Assemblée nationale : El Malick Ndiaye lance une nouvelle dynamique pour l’évaluation des politiques publiques

Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a présidé ce lundi matin un atelier de formation organisé par l’institution parlementaire en partenariat avec Programme des Nations Unies pour le développement . Cette rencontre, destinée aux parlementaires ainsi qu’aux personnels administratifs, s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer les capacités de l’Assemblée nationale en matière d’évaluation des politiques publiques.

Au cœur de cette initiative se trouve une ambition stratégique : établir un dialogue technique structuré entre le pouvoir législatif et l’exécutif autour de la performance de l’action publique. L’atelier consacre ainsi une collaboration étroite entre la Direction des services de planification, de contrôle et d’évaluation des politiques publiques, bras technique de l’Assemblée nationale dans ce domaine, et les cellules d’études, de planification et de suivi-évaluation des ministères sectoriels. À travers cette synergie, il s’agit de poser les bases d’un système cohérent d’évaluation capable d’apprécier l’efficacité des politiques mises en œuvre.

Dans son intervention, El Malick Ndiaye a rappelé que si les trois missions classiques de l’Assemblée nationale sont aujourd’hui pleinement opérationnelles, la quatrième, introduite par la réforme constitutionnelle de 2016 et relative à l’évaluation des politiques publiques, est restée longtemps sans véritable mécanisme d’application. Il a ainsi déploré l’absence, jusqu’ici, d’un dispositif structuré permettant d’apprécier de manière systématique l’impact des politiques publiques.

Face à ce décalage entre les exigences constitutionnelles et la réalité institutionnelle, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité d’une réponse méthodique et inclusive. C’est dans cette optique qu’un comité ad hoc a été mis en place, réunissant des représentants de la majorité, de l’opposition, des non-inscrits, mais aussi des experts et des acteurs de la société civile. Ce cadre participatif a notamment permis d’élaborer un guide méthodologique dédié à l’évaluation des politiques publiques, constituant une première étape vers l’opérationnalisation de cette mission.

Cependant, El Malick Ndiaye a souligné qu’une architecture institutionnelle, aussi solide soit-elle, ne peut produire des შედეგats sans un accès à une information fiable, partagée et exploitable. L’un des enjeux majeurs de cette réforme réside donc dans la mise en place d’un circuit informationnel intégré entre l’Assemblée nationale et les ministères. Une telle démarche vise à renforcer la circulation des données, condition indispensable à une évaluation pertinente et rigoureuse.

Ce dispositif permettra notamment de fluidifier les échanges entre les projets annuels de performance et les rapports annuels de performance, tout en offrant une meilleure lisibilité de l’exécution budgétaire et des programmes publics. Il contribuera également à renforcer les capacités d’analyse des parlementaires, en leur donnant accès à des données consolidées et harmonisées.

À terme, l’objectif est de bâtir un cadre d’échange structuré entre les différentes entités techniques, afin de définir un référentiel commun reposant sur des outils harmonisés, des procédures cohérentes et une feuille de route opérationnelle. Ce chantier doit aboutir à la mise en place d’un système intégré d’information parlementaire dédié aux politiques publiques.

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