Mbour : 23 candidats à l’émigration clandestine interpellés, dont huit femmes et un bébé

Les forces de l’ordre ont encore frappé un coup dans la lutte contre la migration irrégulière. Ce jeudi 3 juillet 2025, les éléments du Commissariat central de Mbour ont procédé à l’interpellation de 23 personnes soupçonnées de vouloir quitter clandestinement le territoire national par voie maritime.

L’opération s’est déroulée dans le quartier Médine, à la suite d’un signalement anonyme qui a permis aux autorités de localiser un groupe suspect de migrants. À leur arrivée, les policiers ont découvert 20 ressortissants guinéens, deux gambiens et un sénégalais. Parmi eux figuraient huit femmes, dont certaines en situation de grande vulnérabilité, ainsi qu’un bébé.

D’après les premiers éléments de l’enquête, les candidats à l’émigration avaient discrètement convergé vers Mbour en petits groupes, dans l’objectif de rejoindre une embarcation clandestine. Cette stratégie visait à échapper aux contrôles de police et à rendre plus difficile la détection de leur projet. Cependant, leur plan a été contrarié par la vigilance des forces de sécurité.

Le convoyeur, quant à lui, reste introuvable. Malgré les interrogatoires, les personnes interpellées se sont abstenues de désigner l’organisateur du voyage. Elles ont préféré affirmer être venues à Mbour dans l’optique de trouver du travail, une version que les enquêteurs prennent avec prudence.

L’enquête, toujours en cours, vise à identifier les commanditaires et éventuels complices impliqués dans ce réseau. Les autorités sénégalaises, qui rappellent régulièrement les dangers liés à la migration irrégulière, réitèrent leur engagement à démanteler les filières clandestines actives sur le territoire.

Cette opération survient dans un contexte de recrudescence des tentatives de départ vers les côtes espagnoles, notamment en direction des îles Canaries. Les services de police et de gendarmerie sont de plus en plus mobilisés sur les axes de transit, afin de freiner cette dynamique qui continue d’exposer de nombreuses vies à de graves dangers.

Îles Canaries : une première pirogue en 2025 accoste à Tenerife avec 60 migrants, dont deux morts

Le mercredi 1er janvier 2025, une embarcation transportant 60 migrants a accosté sur les côtes de Tenerife, dans les Îles Canaries. Ce tragique voyage a coûté la vie à deux des passagers, selon les informations rapportées par les services d’urgence locaux.

Cette arrivée marque un début d’année douloureux, faisant écho aux événements des derniers jours de 2024, où les Canaries ont enregistré un nombre record de migrants. Durant la dernière semaine de décembre, 1 933 migrants, à bord de 34 embarcations, ont atteint les îles, avec un décès signalé. Le nombre élevé de traversées montre que la crise migratoire vers cet archipel, porte d’entrée vers l’Europe, reste alarmante.

L’embarcation arrivée à Las Galletas, dans le sud de Tenerife, a accosté par ses propres moyens. Les autorités ont été alertées peu après 10 h, selon les informations du 112 Canarias. Ce débarquement est le premier signalé depuis lundi 30 décembre 2024, date à laquelle deux pirogues transportant environ 150 migrants avaient accosté à Gran Canaria, dont l’une avait été secourue à 20 km des côtes.

Ces voyages périlleux, souvent effectués dans des conditions précaires, témoignent du désespoir des candidats à l’exil. Les embarcations surchargées et mal équipées ne garantissent pas la sécurité des passagers, exposés aux intempéries et à la faim durant de longues journées en mer.

L’année 2024 s’est terminée avec des chiffres record pour les Îles Canaries. Plus de 30 000 migrants ont été enregistrés sur l’archipel au cours de l’année, une augmentation significative par rapport à 2023. Ces chiffres illustrent l’ampleur de la crise migratoire qui affecte la région et mettent en lumière les défis humanitaires et logistiques auxquels sont confrontées les autorités locales.

Les opérations de secours, bien que cruciales, peinent à répondre aux besoins croissants. De nombreux migrants arrivent dans un état de santé précaire, nécessitant des soins médicaux d’urgence et une prise en charge immédiate. Les ressources des autorités locales, des ONG et des organisations internationales sont constamment mises à rude épreuve face à l’ampleur de cette crise.

