délibérations intenses, les plénipotentiaires du dialogue national ont émis plusieurs recommandations clés, dessinant ainsi les contours de la prochaine étape politique du Sénégal. Voici un résumé des cinq principales conclusions qui émergent de ces discussions au Centre International de Conférence Abdou Diouf (CIDAD) :

  1. Date de la Présidentielle : Les participants au dialogue ont proposé la date du 2 juin 2024 pour la tenue de l’élection présidentielle. Cette date, si elle est confirmée, marquera un tournant dans le processus électoral du pays.
  2. Processus électoral : Malgré le report de l’élection, les dialoguistes ont recommandé que le processus électoral se poursuive. Cela signifie que le scrutin aura lieu avec les 19 candidats déjà validés par le Conseil constitutionnel. Cette décision vise à assurer la continuité du processus démocratique.
  3. Réévaluation des candidatures recalées : Une proposition importante du dialogue est la réévaluation des dossiers des candidats jugés injustement recalés, notamment celui de Karim Wade. Cette démarche vise à garantir l’équité et l’intégrité du processus électoral en réexaminant les candidatures exclues.
  4. Loi d’Amnistie : Les participants ont convenu d’introduire dès ce jeudi 29 février un projet de loi d’amnistie à l’Assemblée nationale pour son adoption. Cette mesure vise à apaiser les tensions politiques et à favoriser la réconciliation nationale dans un contexte de crise politique.
  5. Soumission au Conseil Constitutionnel : Enfin, les conclusions du dialogue pourraient être soumises à l’appréciation du Conseil Constitutionnel. Cette démarche vise à garantir la conformité des recommandations avec les principes constitutionnels du pays.

Ces conclusions représentent un pas important vers la résolution de la crise politique actuelle au Sénégal et ouvrent la voie à une transition démocratique pacifique et transparente. Cependant, leur mise en œuvre et leur acceptation par toutes les parties prenantes restent des défis à relever dans les prochains jours.

Présidentielle 2024 : Les défis de la réintégration des candidats spoliés, dont Karim Wade

Le dialogue national, clôturé hier, a abouti à plusieurs propositions concernant le processus électoral pour la présidentielle de 2024. Outre la fixation de la date du 2 juin pour le scrutin présidentiel, les discussions ont porté sur la réévaluation du sort des candidats dits spoliés, avec la possibilité de les réintégrer dans la course électorale.

Parmi ces candidats, le cas de Karim Wade a suscité une attention particulière. Sa candidature, initialement validée, a été ultérieurement rejetée par le Conseil constitutionnel en raison de sa double nationalité.

L’analyse d’expert met en lumière les défis juridiques et les complications potentielles qui pourraient découler de la réintégration des candidats spoliés. Selon le Pr Amath Ndiaye, maître de conférences en droit public à l’UCAD, la proposition de réévaluation des candidatures risque de créer un véritable imbroglio. Il souligne que les critères et la procédure de sélection des candidats à réintégrer ne sont pas clairement définis, ce qui pourrait entraîner une confusion supplémentaire.

Le Pr Ndiaye met en avant l’article 34 de la Constitution pour appuyer son argumentation, soulignant que seuls les cas de décès, d’empêchement définitif ou de retrait d’un candidat entre l’arrêt de la publication de la liste des candidats et le premier tour justifient une telle procédure. Or, dans le cas présent, aucune de ces conditions n’est remplie, ce qui rend la réintégration des candidats spoliés, y compris Karim Wade, juridiquement difficile voire impossible.

Il met également en garde contre les conséquences potentielles d’une telle démarche sur la tenue même de l’élection présidentielle, soulignant que si ces questions ne sont pas résolues de manière adéquate, le processus électoral pourrait être compromis.

Ainsi, la réintégration des candidats spoliés reste un défi majeur pour les autorités sénégalaises, nécessitant une approche prudente et conforme à la loi pour éviter toute crise juridique ou politique.

Transition politique : Divisions au sein du dialogue national sur la prolongation du mandat présidentiel

Les travaux du dialogue national, entamés lundi dernier, se sont poursuivis avec des débats houleux concernant la transition politique et la prolongation du mandat présidentiel au-delà du 2 avril, date initiale de la fin du mandat de Macky Sall.

Selon les informations rapportées par Les Échos, une commission dirigée par le ministre de l’Intérieur, Me Sidiki Kaba, a proposé que le président reste au pouvoir jusqu’après l’élection présidentielle prévue pour le 2 juin. Cette proposition a été soulevée dans le but de garantir une transition stable et ordonnée.

Cependant, cette suggestion a rencontré une forte opposition de la part de Zahra Iyane Thiam, directrice de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex) et membre du camp présidentiel. Thiam a vigoureusement contesté cette proposition, affirmant qu’elle constituerait une violation flagrante de l’article 3 de la Constitution, qui établit la souveraineté nationale appartenant au peuple sénégalais et exercée par ses représentants élus ou par voie référendaire.

En conséquence, Zahra Iyane Thiam a souligné que toute décision visant à prolonger le mandat présidentiel au-delà de la date constitutionnelle serait contraire aux lois et règlements du pays.

Cette division au sein du dialogue national souligne les tensions et les enjeux politiques entourant la transition politique au Sénégal. Alors que certains plaident en faveur d’une prolongation du mandat présidentiel pour des raisons de stabilité, d’autres s’opposent fermement à toute mesure qui pourrait être perçue comme une violation de la Constitution et une atteinte à la démocratie.

Il reste à voir comment ces divergences seront résolues et quelle sera l’issue de ce débat crucial pour l’avenir politique du pays.

Le Dakarois Quotidien N°119 – du 28/02/24

Le Dakarois Quotidien N°119 – du 28/02/24
🔴 3ème Date Proposée pour l’Élection Présidentielle: Le 2 Juin Retenu par le Dialogue National

Dialogue National : Proposition de prolongation du mandat de Macky Sall après le 2 avril

Après plusieurs jours de discussions au sein du dialogue national sur la fixation de la date de l’élection présidentielle, une proposition controversée a émergé. En effet, la majorité des participants au dialogue a proposé que le président de la République, Macky Sall, reste au pouvoir après le 2 avril, date à laquelle son mandat prend fin, pour assurer une période de transition jusqu’à l’installation de son successeur.

