Droits des LGBT : Macky Sall clarifie sa position dans sa course à la tête de l’ONU

En pleine campagne pour le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Macky Sall a précisé sa position sur les questions liées aux droits des personnes LGBT, à l’occasion d’un échange avec des représentants de la société civile ce lundi 20 avril 2026 à New York.

Interpellé sur ce sujet sensible, l’ancien chef de l’État sénégalais a d’abord tenu à replacer le débat dans son contexte, en soulignant qu’il s’agit avant tout de questions de société, qui doivent être abordées avec prudence et sans contrainte extérieure. « Pour les LGBT, c’est un sujet de société. J’ai souvent eu des positions connues, mais à ce niveau, je voudrais dire une chose : les sujets de société ne doivent pas faire l’objet d’imposition », a-t-il déclaré.

Dans le même temps, Macky Sall a insisté sur son attachement aux principes fondamentaux défendus par les Nations unies, notamment en matière de droits humains et de dignité. Il a rappelé que la Charte de l’ONU constitue un socle incontournable, qu’il entend respecter et défendre s’il accède à cette fonction. « Nous avons les droits humains et la Charte des Nations unies qui défend la dignité humaine. Ça va être un principe qui sera consacré et que j’assumerai », a-t-il affirmé.

L’ancien président a ainsi tenté de trouver un équilibre entre le respect des normes internationales et la prise en compte des réalités socioculturelles propres à chaque pays. Il a réitéré son opposition à toute forme d’imposition de modèles extérieurs, rappelant qu’en tant que président du Sénégal, il avait déjà été confronté à des pressions sur ces questions. « Je n’ai jamais accepté qu’on me l’impose », a-t-il insisté.

Dans son analyse, Macky Sall a également évoqué les rapports de force internationaux autour de ces thématiques. Selon lui, plusieurs pays africains ont été soumis à des pressions importantes, certains ayant résisté, tandis que d’autres ont cédé face aux contraintes économiques ou diplomatiques. Il a toutefois souligné que le débat reste loin d’être tranché, y compris dans les pays occidentaux.

Prenant l’exemple des États-Unis, il a estimé que les positions évoluent et que la question continue de diviser les opinions publiques. Pour lui, cela démontre que le débat est global et qu’aucune société n’a encore trouvé de consensus définitif sur ces enjeux.

En conclusion, Macky Sall a plaidé pour une approche équilibrée, qui permette à chaque société de gérer ces questions selon ses propres dynamiques, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux de chaque individu. Une position qui s’inscrit dans sa volonté d’incarner, dans cette campagne internationale, une ligne de dialogue entre les valeurs universelles et les réalités locales.

Quitter la version mobile