L’arrivée de cette première embarcation en 2025 rappelle que les causes profondes de cette migration – pauvreté, conflits, instabilité politique et changements climatiques – restent non résolues. Les trajets maritimes périlleux à destination des Canaries continueront tant que ces facteurs pousseront des milliers de personnes à quitter leur pays dans l’espoir d’une vie meilleure.

Alors que l’Europe est appelée à intensifier ses efforts pour une gestion globale et humanitaire de cette crise, les Îles Canaries se préparent à une année 2025 qui s’annonce tout aussi éprouvante que l’année écoulée.

Djiffer : une pirogue avec 119 candidats à l’émigration interceptée par la Marine nationale

Ce lundi 18 novembre 2024, la Marine nationale a annoncé l’interception, au large de Djiffer, d’une pirogue transportant 119 candidats à l’émigration irrégulière. Cette opération a été menée par le patrouilleur de haute mer NIANI, dans le cadre des efforts renforcés pour lutter contre l’émigration clandestine vers les îles Canaries.

Malgré les nombreux risques et les interceptions fréquentes, de jeunes Sénégalais continuent d’entreprendre ces traversées périlleuses, cherchant à atteindre l’Europe par voie maritime.

L’Union européenne accorde 30 millions d’euros au Sénégal pour lutter contre l’émigration clandestine

L’Union européenne a annoncé mercredi à Dakar une aide de 30 millions d’euros pour lutter contre l’émigration clandestine en provenance du Sénégal. Chaque année, de nombreux Sénégalais risquent leur vie en tentant d’atteindre l’Europe par des embarcations de fortune, affrontant des conditions de traversée périlleuses qui ont causé la mort ou la disparition de milliers de personnes.

Jutta Urpilainen, commissaire européenne aux partenariats internationaux, a révélé cette nouvelle enveloppe lors d’une conférence de presse, précisant que cette aide répond à une demande du gouvernement sénégalais. L’objectif de ces fonds est de prévenir les départs irréguliers, de secourir les migrants en détresse et de lutter contre le trafic de migrants ainsi que la traite des êtres humains.

En plus du volet sécuritaire, une partie des fonds sera destinée à sensibiliser la population sur les dangers de la migration clandestine. « Nous ne voulons plus voir de tragédies en mer », a déclaré Jutta Urpilainen, rappelant les conséquences dramatiques de ces tentatives migratoires. En septembre dernier, au moins 39 personnes ont perdu la vie dans le naufrage d’une embarcation au large des côtes sénégalaises.

Cette nouvelle aide s’ajoute aux 5,75 millions d’euros déjà alloués par l’Union européenne pour renforcer les capacités des forces de sécurité sénégalaises dans la lutte contre l’immigration clandestine, la traite des êtres humains et le trafic de migrants. Les côtes du Sénégal, en particulier celles de la Petite Côte et de Saint-Louis, sont parmi les points de départ principaux pour les migrants en direction des îles Canaries.

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, avait déjà promis une lutte acharnée contre les trafiquants de migrants après la tragédie de septembre, réaffirmant sa détermination à combattre les réseaux clandestins.

Par ailleurs, la commissaire européenne a annoncé une subvention de 25 millions d’euros en soutien au développement du secteur pharmaceutique sénégalais. Jutta Urpilainen a souligné l’importance de créer davantage d’opportunités pour la jeunesse sénégalaise, afin de favoriser un avenir durable et inclusif.

Avec cette nouvelle aide, l’Union européenne espère non seulement freiner l’émigration clandestine, mais aussi renforcer les opportunités locales pour dissuader les jeunes de prendre des risques inconsidérés.

Affaire de la pirogue retrouvée avec 30 cadavres : trois personnes déférées devant le procureur

L’enquête sur la pirogue retrouvée avec 30 cadavres au large de Dakar continue de faire des vagues. Ce matin, trois individus, présumés impliqués dans l’organisation de ce tragique voyage clandestin, ont été déférés devant le procureur de la République. A. Ndoye, C. Gaye, et Ng. Ndiaye ont été arrêtés à Mbour la semaine dernière et sont désormais poursuivis pour association de malfaiteurs, trafic de migrants, et mise en danger de la vie d’autrui. Le principal suspect, connu sous le pseudonyme « Naï », est actuellement localisé en Gambie.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la pirogue transportait environ 200 candidats à l’immigration, espérant atteindre les côtes espagnoles. Malheureusement, tous ont péri en mer. La macabre découverte de l’embarcation a été faite le 22 septembre dernier par des pêcheurs du village de Yoff.

