Enseignement supérieur : le SAES se dégage de toute responsabilité en cas d’échec de l’année académique

Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES) sonne l’alerte sur la situation préoccupante du calendrier universitaire et prévient qu’il ne prendra aucune responsabilité en cas d’échec de l’année académique 2023-2024. Dans un entretien accordé à l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), le secrétaire général du syndicat, David Célestin Faye, a exprimé son inquiétude face aux perturbations qui menacent la stabilité du système universitaire sénégalais.

Le SAES pointe du doigt le manque de réaction des autorités face aux nombreuses propositions formulées par le syndicat pour résorber le chevauchement des années académiques, un problème récurrent dans l’enseignement supérieur sénégalais. Selon David Célestin Faye, les enseignants du supérieur ont, à maintes reprises, alerté sur la nécessité de mettre en place des solutions durables, mais ces suggestions ont été ignorées. « Malgré nos multiples alertes, beaucoup de propositions n’ont pas été prises en compte », a-t-il déploré.

Le syndicat insiste sur l’importance d’un dialogue soutenu avec les autorités pour éviter une année blanche ou toute autre forme d’échec académique. « Seul un dialogue continu et la mise en œuvre des mesures suggérées pourraient garantir la stabilité du système universitaire », a souligné son secrétaire général.

Face à la persistance du problème et à l’absence de mesures concrètes, le SAES prévient qu’il n’assumera pas les conséquences d’une éventuelle paralysie du système universitaire. « Nous avons maintes fois soulevé les problèmes et proposé des solutions concrètes », rappelle M. Faye, qui regrette l’inaction des autorités compétentes.

Alors que l’année universitaire 2023-2024 se poursuit sous tension, le SAES appelle à une prise de conscience urgente des responsables de l’enseignement supérieur afin d’éviter une crise aux conséquences lourdes pour les étudiants et l’ensemble du secteur éducatif.

Grève dans l’Enseignement Supérieur : Le SAES annonce un mouvement à partir du 13 février face à l’inaction du gouvernement

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a officialisé son intention de déclencher une grève générale à partir du 13 février 2025, accusant l’inaction persistante du gouvernement concernant les revendications des enseignants du supérieur. Cette décision fait suite à un préavis de grève déposé en janvier, que le gouvernement n’a apparemment pas pris en considération, d’où la frustration croissante au sein du syndicat.

Les enseignants du supérieur, regroupés au sein du SAES, exigent principalement l’application du protocole d’accord signé avec l’État, qui reste, selon eux, largement ignoré. Ce protocole prévoit, entre autres, des réformes salariales, une amélioration des conditions de travail dans les universités publiques, ainsi que des réajustements concernant la gestion des ressources humaines dans le secteur de l’enseignement supérieur.

Malgré les engagements pris par l’État, les enseignants pointent un retard dans l’exécution des accords, ce qui a engendré une détérioration des conditions de travail. Ils dénoncent également une insuffisance d’infrastructures et un manque de matériels pédagogiques qui affectent non seulement leur travail mais aussi la qualité de l’enseignement dispensé aux étudiants.

Le SAES déplore que, malgré des années de discussions et de négociations, les promesses de réformes n’ont pas été concrétisées. Ils soulignent que la situation actuelle devient de plus en plus insoutenable, non seulement pour les enseignants, mais aussi pour les étudiants qui subissent de plein fouet cette crise éducative. Le manque d’infrastructures adaptées, l’insuffisance de ressources pédagogiques, ainsi que la surcharge des enseignants en raison du manque de personnel sont des problèmes récurrents dans les universités publiques sénégalaises.

Face à l’inaction du gouvernement, le SAES annonce que, si ses revendications ne sont pas satisfaites, il n’hésitera pas à durcir le mouvement et à paralyser les activités académiques dans les universités. Ce mouvement de grève pourrait, selon certains analystes, entraîner des perturbations majeures dans le calendrier académique et impacter gravement la formation des étudiants.

Le syndicat insiste sur la nécessité d’un dialogue franc et constructif pour éviter cette grève. Le SAES a exprimé son désir d’engager des négociations avec les autorités pour résoudre les problèmes de manière durable et garantir des conditions de travail décentes aux enseignants, tout en assurant une éducation de qualité pour les étudiants. Toutefois, les autorités n’ont pas encore répondu aux nouvelles menaces de grève, laissant ainsi un climat de tension palpable dans le secteur éducatif.

