Emploi : le ministère du Travail s’allie avec des entreprises privées pour favoriser l’insertion des jeunes

Dans le cadre de sa politique de promotion de l’emploi, le ministère du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions procédera, ce jeudi 20 mars 2025, à la signature de conventions de partenariat avec plusieurs entreprises privées. La cérémonie, qui se tiendra à la Sphère ministérielle Habib Thiam de Diamniadio à partir de 9 heures, rassemblera divers acteurs du monde du travail, de l’administration publique et du secteur privé.

L’objectif de cet accord est de renforcer la collaboration entre l’État et les entreprises privées afin de faciliter l’accès à l’emploi des jeunes diplômés et des demandeurs d’emploi. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la convention État-employeurs privés, un dispositif mis en place pour formaliser les engagements mutuels et encourager l’embauche à travers des mécanismes incitatifs.

Selon un communiqué relayé par l’Agence de presse sénégalaise (APS), cette démarche vise à structurer la coopération entre la direction de l’Emploi et les entreprises partenaires, en mettant en place un cadre réglementé qui garantira un accompagnement plus efficace des jeunes en quête d’une première expérience professionnelle.

Le partenariat prévoit notamment des programmes de stages rémunérés, des formations en entreprise et des opportunités d’embauche pour les bénéficiaires. Ces actions permettront non seulement d’améliorer l’employabilité des jeunes, mais aussi d’assurer aux entreprises un vivier de talents formés et adaptés à leurs besoins.

Plusieurs parties prenantes seront présentes à la cérémonie de signature, parmi lesquelles des représentants de l’administration publique, des organisations patronales et syndicales, ainsi que des partenaires techniques et financiers de la direction de l’Emploi. Les entreprises signataires et les jeunes stagiaires retenus dans le cadre de ce programme participeront également à l’événement.

L’implication du secteur privé est essentielle pour garantir le succès de cette initiative. En intégrant les jeunes dans leurs structures, les entreprises contribuent non seulement à la réduction du chômage, mais aussi à la dynamisation du marché du travail en renforçant leurs effectifs avec des profils compétents et formés aux réalités du terrain.

Le chômage des jeunes reste une préoccupation majeure au Sénégal, avec un taux particulièrement élevé chez les diplômés de l’enseignement supérieur. En réponse à cette problématique, l’État multiplie les initiatives visant à faciliter l’insertion professionnelle, notamment à travers des incitations fiscales pour les employeurs, des subventions à l’embauche et des formations adaptées aux exigences du marché du travail.

En renforçant le dialogue entre le public et le privé, cette nouvelle convention ambitionne de créer un cadre plus structuré et plus efficace pour favoriser l’insertion des jeunes. Elle ouvre également la voie à une meilleure articulation entre les politiques publiques et les besoins réels des entreprises, dans un contexte où la compétitivité et l’adéquation formation-emploi sont des enjeux cruciaux pour le développement du pays.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°397 – 15 ET 16/02/2025

🔴 GRÈVE DES FORCES SYNDICALES ET DU SECTEUR DE LA SANTÉ À CAUSE DE LICENCIEMENTS ABUSIFS, FERMETURE D’ENTREPRISES, VIOLATIONS DE DROITS : ÇA GRONDE DE PARTOUT !
🔴 ÉMEUTES DE MARS 2021 à FÉVRIER 2024 : L’ONU S’OPPOSE À LA LOI D’AMNISTIE

🔴 PRÉPARATION CAN U17 : LES « LIONCEAUX » PARTICIPE À UN TOURNOI AMICAL À CASABLANCA
🔴 PRÉSIDENCE DE LA FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE FOOTBALL : ÉLIMANE LAM LORGNE LE FAUTEUIL D’AUGUSTIN SENGHOR

Bassirou Diomaye Faye : Une nouvelle feuille de route pour une gestion rigueureuse des entreprises publiques

Lors de la première rencontre des dirigeants des structures publiques regroupées au sein des Comités d’Administration et de Management Public (CAMP), le président Bassirou Diomaye Faye a dressé les grandes lignes d’une réforme visant à renforcer la gouvernance et la transparence au sein du secteur parapublic.