Selon les informations rapportées par Senego, la majorité des participants ont approuvé la date du 2 juin pour la tenue de la prochaine élection présidentielle. Toutefois, ils ont également convenu que le mandat de Macky Sall prendrait fin le 2 avril, conformément à la Constitution.

Cependant, en invoquant l’article 36 alinéa 2 de la Constitution, qui stipule que le président en exercice reste en fonction jusqu’à l’installation de son successeur, les participants ont proposé que Macky Sall prolonge son mandat pour assurer une transition stable et ordonnée.

Cette proposition a suscité des réactions mitigées au sein de la population et de la classe politique. Alors que certains soutiennent cette mesure comme un moyen de garantir la continuité et la stabilité politique, d’autres la considèrent comme une violation de la Constitution et une tentative de prolongation du mandat présidentiel.

Il est à noter que cette proposition devra encore être discutée et évaluée par les autorités compétentes, y compris le président lui-même et le Conseil Constitutionnel, pour déterminer sa légalité et sa faisabilité.

En attendant, cette proposition soulève des questions importantes quant à l’avenir politique du pays et à la manière dont les autorités géreront cette période de transition délicate.

Dialogue national : capacités dynamiques en mouvement (par Dr Ousseynou TOURE)

Les acteurs du dialogue national ont usé des ressources-compétences pour enclencher un processus d’échanges, mais, malheureusement sans un effet direct sur les citoyens. Avec un réel risque, sur un horizon non-maîtrisé, dans un contexte conflictuel très changeant. Notre parti-pris s’analyse à l’aune d’une meilleure prise en compte de l’agir sociologique et des intelligences locales.

UN : les propos liminaires du Chef de l’État n’ont pas exercé une influence positive sur la suite des échanges. En l’espèce, le seul usage des ressources tangibles et intangibles (présence des acteurs institutionnels, secret des délibérations, code électoral, Constitution, posture étatique…) et des compétences clefs (maîtrise des éléments de langage, de la stratégie politique, de la posture cognitive…) ne suffisent plus pour atteindre des résultats. Il y a lieu de prendre en considération l’artefact psychologique des différentes parties prenantes. Dès lors, la question qui se pose est celle du lien qui existe entre l’adoption d’un Considérant qualitatif (vérité des faits et des dires) et l’atteinte des résultats. En d’autres termes, en quoi la fixation sur un Considérant qualitatif peut influencer les résultats attendus ?

Le Considérant qualitatif projeté par le Chef de l’État envers l’opinion publique, renvoie d’une part, particulièrement à l’exploitation du contenu des textes juridiques (Code électoral et Constitution) et, d’autre part, à la gestion des relations transversales avec plusieurs acteurs institutionnels comme politique. Le résultat est connu ; il s’agit de retenir une date et une gestion de l’après 2 avril 2024, à la suite d’une décision unilatérale. Or, il me semble que le contenu des textes juridiques s’avère incomplet, pour servir d’arbitre, et de surcroît, pour être à la base d’une manifestation d’un fort consensus, même si les décisions du Conseil constitutionnel s’appliquent à Tous. C’est pourquoi, dès le départ, la lettre du dialogue est biaisée. Et dans l’esprit, le « Je » présidentiel est à l’opposé du « Nous » rassembleur de l’Opposition (16/19 candidats validés). La conséquence immédiate est les autres candidats spoliés vont produire des éléments de langage spoliés, et du coup, une apnée cognitive mettant tous les corps constitués ainsi que les citoyens, très mal à l’aise et donnant l’impression de fragments et bribes de messages insuffisamment reliés, à l’image d’une improvisation. La prise de décision issue du dialogue sur la base d’un léger consentement ne fera que craqueler notre démocratie. Pourquoi alors provoquer un capharnaüm de mauvais aloi ?

Surement le Considérant qualitatif s’adosse sur des transformations permanentes. La cristallisation sur le développement des relations transversales avec une bonne partie de l’Opposition (les recalés) et quelques membres de la société civile, sont des exemples de ces transformations permanentes. A y voir de près, ce Considérant qualitatif maladroitement élaboré renseigne sur la fragilité du processus. Il est liberticide et pernicieux. Dès lors, le dialogue qualitatif devra être porté par le prochain Président pour accorder plus d’importance à l’évaluation et à l’amélioration des points d’attention dans leur ensemble.

DEUX : Le Considérant quantitatif est relatif au poids numérique des participants au dialogue. Certains protagonistes politiques misent sur une pluralité de participants, pour, (peut-être ?), crédibiliser les résultats qui en sortiront. Les tenants de cette option semblent vouloir passer par le plus long chemin, au-delà des délais prévisionnels, pour ne pas aller, au plus vite, aux élections. D’autres acteurs ont fait émerger la notion de la quantité gratuite, avec l’idée que les 19 candidats validés qui devraient être au cœur du dialogue risquent de saper l’obtention de consensus. Dans ce prolongement, la non-participation de 16 candidats validés, au dialogue, par un contournement tactique, dénature les enjeux des échanges. Il en résulte donc que la mise en place d’un dialogue inclusif provoquerait, à l’état des choses, des changements dans la tenue des élections, les prises de décisions et les perspectives au sein de l’État et des états-majors politiques. Ce dialogue inclusif affecterait certainement les objectifs attendus, c’est-à-dire, la tenue des élections avant 02 avril. Cette affectation, difficilement mesurable, se ressent immédiatement dans le fonctionnement normal de nos institutions, la plupart, en hibernation. Ainsi, l’on peut dire que le fait de miser sur la quantité, en termes de participation, serait une projection d’une contre-performance future. Ici, la qualité doit être de rigueur, au détriment de la quantité. La tenue d’un dialogue avec les 16, permet de sublimer leurs efforts fournis lors des parrainages, de valoriser leur statut social d’homme/femme politique et de valider leurs contenus programmatiques. Toute chose parmi tant d’autres qui repose réellement sur un agir social dans ce contexte de frugalité politicienne.

