Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°646 – 10 ET 11/01/2026

🔴 DIFFAMATION, IGF ET MANŒUVRE D’ÉTAT : LA TENTATIVE DE RÉHABILITATION DE SONKO
🔴 BASSIN ARACHIDIER / ENTRE VENTES PRÉCIPITÉES ET BONS IMPAYÉS : L’IMMENSE MALAISE DES PAYSANS

🔴 CAN 2025 : LE SÉNÉGAL FAIT TOMBER LE MALI ET FILE EN DEMI-FINALE

Diffamation : Mame Boye Diao débouté, Adama Faye et Dmedia relaxés

Le tribunal correctionnel de Dakar a rendu son verdict dans l’affaire opposant Mame Boye Diao à Adama Faye, au groupe de presse Dmedia et à la directrice des programmes de Sen TV, Adjia Khadija Sy. Selon le quotidien Les Échos, l’inspecteur des impôts et des domaines a été débouté de sa demande de 500 millions de francs CFA au titre de dommages et intérêts, tandis que les mis en cause ont tous été relaxés des accusations de diffamation et de complicité.

L’audience s’est déroulée hier, mercredi 26 novembre 2025, mais elle a été marquée par une absence totale des parties. Ni Mame Boye Diao ni Adama Faye ne se sont présentés, et les avocats des deux camps étaient également absents. Malgré ce contexte inhabituel, le juge a décidé de retenir l’affaire pour jugement, mettant ainsi un terme à une procédure entamée depuis un an.

Le procureur avait pourtant requis l’application de la loi pénale contre les prévenus, estimant que les éléments constituaient des faits de diffamation imputables à Adama Faye et au groupe Dmedia, avec une responsabilité particulière pour Adjia Khadija Sy, en tant que responsable des programmes de la chaîne qui a diffusé les propos litigieux. Cependant, après délibéré, le tribunal a jugé que les preuves présentées n’étaient pas suffisantes pour établir les infractions retenues. Les prévenus ont ainsi été purement et simplement relaxés, tandis que la demande de réparation introduite par Mame Boye Diao dans sa citation directe a été rejetée.

Ce dossier trouve son origine le samedi 9 novembre 2024, lors d’une émission de Sen TV intitulée Grandes Gueules. Ce jour-là, Adama Faye, beau-frère de l’ancien président Macky Sall, avait porté de graves accusations contre Mame Boye Diao, ancien Directeur des Domaines. Selon les propos rapportés, il l’accusait d’avoir encaissé d’importantes sommes d’argent dans le cadre de procédures liées au foncier. Faye affirmait notamment que Diao lui aurait personnellement réclamé 100 millions de francs CFA pour signer un document destiné à être soumis à la commission domaniale, en justifiant cette somme par la nécessité d’en reverser une partie à l’ex-président Macky Sall. Il soutenait également que « toutes les personnes dans la salle d’attente du Directeur des Domaines sont munies de sacs d’argent », laissant entendre l’existence d’un système organisé de corruption.

Diffamation : Cheikh Bara Ndiaye engage des poursuites contre Maïmouna Ndour Faye

La tension entre le député Cheikh Bara Ndiaye et Maïmouna Ndour Faye, directrice de la chaîne 7TV, franchit un nouveau cap judiciaire. L’élu a officiellement annoncé avoir déposé une plainte contre la journaliste et femme d’affaires pour « diffamation, diffusion de fausses nouvelles, injures publiques et menaces ». L’information a été relayée par le parlementaire lui-même sur sa page Facebook, soulignant la gravité de l’affaire et son intention de voir la justice trancher.

Cette action en justice fait suite à un épisode médiatique tendu : jeudi soir, Maïmouna Ndour Faye avait annoncé son intention de porter plainte contre Cheikh Bara Ndiaye, à la suite d’accusations publiques formulées par le député à son encontre. Dans ses déclarations, Cheikh Bara Ndiaye avait affirmé que la directrice de 7TV agissait en tant que personnalité influente dans l’ombre de Mimi Touré, coordinatrice de la coalition « Diomaye Président ». Il avait également allégué que Maïmouna Ndour Faye avait bénéficié d’un passeport diplomatique remis par le Président Bassirou Diomaye Faye, insinuant une proximité et des privilèges non justifiés au sein du cercle politique.

Face à ces accusations, Maïmouna Ndour Faye n’a pas tardé à réagir. Dans un ton très ferme, elle a qualifié Cheikh Bara Ndiaye de « menteur » et a ironisé en affirmant qu’il détenait une « licence en mensonge ». Ses propos ont été relayés sur plusieurs plateformes médiatiques, intensifiant l’attention du public et créant un climat de confrontation entre les deux personnalités.

L’affaire prend désormais une tournure judiciaire, chaque partie s’en remettant à la justice pour clarifier les faits et déterminer si les accusations portées sont fondées ou relèvent de la diffamation. Ce conflit illustre, au-delà des enjeux personnels, la délicate frontière entre liberté d’expression et responsabilité dans le traitement de l’information publique, en particulier lorsque des personnalités politiques et des acteurs médiatiques sont impliqués.

La procédure judiciaire qui s’ouvre sera donc scrutée de près, non seulement par les parties directement concernées, mais aussi par l’opinion publique, attentive à la manière dont le système judiciaire gère les différends mêlant médias, politique et réputation. Le dénouement de cette affaire pourrait également fixer un précédent sur la manière dont les accusations publiques contre des personnalités sont traitées au Sénégal.

Farba Ngom porte plainte pour diffamation et injures contre Walf Quotidien et l’économiste Meïssa Babou

Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, a décidé de saisir la justice pour défendre son honneur après la publication d’informations qu’il juge diffamatoires et injurieuses. Actuellement détenu dans le cadre d’une autre procédure, le parlementaire a engagé des poursuites contre le journal Walf Quotidien et l’économiste Meïssa Babou, à la suite d’articles et de commentaires qu’il estime attentatoires à sa réputation.

