Karim Wade exprime sa tristesse suite au décès de l’émir du Koweït

Karim Wade, candidat du Parti démocratique sénégalais (Pds), a réagi au décès de l’émir du Koweït, Sheikh Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, dans un post sur les réseaux sociaux. Voici l’intégralité de sa publication :

« C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le rappel à Dieu de l’émir du Koweït, Sheikh Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, un leader respecté et un ami cher du Sénégal.

En ces moments de deuil, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances à l’émir Sheikh Mishal Al-Hamad Al-Jaber Al-Sabah, à la famille royale, au peuple koweïtien et à tous ceux qui l’ont connu et respecté. Sa disparition est une grande perte pour la Ummah Islamique, pour la communauté internationale et pour tous ceux qui œuvrent en faveur de la paix et de la coopération entre les nations.

J’ai encore en mémoire le soutien significatif qu’il a apporté au Sénégal, notamment dans l’organisation de la Conférence de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) en 2008, un moment historique pour notre pays.

En reconnaissance de son rôle essentiel dans le succès du sommet de l’OCI à Dakar, et en honneur de l’amitié profonde qu’il a toujours manifestée envers le Sénégal, le Président Abdoulaye Wade et moi-même enverrons une délégation représentant le Parti Démocratique Sénégalais à l’Ambassade du Koweït à Dakar pour présenter nos condoléances les plus sincères, rendre un hommage digne à sa mémoire et exprimer notre solidarité avec le peuple ami du Koweït.

Je garderai toujours à l’esprit son héritage de sagesse, de leadership et son engagement envers des valeurs de paix et de coopération. Que son âme repose en paix. »

Golfe : Le prince héritier Cheikh Mechaal désigné nouvel émir du Koweït

Le prince héritier du Koweït, Cheikh Mechaal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah, âgé de 83 ans, a été désigné nouvel émir du pays le samedi suivant le décès de son prédécesseur, Cheikh Nawaf, comme annoncé par la télévision d’État.

L’émir du Koweït, Cheikh Nawaf al-Ahmad Al-Sabah, est décédé samedi à l’âge de 86 ans, selon un communiqué du Palais. Son mandat de trois ans a été marqué par des tensions politiques récurrentes à la tête de ce pays du Golfe, riche en pétrole. « Nous sommes profondément attristés par le décès de Cheikh Nawaf al-Ahmad Al-Sabah, émir de l’État du Koweït », a rapporté un communiqué diffusé par la télévision d’État koweïtienne, interrompant ses programmes pour diffuser des versets du Coran.

En novembre, Cheikh Nawaf avait été hospitalisé en raison d’une urgence de santé, selon l’agence de presse officielle KUNA, sans détails précis sur sa maladie. Étant donné son âge, sa santé avait souvent été une préoccupation pendant son mandat. Son état était alors considéré comme stable. Le Koweït, riche État pétrolier du Golfe, traverse depuis plusieurs années une crise profonde opposant les pouvoirs exécutif et législatif, compromettant les espoirs de réformes. Le prince héritier actuel, Mechaal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah, demi-frère de l’émir, a 83 ans. La question actuelle est de savoir si la famille royale optera pour un dirigeant plus jeune.

Le décès de Cheikh Nawaf et l’âge avancé de son successeur suscitent des incertitudes dans un pays marqué par des divisions internes au sein de la famille Al-Sabah, certains membres accusant d’autres de corruption ou de conspiration. La Constitution koweïtienne stipule que le souverain doit être un descendant du fondateur de la nation, Moubarak Al-Sabah. Cependant, une tradition d’alternance entre les branches familiales des Salem et des Jaber a longtemps prévalu. L’ancien émir, Cheikh Sabah, de la branche des Jaber, avait rompu avec cette tradition en nommant comme prince héritier Cheikh Nawaf, un autre Jaber, écartant ainsi la branche des Salem.