Dans son allocution, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de consolider la gestion des entreprises publiques en s’appuyant sur le cadre législatif en vigueur. Il a confié au Premier ministre la mission de veiller à l’application stricte de la loi d’orientation du 19 avril 2022. L’objectif principal est de mieux cerner le portefeuille de l’État, de maîtriser les ressources allouées et d’évaluer la pertinence des interventions du secteur parapublic.

Le président Diomaye a mis l’accent sur le contrôle rigoureux des décisions de recrutement et de rémunération dans le secteur parapublic. Il a souligné que ces processus doivent être soumis à des critères précis et alignés sur les besoins réels des entités concernées, afin d’éviter toute dérive.

Rappelant les responsabilités des organes délibérants des entités parapubliques, le Chef de l’État leur a demandé de s’en tenir strictement à leurs prérogatives. Les conseils d’administration, de même que les directions générales, devront désormais soumettre systématiquement leurs choix stratégiques aux ministères compétents.

Dans un souci de transparence et de cohérence, le Président a instauré une nouvelle procédure : les décisions stratégiques devront faire l’objet de pré-conseils, dont les comptes rendus seront transmis à la Présidence et au Premier ministre. Cette mesure vise à garantir un suivi étroit des orientations stratégiques des entités parapubliques.

Avec ces directives, Bassirou Diomaye Faye s’inscrit dans une dynamique de réforme profonde de la gestion des entreprises publiques. En misant sur une approche rigoureuse et coordonnée, le Chef de l’État entend renforcer la performance des entités parapubliques et optimiser leur contribution au développement économique et social du pays.

Plongée dans l’abîme : Ces entreprises publiques en situation critique

La situation des entreprises publiques sénégalaises est aujourd’hui plus alarmante que jamais. Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2025-2027, récemment mis à jour, a tiré la sonnette d’alarme concernant la dégradation inquiétante des capitaux propres de plusieurs sociétés nationales. Le quotidien Libération, dans une analyse approfondie, révèle des chiffres édifiants qui témoignent d’une gestion financière défaillante et de la crise structurelle qui touche des piliers économiques essentiels du Sénégal.

En tête de liste des sociétés les plus fragiles se trouve la Société nationale de recouvrement (SNR), qui affiche des capitaux propres vertigineusement négatifs, estimés à -86,7 milliards de francs CFA au 31 décembre 2023. Ce gouffre financier est d’autant plus préoccupant qu’il contraste fortement avec son capital social initial de seulement 25 millions de francs CFA. Cette situation laisse entrevoir un besoin urgent de réformes pour redresser une entreprise désormais en état de quasi-faillite, ce qui pourrait entraîner une remise en cause de sa viabilité à court terme.

La Société nationale de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (SOGEPA) suit de près, avec un capital social de 10 millions de francs CFA, mais des capitaux propres tombés à -28,5 milliards de francs CFA. Cela représente une perte équivalente à plus de la moitié de son capital social. Une dégradation alarmante qui reflète un déséquilibre structurel persistant et l’inefficacité dans la gestion de ses actifs.

Le groupe SN La Poste, autrefois fleuron des services publics au Sénégal, affiche une situation financière catastrophique. Selon Libération, ses capitaux propres, affectés par des déficits chroniques, se chiffrent désormais à -143 milliards de francs CFA, un désastre financier pour une société dont le capital social était de 2,9 milliards de francs CFA. Cette chute dramatique souligne la crise profonde que traverse l’entreprise, mettant en péril sa pérennité à long terme.

La situation n’est guère plus reluisante pour certaines entreprises à participation publique majoritaire. La compagnie de transport Dakar Dem Dikk, essentielle pour les déplacements urbains, enregistre des capitaux propres négatifs de -60,7 milliards de francs CFA au 31 décembre 2023, malgré un capital social de 1,5 milliard de francs CFA. Cette situation critique reflète les tensions financières qui pèsent sur l’entreprise, et ce, malgré son rôle clé dans le transport public de la capitale et des autres régions.

