ÉMIGRATION IRRÉGULIÈRE / DU CICAD À EL HIERRO : Le Sénégal dialogue, l’océan engloutit son avenir

Alors que les acteurs socio-politiques répondent à l’appel au dialogue du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, les tentatives d’émigration irrégulière de jeunes Sénégalais se multiplient. Arrestations en série, réseaux démantelés, pirogues interceptées ou chavirées : un bilan sinistre qui démontre que la mer continue d’engloutir les espoirs d’une jeunesse en détresse, prête à tout pour fuir la précarité.

Le 28 mai 2025, dans l’enceinte solennelle du Centre international de Conférences Abdou Diouf (CICAD), le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à l’ouverture officielle du Dialogue national, présenté comme un pas vers un nouveau pacte politique, économique et social. Pendant ce temps, au large des côtes européennes, un autre drame vient rappeler la gravité de la crise migratoire que traverse notre pays. Sept (7) personnes, dont quatre (4) femmes, une adolescente de 16 ans et deux (2) fillettes âgées de cinq ans, ont péri dans le chavirement d’une pirogue à El Hierro, au port La Restinga, en Espagne.
Ce contraste saisissant entre les réunions institutionnelles et les tragédies humaines illustre avec acuité la profondeur du malaise socio-économique. Selon les services de secours espagnols, la pirogue immatriculée 96/25, en provenance de Nouakchott (Mauritanie), transportait, en effet, cent cinquante-deux (152) passagers. Hommes, femmes et enfants réunis sont originaires du Sénégal, de la Mauritanie, de la Guinée et du Mali. Le drame est survenu au moment de l’accostage, lorsque le regroupement déséquilibré d’une partie des occupants a provoqué le chavirement de l’embarcation.
Quelques jours avant, sur le territoire national, les Forces de défense et de sécurité ont également poursuivi leurs efforts pour endiguer le phénomène de l’émigration irrégulière. C’est ainsi que le dimanche 25 mai, la Brigade de Recherches de Keur Massar a mis a démantelé un vaste réseau de convoyeurs à Sendou, dans le département de Rufisque. Cette opération a conduit à l’interpellation de soixante-quinze (75) candidats, à l’arrestation de trois (3) présumés convoyeurs, ainsi qu’à la saisie de quantités importantes de carburant et de vivres destinés au voyage.
À moins de 24 heures après, dans la nuit du lundi 26 mai, vers 1h30 du matin, la Brigade territoriale de Yenne, appuyée par l’Escadron de Surveillance et d’Intervention de Diamniadio, a appréhendé vingt-neuf (29) autres candidats dans une maison à Sendou. Parmi eux, on compte dix-neuf (19) Sénégalais, sept (7) Gambiens, deux (2) Sierra-Léonais (un couple) et un Guinéen, a appris Le Dakarois Quotidien d’une source de la gendarmerie. Tout ce beau monde affirme avoir été enrôlés par deux (2) individus, actuellement en fuite, connus sous les initiales B. et M. ; l’un a été identifié, tandis que l’autre demeure inconnu de la gendarmerie.