Lors de leur audition par la brigade de gendarmerie du Port autonome de Dakar, les suspects ont reconnu leur rôle dans l’organisation de ce voyage clandestin, tout en niant connaître le chef présumé de l’opération, Naï. Ils ont également affirmé n’avoir pas été conscients de l’ampleur de la catastrophe au moment des faits.

L’affaire devrait faire l’objet d’une instruction approfondie, alors qu’un cabinet pourrait être désigné pour l’ouverture d’une information judiciaire. L’objectif est de déterminer les responsabilités des personnes impliquées dans cette tragédie, ainsi que de traquer les autres membres du réseau, dont Naï, le principal organisateur de ce voyage funeste, toujours en fuite en Gambie.

Ce drame met une nouvelle fois en lumière les dangers de la migration clandestine, notamment la route atlantique vers l’Europe, souvent empruntée par des migrants désespérés à bord d’embarcations précaires.

Espagne : À la recherche de 48 migrants disparus au large des Canaries après un naufrage tragique

Le naufrage d’une embarcation de migrants au large des îles Canaries a déclenché une vaste opération de sauvetage menée par les autorités espagnoles. Selon les premières estimations, au moins 48 personnes sont portées disparues depuis le drame survenu dans la nuit de vendredi à samedi. Malgré les efforts inlassables des équipes de secours, les espoirs de retrouver des survivants s’amenuisent, rendant cette tragédie encore plus poignante. À ce jour, 27 personnes ont été sauvées et neuf corps sans vie ont été récupérés dans les eaux de l’Atlantique.

Le naufrage s’est produit près de l’île d’El Hierro, dans l’archipel espagnol des Canaries, à environ sept kilomètres au sud du port de La Estaca. Le bateau, transportant près de 90 migrants, avait quitté Nouadhibou, une ville côtière de Mauritanie, située à environ 800 kilomètres des Canaries. Dans la nuit de vendredi, peu après minuit, l’embarcation en détresse a réussi à contacter les services de secours espagnols, déclenchant une opération de sauvetage d’urgence. Cependant, au moment du sauvetage, une panique a éclaté parmi les occupants du bateau. La plupart des passagers se sont regroupés sur un seul côté de l’embarcation, ce qui a causé son chavirage, entraînant de nombreuses personnes dans l’eau.

Les autorités maritimes espagnoles, avec l’aide de Salvamento Marítimo, ont immédiatement mobilisé leurs ressources pour retrouver les victimes du naufrage. Le président des îles Canaries, Fernando Clavijo, a exprimé ses profondes préoccupations lors d’une conférence de presse, soulignant la faible probabilité de retrouver d’autres survivants à court terme. « Il est peu probable que nous puissions retrouver davantage de corps dans les prochaines heures », a-t-il déclaré, tout en expliquant que les corps pourraient réapparaître dans les prochains jours en fonction des courants marins.

Ce tragique naufrage survient dans un contexte où les flux migratoires vers les îles Canaries continuent de croître de manière spectaculaire. L’Espagne, en particulier l’archipel des Canaries, est l’un des principaux points d’entrée pour les migrants en provenance d’Afrique de l’Ouest, qui risquent leur vie dans des embarcations souvent surchargées et mal équipées. Ces traversées périlleuses de l’Atlantique sont devenues l’un des symboles de la crise migratoire qui affecte cette région du monde.

Selon les autorités espagnoles, l’embarcation transportait 90 personnes au moment du naufrage, ce qui suggère que plus de 50 migrants pourraient encore être portés disparus, bien que le nombre exact demeure incertain. Les services de secours espagnols se sont concentrés sur la recherche des corps disparus, mais la situation est d’autant plus compliquée que ces naufragés étaient privés de nourriture et d’eau depuis plusieurs jours avant l’accident, ce qui a pu contribuer à leur état de panique au moment du chavirage.

Les neuf victimes repêchées ont été transférées vers les petites communes de Valverde et La Frontera, où elles seront enterrées dans les prochains jours. Toutefois, ces petites villes, dépourvues d’infrastructures adéquates, peinent à gérer l’afflux de corps issus de cette tragédie. « Nous avons maintes fois réclamé que nous n’avons pas les infrastructures pour accueillir tous ces cadavres », a déclaré Carlos Brito, le maire de Valverde, devant la presse, tout en exprimant la détresse des habitants face à la répétition de ces drames.