Quant à la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS), bien que moins endettée que ses consœurs, elle n’échappe pas à des difficultés notables. Ses capitaux propres ont chuté à 10,068 milliards de francs CFA, soit presque la moitié de son capital social de 20,234 milliards de francs CFA. Cette baisse significative met en lumière l’impact des déficits cumulés et interroge sur la viabilité de l’entreprise à long terme.

Ces chiffres sont plus que des indicateurs comptables ; ils traduisent une véritable crise systémique au sein des entreprises publiques sénégalaises. Loin d’être un simple problème financier, cette dégradation met en péril l’emploi, la qualité des services publics et, par ricochet, la stabilité économique du pays.

Le DPBEP 2025-2027 met en exergue les risques sérieux que ces entreprises représentent pour la soutenabilité financière de l’État, si aucune réforme n’est engagée rapidement. Ces sociétés, qui ont joué un rôle majeur dans le développement du Sénégal, se trouvent aujourd’hui dans une spirale de pertes qui nécessite une attention urgente.

Le DPBEP propose plusieurs solutions pour tenter d’enrayer cette dynamique destructrice :

  • Une meilleure gouvernance et une gestion plus rigoureuse des ressources, afin de limiter les dérives financières.
  • Une recapitalisation massive, afin de donner un nouveau souffle à ces entreprises et de rétablir leur solvabilité.
  • Un contrôle strict des finances, pour éviter de nouvelles pertes et garantir que les fonds publics sont utilisés de manière optimale.
  • Une réflexion profonde sur le modèle économique de ces entreprises, afin de les rendre plus efficaces et pérennes à long terme.

Alors que ces entreprises publiques traversent une tempête financière sans précédent, leur survie dépendra de décisions stratégiques et audacieuses. Comme le souligne Libération, « ces chiffres ne doivent pas seulement interpeller, ils doivent mobiliser les autorités compétentes pour sauver ce qui peut encore l’être ». Un appel urgent à l’action pour éviter que ces géants de l’économie publique ne sombrent dans une faillite qui aurait des conséquences dramatiques pour l’ensemble de la nation.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°344 – du 11/12/2024

🔴 RECOUVREMENT DES CRÉANCES : UN CASSE-TÊTE POUR LES ENTREPRISES SÉNÉGALAISES
🔴 MORT DE BASSIROU DIOP, 82 PERSONNES DU CONVOI DE BARTH’ DÉTENUES, VIOLENCES POLITIQUES : LE RESPECT DES DROITS HUMAINS EST-IL EN RECUL ?

🔴 BILAN DES CASSES APRÈS LE MATCH JARAAF VS USM ALGER : LES DÉGÂTS ESTIMÉS À 5 MILLIONS F CFA
🔴 PRÈS DE 500 ATHLÈTES DISPARUS À CAUSE DES FRAPPES ISRAÉLIENNES : LA GUERRE DÉCIME LE SPORT PALESTINIEN

1 386,9 MILLIARDS F CFA DE DETTES DANS LE PARAPUBLIC : Les entreprises sénégalaises endettées jusqu’au cou

En 2023, la dette parapublique est passée à 386, 9 milliards F CFA contre 1278 milliards F CFA en 2022, soit une augmentation de 8%. Parmi les sociétés endettées figurent Petrosen, Sogepa, Senelec, Air Sénégal, le Port autonome de Dakar et la Société africaine de raffinage (Sar).

La question de l’endettement des entreprises parapubliques sénégalaises suscite une préoccupation grandissante. Selon les données disponibles à la fin du mois de septembre 2023, la dette totale des entreprises parapubliques s’élève à 1 386,9 milliards de F CFA. En tenant compte de cet endettement, la dette publique totale du pays atteint désormais 15 184,7 milliards de FCFA. Cette situation contrastante devient encore plus significative lorsque l’on considère que la dette de l’Administration centrale, isolée, était de 13 797, 8 milliards de F CFA.