DESTINS BRISÉS

Un fait singulier a marqué cette opération menée par les brigades de gendarmerie de Yenne et de Diamniadio. Un homme d’une trentaine d’années, identifié par les initiales M. A. D., a été secouru par les habitants de Diamniadio alors qu’il faisait une crise d’épilepsie en pleine rue. Dans une vidéo parvenue à notre rédaction, il déclare avoir été victime d’une crise d’épilepsie dans les locaux de la gendarmerie, avant d’être évacué vers l’hôpital de Diamniadio, d’où il se serait enfui. Les autorités de la gendarmerie comme celles de l’hôpital, interrogées par Le Dakarois Quotidien, assurent toutefois ne pas avoir eu connaissance de son passage.
Le lendemain, jeudi 29 mai, à Saint-Louis, l’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) a procédé à l’interpellation de cinq (5) autres individus pour tentative de trafic de migrants par voie maritime, mise en danger de la vie d’autrui et association de malfaiteurs. L’enquête, menée avec minutie, a permis de démanteler un réseau actif entre Hydrobase, Pikine 700 et Santhiaba. Les victimes, trois (3) jeunes hommes, ont déclaré avoir déboursé chacun la somme de qu’antre cent cinquante mille (450 000) F CFA pour bénéficier des services des passeurs.
À l’aune de ces événements, une réalité s’impose avec gravité : malgré les initiatives étatiques, les arrestations récurrentes et les discours politiques, le phénomène de l’émigration irrégulière ne faiblit guère. La mer continue d’engloutir des vies. Les quartiers périphériques de Dakar, les îles du Saloum, le Nord, entres autres localités, voient partir chaque jour des jeunes en quête d’un avenir que leur pays ne parvient plus à leur offrir.
C’est pourquoi le Dialogue national, ne devrait se réduire à une arène politique ou à un simple exercice de concertation institutionnelle. Il devrait impérativement intégrer les voix les plus souvent silencieuses et souvent ignorées de cette jeunesse désillusionnée, en proie au chômage et à la précarité. Sans une réponse structurelle aux et au manque de perspectives, les pirogues continueront de voguer vers l’inconnu, avec pour seule boussole l’espoir d’une vie meilleure ailleurs.


Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°476 – 30/05/2025

🔴 ÉMIGRATION IRRÉGULIÈRE / DU CICAD À EL HIERRO : LE SÉNÉGAL DIALOGUE, L’OCÉAN ENGLOUTIT SON AVENIR
🔴 ÉLECTION DE SIDI OULD TAH À LA PRÉSIDENCE DE LA BAD : LA MAURITANIE S’IMPOSE EN SILENCE

🔴 TOURNOI UFOA/A 2025 / VICTOIRE FACE AU LIBÉRIA : LES « LIONNES » EN FINALE !
🔴 BASKET / COUPE DU MAIRE : JEANNE D’ARC ET GBA EN DEMI-FINALES

El Hierro : le chavirement d’une pirogue en provenance de Mauritanie fait sept morts, dont plusieurs enfants

Un nouveau drame migratoire s’est produit au large des îles Canaries. Ce lundi, une embarcation transportant des migrants a chaviré au moment d’accoster au port de La Restinga, sur l’île d’El Hierro, causant la mort de sept personnes. Le bilan est lourd : parmi les victimes figurent quatre femmes, une adolescente de 16 ans et deux fillettes âgées de seulement cinq ans. La scène tragique s’est déroulée sous les yeux des secouristes espagnols, qui s’apprêtaient à porter assistance aux passagers épuisés.

Selon les autorités locales relayées par les services de secours sur le réseau social X (anciennement Twitter), l’embarcation était partie de Nouakchott, la capitale mauritanienne. La pirogue, référencée sous le numéro 96/25, avait à son bord 152 personnes, dont 78 hommes, 45 femmes et 29 mineurs, répartis entre 10 garçons et 19 filles. Il s’agissait d’un voyage périlleux à travers l’Atlantique, empruntant la dangereuse route migratoire dite de l’Atlantique, qui relie l’Afrique de l’Ouest aux côtes espagnoles.

Les passagers étaient principalement originaires de plusieurs pays ouest-africains, dont le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée et le Mali. Selon les informations recueillies par la plateforme d’observation « Sur les traces du Migrant », l’arrivée de cette embarcation avait été signalée à l’avance, ce qui avait permis la mobilisation des secours. Cependant, la tragédie s’est produite alors que la chaloupe tentait de toucher terre.

