L’émotion demeure vive à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) après la mort tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenue à la suite des violents affrontements enregistrés lundi sur le campus social. Le jeune homme a été inhumé hier à Yoff, dans une atmosphère de profonde consternation, après que sa famille a obtenu un permis d’inhumer délivré par les autorités judiciaires.
Dans un souci de transparence et afin d’établir les circonstances exactes du décès, le parquet avait ordonné une autopsie. Les conclusions de cet examen médico-légal, très attendues, devront permettre de déterminer les causes précises de la mort et, le cas échéant, d’orienter les responsabilités. Pour de nombreux étudiants et membres de la communauté universitaire, ces résultats constituent une étape cruciale vers la manifestation de la vérité.
Sur le plan judiciaire, le dossier a connu un tournant significatif. Initialement saisie en raison de sa compétence territoriale, la police du commissariat du Point E a été dessaisie de l’affaire. L’enquête a été confiée à la Division des investigations criminelles (Dic), une entité spécialisée réputée pour son expertise dans le traitement des dossiers complexes et sensibles. Ce transfert traduit la volonté des autorités de mobiliser des moyens humains et techniques plus importants afin de faire toute la lumière sur ce drame.
Selon des sources proches du dossier, les auditions ont démarré dès mardi. Les enquêteurs s’emploient à reconstituer avec précision le déroulé des événements ayant conduit au décès d’Abdoulaye Ba, dans un contexte marqué par des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre. Témoignages, images et éléments matériels devraient être analysés afin d’établir les faits et de situer les responsabilités éventuelles.
Mardi, lors d’un point de presse, le gouvernement a assuré que « toute la lumière sera faite » sur cette tragédie. Les autorités ont promis une enquête approfondie, impartiale et conduite dans le strict respect des procédures judiciaires. Cette déclaration vise à apaiser une communauté universitaire encore sous le choc et à répondre aux nombreuses interrogations suscitées par les circonstances du décès.