TROIS : Le Considérant financier et économique n’a pas été convoqué pour mobiliser les acteurs socio-politiques au dialogue. Et pourtant, me semble-t-il, c’est le plus important. Une invite articulée autour des enjeux financiers et économiques avec des impacts réels sur notre PIB (risque de chute), sur les conditions de vie des populations, sur le rétrécissement du pouvoir d’achat, apparaît opportune. C’est pourquoi, une nouvelle intelligence collective basée sur les impacts économiques et financier s’impose. Comment réunir tous les acteurs sans positionner, de façon tranchée, la donne économique et financière, de la tenue urgente des élections ? Privilégier les considérants outre qu’économique et financier me paraît réducteur, en termes d’approche et de stratégie de sortie de crise. Porter des œillères n’incluant pas la donne économique et financier obère l’action de développement que le dialogue pourrait charrier. Pour mieux mesurer les effets de ce statut quo politique, une approche qui mobilise à la fois, le qualitatif, le quantitatif et le financier, c’est-à-dire qualimètrique serait indispensable. Cela sera d’autant plus utile qu’il permettra de mesurer les impacts et surtout d’intégrer tous les éléments véridiques inhérents à la gestion des hommes, des femmes et de leurs humeurs. Le plus court chemin doit être une ligne droite vers la vérité, rectiligne vers les élections et sans anicroche vers le développement économique. Cela paraît simple non ! Toute autre approche serait superflue et nous mènera vers le chaos. Qu’Allah nous en préserve.

Au total, ici, le paradoxe d’une prise de décision unilatérale, en porte-à-faux avec la normalité d’une entité démocratique, requiert, pour sa solution, des capacités dynamiques. Celles-ci devraient mettre l’accent sur le caractère instable de la position politique avantagée des uns et des autres dans un environnement qui change rapidement et de façon continue. Ainsi, les chapelles politiques doivent s’appuyer sur des capacités dynamiques pour apprendre du processus et modifier leurs bases et ressources dans le temps, afin de maintenir le pays dans un environnement apaisé. Réfléchissons SENEGAL.

Dr Ousseynou TOURE,

Spécialiste en communication et formation

Mme Khady Fall Tall appelle le Président Macky Sall à prendre la meilleure décision

Lors du récent Dialogue National au Sénégal, Mme Khady Fall Tall, porte-parole de l’organisation « Eutou Diam », a lancé un appel au Président Macky Sall, l’invitant à prendre la meilleure décision pour l’avenir du pays. Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par des tensions et des incertitudes, notamment en ce qui concerne la date de l’élection présidentielle et les controverses entourant les candidatures.

Dans son discours, Mme Khady Fall Tall a souligné l’importance pour le chef de l’État de faire preuve de sagesse et de responsabilité dans ses choix, afin de garantir la stabilité et la prospérité du Sénégal. Elle a également appelé à un dialogue inclusif et transparent, où toutes les parties prenantes peuvent exprimer leurs opinions et contribuer à la recherche de solutions consensuelles.

En tant que représentante de la société civile, Mme Khady Fall Tall a insisté sur la nécessité de placer l’intérêt national au-dessus de toute considération partisane ou personnelle. Elle a souligné que les décisions prises aujourd’hui auront un impact significatif sur l’avenir du pays et sur la vie de millions de citoyens sénégalais.

L’appel de Mme Khady Fall Tall résonne comme un rappel de l’importance de la démocratie, de la gouvernance transparente et de la consultation populaire dans la prise de décision politique. En ces temps de défis et d’incertitudes, il est essentiel que les dirigeants du Sénégal écoutent la voix du peuple et agissent dans l’intérêt supérieur de la nation.

En conclusion, Mme Khady Fall Tall et l’organisation « Eutou Diam » appellent le Président Macky Sall à faire preuve de leadership et de vision pour guider le Sénégal vers un avenir meilleur. Ils lui demandent de prendre des décisions éclairées et équitables, dans le respect des principes démocratiques et des droits fondamentaux de tous les citoyens.

Dialogue National : Un pilier de la démocratie et de l’Unité Nationale

Le Sénégal a récemment été le théâtre d’un événement politique majeur avec la tenue du Dialogue National, une plateforme de discussion où une diversité d’acteurs politiques, de représentants de la société civile et de citoyens engagés se sont réunis pour débattre des questions cruciales qui façonnent l’avenir du pays. Cet article se penchera sur l’importance du Dialogue National en tant que pilier de la démocratie et de l’unité nationale au Sénégal.

Le Dialogue National intervient dans un contexte politique marqué par des tensions et des incertitudes, notamment en raison du report de l’élection présidentielle et des controverses entourant les candidatures. Convoqué par le chef de l’État, cet événement visait à réunir les différentes parties prenantes pour discuter de questions essentielles telles que la gouvernance politique et économique, la justice sociale et la cohésion nationale.

Durant plusieurs jours, les participants ont eu l’opportunité de partager leurs préoccupations, leurs idées et leurs visions pour l’avenir du pays. Les discussions ont porté sur une variété de sujets, reflétant la diversité des opinions et des perspectives au sein de la société sénégalaise. Malgré les divergences, certains points de convergence ont émergé, tels que la nécessité de renforcer les institutions démocratiques et de promouvoir la transparence.

Le Dialogue National a permis de mettre en lumière les défis auxquels est confronté le Sénégal, mais aussi les nombreuses opportunités qui s’offrent au pays. La jeunesse dynamique et l’entrepreneuriat en plein essor ont été identifiés comme des atouts majeurs pour le développement économique et social. Cependant, des défis persistants tels que la pauvreté et le chômage nécessitent une attention urgente.

En fin de compte, le Dialogue National représente une étape importante sur le chemin vers un Sénégal plus inclusif, prospère et démocratique. En favorisant le dialogue, la compréhension mutuelle et la recherche de solutions communes, le pays peut surmonter ses divisions et avancer vers un avenir meilleur pour tous ses citoyens. L’unité nationale, la tolérance et le respect de la diversité culturelle sont des valeurs fondamentales qui doivent guider cette démarche.