D’après l’Agence France-Presse, citant les sauveteurs, l’accident est survenu lorsque plusieurs personnes à bord se sont précipitées sur l’un des flancs de la pirogue au moment de l’accostage, déséquilibrant l’embarcation déjà instable. En quelques instants, le bateau a chaviré, projetant de nombreux passagers dans l’eau. L’intervention rapide des secours a permis de sauver la majorité des occupants, mais sept vies n’ont pu être épargnées.

Ce drame illustre une fois de plus les risques extrêmes encourus par les migrants tentant de rejoindre l’Europe par voie maritime. La route de l’Atlantique est aujourd’hui l’une des plus meurtrières au monde. Les embarcations, souvent surchargées, mal équipées et dépourvues de tout dispositif de sécurité, sont soumises à des conditions de navigation précaires. À cela s’ajoutent l’épuisement des passagers, les courants marins dangereux et les longues distances à parcourir.

L’île d’El Hierro, la plus occidentale de l’archipel canarien, est devenue ces dernières années un point d’arrivée fréquent des migrants en provenance d’Afrique de l’Ouest. La pression migratoire y est forte, alimentée par la pauvreté, l’instabilité politique et l’absence de perspectives pour de nombreuses familles africaines.

Les autorités espagnoles ont exprimé leur tristesse face à cette tragédie, rappelant l’urgence d’une coopération renforcée entre les pays africains et européens pour lutter contre les réseaux de passeurs et offrir des alternatives sûres et légales aux migrations.

Au Sénégal et dans les autres pays concernés, l’émotion est vive. Les drames en mer sont devenus trop fréquents, et les images d’enfants noyés rappellent cruellement la réalité d’un phénomène qui dépasse les frontières et interpelle l’humanité tout entière.

Émigration vers les îles Canaries : Une pirogue partie du Sénégal accoste à El Hierro avec 70 migrants

Une nouvelle embarcation en provenance du Sénégal a atteint les côtes espagnoles ce samedi 8 mars 2025, accostant sur l’île d’El Hierro, aux Canaries. À son bord, 70 migrants, parmi lesquels deux femmes, ont été recensés par les autorités espagnoles.

Selon une source espagnole, cette arrivée s’inscrit dans une vague migratoire toujours aussi intense vers l’archipel. Ce même jour, la Garde côtière espagnole a confirmé l’arrivée de plus de 450 personnes, réparties dans sept embarcations différentes.

L’archipel des Canaries reste l’un des principaux points d’entrée pour les migrants africains cherchant à rejoindre l’Europe. Depuis plusieurs années, de nombreux Sénégalais tentent cette traversée, souvent au péril de leur vie. La route maritime entre le Sénégal et les Canaries est particulièrement dangereuse en raison de la distance (près de 1 500 kilomètres) et des conditions maritimes difficiles.

Les départs depuis les côtes sénégalaises se sont intensifiés ces derniers mois, malgré les risques et les nombreux naufrages signalés. En janvier et février 2025, plusieurs embarcations ont disparu en mer, mettant en lumière l’urgence de la situation et la nécessité d’une réponse rapide des autorités locales et internationales pour mieux encadrer cette migration irrégulière.

Face à cet afflux massif, les autorités espagnoles continuent de renforcer leur surveillance des côtes et de mettre en place des dispositifs d’accueil pour gérer ces arrivées. Une fois à terre, les migrants sont généralement pris en charge par la Croix-Rouge espagnole et soumis à un processus d’identification avant d’être orientés vers des centres d’hébergement temporaire. Certains d’entre eux pourront demander l’asile, tandis que d’autres risquent une expulsion vers leur pays d’origine.

L’Espagne a également intensifié sa coopération avec les pays d’origine des migrants, dont le Sénégal, afin de freiner ces départs. Des accords de rapatriement et des initiatives de développement ont été mis en place pour tenter de dissuader les candidats à l’émigration irrégulière, mais ces mesures semblent insuffisantes face à la pression économique et sociale qui pousse de nombreux jeunes à partir.