Selon le quotidien Les Échos, deux plaintes distinctes ont été déposées par les avocats de Farba Ngom : la première auprès du procureur de la République pour « diffamation » vise le journaliste Salif Ka et le directeur de publication de Walf Quotidien, Seyni Diop. La seconde, introduite auprès de la Division spéciale de la cybersécurité (DSC), cible Meïssa Babou pour « injures publiques ».

À l’origine de ces plaintes, un article publié dans l’édition du 13 octobre de Walf Quotidien. Le journal y affirmait que Farba Ngom, à travers les sociétés Woodrose Investment et SF-Farms, serait propriétaire de 251 parcelles issues de lotissements, ainsi que de 29 titres fonciers situés dans la commune de Ngor-Almadies, sans oublier des terrains au Burkina Faso, au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Togo. Des allégations que le maire des Agnam conteste fermement, estimant qu’elles portent gravement atteinte à son honneur et à sa considération publique.

S’agissant de Meïssa Babou, économiste et enseignant, il lui est reproché d’avoir, dans un commentaire relatif à ces accusations, tenu des propos jugés offensants à l’égard du député : « …ils ont choisi la facilité non pas dans l’éthique mais dans la magouille et des détournements (…) C’est de l’enrichissement illicite », aurait-il déclaré. Ces propos ont été interprétés par les conseils de Farba Ngom comme une attaque personnelle, relevant du champ de l’injure publique.

Cette affaire survient dans un contexte judiciaire déjà tendu pour Farba Ngom, qui a parallèlement saisi la juridiction suprême afin d’obtenir la mainlevée de son mandat de dépôt. Ses proches dénoncent ce qu’ils considèrent comme une campagne de dénigrement médiatique, destinée à ternir son image alors qu’il fait face à plusieurs accusations.

En engageant ces poursuites, le député des Agnam entend rétablir la vérité et faire sanctionner ce qu’il qualifie de dérive médiatique et de diffamation manifeste. Du côté des mis en cause, ni le Walf Quotidien ni Meïssa Babou n’ont pour l’instant réagi publiquement à ces plaintes, mais l’affaire risque d’ouvrir un nouveau front judiciaire mêlant presse, politique et justice dans un climat déjà chargé de tensions autour de la liberté d’expression et de la responsabilité des médias au Sénégal.

« Injures et diffamation » à l’encontre d’un responsable Layenne : un conseiller municipal et un activiste arrêtés à Malika

La tension est montée d’un cran à Malika, dans la banlieue dakaroise, après l’arrestation de deux figures locales, accusées d’avoir tenu des propos jugés injurieux et diffamatoires à l’encontre d’un responsable de la communauté Layenne. Il s’agit de Mamadou Fall, plus connu sous le nom de Malcom, conseiller municipal et militant écologiste, et de l’activiste Mor Talla Babou.

Selon les informations rapportées par L’Observateur dans sa parution de ce lundi, les deux hommes ont été interpellés samedi par les éléments du commissariat de police de Malika. Ils sont actuellement placés en garde à vue et devraient être déférés devant le parquet dans les prochaines heures pour « injures publiques et diffamation ».

À l’origine de l’affaire, une série de déclarations tenues par Mamadou Fall dans le cadre de sa lutte contre l’exploitation du sable autour du lac Wouy, un site naturel de la localité menacé par les activités de prélèvement anarchiques. Le conseiller municipal avait publiquement dénoncé ce qu’il qualifiait de « pillage organisé » des ressources naturelles, accusant certains responsables locaux de fermer les yeux sur une situation qu’il jugeait alarmante.

Cependant, ses propos n’ont pas été du goût de tous. Un responsable influent de la communauté Layenne, proche du Khalife, a estimé que les déclarations de Mamadou Fall constituaient des injures et une atteinte à son honneur. Il a alors porté plainte, entraînant l’arrestation du conseiller municipal.

Dans la foulée, un autre activiste de la zone, Mor Talla Babou, a lui aussi été interpellé à la suite d’une plainte similaire. L’homme est accusé d’avoir tenu, lors d’une émission diffusée sur une télévision locale, des propos virulents à l’encontre de la même autorité religieuse. Ses déclarations, jugées offensantes, ont été considérées comme diffamatoires par la partie plaignante.

Les deux mis en cause, qui se présentent comme des défenseurs des causes citoyennes et environnementales, devront désormais répondre de leurs actes devant la justice. Leur interpellation a suscité de vives réactions au sein de la population de Malika, partagée entre ceux qui dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et ceux qui estiment que la dignité des autorités religieuses doit être protégée.

Diffamation : Serigne Mboup condamné à payer 2 millions de F CFA à Dakaractu et à son ancien directeur de publication

Le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar a tranché, le mercredi 24 septembre 2025, dans le procès opposant Serigne Diagne et la société Dakaractu S.A.R.L. à l’homme d’affaires et homme politique Serigne Mboup. Après plus de trois années de procédures et treize reports successifs, le verdict est tombé : Serigne Mboup a été reconnu coupable de diffamation et condamné à verser au total deux millions de francs CFA de dommages et intérêts.

L’affaire remonte à avril 2022, lorsque, au cours d’une émission télévisée sur Walf TV, Serigne Mboup avait publiquement accusé Dakaractu et son ancien directeur de publication, Serigne Diagne, de corruption et de pots-de-vin. Ces accusations, lancées sans preuves, avaient poussé les mis en cause à saisir la justice pour laver leur honneur et protéger la réputation du média.

Dans sa décision, le tribunal a infligé une amende de 200 000 francs CFA à Serigne Mboup. Il l’a également condamné à indemniser Serigne Diagne à hauteur d’un million de francs CFA, ainsi que Dakaractu S.A.R.L. pour le même montant, soit un total de deux millions de francs CFA. L’homme politique devra en outre supporter les frais de justice et publier le jugement dans la presse dans un délai d’un mois.