Ce naufrage vient s’ajouter à une longue liste de tragédies sur la route migratoire dite « canarienne », considérée comme l’une des plus dangereuses pour les migrants cherchant à rejoindre l’Europe depuis l’Afrique. Depuis la naissance symbolique de cette route en 1994, avec l’arrivée de deux jeunes Sahraouis dans l’archipel espagnol à bord d’une petite barque, ce couloir migratoire n’a cessé de croître en importance. Plus de 200.000 migrants ont emprunté cette voie au cours des trois dernières décennies, selon le ministère espagnol de l’Intérieur.

Depuis le début de l’année 2024, le nombre de migrants tentant cette traversée a plus que doublé par rapport à l’année précédente. En effet, selon les chiffres officiels, 22.304 personnes avaient déjà atteint les îles Canaries à la mi-août, contre 9.864 pour la même période en 2023, soit une hausse spectaculaire de 126 %. Ce flux migratoire représente un défi humanitaire et logistique pour l’Espagne, qui peine à faire face à l’afflux de ces personnes en quête d’une vie meilleure en Europe.

Les ONG et organisations de défense des droits des migrants ont régulièrement alerté sur les dangers inhérents à cette route. Les embarcations utilisées pour la traversée sont souvent surchargées et en mauvais état, rendant chaque voyage extrêmement risqué. En raison de la longueur de la traversée et des conditions difficiles en mer, de nombreux bateaux ne parviennent jamais à destination. Début septembre, un autre naufrage survenu au large du Sénégal avait déjà fait au moins 39 morts, soulignant la gravité de la situation.

Face à la recrudescence de ces tragédies, les autorités espagnoles et internationales se trouvent sous une pression croissante pour trouver des solutions à la crise migratoire. Le président des îles Canaries, Fernando Clavijo, a lancé un appel à la communauté internationale pour une action concertée visant à réduire ces pertes humaines. « Nous devons renforcer la coopération avec les pays d’origine et de transit des migrants afin de prévenir ces traversées mortelles », a-t-il déclaré.

Cependant, la route canarienne reste l’une des voies les plus empruntées par les migrants africains, qui fuient la pauvreté, les conflits et l’instabilité politique dans leurs pays d’origine. Pour beaucoup, ce voyage est perçu comme leur seule chance de trouver un avenir meilleur en Europe. Les autorités locales aux Canaries, tout en exprimant leur solidarité avec les migrants, rappellent que la capacité d’accueil de l’archipel est limitée, tant en termes d’infrastructures que de ressources.

Ce nouveau naufrage met en lumière l’ampleur de la crise migratoire et l’urgence d’une réponse globale, à la fois pour protéger les migrants vulnérables et pour alléger le fardeau sur les communautés d’accueil. Le défi reste colossal, mais des vies humaines sont en jeu, ce qui nécessite une action immédiate et coordonnée à l’échelle régionale et internationale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°274 – du 18/09/2024

🔴 ÉMIGRATION CLANDESTINE AU SÉNÉGAL : 4 198 MIGRANTS INTERCEPTÉS EN 2024
🔴 TOUBA : DEUX INDIVIDUS PÉRISSENT DANS LES INONDATIONS

🔴 ALTERCATION VIOLENTE DANS UN BAR : LE LUTTEUR ADA FASS ARRÊTÉ
🔴 AL-NASSR : SADIO MANÉ REND HOMMAGE À LUÍS CASTRO APRÈS SON DÉPART

Nouvelle tragédie de l’émigration clandestine à El Hierro : L’embarcation serait partie des côtes Sénégalaises

El Hierro, le 17 juillet 2024 – Une nouvelle tragédie liée à l’émigration clandestine a frappé les côtes espagnoles. Une embarcation de fortune, partie des côtes sénégalaises une semaine plus tôt, est arrivée hier matin au port de La Restinga, à El Hierro, avec à son bord 51 personnes d’origine subsaharienne. Parmi elles, deux victimes ont été déplorées : une fillette de 2 ans et un jeune homme de 20 ans.