Le drame de l’émigration clandestine continue d’interroger sur les politiques migratoires et les alternatives économiques offertes aux jeunes Africains. Au Sénégal, la persistance du chômage, le manque de perspectives et la difficulté d’obtenir des visas pour une migration légale poussent des milliers de personnes à prendre la mer, malgré les dangers bien connus de la traversée.

Émigration irrégulière : Une pirogue de 180 Sénégalais atteint l’île d’El Hierro aux Canaries

Les flux migratoires irréguliers en provenance du Sénégal vers les îles Canaries continuent de prendre de l’ampleur. Ce samedi 2 novembre 2024, une embarcation transportant 180 personnes, dont 42 femmes et 20 mineurs, a débarqué sur l’île espagnole d’El Hierro, selon une source des autorités locales.

Les autorités espagnoles notent une recrudescence des arrivées de migrants par voie maritime sur les îles Canaries, El Hierro en particulier, une destination de plus en plus fréquentée. Ces traversées dangereuses, souvent organisées par des réseaux de passeurs, exposent les migrants à de multiples risques en mer, notamment des conditions climatiques défavorables, des pannes de moteurs, et un manque de vivres.

Le fait que cette pirogue compte un nombre important de femmes et de mineurs souligne la gravité de la situation. Beaucoup d’entre eux entreprennent ce voyage périlleux en quête d’un avenir meilleur, fuyant souvent la pauvreté, le chômage, et le manque de perspectives économiques au Sénégal.

Les autorités sénégalaises, de concert avec l’Union européenne et les ONG, multiplient les campagnes de sensibilisation et les initiatives pour proposer des alternatives économiques. Cependant, malgré ces efforts, l’émigration clandestine vers l’Europe continue d’attirer des candidats de plus en plus nombreux. Les départs de pirogues se font fréquemment depuis les côtes sénégalaises, rendant complexe la lutte contre ce phénomène.

Cette nouvelle vague d’émigration illustre les défis sociaux et économiques auxquels le Sénégal doit faire face. La situation nécessite une réponse politique plus accrue pour endiguer ce flux migratoire et offrir de meilleures opportunités aux jeunes sur place, afin de réduire les risques d’une migration aussi risquée.

Les autorités espagnoles ont pour leur part réaffirmé leur engagement à accueillir les migrants en situation de détresse tout en renforçant les patrouilles et la coopération avec les pays d’origine pour limiter ces départs.

Nouvelle vague migratoire : Arrivée de 174 migrants à El Hierro en provenance de Niodior

Ce jeudi 17 octobre 2024, une pirogue transportant 174 migrants a accosté sur l’île d’El Hierro, dans l’archipel des Canaries. Ces migrants, principalement originaires du Sénégal, de Gambie et de Guinée-Bissau, ont effectué une traversée de sept jours depuis Niodior, une île sénégalaise. Parmi eux, se trouvaient quatre femmes et neuf mineurs, tandis que le reste de l’embarcation était composé d’hommes adultes.

Le bateau a été secouru par le Salvamento Marítimo dans les eaux proches de l’île et dirigé vers le quai de La Restinga. Selon les équipes médicales et d’urgence sur place, aucun des passagers n’a nécessité de transport à l’hôpital de l’île Virgen de los Reyes, leur état de santé étant jugé globalement satisfaisant malgré l’épuisante traversée.

Cet incident s’inscrit dans une journée particulièrement chargée pour les autorités espagnoles, avec cinq pirogues débarquées sur différentes îles des Canaries. En plus de l’embarcation arrivée à El Hierro, deux autres pirogues ont accosté à Lanzarote, une à Tenerife et une autre à Gran Canaria, portant à 294 le nombre total de migrants ayant atteint l’archipel en une seule journée.