Ce verdict met fin à une procédure marquée par de multiples reports, justifiés tour à tour par les déplacements à l’étranger du prévenu, ses engagements politiques ou encore le changement de ses avocats. Ces retards n’ont pas empêché la justice de se prononcer, rappelant que la liberté d’expression ne saurait s’accommoder de propos diffamatoires.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°501 – 02/07/2025

🔴 « UN VRAI PROBLÈME DE GOUVERNANCE » : PDF DISSÈQUE L’« ASER-GATE »
🔴 CONFIRMATION DE LA CONDAMNATION POUR DIFFAMATION DANS L’AFFAIRE MMN : SONKO HORS COURSE POUR 2029 ?

🔴 MERCATO / RECRUTÉ POUR PRÈS DE 23 MILLIARDS F CFA PAR SUNDERLAND : HABIB DIARRA DÉBARQUE EN FANFARE !
🔴 PRÉPARATION CAN FÉMININE 2024 : LE SÉNÉGAL ÉTRILLE L’ALGÉRIE (3-0)

Plainte pour diffamation contre Yerim Seck : le tribunal correctionnel relaxe le journaliste

Le Tribunal correctionnel de Dakar a rendu son verdict dans l’affaire pour diffamation intentée par l’ancienne Première ministre, Aminata Touré dite Mimi Touré, contre le journaliste Cheikh Yerim Seck. La décision est tombée comme un revers pour la plaignante : le juge a prononcé la relaxe pure et simple de Cheikh Yerim Seck, écartant les arguments avancés par le parquet et déboutant Mimi Touré de sa demande de dommages et intérêts, qui s’élevaient à 500 millions de francs CFA.

L’affaire avait éclaté suite à un article publié sur le site Seneweb, le 20 octobre 2024, intitulé « Les mesquineries du trio Diomaye-Sonko-Mimi contre Macky Sall ». Dans ce texte largement relayé sur les réseaux sociaux, Cheikh Yerim Seck affirmait qu’une réunion s’était tenue au Palais présidentiel entre Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko et Mimi Touré, dans le but de trouver des stratégies pour empêcher l’ancien président Macky Sall, alors installé au Maroc depuis la fin de son mandat le 2 avril 2024, de revenir au Sénégal.

Le journaliste ajoutait que la ministre des Affaires étrangères, Yassine Fall, accusée de compliquer la vie de l’ancien chef de l’État, serait « aiguillonnée » par Mimi Touré. Ces allégations avaient été jugées « graves » par l’ancienne Première ministre, qui avait saisi la justice le 26 février 2025, dénonçant une atteinte manifeste à son honneur et sa réputation.

Lors du procès, le procureur de la République avait requis six mois de prison avec sursis contre Cheikh Yerim Seck, estimant que les propos relevaient clairement de la diffamation. La défense du journaliste avait, elle, plaidé la bonne foi et le caractère d’intérêt public des informations publiées.

Dans sa décision, le tribunal a choisi de ne pas suivre les réquisitions du parquet, estimant que les éléments versés au dossier ne suffisaient pas à établir l’intention diffamatoire et que les faits relatés relevaient de la liberté d’informer. Par conséquent, Cheikh Yerim Seck a été relaxé.

Cheikh Mbacké Gadiaga interpellé par la Section de recherches après une plainte pour diffamation de Gabrielle Kane

La Section de recherches (SR) de la gendarmerie de Colobane a interpellé ce jeudi le journaliste Cheikh Mbacké Gadiaga, dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’une plainte déposée par l’activiste et féministe Gabrielle Kane. Cette dernière accuse le directeur de publication du site Sénégalinfo de diffamation et d’injures publiques.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, Gabrielle Kane affirme être la cible, depuis plusieurs mois, d’une « campagne de discrédit » menée par deux plateformes médiatiques : Le Verdict News, dirigé par Badara Ngom, et Sénégalinfo, dont Gadiaga est responsable. Elle cite notamment un article publié en Une du Verdict News le 7 décembre 2023, qui la présentait sous un titre particulièrement agressif : « Gabrielle Kane, une grosse ratée qui veut assainir son image à travers la magie du petit écran ».

En page intérieure, le contenu allait plus loin, qualifiant l’activiste de « dévergondée » et de « pétasse ratée », dans des termes que les avocats de Gabrielle Kane jugent « insultants, humiliants, mensongers et attentatoires à la dignité humaine ».

La plaignante met l’accent sur la dimension publique de ces propos, publiés dans un média largement diffusé et accessible à un vaste public. Pour elle, il ne s’agit pas d’un simple dérapage journalistique, mais d’une campagne de haine qui a nui à son image, à sa réputation et à son engagement public.

Les faits reprochés sont susceptibles de relever des délits de diffamation et d’injures publiques, conformément aux articles 248 et 258 du Code pénal sénégalais. Gabrielle Kane demande non seulement l’établissement des responsabilités pénales, mais également la réparation intégrale du préjudice moral subi.

Pour l’heure, Cheikh Mbacké Gadiaga est entendu par les enquêteurs. Il devrait être présenté prochainement au procureur si les charges sont jugées suffisamment étayées.

L’affaire relance le débat sur les dérives de la presse en ligne et la régulation de l’espace médiatique, à l’heure où les réseaux sociaux et certains sites d’information s’affranchissent de plus en plus des règles élémentaires de déontologie.

Rebeuss : Abdou Nguer visé par une nouvelle procédure judiciaire pour diffamation

Déjà détenu à la prison de Rebeuss depuis le 17 avril dernier, Abdou Nguer, chroniqueur à Sen TV, se retrouve de nouveau dans la tourmente judiciaire. Il fait l’objet d’une nouvelle plainte pour diffamation, cette fois-ci déposée par un enseignant qui estime avoir été gravement calomnié par ses propos.

Selon les informations du quotidien L’Observateur, la citation à comparaître a été officiellement transmise à Abdou Nguer dans sa cellule à Rebeuss. Il est ainsi convoqué devant le tribunal à l’audience prévue pour le 28 mai prochain, une date qui pourrait s’avérer décisive pour l’évolution de sa situation pénale.