Le Dialogue National au Sénégal témoigne de la volonté du peuple sénégalais de construire un avenir meilleur pour tous. En unissant leurs forces et en travaillant ensemble, les Sénégalais peuvent surmonter les défis qui se dressent sur leur chemin et bâtir une société plus juste, plus équitable et plus prospère. Le Dialogue National est un rappel de l’importance de la démocratie, du respect des droits de l’homme et de l’engagement envers l’unité nationale.

Dialogue national : Les commissions travaillent à huis clos

Les travaux du dialogue national, convoqué par le président de la République, se sont poursuivis mardi à huis clos au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio.

Au deuxième jour de ce dialogue lancé lundi en présence du chef de l’Etat, Macky Sall, les commissions mises en place à cet effet ont entamé leurs travaux à huis clos.

Les membres de ces commissions se sont attelés à la tâche de réfléchir sur la proposition d’une nouvelle date pour l’élection présidentielle, après le report de celle-ci initialement fixée au 25 février. Ils se penchent également sur la suite à donner au processus électoral et sur les mesures à prendre après le 2 avril, date de la fin du mandat du président sortant.

La commission chargée de proposer une nouvelle date pour la tenue de l’élection est dirigée par le ministre de l’Intérieur, Sidiki Kaba.

Quant à l’autre commission, elle est conduite par le ministre des Affaires étrangères, Ismaila Madior Fall, qui assure l’intérim de la ministre de la Justice. Cette commission se penche sur la poursuite du processus électoral après le 2 avril.

Ces discussions se déroulent dans un contexte tendu marqué par des attentes élevées de la part de la population et des acteurs politiques. Les décisions qui seront prises lors de ce dialogue national auront un impact majeur sur l’avenir politique du pays.

Dialogue national : la ferme réplique de Macky Sall à un ministre

Lors de la cérémonie d’ouverture du dialogue national au Cicad, le ministre du Travail et Secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), Samba Sy, a exprimé des réserves sur le projet de loi d’amnistie portant sur les manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024. Cette déclaration a suscité une vive réaction de la part du Président Macky Sall.

Repris par Les Échos, Samba Sy a clairement affirmé que son parti est contre l’amnistie, mais en faveur de la poursuite du processus électoral. Il a souligné son opposition à la violence lors des manifestations passées, déclarant : « Mon parti ne peut entendre, supporter, accepter, que l’université a été brûlée en chantant. Mon parti ne saurait oublier que deux jeunes filles ont été consumées dans un bus. Mon parti ne comprend pas qu’on puisse s’attaquer, sous le manteau de la politique, à des instruments de fournitures d’eau et d’électricité. Mon parti ne pense pas qu’il soit faisable de s’en prendre à une caserne de gendarmerie. »

Cependant, cette prise de position n’a pas été du goût du Président Macky Sall, qui a réagi fermement. Selon le journal, il a exprimé son mécontentement en soulignant que sa parole en tant que président de la République prime sur les positions partisanes. « Chaque parti politique peut avoir sa position, ses intérêts, mais il faut savoir que moi, je ne parle pas au nom de mon parti. Je parle en tant que président de la République, gardien de la Constitution, garant de l’unité nationale. Donc, il faut savoir que les responsabilités ne sont pas les mêmes. Chacun peut penser ce qu’il veut mais moi, en tant que président de la République, c’est ma décision », a-t-il souligné avec fermeté.

Dialogue National : Cheikh Tidiane Gadio Dénonce l’ingérence des médias étrangers et des chancelleries

Lors du dialogue national entamé ce lundi, Cheikh Tidiane Gadio, candidat recalé à l’élection présidentielle de 2024 et ancien membre de la coalition au pouvoir, Benno Bokk Yakaar, a vivement critiqué l’implication de certains médias internationaux et de certaines chancelleries dans la gestion de la crise politique sénégalaise. Une situation qu’il juge inacceptable.

« Ce qui me peine le plus dans cette crise, c’est l’ingérence des étrangers les plus influents et de certaines chancelleries », a déclaré l’ancien ministre des affaires étrangères. Il a particulièrement mis en cause le comportement de certaines radios internationales, les accusant de se comporter comme des acteurs majeurs de la vie politique sénégalaise. Selon lui, ces médias étrangers semblent penser que le destin du Sénégal est entre leurs mains, une situation qu’il considère comme inacceptable.

Sans citer explicitement de pays en particulier, Cheikh Tidiane Gadio a critiqué les diktats des grandes puissances mondiales, y compris celles qui se prétendent être des grandes démocraties. Il a souligné leur capacité à utiliser leur influence pour influencer les affaires intérieures du Sénégal, remettant en question leur légitimité à le faire. Selon lui, ces pays se positionnent comme des parties prenantes face aux défis que le Sénégal doit relever, une attitude qu’il considère comme une forme d’ingérence inacceptable.

Cheikh Tidiane Gadio a appelé le peuple sénégalais à comprendre les défis auxquels le pays est confronté, notamment la menace du terrorisme international, la présence des trafiquants de drogue et l’influence des lobbys pétroliers et gaziers. Il a insisté sur la nécessité de préserver la souveraineté nationale et de faire face aux défis internes et externes sans ingérence étrangère indue.

Les propos de Cheikh Tidiane Gadio reflètent les préoccupations croissantes au Sénégal concernant l’ingérence étrangère dans les affaires politiques du pays. Alors que le dialogue national se poursuit, il est crucial de trouver des solutions internes aux défis auxquels le pays est confronté, tout en préservant sa souveraineté et son indépendance.