Les arrivées massives de migrants aux Canaries, souvent dans des conditions périlleuses, ne cessent de préoccuper les autorités locales. Le ministre de la Politique territoriale et de la Mémoire démocratique, Ángel Víctor Torres, qui était présent à El Hierro pour superviser les opérations, a exprimé son inquiétude face à l’intensification du phénomène migratoire. Il a salué les efforts des services de secours et des forces de l’ordre pour leur réponse rapide, tout en rappelant que cette situation est symptomatique d’une crise migratoire plus large qui affecte non seulement l’Espagne, mais aussi l’ensemble de l’Union européenne.

Les équipes d’intervention de la Croix-Rouge, le service d’urgence des Canaries, la Guardia Civil et la police nationale étaient mobilisées pour prendre en charge les nouveaux arrivants. Malgré les conditions difficiles de la traversée, les migrants ont fait preuve de résilience. Selon leurs témoignages, ils ont affronté des courants maritimes dangereux et des conditions météorologiques éprouvantes au cours de ce voyage désespéré vers une vie meilleure.

Les autorités espagnoles continuent de chercher des solutions pour faire face à ces arrivées massives et à la crise humanitaire qu’elles génèrent. Des discussions avec les gouvernements des pays d’origine des migrants, dont le Sénégal, sont en cours afin de renforcer la coopération et de prévenir ces départs souvent mortels. En parallèle, des initiatives visant à mieux encadrer l’accueil et la répartition des migrants au sein de l’Union européenne sont en train d’être mises en place.

La situation actuelle met en lumière les défis croissants auxquels les autorités espagnoles doivent faire face, et la nécessité d’une réponse coordonnée entre les pays européens pour gérer les flux migratoires tout en garantissant la sécurité et la dignité des personnes en quête d’une vie meilleure.

Nouvelle tragédie de l’émigration clandestine à El Hierro : L’embarcation serait partie des côtes Sénégalaises

El Hierro, le 17 juillet 2024 – Une nouvelle tragédie liée à l’émigration clandestine a frappé les côtes espagnoles. Une embarcation de fortune, partie des côtes sénégalaises une semaine plus tôt, est arrivée hier matin au port de La Restinga, à El Hierro, avec à son bord 51 personnes d’origine subsaharienne. Parmi elles, deux victimes ont été déplorées : une fillette de 2 ans et un jeune homme de 20 ans.

Les premières informations relayées parlaient de la mort d’un enfant de 6 ans et d’une fillette de 2 ans. Cependant, des sources du département de la Santé du gouvernement des Canaries ont rectifié ces données. Selon Europa Press, il s’agit en réalité d’une fillette de 2 ans et d’un jeune homme de 20 ans. La fillette, dans un état critique à son arrivée, a été transportée à l’hôpital de La Candelaria à Tenerife où elle est malheureusement décédée. Le jeune homme, quant à lui, a perdu la vie à l’hôpital d’El Hierro.

Un bébé d’un mois est également dans un état grave et reçoit des soins intensifs à l’hôpital d’El Hierro. Les autres passagers, épuisés et affaiblis, sont en cours d’évaluation médicale et de prise en charge par les autorités locales.

Cette tragédie met en lumière les risques et les défis auxquels sont confrontés les migrants cherchant à rejoindre l’Europe via des voies clandestines. Les départs depuis les côtes sénégalaises vers les îles Canaries, souvent organisés par des réseaux de passeurs, se sont multipliés ces dernières années en raison des crises économiques et sociales dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne.

Les autorités des Canaries et les organisations humanitaires sur place ont exprimé leur profonde tristesse face à cette nouvelle tragédie. Elles continuent de dénoncer les conditions dangereuses dans lesquelles ces traversées sont effectuées et appellent à des mesures urgentes pour prévenir de telles pertes humaines. Les gouvernements des pays concernés, y compris le Sénégal, sont exhortés à intensifier leurs efforts pour combattre les réseaux de trafic de migrants et offrir des alternatives sûres et légales aux candidats à l’émigration.

