Élections législatives anticipées au Sénégal : le dispositif est prêt pour le scrutin du 17 novembre

Ce vendredi marque la fin de la campagne électorale pour les législatives anticipées de ce dimanche 17 novembre. Plus de 7 millions d’électeurs sont attendus aux urnes pour élire les 165 députés de la 15e législature de l’Assemblée nationale. À la veille de ce scrutin historique, le Directeur général des élections (DGE), Biram Sène, se montre confiant quant à la logistique mise en place et assure que toutes les dispositions ont été prises pour un déroulement fluide des opérations électorales.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil, Biram Sène a affirmé que le matériel électoral, incluant les bulletins de vote et autres documents nécessaires, a été entièrement acheminé vers les autorités administratives des différentes régions du pays, ainsi que dans les représentations diplomatiques à l’étranger. « Nous sommes fin prêts sur le plan de la logistique. Tout le matériel électoral est mis à la disposition des autorités administratives », a-t-il déclaré.

Cette préparation s’inscrit dans une approche proactive adoptée par la DGE, basée sur l’anticipation. Dès la dissolution de l’Assemblée nationale le 12 septembre dernier par le Président Bassirou Diomaye Faye, la DGE a établi un chronogramme précis pour s’assurer du bon déroulement des opérations. Selon Sène, « notre style de management, c’est l’anticipation pour chaque élection ».

Consciente des défis posés par les récentes crues du fleuve Sénégal, la DGE a prévu des mesures spécifiques pour garantir le droit de vote des électeurs déplacés. « Des pirogues ainsi que des véhicules seront mobilisés toute la journée pour assurer la navette entre les lieux de recasement et les lieux de vote », assure le Directeur général. Cette initiative vise à minimiser l’impact des inondations et à permettre à chaque citoyen de participer au scrutin.

Une des grandes nouveautés de ce scrutin est l’introduction de la consultation en ligne du fichier électoral et de la carte électorale. Cette innovation vise à faciliter l’accès à l’information pour les électeurs et à renforcer la transparence du processus. « Nous devons permettre aux citoyens de disposer d’informations fiables sur les activités de la DGE, particulièrement sur le déroulement des différentes étapes du processus électoral », souligne Biram Sène.

Le magistrat, qui a précédemment occupé le poste de directeur de la formation et de la communication à la DGE, dévoile également une vision ambitieuse pour l’avenir, avec la digitalisation complète des opérations électorales. Parmi les perspectives envisagées figurent la révision des listes électorales, le parrainage, le dépôt des dossiers de candidature et la gestion des résultats via des plateformes numériques.

Ces élections législatives, organisées de manière anticipée suite à la dissolution de l’Assemblée nationale, représentent un défi important pour la DGE. Toutefois, Biram Sène se montre confiant quant à la capacité des autorités à garantir un processus électoral inclusif, transparent et sécurisé. Le succès de cette élection pourrait marquer une étape décisive dans la modernisation du système électoral sénégalais, en s’appuyant sur une logistique maîtrisée et une digitalisation progressive.

Les électeurs sont désormais appelés à se rendre massivement aux urnes ce dimanche pour choisir leurs représentants, dans un climat espéré calme et serein. Le Sénégal, souvent cité comme un modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest, est à nouveau à l’épreuve de sa capacité à organiser des élections libres et transparentes, dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes.

L’avenir de la 15e législature se joue ce 17 novembre, et tous les regards seront tournés vers le déroulement de ce scrutin crucial pour la stabilité politique du pays.

Sécurisation du scrutin présidentiel : La gendarmerie déploie un dispositif massif

À l’issue du scrutin présidentiel du 24 mars dernier, la gendarmerie nationale a dressé un bilan positif de son opération de sécurisation. Sous les ordres du Haut Commandant, le Général Moussa Fall, un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé à travers le pays, garantissant ainsi le bon déroulement du processus électoral.

Déploiement stratégique

Selon les informations fournies par la Division de la Communication de la gendarmerie (Divcom), pas moins de 11 325 gendarmes ont été mobilisés sur le terrain, couvrant ainsi 1097 centres de vote à travers le pays. Ce déploiement massif a débuté le 19 mars pour se terminer le jour du scrutin, le 25 mars 2024.

Des moyens conséquents

Pour assurer une sécurisation efficace, un important arsenal logistique a été mobilisé. Parmi les moyens déployés, on compte notamment :

  • 02 avions légers ULM,
  • 429 véhicules légers,
  • 151 VAN,
  • 46 camions,
  • 13 bus,
  • 42 engins blindés, et
  • 18 drones.

Ces ressources ont été mises en place afin de garantir la sécurité des 3604 bureaux de vote répartis dans les 1097 centres, couvrant ainsi l’intégralité du territoire national. Des dispositifs statiques et d’intervention ont été déployés pour surveiller et intervenir en cas de besoin, assurant ainsi le bon déroulement du processus électoral, de l’ouverture des bureaux de vote à la remise des procès-verbaux aux membres des CEDA.

Ce dispositif de sécurisation massif mis en place par la gendarmerie nationale a permis de garantir la sérénité et la transparence du scrutin présidentiel. Grâce à l’engagement et à la vigilance des forces de l’ordre, les citoyens ont pu exercer leur droit de vote dans des conditions de sécurité optimales, renforçant ainsi la crédibilité et la légitimité du processus démocratique au Sénégal.

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