Le Dakarois Quotidien N°118 – du 27/02/24

Le Dakarois Quotidien N°118 – du 27/02/24
🔴 Dialogue National: Macky Sall Renvoie la Balle au Conseil Constitutionnel

CEREMONIE D’OUVERTURE DU DIALOGUE NATIONAL : DISCOURS INTRODUCTIFDE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT MACKY SALL

« DU DIALOGUE ET DE LA RECONCILIATION NATIONALE POUR RENFORCER LE CONSENSUS ELECTORAL ET LA STABILITE DU SENEGAL »

CICAD, 26 FEVRIER 2024

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Monsieur le Premier Ministre,
Madame la Présidente du Haut Conseil des Collectivités territoriales,
Monsieur le Président du Conseil Economique, Social et Environnemental,
Mesdames, messieurs les Ministres d’Etat et Ministres,
Honorables Députés, Hauts Conseillers, et membres du CESE,
Mesdames, Messieurs les responsables des partis politiques et coalitions de partis politiques,
Notabilités religieuses et coutumières,
Mesdames, messieurs les représentants du secteur privé et des centrales syndicales,
Mesdames, messieurs les représentants de la société civile,
Mes chers compatriotes,
Chers invités en vos rangs et qualités,
Je tiens à vous remercier sincèrement pour le temps et les efforts que vous consacrez à ce rendez-vous majeur de la Nation sénégalaise.
Notre pays est confronté depuis quelques temps à une situation inédite, lourde de menaces sur la paix, la sécurité, la stabilité et le bien-être de la Nation.
Dans l’histoire des nations, il est des moments d’adversité auxquels il faut savoir mettre un terme, par le dialogue et le consensus, pour l’intérêt supérieur de la nation qui transcende les intérêts particuliers et partisans, sous peine d’aller vers des lendemains incertains.
Ce temps est venu pour la nation sénégalaise ; parce que la vie des Nations transcende la vie politique et appelle tout un chacun, au sens des responsabilités et de la patrie.
C’est pourquoi, je voudrais, à l’entame de mon propos, réaffirmer que je n’ai aucun agenda personnel. Je tiens à réaffirmer de façon claire et nette que le 02 avril 2024, marquera la fin de mon mandat. Je l’avais dit et je le maintiens.
Notre pays se retrouve à un carrefour important. Mon souhait c’est que nous puissions aller vers une élection apaisée, inclusive et transparente.
A cette fin, et dans un esprit de réconciliation nationale, je saisirai l’Assemblée nationale d’un projet de Loi d’Amnistie générale sur les faits se rapportant aux manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024.
Je souhaite, au-delà du souci légitime de justice et de redevabilité, que l’amnistie et le pardon, par leurs vertus salutaires pour la Nation, nous aident à surmonter ces moments difficiles, afin que notre cher pays se réconcilie avec lui-même, en remettant toutes ses forces vives autour de l’essentiel : c’est à dire, la sauvegarde de notre unité nationale, toutes sensibilités confondues, et la préservation de l’Etat de droit et de la République.
Cela permettra de pacifier l’espace politique, de raffermir davantage notre cohésion nationale et de maintenir le rayonnement démocratique de notre pays.
J’ai convoqué ce dialogue national dans cet esprit conformément à mon message du 3 février.
C’est le sens des échanges que j’ai eus depuis ce matin avant cette présente cérémonie.
Toutes les démocraties, même censées être les plus vieilles, ont leurs moments de fragilités, parfois ponctués de violence. Nous le savons tous et je n’ai nul besoin de donner des exemples.
Le dialogue et la concertation permettent justement de soigner ces fragilités et d’avancer dans la quête de l’idéal de démocratie.
C’est ce que j’ai toujours choisi. Par le dialogue sincère, notre démocratie se renforcera ; et malgré la charge des épreuves, nous resterons ainsi dans le bon sens de l’histoire ; celle des grandes Nations qui sortent encore plus fortes des épreuves qu’elles traversent.
Une formule bien de chez nous rappelle, à juste titre que :« RERO AMOUL NIAK WAKHTAN A AM ».
Sans revenir sur les péripéties du report du scrutin présidentiel, je rappelle qu’en prenant acte de la décision du Conseil constitutionnel qui s’inscrit dans le cadre des mécanismes normaux de la démocratie et de l’Etat de droit, j’ai indiqué ma volonté de faire exécuter ladite décision pour que le scrutin soit tenu dans les meilleurs délais.
En convoquant ce dialogue qui n’est pas le premier du genre, je n’ai qu’un seul objectif : trouver un consensus sur la date de la prochaine élection présidentielle afin que le scrutin se tienne dans les meilleures conditions d’organisation et de transparence qui en garantissent la crédibilité ; étant entendu qu’il se déroulera, comme d’habitude, sous observation nationale et internationale.
Je demeure convaincu que le peuple sénégalais, fort de son génie et de son attachement à la démocratie et à l’état de droit, trouvera à travers ce dialogue, les mécanismes appropriés, pour garantir la continuité de l’Etat.
Ma volonté et mon vœu le plus cher, c’est de faire tenir l’élection présidentielle dans les meilleurs délais et dans la paix.
Le Gouvernement y travaille déjà pour une parfaite organisation logistique de l’élection présidentielle comme d’habitude.
Alors, Dialoguons. Restons sereins, responsables, pragmatiques et efficaces.
Chacun de nous doit se transcender et s’élever à la hauteur du Sénégal que nous voulons : un Sénégal de paix et de stabilité. C’est ce qui confirmera notre grandeur d’une Nation unie par une histoire et un destin communs.
Ce temps du sursaut et du dépassement devrait aussi consacrer le pardon, l’oubli et la réconciliation pour la paix indispensable à la cohésion nationale et à la poursuite de nos efforts de développement.
Je ne saurais clore mon propos sans remercier le peuple sénégalais pour sa confiance renouvelée durant ces douze dernières années. Je salue la maturité de notre peuple, sa sagesse et son attachement à un Sénégal démocratique et émergent.
Comme je me plais toujours à dire : nous sommes parce que le Sénégal est.
En restant attentif à vos préoccupations et propositions, je déclare ouvert le dialogue national.
Vive le Sénégal ! Vive la République !
Je vous remercie de votre aimable attention

Dialogue National : Une tentative de réconciliation Politique, selon Seydou Guèye

Le Sénégal, connu pour sa stabilité politique relative dans la région ouest-africaine, se trouve actuellement à un tournant crucial de son histoire politique. L’ouverture du dialogue national, présidé par le chef de l’État Macky Sall, intervient dans un contexte de crise politique marquée par des contestations électorales et des tensions croissantes au sein de la société sénégalaise.