Cette nouvelle tragédie à El Hierro rappelle l’urgence d’une action internationale coordonnée pour aborder les causes profondes de l’émigration clandestine et garantir des routes migratoires sûres et légales. En attendant, les autorités locales continuent de fournir une aide immédiate aux survivants tout en espérant que des mesures préventives plus efficaces soient mises en place pour éviter de futures catastrophes.

Nos pensées vont aux familles des victimes et à tous ceux qui continuent de risquer leur vie dans l’espoir d’un avenir meilleur.

Des rescapés d’une pirogue de migrants secourus au large d’El Hierro

Ce lundi, des rescapés d’une pirogue de migrants ont été secourus au large d’El Hierro, une des îles des Canaries, après que leur embarcation a chaviré il y a deux jours. L’opération de sauvetage a été menée par un hélicoptère du Salvamento Marítimo, et les survivants ont été pris en charge par le personnel médical et la Croix-Rouge à l’aéroport d’El Hierro.

Selon les informations recueillies, la pirogue transportait environ soixante personnes originaires d’Afrique subsaharienne lorsqu’elle a chaviré. Les rescapés ont raconté aux secouristes qu’ils avaient quitté les côtes sénégalaises il y a environ dix à douze jours dans l’espoir d’atteindre les îles Canaries. Après deux jours à la dérive, ils ont été secourus alors qu’ils étaient les seuls à avoir réussi à retourner à l’embarcation partiellement submergée.

Les autorités n’ont pas encore révélé la nationalité des rescapés, ni le nombre exact de personnes présentes à bord de la pirogue au moment du naufrage. Cependant, cette tragédie rappelle une série d’incidents similaires qui ont récemment frappé la région, notamment le cas d’un autre bateau dérivant jusqu’au Brésil avec neuf cadavres à bord, venant de la Mauritanie.

La crise migratoire continue de faire des ravages en Méditerranée et dans l’Atlantique, mettant en lumière les risques extrêmes auxquels sont confrontés les migrants en quête d’une vie meilleure. Alors que les rescapés reçoivent des soins médicaux et une assistance humanitaire, cette nouvelle tragédie souligne l’urgence de trouver des solutions durables pour prévenir de telles pertes de vies humaines en mer.

Emigration Clandestine : Une Pirogue Sénégalaise Transportant 171 Personnes Secourue à El Hierro

Une situation dramatique a été rapportée ce samedi 30 mars 2024 au large d’El Hierro, où une pirogue sénégalaise transportant 171 migrants, dont 4 femmes et au moins 18 mineurs, a été secourue. Cette embarcation, repérée vers 8 heures du matin, a été interceptée grâce à l’intervention des services d’assistance et d’urgence.

En plus de cette pirogue, deux autres bateaux transportant au total 87 migrants ont également été interceptés à Gran Canaria et El Hierro tôt ce même samedi matin. Il s’agit là d’une nouvelle illustration du fléau de l’émigration clandestine qui touche la région.

Selon les informations fournies par la journaliste Marie Louise Ndiaye sur Instagram, cette grande pirogue sénégalaise a été transférée au port de La Restinga, où les migrants ont été pris en charge par les services de santé. Heureusement, tous semblaient être en bonne santé apparente et aucun transfert vers les hôpitaux n’a été nécessaire.

Il est à noter que ce n’est pas la première fois que de telles opérations de secours sont menées dans la région. En effet, jeudi 28 mars 2024, deux autres pirogues transportant 124 migrants ont été secourues dans les eaux proches de l’île de Gran Canaria. Ces événements mettent en lumière les risques encourus par les migrants qui tentent la traversée vers les îles Canaries depuis les côtes africaines, souvent dans des conditions précaires et dangereuses.

Cette situation soulève une fois de plus la nécessité d’une action concertée et d’une coopération internationale pour faire face au problème de l’émigration clandestine et pour garantir la sécurité et la dignité des migrants qui entreprennent ces voyages périlleux dans l’espoir d’une vie meilleure.

Quitter la version mobile