Les premières informations relayées parlaient de la mort d’un enfant de 6 ans et d’une fillette de 2 ans. Cependant, des sources du département de la Santé du gouvernement des Canaries ont rectifié ces données. Selon Europa Press, il s’agit en réalité d’une fillette de 2 ans et d’un jeune homme de 20 ans. La fillette, dans un état critique à son arrivée, a été transportée à l’hôpital de La Candelaria à Tenerife où elle est malheureusement décédée. Le jeune homme, quant à lui, a perdu la vie à l’hôpital d’El Hierro.

Un bébé d’un mois est également dans un état grave et reçoit des soins intensifs à l’hôpital d’El Hierro. Les autres passagers, épuisés et affaiblis, sont en cours d’évaluation médicale et de prise en charge par les autorités locales.

Cette tragédie met en lumière les risques et les défis auxquels sont confrontés les migrants cherchant à rejoindre l’Europe via des voies clandestines. Les départs depuis les côtes sénégalaises vers les îles Canaries, souvent organisés par des réseaux de passeurs, se sont multipliés ces dernières années en raison des crises économiques et sociales dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne.

Les autorités des Canaries et les organisations humanitaires sur place ont exprimé leur profonde tristesse face à cette nouvelle tragédie. Elles continuent de dénoncer les conditions dangereuses dans lesquelles ces traversées sont effectuées et appellent à des mesures urgentes pour prévenir de telles pertes humaines. Les gouvernements des pays concernés, y compris le Sénégal, sont exhortés à intensifier leurs efforts pour combattre les réseaux de trafic de migrants et offrir des alternatives sûres et légales aux candidats à l’émigration.

Cette nouvelle tragédie à El Hierro rappelle l’urgence d’une action internationale coordonnée pour aborder les causes profondes de l’émigration clandestine et garantir des routes migratoires sûres et légales. En attendant, les autorités locales continuent de fournir une aide immédiate aux survivants tout en espérant que des mesures préventives plus efficaces soient mises en place pour éviter de futures catastrophes.

Nos pensées vont aux familles des victimes et à tous ceux qui continuent de risquer leur vie dans l’espoir d’un avenir meilleur.

BLOQUÉS DANS LE DÉSERT : 150 SÉNÉGALAIS LANCENT UN SOS DEPUIS LE NIGER

Boubacar Seye, chercheur et consultant en migrations internationales, a lancé un cri d’alarme mardi dernier, révélant une situation tragique impliquant plus de 150 Sénégalais pris au piège dans le désert du Niger. Les rapports font état de décès parmi ces migrants en détresse. À la tête de l’ONG Horizon Sans Frontières (HSF), Seye a exhorté les autorités sénégalaises à intervenir de toute urgence pour secourir ces personnes en danger.

Selon les informations recueillies, ces migrants, tous candidats à l’émigration clandestine, se retrouvent dans une situation critique depuis près de trois mois, éparpillés dans des zones telles qu’Assamaka, Arlide, Agadez et le Niger. Le porte-parole du groupe, M. M. Thiam, un étudiant en licence 3 à l’université numérique Cheikh Hamidou Kane du Sénégal, a témoigné des conditions terribles auxquelles ils sont confrontés.


« Ils ont été soumis à la torture, maltraités avant d’être abandonnés en plein désert », a déclaré M. Thiam. « Nous sommes sans eau, sans nourriture, exposés à une chaleur extrême, et certains parmi nous ont perdu la vie entre la frontière algérienne et nigérienne. »


L’appel pressant de l’HSF soulève des préoccupations quant à la sécurité et au bien-être de ces migrants pris au piège dans des conditions inhumaines. Alors que la communauté internationale se mobilise pour atténuer les souffrances des migrants et trouver des solutions durables à la crise migratoire, cette situation met en lumière l’urgence d’une action concertée pour sauver des vies humaines et prévenir de nouvelles tragédies dans le désert.


Les autorités sénégalaises sont appelées à agir rapidement en collaboration avec d’autres organisations internationales pour organiser des opérations de sauvetage et fournir une assistance humanitaire indispensable à ces personnes en détresse. La mobilisation collective est essentielle pour répondre à cette crise humanitaire et garantir la protection des droits fondamentaux de tous, indépendamment de leur statut migratoire.