Sénégal : Vers de nouvelles assises nationales pour transformer l’enseignement supérieur et la recherche

Dix ans après les Assises nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur, le Sénégal se prépare à organiser une nouvelle concertation. Cette fois-ci, l’objectif est clair : transformer en profondeur le secteur, avec un accent particulier sur la recherche et l’innovation.

L’annonce a été faite ce mardi par le Pr Hamidou Dathe, Directeur général de la recherche et de l’innovation, lors de la cérémonie d’ouverture des doctoriales en mathématiques et informatique à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD). Selon lui, ces nouvelles assises nationales visent à répondre aux défis structurels qui freinent l’épanouissement du secteur de la recherche au Sénégal.

Le Pr Dathe a pointé du doigt un déséquilibre dans l’allocation des ressources du secteur de l’enseignement supérieur. Actuellement, la pédagogie et les œuvres sociales absorbent la majorité des moyens financiers, reléguant la recherche et l’innovation au second plan. « Ce qu’on observe, c’est que la partie pédagogie et œuvres sociales prennent l’essentiel des ressources. La recherche, pourtant cruciale, peine à trouver les moyens suffisants pour se développer », a-t-il déclaré.

Selon les recommandations internationales, au moins 1 % du Produit intérieur brut (PIB) d’un pays devrait être consacré à la recherche pour garantir son efficacité. Or, le Sénégal est encore loin de cet objectif, compromettant ainsi le développement de solutions locales innovantes et la compétitivité scientifique du pays.

Pour remédier à cette situation, il ne s’agit pas de réduire les budgets actuels, mais plutôt de les rationaliser afin de dégager des marges pour financer davantage la recherche. « Nous devons créer un équilibre en redistribuant les ressources de manière plus efficace », a expliqué le Pr Dathe.

Ces assises nationales s’inscrivent dans une démarche inclusive, conformément à la vision du ministre Abdourahmane Diouf et du président Bassirou Diomaye Faye. Tous les acteurs du secteur, notamment les écoles doctorales et les enseignants-chercheurs, seront impliqués dans cette réflexion collective.

Ces travaux apparaissent comme une opportunité majeure pour repenser l’écosystème de l’enseignement supérieur au Sénégal. L’objectif est de permettre à la recherche et à l’innovation d’occuper une place centrale dans les politiques publiques. En s’attaquant à ce déséquilibre budgétaire et en favorisant un dialogue inclusif, le Sénégal pourrait amorcer une transformation significative de son système éducatif, moteur essentiel du développement économique et social.

Enseignement supérieur : le SAES dénonce la situation universitaire

Le Bureau national (BN) du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a publié un communiqué en date du 23 novembre 2024, à la suite d’une réunion tenue le 22 novembre à Dakar, où plusieurs points préoccupants concernant la situation universitaire ont été abordés. Le syndicat a exprimé son mécontentement face à une série de problèmes persistants dans le secteur, qui affectent tant les enseignants que les étudiants.

Le SAES commence par dénoncer le non-respect des engagements pris par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) lors de ses précédentes tournées dans les universités publiques. En effet, malgré les promesses faites, de nombreuses universités continuent de rencontrer des perturbations dans leurs activités pédagogiques, ce qui nuit au bon déroulement des enseignements et des programmes académiques. Le syndicat met ainsi en évidence les conséquences immédiates de ce manquement sur le terrain, notamment dans la gestion des cours et de l’administration universitaire.

Le SAES a également déploré le renvoi à une date indéterminée des mesures annoncées lors du séminaire sur la stabilisation du calendrier académique, qui visait à mettre fin aux perturbations récurrentes dans les universités. Cette situation renforce l’incertitude et complique davantage l’organisation des activités universitaires, déjà fragilisée par des grèves passées et des retards dans les calendriers. Le syndicat estime qu’il est désormais impossible d’avoir une année académique stable si les engagements du gouvernement restent sans suite.

L’une des critiques majeures du SAES porte également sur la violation des textes législatifs. Le syndicat pointe du doigt la violation flagrante de l’article 3 de la loi n° 2015-26 relative aux universités publiques, ainsi que de l’article 2 du décret n° 2016-1805, qui régit l’orientation des bacheliers. En effet, des quotas de bacheliers largement supérieurs à ceux définis par les instances académiques des universités ont été envoyés dans ces établissements, sans mesures d’accompagnement adéquates, ce qui a entraîné une surcharge dans les infrastructures universitaires et perturbé l’organisation pédagogique. Ce problème d’orientation massive des bacheliers, sans préparation préalable des établissements, aggrave la situation des universités, déjà confrontées à un manque de ressources matérielles et humaines.