Le Koweït, pays conservateur où les postes de souveraineté sont concentrés au sein de la famille Al-Sabah, abrite pourtant le Parlement le plus actif et le plus puissant du Golfe. Malgré ses réserves pétrolières considérables, le Koweït, confronté à une instabilité politique, peine à progresser dans les réformes et le développement des infrastructures, à l’instar de ses voisins plus politiquement verrouillés, notamment le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Le conflit récurrent entre l’exécutif et les parlementaires a engendré une succession de changements de gouvernement et la dissolution du Parlement à de multiples reprises ces dernières années.

Senenews

L’émir du Koweït Cheikh Nawaf est mort à l’âge de 86 ans

L’émir du Koweït, Cheikh Nawaf al-Ahmad Al-Sabah, est décédé samedi à l’âge de 86 ans, a annoncé le Palais, après un mandat de trois ans marqué par des conflits politiques à répétition à la tête de ce pays du Golfe riche en pétrole.
« Avec une grande tristesse, nous pleurons la mort de Cheikh Nawaf al-Ahmad Al-Sabah, émir de l’Etat du Koweït », selon un communiqué diffusé par la télévision d’Etat koweïtienne, qui avait auparavant interrompu ses programmes et diffusé des versets du Coran.
En novembre, cheikh Nawaf avait été admis à l’hôpital « en raison d’un problème de santé urgent », selon l’agence de presse officielle KUNA, qui n’a pas donné de détails sur sa maladie.
Il a ensuite été déclaré dans un état stable. Compte tenu de son âge, sa santé a souvent été une préoccupation pendant son mandat.
Cheikh Nawaf a été nommé prince héritier en 2006 par son demi-frère, Cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, et a pris la relève en tant qu’émir à sa mort de ce dernier en septembre 2020.
Riche Etat pétrolier du Golfe, le Koweït est plongé depuis plusieurs années dans une profonde crise entre les pouvoirs exécutif et législatif, qui sape les espoirs de réformes.
L’actuel prince héritier, Mechaal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah, demi-frère de l’émir, est âgé de 83 ans, et la question qui se pose désormais est de savoir si la famille princière va choisir un dirigeant plus jeune.
La disparition de cheikh Nawaf et l’âge avancé de son successeur augmentent les incertitudes dans un pays secoué par les divisions au sein même de la famille des Al-Sabah, dont certains membres accusent d’autres de corruption ou de conspiration.
La Constitution du Koweït énonce que le souverain doit être un descendant du fondateur de la nation, Moubarak Al-Sabah. Mais une tradition d’alternance entre les branches familiales des Salem et des Jaber a longtemps été observée.
L’ancien émir, cheikh Sabah, de la branche des Jaber, a mis fin à cette tradition en nommant comme prince héritier cheikh Nawaf, un autre Jaber, mettant ainsi à l’écart la branche des Salem.
– Bras de fer entre exécutif et législatif –
Le Koweït, pays conservateur où les postes de souveraineté sont concentrés entre les mains de la famille Al-Sabah, abrite néanmoins le Parlement le plus actif et le plus puissant du Golfe.
Doté de réserves en pétrole parmi les plus importantes au monde, le Koweït est un Etat extrêmement riche où l’instabilité a ralenti les réformes et le développement des infrastructures, comme celles à l’oeuvre chez ses voisins, bien plus verrouillés politiquement, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis en tête.
Le bras de fer permanent entre l’exécutif et les parlementaires a abouti à une valse de gouvernements et à la dissolution de l’Assemblée à de nombreuses reprises ces dix dernières années.
Début avril, la petite monarchie a formé son septième gouvernement en trois ans. Mais, quelques jours plus tard, l’émir du Koweït a dissous le Parlement et convoqué de nouvelles législatives.
L’émir Nawaf al-Ahmad Al-Sabah est resté habituellement en retrait de la vie politique au profit du prince héritier, Cheikh Mechaal.
Les 4,5 millions d’habitants de ce petit pays se plaignent régulièrement de la détérioration des infrastructures et des services publics dans le pays, l’un des principaux exportateurs de pétrole au monde et qui détient près de 7% des réserves mondiales de pétrole.

APS

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