Grève dans la Justice : l’Entente SYTJUST-UNTJ critique la posture du président du Haut Conseil du Dialogue Social

En pleine crise dans le secteur de la Justice, l’Entente SYTJUST-UNTJ est montée au créneau ce jeudi pour dénoncer les prises de position jugées partiales du président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS). Dans un communiqué au ton ferme, le regroupement syndical a exprimé sa « vive préoccupation » face à ce qu’il considère comme une série de déclarations déséquilibrées et orientées.

Selon les syndicalistes, le président du HCDS aurait adopté une posture « tendancieuse », en soutenant implicitement la position gouvernementale tout en remettant en cause la légitimité des revendications portées par les travailleurs de la Justice. Une attitude que l’Entente juge incompatible avec la neutralité et l’impartialité attendues d’une institution censée faciliter le dialogue et apaiser les tensions sociales.

« Ces prises de parole répétées et orientées traduisent un déséquilibre regrettable qui nuit à la posture d’impartialité attendue d’un médiateur ou facilitateur dans un conflit social », peut-on lire dans le communiqué. L’Entente va plus loin en estimant que les propos du président du HCDS sont « manifestement éloignés de la réalité du conflit » et qu’ils jettent un « discrédit à peine voilé » sur le mouvement en cours.

Pour les membres de l’Entente, cette attitude affaiblit la crédibilité du Haut Conseil et compromet sa capacité à jouer un rôle constructif dans la résolution de la crise. « Une telle présentation biaisée des faits altère gravement sa crédibilité et compromet sa capacité à jouer un rôle d’arbitre neutre », affirment-ils.

Les syndicalistes rappellent par ailleurs que le président du HCDS, ancien syndicaliste lui-même, devrait faire preuve de plus de réserve et d’équilibre, conformément à la nature et aux exigences de ses fonctions. Ils l’invitent ainsi à « faire preuve de la retenue nécessaire, à observer la stricte neutralité exigée par son statut et à s’abstenir de toute déclaration publique relative à ce dossier jusqu’au règlement de la crise en cours ».

En conclusion, l’Entente SYTJUST-UNTJ réaffirme son attachement à un dialogue sincère et respectueux des règles de médiation. Elle appelle à une recherche d’une solution juste, dans l’intérêt du service public de la Justice, mais aussi de ses travailleurs dont les conditions professionnelles et matérielles sont au cœur du mouvement de grève.

Sénégal – Justice : L’Entente SYTJUST-UNTJ lance une grève de 48 heures pour dénoncer l’inaction du gouvernement

L’Entente SYTJUST-UNTJ, regroupant le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) et l’Union Nationale des Travailleurs de la Justice (UNTJ), a annoncé une grève de 48 heures prévue les jeudi 3 et vendredi 4 juillet 2025. Cette mobilisation vise à protester contre l’inertie du gouvernement face aux revendications persistantes du personnel judiciaire.

Dans un communiqué transmis à Dakaractu, les deux organisations syndicales expriment leur profond mécontentement face à l’absence de solutions concrètes, malgré les nombreuses relances et les négociations engagées avec les autorités compétentes. Elles dénoncent en particulier une mauvaise interprétation des textes réglementaires par les services du ministère de la Fonction publique, qu’elles identifient comme un obstacle majeur à la résolution des différends.

Face à ce qu’elles qualifient d’impasse, les syndicats appellent à une mobilisation forte et à la résilience de l’ensemble des travailleurs du secteur de la justice. Pour eux, la grève constitue un outil légitime et nécessaire afin de défendre les droits des agents et d’exiger un traitement équitable de leurs doléances.

« La grève est une expression démocratique face à l’immobilisme de l’État. Nous n’avons d’autre choix que de faire entendre notre voix », souligne l’Entente dans son communiqué.

Cette nouvelle action s’inscrit dans un contexte social tendu au sein du système judiciaire sénégalais, où les frustrations liées aux conditions de travail, aux retards dans les avancements et aux lenteurs administratives alimentent depuis plusieurs mois une profonde crise.

L’Entente SYTJUST-UNTJ rappelle toutefois qu’elle reste ouverte au dialogue. Elle réaffirme sa volonté de parvenir à des solutions concrètes et durables, condition sine qua non pour restaurer un climat social apaisé dans les juridictions.

Quitter la version mobile