Par ailleurs, le SAES fait état de retards récurrents dans le paiement des salaires des enseignants-chercheurs et chercheurs dans les universités publiques. Selon le syndicat, le non-versement des cotisations prélevées sur les salaires des enseignants au Fonds National de Retraite (FNR) constitue un autre problème majeur. Ces retards dans le paiement des salaires et l’absence de financement des cotisations de retraite affectent non seulement les conditions de travail des enseignants, mais aussi leur bien-être et leur sécurité financière.

Le SAES revient également sur le non-respect du protocole d’accord signé avec le gouvernement le 6 janvier 2023, notamment en ce qui concerne la question de la pension de réversion pour les enseignants-chercheurs et chercheurs décédés. Bien qu’un décret adopté en février 2024 ait été censé résoudre cette problématique, il semble avoir disparu dans les « méandres de l’administration », sans explication claire. La nouvelle version du décret, qui avait été promise par le MESRI, n’a toujours pas été signée, et le syndicat n’a pas été informé des raisons qui empêchent sa mise en œuvre.

Le SAES constate que ces problèmes non résolus, combinés à l’absence de solutions durables aux difficultés rencontrées par le secteur, mettent en péril la stabilité de l’enseignement supérieur. L’absence de nouvelles infrastructures pédagogiques et sociales, le déficit d’enseignants et les budgets insuffisants restent des obstacles majeurs pour le bon déroulement de l’année académique. Ces lacunes compromettent sérieusement l’avenir de l’enseignement supérieur, malgré les efforts des chercheurs et enseignants-chercheurs, qui se battent pour offrir un enseignement de qualité dans des conditions difficiles.

Lors de sa rencontre avec la délégation du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS) le 21 novembre 2024, le SAES a réaffirmé sa volonté d’apporter une contribution constructive à la pacification de l’espace universitaire. Le syndicat a exprimé son ouverture à des discussions, mais a précisé que certaines questions, comme celle de la réversion des pensions aux ayants droit des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés, ne sont pas négociables. Le SAES considère cette question comme une question de justice et d’équité, essentielle à l’intégrité du système universitaire et à la dignité des travailleurs du secteur.

En conclusion, le SAES appelle le gouvernement à prendre des mesures concrètes et urgentes pour résoudre la crise dans l’enseignement supérieur et à garantir une stabilité pour l’année académique en cours. Le syndicat exige que des solutions soient trouvées pour améliorer les conditions de travail des enseignants, réguler l’orientation des bacheliers et résoudre les questions financières et administratives qui entravent le bon fonctionnement des universités publiques.

Renforcement de l’Enseignement Supérieur : La Visite du Ministre Dr El Hadji Abdourahmane Diouf à l’Université Amadou Mactar Mbow de Diamniadio

Le secteur de l’enseignement supérieur au Sénégal a récemment reçu une attention particulière de la part du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, lors de sa visite à l’Université Amadou Mactar Mbow de Diamniadio.

Cette visite, qui s’inscrit dans le cadre d’une démarche de renforcement et d’amélioration de l’enseignement supérieur, a permis au Ministre et à sa délégation de rencontrer les responsables de l’université, le personnel administratif ainsi que les étudiants.

Au cours de cette rencontre, le Ministre Diouf a tenu à saluer le travail accompli jusqu’à présent par l’université tout en reconnaissant qu’il reste encore des défis à relever. Parmi les points abordés figurent le besoin de renforcer les infrastructures, notamment en ce qui concerne le transport du personnel et le logement social pour les étudiants.

« Nous saluons le travail qui a été fait jusqu’ici, mais tout n’est pas parfait. Nous comptons renforcer le transport du personnel, combler le déficit budgétaire et résoudre le problème des logements sociaux. Nous allons transmettre ces besoins au Président Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko », a déclaré le Ministre Diouf lors de la visite.

Cette démarche témoigne de l’engagement du gouvernement sénégalais envers l’amélioration continue de l’enseignement supérieur et de la recherche. En mettant en lumière les besoins spécifiques de l’université, le Ministre Diouf montre sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les autorités compétentes pour trouver des solutions durables aux défis auxquels est confronté le secteur de l’enseignement supérieur.

La visite du Ministre de l’Enseignement Supérieur à l’Université Amadou Mactar Mbow de Diamniadio marque une étape importante dans le processus de développement de l’enseignement supérieur au Sénégal. Elle démontre la détermination du gouvernement à investir dans l’éducation et la recherche pour assurer un avenir prometteur aux générations futures.

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