Le 25 février 2024, le processus électoral a été interrompu, plongeant le pays dans une controverse sans précédent. Cette décision, prise par le Conseil constitutionnel, a suscité des réactions vives de la part de l’opposition politique et de la société civile. L’annulation d’une loi visant à reporter l’élection présidentielle, ainsi que la demande d’organiser le scrutin le plus vite possible, ont jeté le pays dans l’incertitude et ont exacerbé les tensions politiques.

Face à cette crise, le président Macky Sall a convoqué un dialogue national dans le but de trouver un consensus sur la date de l’élection présidentielle. Cette initiative vise également à aborder d’autres questions cruciales, telles que l’amnistie pour les violences politiques survenues entre 2021 et 2024. L’objectif principal est de restaurer la confiance dans le processus électoral et de garantir des élections libres, transparentes et pacifiques.

Le dialogue national réunit une diversité d’acteurs politiques, de représentants de la société civile et de syndicats de travailleurs. Cependant, seize des dix-neuf candidats dont les dossiers ont été déclarés recevables par le Conseil constitutionnel ont choisi de boycotter cette concertation. De même, certaines organisations de la société civile ont décidé de s’abstenir de participer, mettant en lumière les profondes divisions qui persistent au sein de la société sénégalaise.

L’ouverture du dialogue national s’est déroulée à Diamniadio, dans un espace de discussion sans filtre, selon les propos du ministre, secrétaire général du gouvernement, Seydou Guèye. Les échanges entre les participants se veulent ouverts et constructifs, dans le but de parvenir à un large consensus sur les questions essentielles pour l’avenir politique du pays.

L’issue de ce dialogue national revêt une importance capitale pour l’avenir du Sénégal. La capacité des acteurs politiques à surmonter leurs divergences et à trouver des solutions concertées déterminera la stabilité politique et sociale du pays dans les mois à venir. De la transparence et de l’inclusivité de ce processus dépendra la légitimité des décisions qui en découleront, et donc la crédibilité du régime politique sénégalais.

Le dialogue national au Sénégal représente une tentative de réconciliation politique dans un contexte de crise et d’incertitude. Malgré les défis et les divergences, cette initiative offre une occasion unique aux acteurs politiques et à la société civile de trouver des solutions pacifiques et durables aux problèmes qui entravent la démocratie et le développement du pays.

Dialogue National : Abdou Mbow affirme le soutien du groupe parlementaire BBY à la loi d’amnistie proposée par le président Sall

Lors du récent dialogue national au Sénégal, le président Macky Sall a annoncé son intention de saisir l’Assemblée nationale pour proposer un projet de loi d’amnistie concernant les manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024. Cette annonce a suscité des réactions, notamment celle d’Abdou Mbow, président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY).

Face à cette initiative présidentielle, Abdou Mbow a pris la parole pour exprimer un soutien sans faille au chef de l’État. Dans des termes affirmés, il a déclaré : « Nous allons vous accompagner comme nous l’avons toujours fait ». Cette déclaration souligne l’engagement ferme du groupe parlementaire BBY à soutenir le président Sall dans ses efforts visant à apaiser les tensions politiques et à favoriser la réconciliation nationale.

Cette position de soutien exprimée par Abdou Mbow reflète la solidarité et la cohésion au sein du parti majoritaire. Elle témoigne également de l’importance de l’unité politique pour surmonter les défis et faire avancer le pays dans un climat de stabilité et de confiance.

La proposition de loi d’amnistie vise à permettre une résolution pacifique des différends politiques et à favoriser un environnement propice à la tenue d’élections libres et transparentes. En soutenant cette initiative, le groupe parlementaire BBY marque son engagement envers la démocratie et la paix sociale au Sénégal.

Alors que le pays cherche à consolider ses institutions démocratiques et à promouvoir la stabilité politique, le soutien affiché par Abdou Mbow et le groupe parlementaire BBY à la loi d’amnistie représente un pas important vers la réconciliation nationale et le renforcement de la confiance entre les acteurs politiques et la société civile.

Boycott du dialogue national au Sénégal : Tensions et dénonciations

Le climat politique au Sénégal est actuellement marqué par des tensions croissantes alors que seize des dix-neuf candidats à la Présidentielle, retenus par le Conseil constitutionnel, ont décliné l’invitation au Dialogue National convoqué par le chef de l’État, Macky Sall. Cette décision a été vivement critiquée par certains acteurs politiques et suscite des réactions passionnées à travers le pays.

Face à la question brûlante de la date des élections présidentielles, l’apériste reste inflexible, soulignant l’engagement du président Macky Sall à se conformer à la décision du Conseil constitutionnel. Mbow insiste sur la nécessité d’un dialogue inclusif et transparent, soulignant que le Président a déjà annoncé qu’il ne se présenterait pas pour un nouveau mandat.

Pour Mbow, il est impératif d’unir les forces vives de la Nation pour faire barrage à ceux qu’il qualifie de « fossoyeurs de la République ». Il a également salué les efforts des organisations de la société civile qui œuvrent pour la paix et la cohésion nationale, appelant à un sursaut national en faveur du Président dans cette période critique.

Alors que les tensions politiques montent et que les désaccords persistent, l’avenir politique du Sénégal demeure incertain. La volonté de certains candidats de boycotter le Dialogue National soulève des questions sur la viabilité du processus démocratique et met en lumière les profondes divisions qui persistent au sein de la société sénégalaise.