LEDAKAROIS

Nguéniène : La gendarmerie déjoue le projet d’émigration clandestine de 54 migrants, dont 18 mineurs

Dans une tentative désespérée de trouver un avenir meilleur, 54 individus ont tenté de rejoindre l’Espagne par voie maritime, mettant ainsi leur vie en danger. Cependant, leur projet a été contrecarré par la Brigade territoriale de Joal, qui a réussi à intercepter les migrants à Nguéniène, un village situé dans la région de Joal-Fadiouth au Sénégal.

Les autorités ont été alertées de la présence de plusieurs jeunes à la gare routière de Nguéniène, soupçonnés de vouloir entreprendre un voyage clandestin vers l’Espagne. Grâce à un dispositif de surveillance mis en place au village de Ndoffane, la gendarmerie a pu arrêter les 54 candidats à l’émigration clandestine, parmi lesquels se trouvaient 18 mineurs, selon des sources de Seneweb. Il est à noter que la majorité des migrants sont originaires de la région de Tambacounda.

Une enquête est actuellement en cours pour identifier et appréhender les organisateurs de ce périple clandestin. Parallèlement, la gendarmerie de Mbour a renforcé son dispositif de surveillance afin de lutter efficacement contre l’émigration irrégulière et de prévenir de telles tentatives à l’avenir.

Cette intervention de la gendarmerie témoigne de l’engagement des autorités sénégalaises à lutter contre les réseaux de trafic humain et à protéger la vie et la sécurité des migrants, en particulier des mineurs, qui sont souvent les plus vulnérables dans de telles situations.

Hôpital Régional de Saint-Louis : Décès d’un rescapé de l’émigration irrégulière

L’Hôpital Régional de Saint-Louis a annoncé le décès d’un des 26 rescapés de l’émigration irrégulière, dont l’embarcation avait accosté à Gandiol, au nord du Sénégal. Zayire Fall, le chargé de communication de l’établissement hospitalier, a confirmé cette triste nouvelle.

L’embarcation, qui transportait initialement 32 candidats à l’émigration irrégulière et deux corps sans vie, avait été interceptée à Gandiol. Les 26 rescapés, présentant un état de santé préoccupant, avaient été admis à l’Hôpital Saint-Louis. Malheureusement, l’un des cas graves n’a pas survécu.

Selon les informations fournies par la même source, trois candidats sont actuellement admis aux urgences pour recevoir des soins appropriés. De plus, 18 autres ont été pris en charge par les autorités de la gendarmerie pour les besoins de l’enquête visant à élucider les circonstances de cette tragédie.

Cette nouvelle tragique souligne une fois de plus les dangers auxquels sont confrontés les candidats à l’émigration irrégulière et met en évidence la nécessité de renforcer les mesures de prévention et de sensibilisation pour éviter de telles pertes humaines à l’avenir.

L’agriculture au cœur de la lutte contre le chômage, l’émigration clandestine et la pauvreté, affirme le Premier ministre

Le Premier ministre Ousmane Sonko a souligné vendredi l’importance cruciale du secteur agricole dans la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, ainsi que dans la lutte contre l’émigration clandestine et la pauvreté.

S’exprimant lors de l’ouverture d’un conseil interministériel consacré à la campagne agricole 2024-2025, au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, le Premier ministre a insisté sur le rôle prépondérant que l’agriculture devra désormais jouer dans ces domaines.

« C’est désormais à l’agriculture de jouer un rôle prépondérant dans la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, la lutte contre l’émigration clandestine et la pauvreté », a déclaré Ousmane Sonko.

Il a également souligné que cette réunion interministérielle constituait une première depuis l’arrivée au pouvoir du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, ce qui témoigne de l’importance accordée par le gouvernement au secteur agricole et au monde rural.

Le Premier ministre a affirmé que la doctrine de la souveraineté alimentaire guiderait désormais les interventions de l’État, marquant ainsi le début d’une nouvelle dynamique pour l’atteinte de cette souveraineté alimentaire lors de la campagne agricole 2024-2025.

« Avec la doctrine de la souveraineté alimentaire, il s’agit de faire de l’agriculture le levier essentiel du développement inclusif et durable de notre pays », a-t-il ajouté.

Cette orientation souligne l’engagement du gouvernement à promouvoir une agriculture plus efficace et inclusive, qui non seulement répond aux besoins alimentaires de la population, mais aussi contribue à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté, tout en dissuadant l’émigration clandestine.

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