Les entreprises parapubliques les plus endettées illustrent bien cette problématique. En tête de liste, on retrouve Petrosen, la société nationale pétrolière, avec une dette colossale de 590,4 milliards de F CFA. Cette dette élevée s’explique principalement par les lourds investissements nécessaires pour acquérir des participations et financer des projets d’exploitation pétrolière et gazière. Vient ensuite la Société nationale de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (Sogepa), avec une dette de 315,2 milliards de F CFA. Cette situation est probablement liée aux projets de construction des sphères ministérielles à Diamniadio, réalisés par des entreprises privées pour le compte de l’État. En troisième position, on trouve la Senelec, la société nationale d’électricité, qui affiche une dette de 147,4 milliards de F CFA. Cette situation témoigne des défis financiers rencontrés par l’entreprise dans le cadre de ses activités et de ses investissements nécessaires pour maintenir et développer l’infrastructure électrique du pays. Air Sénégal, la compagnie aérienne nationale, suit de près avec une dette de 104,1 milliards de FCFA, illustrant les difficultés financières auxquelles elle est confrontée dans un secteur aérien particulièrement compétitif et exigeant.

Le Port autonome de Dakar (Pad) et la Société africaine de raffinage (Sar) complètent le tableau des entreprises les plus endettées, avec des dettes respectives de 50 milliards et 45,7 milliards de F CFA. Ces niveaux d’endettement reflètent les besoins financiers pour le développement et la gestion des infrastructures portuaires et de raffinage, essentiels pour l’économie sénégalaise.

Parmi les autres entreprises parapubliques, on note la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) avec une dette de 40,9 milliards de F CFA, le Fonds d’entretien routier autonome (Fera) avec 25,4 milliards de FCFA, et l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) avec 17,4 milliards de F CFA. Le Fonds pour l’habitat social (Fhs) affiche une dette de 11 milliards de F CFA. Ces entreprises, bien que moins endettées que les principales, représentent néanmoins une part significative de la dette globale du secteur parapublic.

En outre, plusieurs entreprises présentent des niveaux d’endettement inférieurs à 10 milliards de FCFA. La Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) enregistre une dette de 8,8 milliards de FCFA, le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) 8,1 milliards de F CFA, et la Société des travaux publics (Sogip) 5,4 milliards de FCFA. Les sociétés de construction Sicap et Sn-Hlm affichent des dettes respectives de 4,2 milliards et 2,6 milliards de F CFA, tandis que la Sonacos a une dette de 3,5 milliards de F CFA.

Le Dakarois

Fraude Fiscale : Les Quatre Entreprises Coupables de Vol de 5 Milliards à l’État Révélées

Lors de l’examen du Budget 2024 à l’Assemblée nationale, le ministre des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Ba, a dévoilé une annonce majeure concernant des poursuites pénales à l’encontre de quatre contribuables accusés d’avoir collecté des taxes sans les reverser à l’État.

Initialement gardée confidentielle par souci de discrétion, l’identité des entreprises accusées de fraude fiscale a été partiellement dévoilée par Les Échos dans son édition de ce lundi. Selon le journal, il s’agit de trois entreprises opérant dans le secteur des hydrocarbures et d’une spécialisée dans la conception.

Les entreprises pétrolières font l’objet de poursuites pour un montant d’environ 3,5 milliards de francs CFA, tandis que la dernière entreprise, spécialisée dans la conception, est accusée d’un montant d’environ 2 milliards de francs CFA, selon les informations rapportées par Les Échos. La Direction générale des impôts et domaines (DGID) a décidé d’engager des poursuites pénales à l’encontre de ces entreprises après avoir épuisé toutes les voies de recours.

Cette révélation met en lumière l’engagement du gouvernement à lutter contre la fraude fiscale et à assurer la transparence financière. Les détails sur ces affaires seront sans aucun doute scrutés de près à mesure que les procédures judiciaires progressent, jetant ainsi un éclairage sur les pratiques de fraude fiscale dans le pays.

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