D’après les éléments relayés par le journal, l’affaire trouve son origine dans des propos tenus par Abdou Nguer, qui s’est autoproclamé « frère » de la célèbre masseuse Adji Sarr. Lors d’une de ses interventions médiatiques, il aurait formulé des accusations ou insinuations diffamatoires à l’encontre d’un instituteur. Ce dernier, selon ses déclarations, n’était pas en service depuis un certain temps, après avoir participé à la dernière édition du Grand Prix du chef de l’État pour l’Enseignant, un concours national destiné à honorer les meilleurs éducateurs du pays.

Se sentant publiquement sali, l’enseignant a décidé de saisir la Justice pour laver son honneur. Il accuse Abdou Nguer d’avoir porté atteinte à son image et à son intégrité professionnelle par des propos tenus en public, sans fondement ni preuve.

Face à cette nouvelle menace judiciaire, Abdou Nguer a pris les devants. D’après L’Observateur, il a constitué un pool d’avocats chargé de le représenter et de préparer sa défense afin d’éviter qu’un nouveau mandat de dépôt ne vienne alourdir sa détention actuelle.

Cette nouvelle affaire vient s’ajouter à une série de déboires judiciaires qui entachent l’image du chroniqueur, dont les prises de parole publiques font souvent polémique. Elle relance également le débat sur les responsabilités des figures médiatiques dans l’usage de la parole publique, surtout dans un contexte où la diffamation est régulièrement invoquée devant les juridictions sénégalaises.

Levée de son immunité parlementaire : Ndèye Saly Diop clame son innocence et dénonce une “diffamation”

Accusée dans le cadre de la gestion des fonds Covid-19, l’ancienne ministre de la Famille et députée Ndèye Saly Diop Dieng a vu son immunité parlementaire levée ce vendredi par 110 voix pour, 14 contre. Une décision qui ouvre la voie à des poursuites judiciaires pour enrichissement illicite présumé et complicité dans le dossier révélé par la Cour des comptes.

Face à ses collègues de l’Assemblée nationale, Ndèye Saly Diop a pris la parole avec gravité : « Je me présente aujourd’hui devant vous, l’âme sereine, portant la dignité d’une républicaine engagée », a-t-elle lancé, rappelant ses 40 ans de service public, dont cinq en tant que ministre.

Rejetant fermement les accusations, elle a qualifié le dossier de « politique » et a dénoncé une « diffamation ». « Je n’ai été ni complice, ni témoin passif de quelconque enrichissement illicite. Ma vie est un livre ouvert, mon patrimoine connu », a-t-elle déclaré.

Elle a aussi évoqué son action durant la pandémie, affirmant avoir suivi les directives du président Macky Sall, en mettant en œuvre une stratégie de protection des enfants en situation de rue : « 5089 enfants ont été retirés de la rue, nourris et rendus à leur famille. Il n’y a eu ni détournement, ni enrichissement. Il y a eu une action humanitaire menée avec dévouement. »

Confiant dans la suite judiciaire, elle a conclu : « Que la lumière soit faite, que les pièces justificatives soient examinées, que les bénéficiaires soient entendus. Je pense que la vérité triomphera. »

Affaire Fonds Force Covid-19 : Massaly porte plainte contre Le Thié pour diffusion de fausses nouvelles et diffamation

Le climat politique et médiatique s’échauffe à nouveau autour de l’affaire des Fonds Force Covid-19. Ce mercredi 16 avril 2025, l’homme politique Massaly a officiellement déposé une plainte contre le chroniqueur Le Thié, l’accusant de diffusion de fausses nouvelles et de diffamation. Une action judiciaire initiée par son pool d’avocats dirigé par Me Moustapha Dieng.

En cause, une sortie médiatique de Le Thié dans l’émission Tolérance Zéro – qu’il rebaptise ironiquement Tolérance Zéro – durant laquelle il a formulé de graves accusations à l’encontre de Massaly. Selon ses propos, ce dernier aurait vendu des maisons, et blanchi la somme de 800 millions de francs CFA issus des fonds Force Covid-19, avec la complicité supposée de « toubabs », terme souvent utilisé pour désigner des partenaires occidentaux.

Des allégations que Massaly qualifie de mensongères et calomnieuses, niant toute implication dans une quelconque affaire de détournement ou de blanchiment. « Trop, c’est trop », a-t-il lancé, noir de colère, avant de confirmer avoir saisi la justice pour laver son honneur.

« Il ne s’agit pas seulement de défendre mon nom, mais aussi de mettre fin à cette culture de l’accusation facile sans preuve. La diffamation ne doit plus être un outil politique ou médiatique », a-t-il déclaré.

L’affaire promet de faire du bruit dans les jours à venir. Reste à savoir quelle suite la justice réservera à cette plainte. Une chose est sûre : la tension est à son comble, et le dossier des Fonds Covid-19 est loin d’avoir livré tous ses secrets.

Plainte en diffamation : Omar Dramé attendu à la DIC demain mercredi

Omar Dramé, secrétaire général du Collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise, est attendu demain, mercredi 26 février 2025, à la Division d’investigation criminelle (DIC) suite à une plainte pour diffamation déposée par la directrice du Commissariat à la sécurité alimentaire et à la résilience. Cette plainte fait suite à un communiqué publié le 16 février 2025 par l’intersyndicale des travailleurs, un communiqué rapporté par le journal Sud Quotidien.

Le document en question, signé par 44 agents en cessation d’activités au ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, remettait en cause la légitimité du Conseil d’administration du ministère. Plus précisément, il dénonçait la décision de ce conseil de valider le recrutement de dix travailleurs, qui ont ensuite été licenciés. Ce communiqué a été perçu comme une atteinte à la réputation du Conseil d’administration, ce qui a conduit à la plainte en diffamation.

La directrice du Commissariat à la sécurité alimentaire et à la résilience, partie prenante de cette affaire, a estimé que les accusations contenues dans le communiqué étaient fausses et nuisibles à son image ainsi qu’à celle des autres membres de l’administration. Cela a donc conduit à une action en justice pour diffamation, accusant les auteurs du communiqué d’avoir porté atteinte à leur dignité et à leur honneur.

