Affaire des 125 milliards : Me Doudou Ndoye rassure sur la procédure mais s’inquiète du fond

Invité de l’émission MNF sur la 7TV, l’avocat Me Doudou Ndoye s’est exprimé sur la procédure judiciaire enclenchée par le ministère de la Justice après la transmission du rapport de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières) dans l’affaire des 125 milliards de francs CFA.

Selon lui, aucune violation de procédure n’est à signaler. « Pour ce qui est de la procédure, il n’y a rien à dire », a-t-il affirmé d’emblée. Toutefois, l’ancien ministre de la Justice a exprimé ses préoccupations quant au fond du dossier.

Me Doudou Ndoye a souligné l’importance de la requête formulée par les députés Aïssata Tall Sall et Guy Marius Sagna, qui ont insisté pour que la personne mise en cause puisse prendre connaissance des faits qui lui sont reprochés. Une demande qui, selon lui, revêt une importance capitale dans le cadre du respect des droits de la défense.

L’avocat a tenu à rappeler que la loi est claire sur le rôle de la CENTIF, qui est d’enquêter de manière indépendante, sans nécessiter l’avis d’une quelconque autorité avant de transmettre ses conclusions aux instances compétentes. « Il ne faut pas mélanger le droit et la morale. Le droit pour la CENTIF, c’est de faire entièrement son enquête sans l’avis de qui que ce soit », a-t-il précisé.

Cependant, il a souligné un aspect moral du dossier qui mérite réflexion : la personne concernée aurait dû être impliquée dès le début des investigations, notamment en étant informée des faits qui lui sont reprochés.

Cette affaire des 125 milliards continue de faire couler beaucoup d’encre, et les interventions des acteurs politiques et juridiques montrent l’importance du respect des procédures judiciaires, mais aussi des principes fondamentaux du droit à la défense. Alors que l’enquête suit son cours, les débats autour de cette affaire ne sont pas près de s’éteindre.

Réforme Foncière : Le gouvernement Sénégalais s’engage à revitaliser les travaux de Doudou Ndoye et Moustapha Sourang

Au Sénégal, la question foncière demeure un enjeu majeur, source de nombreux conflits. En 2020, pas moins de 2725 cas de litiges fonciers ont été enregistrés à travers le pays, impliquant souvent des éleveurs, des agriculteurs, des investisseurs privés et des pouvoirs publics.

Face à cette réalité préoccupante, le nouveau gouvernement s’engage à dépoussiérer les travaux de Me Doudou Ndoye et du Pr. Moustapha Sourang, anciens présidents de la Commission nationale de la réforme foncière (Cnrf), dont les rapports et recommandations sont restés jusque-là lettre morte.

Lors du lancement du forum national sur le foncier organisé par le Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal (Crafs), sous le thème « Bonne gouvernance foncière, gage d’une souveraineté alimentaire au Sénégal », le secrétaire d’État aux coopératives et à l’encadrement paysan, Apha Ba, a fait une annonce d’importance. « S’il y a une chose sur laquelle l’État, la société civile et les producteurs sont d’accord, c’est qu’il est important d’aller vers une réforme foncière inclusive, transparente et durable », a-t-il souligné.

Cette initiative vise à revitaliser les travaux déjà entrepris par des experts reconnus dans le domaine foncier. Les recommandations de Me Doudou Ndoye et du Pr. Moustapha Sourang, qui n’ont jamais été pleinement mises en œuvre, pourraient ainsi être réexaminées et actualisées afin de répondre aux défis actuels et d’apporter des solutions concrètes aux problèmes fonciers qui persistent.

L’objectif est de promouvoir une réforme foncière inclusive et transparente, qui garantisse la souveraineté alimentaire du Sénégal et contribue au développement socio-économique du pays. En impliquant l’ensemble des acteurs concernés, le gouvernement espère créer un consensus autour des mesures à prendre pour une gestion efficace et équitable des ressources foncières du pays.

Quitter la version mobile