Le Forum du Justiciable exhorte à la participation au dialogue national au Sénégal

Lors d’une interview accordée à quatre médias nationaux dont  Seneweb, jeudi dernier, le Président de la République Macky Sall a annoncé le lancement du dialogue lundi prochain. Ces pourparlers, selon le chef de l’exécutif qui termine sa mission le 2 avril, permettront de fixer la date du scrutin. Cependant, 16 (sur les 19) candidats à l’élection présidentielle, regroupés autour de la plateforme FC25, ont décidé de ne pas répondre à cet appel au dialogue. Une posture que le Forum du justiciable, dans la note ci-après adressée à la presse, juge irresponsable et appelle les acteurs politiques de tout bord à participer au dialogue.
Dialogue national : Seule issue de sortie de crise pour le pays
Le dialogue a jalonné l’histoire politique du Sénégal, ce qui lui a valu la conservation de sa trajectoire de stabilité et la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie.
En refusant d’aller au dialogue qu’est-ce qu’on cherche réellement ?
– Enfoncer le pays dans la crise qu’il traverse déjà ?- Détruire ou mettre le pays dans  le chaos pour jouer après aux sapeurs-pompiers ?- Faire preuve de surdité ne serait-il pas un immense gâchis pour trouver des consensus forts?- La stabilité du pays ne devrait-elle pas transcender les divergences politiques ?
Le Forum du justiciable encourage vivement la tenue de ce dialogue et appelle les acteurs politiques de tout bord à la responsabilité en participant à ce dialogue.
Faire preuve de surdité à cet appel serait un immense gâchis et un rendez-vous manqué pour la décrispation de la situation socio-politique et la formulation de consensus forts pouvant aboutir à l’organisation d’une élection présidentielle libre, transparente et apaisée.
La sauvegarde de notre commun vouloir de vie commune doit transcender les divergenceset les contradictions des uns envers les autres.
Tous les acquis démocratiques du Sénégal ont été des résultantes d’une série de consultations.
Le Forum du Justiciable invite donc tous les acteurs à saisir cette opportunité pour discuter et bâtir des consensus forts pour la tenued’une élection présidentielle inclusive, libre, transparente et apaisée. La stabilité et la paix au Sénégal valent tous les sacrifices.
Le Sénégal doit conserver, jalousement, sa tradition de pays de dialogue et de concorde. Rien ne devrait justifier de ternir, voire de rompre cette réputation qui a valu et vaut toujours au Sénégal d’être reconnu comme un pays stable et de paix. Continuons, malgré les difficultés du moment, à faire nation en maintenant le fil du dialogue. C’est seulement grâce au dialogue qu’on parviendra à bâtir des consensus forts et bâtir des solutions durables qui nous sortiront, d’une part, de ces périodes troubles, et d’autre part, de renforcer notre pacte social. Nous appelons vivement tous les candidats retenus par le Conseil constitutionnel et tous les acteurs du processus de manière générale à répondre à l’appel patriotique du président de la République.
La réconciliation nationale que le Forum du justiciable appelle de tous ses vœux passera par le dialogue. C’est le prix à payer pour un Sénégal toujours debout et réconcilié.

Dialogue national : Serigne Mboup dit non à la reprise du processus électoral

Suite au discours du président Macky Sall hier avec la presse locale, Serigne Mboup, maire de Kaolack et candidat à la Présidentielle, a exprimé son désaccord concernant la reprise du processus électoral réclamée par certains candidats recalés. Sur RFM, il a déclaré que « reprendre le processus électoral, c’est contredire le Conseil constitutionnel qui a déjà validé la liste des 19 candidats. »

Pour M. Mboup, inviter au dialogue à la fois les candidats déjà validés par le Conseil constitutionnel et ceux recalés pourrait compliquer les choses. « Je pense que le président Macky Sall ne devrait pas mélanger les candidats recalés qui réclament une reprise du processus et les candidats valides qui exigent une date de l’élection. Cela pourrait créer une division au sein des candidats et on ne le souhaite pas. »

Toutefois, Serigne Mboup insiste sur l’organisation de la présidentielle avant le 2 avril, « quitte à ce qu’on réduise le temps de la campagne » électorale, soutient-il.

Il convient de préciser que le chef de l’État a souligné que le sort des « candidats spoliés » qui réclament la reprise du processus sera abordé lors du dialogue prévu le lundi 26 et le mardi 27 février 2024.

Sortie de crise : Souleymane Ndiaye soutient la proposition de dialogue national du Président Macky Sall

Dans un communiqué officiel récemment diffusé, Souleymane Ndiaye, leader du Parti S2D Yonou Naatangué, a apporté son soutien à la proposition de sortie de crise avancée par le Président Macky Sall lors d’une récente entrevue accordée à la presse nationale. Cette initiative vise à résoudre la crise politique actuelle qui sévit au Sénégal.

Selon Souleymane Ndiaye, la proposition de dialogue national inclusif formulée par le chef de l’État constitue un pas significatif vers la résolution des tensions politiques qui affectent le pays. Il voit en cette proposition une opportunité cruciale de sortir le Sénégal de l’impasse actuelle et d’organiser une élection présidentielle transparente et démocratique.

Le leader du Parti S2D affirme que son parti participera activement aux discussions nationales initiées par le Président Macky Sall. Il souligne l’importance du dialogue dans la résolution des différends politiques et appelle toutes les parties prenantes à faire preuve de collaboration et de compromis pour garantir le succès de ce processus.

Pour Souleymane Ndiaye, l’engagement en faveur du dialogue national démontre la volonté du Président Macky Sall de préserver la paix et la cohésion sociale au Sénégal. Cette déclaration de soutien vient renforcer l’appel du Président à l’unité et à la concertation pour surmonter les défis politiques actuels et assurer un avenir démocratique pour le pays.

Aly Ngouille Ndiaye prône le dialogue pour fixer la date de l’élection présidentielle de 2024

Suite à la décision du Conseil constitutionnel concernant la date de l’élection présidentielle de 2024 au Sénégal, Aly Ngouille Ndiaye, ancien ministre de l’Agriculture et candidat à cette élection, a souligné l’importance du dialogue comme moyen de déterminer la date du scrutin.