Omar Dramé, de son côté, est resté ferme dans sa position. Selon lui, cette plainte n’est qu’une tentative de faire taire le Collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise, mais il est convaincu que cette procédure judiciaire est vouée à l’échec. Lors d’une interview, il a précisé qu’ils ne se laisseraient pas intimider et continueraient à défendre les travailleurs qu’ils estiment injustement licenciés.

Le Collectif, qui se décrit comme une organisation syndicale œuvrant pour la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs, insiste sur le fait qu’ils ne cesseront pas leur combat, même face à des menaces judiciaires. Selon Dramé, leur objectif reste de soutenir les travailleurs qui ont perdu leur emploi, qu’ils considèrent comme victimes d’une décision injustifiée.

Les 44 agents du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines concernés par cette situation avaient été mis en cessation d’activités, et leur licenciement a été un point de friction majeur entre les syndicats et l’administration. Ce groupe a exprimé ses frustrations face à ce qu’ils considèrent comme une gestion injuste de la part du Conseil d’administration, et a vu dans la signature du communiqué une manière de dénoncer cette situation.

Le communiqué de l’intersyndicale dénonçait non seulement la manière dont ces licenciements avaient été effectués, mais aussi la gestion globale de la situation par le ministère, remettant en question la transparence et la légitimité des décisions prises. Cette position a exacerbé les tensions entre les agents licenciés, le syndicat et les autorités administratives.

La convocation d’Omar Dramé à la DIC pour répondre à la plainte en diffamation pourrait avoir des répercussions importantes, non seulement sur cette affaire spécifique, mais aussi sur les relations entre les syndicats et les autorités gouvernementales. Si la procédure judiciaire aboutit à une condamnation, cela pourrait dissuader d’autres syndicats ou organisations de défendre publiquement des travailleurs licenciés, de peur de faire face à des accusations de diffamation.

En revanche, si l’affaire est jugée en faveur du Collectif, cela pourrait envoyer un message fort sur la liberté d’expression des syndicats, ainsi que sur le droit de défendre les intérêts des travailleurs, même lorsque ces derniers sont en conflit avec les décisions prises par les autorités administratives.

Cette affaire de diffamation met en lumière les tensions existantes entre les travailleurs de l’administration publique et les autorités, en particulier dans le cadre des licenciements jugés injustes par les syndicats. Omar Dramé et le Collectif des agents de l’administration sénégalaise ont juré de continuer à défendre les travailleurs qu’ils estiment lésés, malgré les obstacles juridiques et les pressions externes. Le dénouement de cette affaire pourrait avoir des implications significatives pour la relation entre les syndicats, les travailleurs et le gouvernement sénégalais.

Diffamation : Les descendants des tirailleurs sénégalais portent plainte contre Cheikh Oumar Diagne

La Fédération des Associations des Descendants des Tirailleurs Sénégalais (FADTS) est passée à l’offensive judiciaire. Comme elle l’avait annoncé, une plainte pour diffamation publique a été déposée contre Cheikh Oumar Diagne, ministre chargé de l’Administration et de l’Équipement à la présidence.

La FADTS accuse le ministre d’avoir tenu des propos diffamatoires à l’encontre des tirailleurs sénégalais et des anciens combattants africains, lors d’un entretien sur la chaîne YouTube Fafa TV. Ce dernier avait déclaré : « Les tirailleurs sont des traîtres qui se sont battus contre leurs frères pour des miettes. Ils étaient préoccupés par l’argent, ce qui a conduit au massacre de Thiaroye. »

Dans un communiqué, la FADTS condamne fermement ces propos, qu’elle considère comme une atteinte grave à l’honneur et à la mémoire des tirailleurs sénégalais. “Les propos diffamatoires du Ministre Cheikh Oumar Diagne sabotent et remettent en cause les efforts du gouvernement sénégalais en faveur des anciens combattants africains. Conformément à l’article L.258 du Code pénal, la diffamation publique constitue un délit passible de sanctions”, déclare l’organisation.

La Fédération exige une application stricte de la loi, espérant que cette démarche judiciaire dissuadera d’autres personnes de tenir de tels propos. Elle demande par ailleurs que le ministre soit sanctionné à la hauteur de la gravité de ses déclarations.

Cette affaire relance le débat sur la perception et la reconnaissance des sacrifices des tirailleurs sénégalais, qui ont combattu sous le drapeau français durant les deux guerres mondiales et d’autres conflits. La plainte déposée par la FADTS pourrait bien marquer un tournant dans la défense de leur mémoire collective.

Cybersécurité : Zarco porte plainte pour diffamation contre des journalistes et des sites

Le lutteur Zarco, de son vrai nom Adiouma Diallo, a déposé une plainte pour diffamation et dénonciation calomnieuse auprès de la Division spéciale de cybersécurité. Cette action judiciaire vise plusieurs journalistes, notamment Thioro Mandela et Ngoné Saliou Diop, ainsi que des sites d’information tels que Senego et Walfnet, a rapporté Seneweb.

Le plaignant reproche à ces médias et personnalités d’avoir relayé des accusations selon lesquelles il ferait partie des 77 membres de la garde rapprochée de Barthélemy Dias et de Sàmm sa Kaddu arrêtés à Saint-Louis lors des violences électorales récentes.

Selon ses proches, Zarco n’était pas au Sénégal au moment des affrontements entre militants de Pastef et de Sàmm sa Kaddu. « Il veut laver son honneur », a affirmé une source proche de l’affaire.

Cette plainte relance le débat sur la responsabilité des médias en matière de vérification des informations, surtout dans un contexte de tensions sociopolitiques. Les personnes mises en cause par Zarco n’ont pas encore réagi officiellement à cette procédure judiciaire.

