Cumul d’enquêtes : Me Oumar Youm dénonce l’acharnement contre Farba Ngom

Lors d’une conférence de presse, Me Oumar Youm, avocat de Farba Ngom, a exprimé son indignation face à ce qu’il considère comme une série de manœuvres dirigées contre le député-maire des Agnams. Selon lui, Farba Ngom fait l’objet d’une double enquête, à la fois pénale et fiscale, visant à « étouffer » ses activités.

« Il s’agit d’une tentative manifeste d’asphyxie fiscale, foncière et financière », a déclaré Me Youm. L’avocat a précisé que trois sociétés appartenant au député sont actuellement soumises à des investigations approfondies.

Me Oumar Youm, ancien ministre sous le régime du Président Macky Sall, n’a pas manqué de critiquer la méthode employée, qu’il qualifie de « cumul injustifié et arbitraire ». Il estime que ces enquêtes s’inscrivent dans une logique d’acharnement, visant à affaiblir son client sur plusieurs fronts.

Alors que les enquêtes se poursuivent, cette affaire soulève des interrogations sur l’utilisation simultanée de procédures pénales et fiscales dans le cadre des investigations visant des figures politiques. Farba Ngom n’a pour l’instant pas réagi publiquement à ces accusations.

Libération provisoire de Nabou Lèye : Les zones d’ombre de l’enquête sur le double meurtre d’Aziz Ba et Boubacar Gano

Après trois mois de détention, la danseuse Nabou Lèye a été remise en liberté provisoire jeudi dernier. Accusée dans le cadre de l’enquête sur le double meurtre d’Aziz Ba, alias « Aziz Dabala », et Boubacar Gano, alias « Waly », sa libération soulève plusieurs questions, notamment en raison d’incohérences relevées dans les réquisitions téléphoniques du dossier.

Selon des sources proches de l’affaire, relayées par le journal Enquête, des contradictions importantes sont apparues lors des auditions de Nabou Lèye. La principale incohérence concerne la localisation de son téléphone. En effet, les réquisitions téléphoniques incluses dans le dossier suggéraient initialement que la danseuse se trouvait sur les lieux du crime jusqu’à 4 heures du matin. Cependant, il a été prouvé que son téléphone avait été localisé pour la dernière fois dans cette zone à midi, bien avant le moment supposé du crime.

Cette contradiction a mené à des spéculations sur une possible erreur dans les éléments de preuve, une hypothèse qui a été confirmée par des sources judiciaires. Il semblerait en effet que la réquisition incluse dans le dossier corresponde à celle de 4 heures du matin et non de midi, comme indiqué initialement.

Lorsque ces incohérences ont été portées à l’attention du juge en charge du dossier, l’enquête était déjà bien avancée. Le magistrat, face à ces nouvelles informations, a dû reconsidérer certains éléments de preuve, retardant ainsi le processus de décision concernant la libération provisoire de Nabou Lèye.

La remise en liberté provisoire de la danseuse soulève plusieurs questions sur le déroulement de l’enquête et sur la fiabilité des preuves présentées. Pour ses avocats, ces erreurs démontrent une précipitation dans l’établissement du dossier, qui pourrait avoir influencé le déroulement de la procédure.

Bien que Nabou Lèye ait été libérée provisoirement, l’enquête sur le double meurtre d’Aziz Ba et Boubacar Gano se poursuit. Les enquêteurs continuent d’examiner les différents témoignages et éléments de preuve afin d’éclaircir les circonstances de ces crimes sordides.

La danseuse, qui reste sous surveillance judiciaire, devra se présenter régulièrement aux convocations des autorités jusqu’à la clôture de l’affaire. Cette libération pourrait marquer un tournant dans l’enquête, obligeant les autorités à revoir certains aspects du dossier et à redoubler de prudence pour éviter d’autres erreurs similaires.

En attendant, la décision du juge de libérer provisoirement Nabou Lèye laisse entrevoir une possible révision des charges retenues contre elle, si les incohérences relevées venaient à être confirmées.

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