Dans une récente interview accordée à nos confrères de la Rfm, Aly Ngouille Ndiaye a affirmé que « c’est par le dialogue qu’on peut fixer la date de l’élection ». Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par des discussions et des débats intenses autour de la décision du Conseil constitutionnel invalidant le report de l’élection présidentielle au 15 décembre 2024.

Pour Ngouille Ndiaye, le dialogue représente la voie la plus appropriée pour résoudre les divergences et parvenir à un consensus sur la date de l’élection présidentielle. Il insiste sur la nécessité d’une participation active de toutes les parties concernées afin de garantir un processus décisionnel inclusif et transparent.

L’appel au dialogue lancé par Aly Ngouille Ndiaye met en lumière l’importance de rechercher des solutions concertées dans un climat de respect mutuel et de compréhension des différents points de vue. Il s’agit d’une invitation à transcender les tensions politiques et à privilégier le dialogue constructif pour préserver la stabilité et la démocratie au Sénégal.

Alors que le pays traverse une période de turbulences politiques, les propos de Ngouille Ndiaye reflètent une volonté de trouver des solutions pacifiques et consensuelles pour surmonter les défis actuels et garantir la tenue d’élections libres et équitables dans le respect des principes démocratiques fondamentaux.

Dans cette optique, le dialogue devient un instrument essentiel pour restaurer la confiance entre les différentes parties prenantes et renforcer les institutions démocratiques du pays. En encourageant un processus de dialogue ouvert et transparent, Aly Ngouille Ndiaye contribue ainsi à promouvoir la stabilité politique et sociale au Sénégal.

Dialogue national : Me Juan Branco en désaccord avec Wade et Diouf

L’avocat d’Ousmane Sonko, Me Juan Branco, exprime publiquement son désaccord avec la déclaration conjointe des anciens Présidents du Sénégal, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade. Ces derniers ont récemment appelé à l’organisation d’un dialogue national dans les plus brefs délais, suite au report de l’élection présidentielle prévue initialement pour le 15 février, désormais prévue pour le 15 décembre prochain.

Selon les déclarations de Me Branco rapportées par X, cette position des anciens Présidents semble conforter la décision de report des élections prise par le Président Macky Sall, au lieu de permettre au processus démocratique de suivre son cours normal. Branco suggère que Diouf et Wade renforcent ainsi Macky Sall dans son choix de reporter les élections, ce qui pourrait refléter une préoccupation commune pour les intérêts de la bourgeoisie de Dakar.

L’avocat franco-espagnol critique également l’attitude de cette bourgeoisie, qu’il accuse de se solidariser pour empêcher la candidature de Ousmane Sonko, actuellement emprisonné. Il va même jusqu’à affirmer que cette classe sociale est prête à « marcher sur le sang de la jeunesse », selon ses propres termes.

Dans ses propos, Me Branco interroge les motivations de cette classe sociale à préférer des troubles violents plutôt que de permettre à la démocratie de suivre son cours naturel. Il évoque notamment des intérêts financiers cachés, des crimes passés sous silence et des scandales dissimulés.

La position de Me Juan Branco soulève des questions importantes sur la situation politique actuelle au Sénégal et sur les dynamiques sociales et économiques qui la sous-tendent. Ses commentaires mettent en lumière les divergences d’opinion et les tensions au sein de la société sénégalaise face à la crise politique en cours.

Macky Sall réaffirme son appel au dialogue et sollicite la prudence de la communauté internationale

Dans un entretien accordé à Associated Press, le Président de la République du Sénégal, Macky Sall, a réitéré son appel au dialogue pour surmonter la crise politique qui sévit dans le pays depuis l’annonce du report de l’élection présidentielle initialement prévue le 25 février.

Macky Sall a souligné l’importance de travailler pour l’apaisement et de créer des conditions favorables à la paix, en appelant à des discussions inclusives avant la tenue des élections. Cette déclaration fait écho à son discours précédent du 3 février, dans lequel il avait également appelé à la concertation pour trouver une issue à la crise.

Par ailleurs, le président sénégalais a lancé un appel à la communauté internationale, lui demandant de faire preuve de retenue et de compréhension alors que le pays traverse une période difficile. Il a souligné l’importance de la prudence pendant les périodes de fragilité, insistant sur la nécessité pour le Sénégal de naviguer cette transition électorale avec lucidité et tranquillité afin de continuer à avancer.

Ces déclarations de Macky Sall mettent en lumière son engagement en faveur du dialogue et de la stabilité politique dans le pays, tout en appelant à un soutien prudent de la part de la communauté internationale pour assurer une transition électorale pacifique et démocratique.

Souleymane Jules Diop révèle les coulisses du dialogue national et les discussions avec Ousmane Sonko

 Invité de RFM matin, Souleymane Jules Diop a évoqué plusieurs sujets, notamment le dialogue national auquel Ousmane Sonko avait refusé de participer il y a plusieurs mois. Pourtant, dit-il, Barthélémy Dias lui avait assuré que le leader de l’ex-Pastef participerait. 

« Février dernier, j’ai partagé le même vol avec Barthélémy Dias. Il m’a fait savoir que Macky Sall souhaitait éliminer Khalifa Sall et Sonko. Je lui ai demandé si Macky Sall organisait un dialogue avec eux, est-ce qu’ils viendront ? Barthélémy Dias m’a répondu qu’il a discuté avec Ousmane Sonko et ce dernier lui a fait savoir que si Macky Sall l’appelle au dialogue, il viendra. J’ai donc pris mes responsabilités, j’ai appelé Macky Sall, je lui ai raconté ce que Barthélémy Dias m’a dit. Je lui ai fait savoir que c’était normal que Barthélémy pense à un complot et qu’il fallait appeler tout le monde autour d’une table. C’est comme ça que Macky Sall a organisé ce dialogue », a-t-il fait savoir.
Un dialogue auquel Ousmane Sonko ne participera pas. « Avant le dialogue, j’ai appelé tous les proches de Sonko et des guides religieux pour leur demander de dire à Sonko de participer au dialogue et de répondre à toutes ses convocations au Tribunal. Il ne l’a pas fait », a ajouté l’Ambassadeur du Sénégal à l’Unesco. 

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