Cheikh Yérim Seck placé en garde à vue pour diffusion de fausses nouvelles et diffamation

Le journaliste et analyste Cheikh Yérim Seck a été placé en garde à vue hier par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), après son audition sur des propos tenus lors d’une émission télévisée sur la chaîne 7tv. Cette mesure fait suite à des accusations de « diffusion de fausses nouvelles » et de diffamation, en lien avec des déclarations faites après une conférence de presse du gouvernement sur l’état des finances publiques.

Lors de cette émission, Cheikh Yérim Seck avait contesté les chiffres avancés par le Premier ministre, affirmant qu’ils étaient inexacts. Selon lui, ses propos étaient fondés sur des données provenant d’organismes spécialisés dans le domaine financier. « Je n’ai diffamé personne, j’ai dit des faits étayés par tous les organismes spécialisés sur la question », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur le fait qu’il ne cherchait qu’à accomplir son devoir journalistique, en respectant l’authenticité des faits.

Malgré ses explications, cette intervention a été perçue comme une remise en cause directe des déclarations officielles du gouvernement, entraînant ainsi son audition puis sa mise en garde à vue. Cheikh Yérim Seck a défendu sa position, se qualifiant de simple relais d’informations, dans le cadre de son rôle de journaliste, sans intention malveillante.

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière la complexité des rapports entre le gouvernement et les médias au Sénégal, notamment en ce qui concerne la liberté de la presse et la diffusion d’informations sur les finances publiques.

Le déroulement de cette enquête pourrait raviver le débat sur les limites de l’expression journalistique dans un contexte de tension politique et de gestion des informations publiques.

Les députés de Benno Bokk Yaakaar annoncent une plainte contre le journal « Yoor Yoor » pour injure et diffamation

Les députés de la majorité Benno Bokk Yaakaar (BBY) ont exprimé leur indignation ce matin après avoir découvert des propos qu’ils jugent insultants publiés par le journal « Yoor Yoor ». Ce dernier aurait qualifié les élus de termes offensants, un comportement que les parlementaires considèrent comme une atteinte grave à leur dignité et à celle du peuple sénégalais qu’ils représentent.

Abdou Mbow, président du groupe parlementaire BBY, a déclaré que de telles accusations sont inacceptables et ne peuvent rester sans réponse. En conséquence, les députés ont décidé de porter l’affaire devant la justice en déposant une plainte pour injure publique et diffamation dès la semaine prochaine.

Cette démarche vise, selon eux, à protéger l’intégrité des institutions sénégalaises et à restaurer leur honneur face à ce qu’ils considèrent comme des attaques injustifiées et indignes d’un média.

Affaire de diffamation : Aminata Touré et Mansour Faye devant la Justice

Ce jeudi 25 juillet 2024, l’ancienne Première ministre Aminata Touré, figure éminente de la coalition Diomaye Président, comparaîtra devant la justice pour une affaire de diffamation qui l’oppose à l’ancien ministre de l’Infrastructure et des Transports, Mansour Faye. Ce procès, très attendu, est le dernier rebondissement d’une querelle publique entre deux personnalités politiques influentes du Sénégal.

Aminata Touré, qui a également occupé la présidence du Conseil économique, social et environnemental (CESE), est accusée par Mansour Faye de diffamation. Ce dernier, maire de Saint-Louis et beau-frère de l’ancien président Macky Sall, a intenté cette action en justice suite à des déclarations de Mme Touré concernant la gestion des fonds Covid-19. Elle l’aurait accusé de malversations portant sur un montant de 1 000 milliards de francs CFA, alloués à la lutte contre la pandémie.

Les tensions entre les deux protagonistes ont éclaté au grand jour lors de débats publics, où Aminata Touré a pointé du doigt la gestion des fonds par Mansour Faye, soulevant des questions sur la transparence et l’utilisation appropriée des ressources publiques durant la crise sanitaire. Mansour Faye, de son côté, a fermement nié ces accusations, les qualifiant de diffamatoires et infondées, et a décidé de porter l’affaire devant les tribunaux pour restaurer son honneur et sa réputation.

La comparution de ce jour s’annonce décisive, avec des enjeux politiques et personnels considérables pour les deux parties. Ce procès pourrait avoir des répercussions significatives sur leurs carrières politiques respectives et sur l’opinion publique, en particulier dans le contexte politique actuel marqué par des tensions et des luttes de pouvoir.

Les observateurs suivent de près cette affaire, qui reflète les défis persistants en matière de gouvernance et de transparence dans la gestion des fonds publics au Sénégal. Les résultats du procès pourraient également influencer les dynamiques politiques au sein de la coalition Diomaye Président et au-delà.

En attendant le verdict, les déclarations des deux camps et les preuves présentées devant la cour seront scrutées avec attention, alors que le Sénégal observe ce chapitre juridique important de son histoire politique contemporaine.

Différend entre Awa Baba Thiam et Sala Sow : Report de l’audience au 12 septembre 2024

Hier, devant le Tribunal correctionnel, le différend opposant Awa Baba Thiam et Sala Sow a été brièvement évoqué avant d’être renvoyé au 12 septembre 2024. Ce dossier, en suspens depuis plusieurs mois selon L’Observateur, implique des accusations croisées de diffamation, d’injures publiques, et de menaces de mort par voie technologique entre les deux parties.

Chacune des protagonistes est à la fois prévenue et partie civile dans cette affaire complexe. Awa Baba Thiam reproche spécifiquement à Sala Sow d’avoir collecté illicitement des données personnelles. Lors de l’audience d’hier, un élément crucial a manqué au dossier : les enregistrements audio dans lesquels Sala Sow aurait proféré des propos diffamatoires à l’égard d’Awa Baba Thiam, peu après le mariage de la fille de cette dernière, n’ont pas été présentés devant le tribunal.

Face à cette lacune, l’avocat d’Awa Baba Thiam a plaidé pour le renvoi de l’affaire afin de garantir que tous les éléments de la plainte de sa cliente soient pleinement examinés. En réponse à cette demande, le tribunal a décidé de reporter l’audience au 12 septembre 2024, donnant ainsi le temps nécessaire pour rassembler tous les éléments nécessaires au dossier.

