Magal de Porokhane 2025 : Barthélémy Dias en quête de bénédictions pour un Sénégal uni et apaisé

À l’occasion du Magal de Porokhane 2025, un événement de grande spiritualité en hommage à Mame Diarra Bousso, l’ancien maire de Dakar, Barthélémy Dias, a été reçu par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. Dans une atmosphère empreinte de foi et de recueillement, il a présenté ses vœux de longévité et de santé au guide spirituel de Touba.

Le Magal de Porokhane, qui célèbre la mémoire de Sokhna Diarra Bousso, mère de Cheikh Ahmadou Bamba, est un moment privilégié de prière et de dévotion pour des milliers de fidèles venus de tout le Sénégal et d’ailleurs. Dans ce cadre, la rencontre entre Barthélémy Dias et le Khalife a revêtu une signification particulière, témoignant du respect et de l’attachement de l’ancien édile aux valeurs spirituelles de la confrérie mouride.

Au-delà de cette rencontre avec le Khalife général, Barthélémy Dias a également eu l’honneur de recevoir les prières bienveillantes de Serigne Moussa Nawél Mbacké et de Sokhna Bally Mbacké. Ces moments d’échanges et de bénédictions ont été l’occasion pour lui de formuler un vœu fort : celui d’un Sénégal uni, apaisé et prospère.

Dans un contexte marqué par des tensions et des défis politiques, l’appel de Barthélémy Dias à “marcher vers l’essentiel” résonne comme une invitation au dialogue, à la solidarité et à la préservation de la paix sociale.

Cette démarche de l’ancien maire de Dakar souligne son attachement aux valeurs spirituelles et à l’unité nationale. À l’image d’autres figures politiques ayant participé au Magal, Barthélémy Dias semble vouloir inscrire son action dans une dynamique de rassemblement et de quête de sérénité pour le pays.

Sénégal : Le secteur ferroviaire en quête de revitalisation malgré les inquiétudes syndicales

Alors que le Sénégal s’apprête à entamer une phase ambitieuse de redynamisation de son secteur ferroviaire entre 2025 et 2029, le Syndicat Autonome des Travailleurs du Rail (Satrail) tire la sonnette d’alarme. Mbène Sène, secrétaire générale du Satrail, a exprimé de vives préoccupations face à la gestion du patrimoine ferroviaire et à l’absence de mesures concrètes pour soutenir l’industrie locale, malgré les réformes attendues.

Dans une récente déclaration, relayée par le quotidien Libération, Mbène Sène a dénoncé la vente inattendue du siège de la Direction des chemins de fer. Ce bien, jugé stratégique pour le développement futur du secteur, a été cédé, alors que l’administration ferroviaire continue de payer des sommes conséquentes en location pour d’autres locaux. « On se lève un jour et on nous informe que le bâtiment a été vendu. Nous demandons des mesures conservatoires pour récupérer ce patrimoine essentiel au développement des infrastructures ferroviaires à venir », a-t-elle déploré.

Par ailleurs, la question de la réouverture de l’usine de traverses à Thiès figure également parmi les priorités défendues par le Satrail. L’usine, fermée malgré une demande croissante en traverses pour les projets ferroviaires nationaux, symbolise un manque de soutien à l’industrie locale. Mbène Sène a rappelé qu’avec le lancement du Train Express Régional (TER), le Sénégal a importé près de 398 000 traverses, alors que la production locale aurait pu répondre à ce besoin. « Il nous en faudra 4 millions pour les projets à venir. Il est donc urgent de relancer cette usine, à la fois pour préserver des emplois et garantir notre souveraineté industrielle », a-t-elle plaidé.

Ces revendications interviennent dans un climat de concertations nationales autour du secteur des transports. Lors des états généraux du transport, 55 propositions ont été soumises, mais des désaccords persistent sur 12 d’entre elles. Cependant, le ministre des Infrastructures et des Transports s’est montré optimiste quant à l’issue de ces discussions, estimant que des solutions concrètes devraient bientôt émerger.

Le rail est perçu comme un levier stratégique pour le développement économique du Sénégal, mais son avenir dépendra des décisions à venir, tant sur la gestion du patrimoine que sur les investissements à réaliser. La relance de l’usine de Thiès, la récupération des infrastructures stratégiques et la mise en œuvre des réformes annoncées seront cruciales pour faire du rail un moteur de croissance et de mobilité.

En attendant, les acteurs du secteur restent mobilisés pour faire entendre leur voix et assurer une gestion plus proactive des ressources et du patrimoine ferroviaire, face aux défis de modernisation du réseau.

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