Cette affaire soulève des questions importantes concernant la protection des données personnelles et l’usage des technologies de communication, des sujets de plus en plus critiques dans un contexte numérique en évolution constante. Les parties impliquées devront donc attendre encore quelques mois avant que leur différend ne soit entendu et résolu par la justice.

Affaire de diffamation : Aminata Touré affronte Mansour Faye en justice

Le 27 juillet 2024 marquera un face-à-face judiciaire très attendu entre l’ancienne Première Ministre du Sénégal, Aminata Touré, et l’ancien ministre Mansour Faye. Ce dernier a déposé plainte contre Touré pour diffamation, suite à des critiques portées sur sa gestion des fonds COVID-19, totalisant 1000 milliards de francs CFA.

Sur sa page Facebook, Aminata Touré a vivement réagi, se déclarant victime d’une vendetta orchestrée par la famille Faye, qui est la belle-famille de l’ancien président Macky Sall. Elle a dénoncé une série de persécutions politiques, accusant notamment la Première Dame pour avoir brisé des carrières et le frère de cette dernière, Adama Faye, pour avoir interféré dans des affaires municipales à Dakar.

Touré a également affirmé que Mansour Faye aurait influencé son renvoi de l’Assemblée Nationale après qu’elle ait proposé une loi sur les incompatibilités familiales. Elle a appelé à une transparence totale de la part de Faye et de sa famille, exigeant la déclaration de leur patrimoine tant au Sénégal qu’à l’étranger.

La saga judiciaire entre Aminata Touré et Mansour Faye intervient dans un contexte post-Macky Sall, après une mobilisation populaire ayant conduit au départ de ce dernier et de sa belle-famille du pouvoir. La confrontation devant le juge le 27 juillet s’annonce comme un moment crucial dans cette affaire aux ramifications politiques et judiciaires importantes pour le Sénégal.

Restez connectés pour les développements de cette affaire qui continue d’attirer l’attention nationale et internationale.

AFFIRMATIONS TENDANCIEUSES ET DIFFAMATION : Une plainte court contre Kayz Fof en Guinée

L’activiste et journaliste guinéen, Oumar Sylla, également connu sous le pseudonyme Fonike Mangue, a déposé une plainte contre Lansana Fofana dit Kayz Fof, un blogueur guinéen résidant alternativement en Guinée et au Sénégal, actuellement en France, pour dénonciation calomnieuse et diffamation.

Cette action fait suite à la large diffusion sur internet d’une vidéo intitulée « Coup d’État déjoué contre Mamady Doumbouya », où Kayz Fof  accuse publiquement Oumar Sylla d’être impliqué dans un prétendu complot avec l’ex-Général Sadiba Koulibaly pour renverser le gouvernement putschiste.

Oumar Sylla rejette fermement ces accusations, les qualifiant de mensongères, diffamatoires et dépourvues de toute preuve tangible. Il affirme que ces allégations portent gravement atteinte à son honneur et à sa dignité.

Dans sa plainte déposée auprès de la Direction Centrale de la Police Judiciaire le 18 juin et signé par les autorités compétentes ce 20 juin, Oumar Sylla demande que justice soit rendue conformément à la loi, afin de rétablir la vérité et de protéger son intégrité contre ces accusations infondées.

Diffamation : Bah Diakhaté à nouveau en garde à vue au commissariat du Plateau

Ce mardi 28 mai 2024, l’activiste Bah Diakhaté a été auditionné à la Division des Investigations Criminelles (DIC) avant d’être placé en garde à vue pour de nouvelles accusations de diffamation et de diffusion de propos contraires aux bonnes mœurs. Ces nouvelles charges font suite à une plainte déposée par Ababacar Mboup, représentant de l’organisation And Sam Jikko Yi. Diakhaté passera la nuit au commissariat du Plateau et devrait être déféré devant le procureur de la République ce mercredi.

Cette nouvelle garde à vue s’inscrit dans une série de démêlés judiciaires pour Bah Diakhaté. La veille, il avait comparu devant le tribunal des flagrants délits de Dakar pour des accusations d’offense au Premier ministre et de diffusion de fausses nouvelles. Lors de cette audience, le parquet avait requis une peine de six mois d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de 100 000 francs CFA. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et le verdict est attendu pour le 3 juin prochain.

Ababacar Mboup, dans sa plainte, accuse Bah Diakhaté de diffuser des propos diffamatoires et contraires aux bonnes mœurs. Les détails spécifiques de ces propos n’ont pas été entièrement dévoilés, mais il est clair que la nature de ces accusations a suffi à justifier la mise en garde à vue de l’activiste. Mboup, figure de proue de l’organisation And Sam Jikko Yi, a exprimé à plusieurs reprises son mécontentement face aux actions et déclarations publiques de Diakhaté, qu’il considère comme nuisibles et infondées.

L’avocat de Bah Diakhaté, Me Amadou Sall, a fermement défendu son client en arguant que Diakhaté agit en tant que lanceur d’alerte. Selon Me Sall, son client révèle des informations d’intérêt public et devrait être protégé par la loi sur les lanceurs d’alerte récemment promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye. « Il alerte l’opinion sur des faits cachés », a déclaré Me Sall, insistant sur le rôle crucial que jouent les lanceurs d’alerte dans une démocratie.

Si Bah Diakhaté est reconnu coupable des charges de diffamation et de diffusion de propos contraires aux bonnes mœurs, il pourrait faire face à des sanctions supplémentaires en plus de celles requises lors de son procès initial. Les implications pour Diakhaté sont graves, car une condamnation pourrait non seulement entraîner une peine de prison mais aussi une atteinte à sa réputation et à son influence en tant qu’activiste.

La société civile et diverses organisations de défense des droits de l’homme suivent de près les développements autour de Bah Diakhaté. Plusieurs d’entre elles ont déjà exprimé leur inquiétude quant à ce qu’elles perçoivent comme une tentative de réduire au silence un critique vocal du gouvernement. Des manifestations pacifiques et des campagnes sur les réseaux sociaux ont été organisées pour soutenir Diakhaté et demander une plus grande transparence et équité dans les procédures judiciaires à son encontre.

Bah Diakhaté, figure emblématique de l’activisme au Sénégal, se retrouve une fois de plus au cœur d’une tempête judiciaire. Tandis qu’il passe la nuit en garde à vue au commissariat du Plateau, l’attention se tourne vers les prochains développements judiciaires. La communauté attend avec impatience le verdict de son procès initial prévu pour le 3 juin, tout en gardant un œil vigilant sur les nouvelles accusations de diffamation qui pourraient encore compliquer sa situation déjà précaire.

Bah Diakhaté sous le coup d’une nouvelle plainte pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles

L’activiste républicain Bah Diakhaté, déjà placé sous mandat de dépôt par le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar, fait face à une nouvelle procédure judiciaire. Ababacar Mboup a déposé ce jeudi une plainte contre lui, l’accusant de diffamation et de diffusion de fausses nouvelles.

Ababacar Mboup accuse Bah Diakhaté d’avoir publié des informations diffamatoires sur sa page Facebook le 2 février 2022. Dans ce post, Diakhaté aurait affirmé, en utilisant le conditionnel, qu’Ababacar Mboup aurait été victime de sodomie par un proche parent à plusieurs reprises, ce qui lui aurait causé un traumatisme profond. Selon Mboup, ces déclarations sont non seulement fausses, mais aussi extrêmement préjudiciables à son honneur et à sa réputation.

Voici un extrait du post incriminé :

« De source sûre, Ababacar Mboup aurait été victime de sodomie de la part d’un parent très proche. Il aurait été violé à maintes reprises par ce dernier. Ces faits lui ont causé un traumatisme tel qu’il voit de la Philie partout (le Zoo, la morgue nécro, etc.) et vit une situation très difficile. Ce collectif est en effet une sorte d’exutoire qui lui permet de déverser son trop-plein de frustration et de haine avant de poursuivre : « Je reviendrais dessus en live pour vous démontrer cela suivant son parcours, dara dja ba si lang politique bi ». »

Mboup affirme que ces propos relèvent de la diffamation et de la diffusion de fausses nouvelles, des infractions punies respectivement par les articles 258 et 255 du Code pénal sénégalais.

La diffusion de fausses nouvelles est définie comme l’acte de répandre des informations fausses ou trompeuses dans le public, et elle est punie par l’article 255 du Code pénal sénégalais. Quant à la diffamation, elle est définie à l’article 258 du Code pénal comme « toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé ».

Bah Diakhaté et l’imam Cheikh Tidiane Ndao, tous deux placés sous mandat de dépôt pour des accusations distinctes de diffusion de fausses nouvelles et d’offense contre une personne exerçant les prérogatives du président de la République, doivent déjà faire face à un procès en flagrant délit le lundi 27 mai prochain. Cette nouvelle plainte ajoute un autre niveau de complexité à la situation juridique de Bah Diakhaté.

L’arrestation et les nouvelles accusations contre Bah Diakhaté suscitent de vives réactions parmi ses partisans et les défenseurs de la liberté d’expression, qui voient en ces procédures une tentative de répression des voix dissidentes.

L’affaire Bah Diakhaté continue de prendre de l’ampleur avec cette nouvelle plainte pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles déposée par Ababacar Mboup. Le procès à venir et les nouvelles accusations seront des tests cruciaux pour le système judiciaire sénégalais, sous les regards attentifs des observateurs nationaux et internationaux.

Affaire de diffamation : Le verdict attendu le 8 mai

Le procès en diffamation opposant Cheikh Yérim Seck à l’ex-capitaine Seydina Oumar Touré a été évoqué ce mercredi au Tribunal de grande instance de Dakar, et le jugement a été reporté au 8 mai prochain.

Dans cette affaire, la partie civile poursuit Cheikh Yérim Seck et les éditions Harmattan pour des accusations de diffamation. Le différend découle des allégations formulées par le journaliste dans un livre concernant l’ex-capitaine Seydina Oumar Touré, notamment dans l’affaire Sweet Beauty.

Sur les réseaux sociaux, le plaignant a partagé une réaction suite à l’audience du jour : « L’affaire du procès en diffamation m’opposant à monsieur Cheikh Yerim Seck devant le Tribunal de grande instance (TGI) hors classe de Dakar a été finalement évoquée ce matin. La décision du Tribunal sera connue en principe le 8 mai 2024. Merci. »

Cette audience marque une étape importante dans cette affaire qui a suscité l’attention de l’opinion publique sénégalaise. Les parties concernées attendent avec impatience le verdict qui sera rendu début mai.

Le PDS dépose une plainte contre Direct News pour diffamation

Une querelle médiatique éclate entre le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et le quotidien Direct News, prenant une tournure judiciaire après le dépôt d’une plainte par le PDS. Le parti accuse Direct News de diffuser des allégations diffamatoires visant à ternir l’image du parti et de ses principaux dirigeants.

Cette plainte, adressée au Procureur, fait suite à la publication du numéro 1249 de Direct News daté du lundi 15 avril 2024. Le PDS dénonce des accusations sans fondement concernant l’implication supposée de son candidat Karim Meissa WADE et de plusieurs responsables du parti dans des démarches visant à obtenir des postes ministériels auprès du Premier Ministre Ousmane SONKO.

Le PDS soutient qu’aucun de ses membres n’a engagé de pourparlers ou soumis de CV pour des postes ministériels au sein du gouvernement. Le parti affirme son innocence et son désengagement total des actions prétendument entreprises par Direct News.

La plainte déposée auprès du Procureur met en lumière les tensions croissantes entre le monde politique et les médias, soulignant l’importance du respect de l’éthique journalistique et de la responsabilité dans la diffusion de l’information.

Le PDS attend désormais une réponse diligente du Procureur et espère que la justice sera rendue dans cette affaire, tout en réaffirmant son engagement envers la vérité et la justice.

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