Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°672 – 14 ET 15/02/2026

🔴 DIFFUSÉE PAR LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR MONTRANT UN JEUNE EN TRAIN DE LANCER UN COCKTAIL MOLOTOV : LA VIDÉO ANACHRONIQUE DE BAMBA CISSÉ
🔴 MANIFESTATION PACIFIQUE DU « COLLECTIF DU PEUPLE » OU «  L’APPEL À LA JUSTICE, AUX DROITS FONDAMENTAUX ET À L’ÉTAT DE DROIT » : UN SAMEDI DE SiT-IN

🔴 CAN 2027 : LA COMPÉTITION CONFIRMÉE AU KENYA, EN TANZANIE ET EN OUGANDA

Mandat d’arrêt contre Madiambal Diagne : le Forum du justiciable appelle au respect des principes de l’État de droit

La réaction ne s’est pas fait attendre après l’annonce du mandat d’arrêt international lancé contre le journaliste et patron de presse Madiambal Diagne, accusé de transactions financières suspectes. Babacar Ba, président du Forum du justiciable, a pris la parole pour rappeler les obligations de chacun dans une démocratie.

Dans une publication diffusée sur le réseau social X, le juriste a rappelé un principe fondamental : « Déférer à une convocation de justice est un devoir citoyen ». Pour lui, tout justiciable doit répondre aux sollicitations de la justice, quel que soit son statut. Cependant, il a tenu à apporter une précision importante sur le rôle des autorités compétentes dans une procédure judiciaire. « Mais dans un État de droit, les autorités doivent aussi notifier clairement, et à temps, les interdictions de sortie du territoire aux concernés », a-t-il souligné, pointant ainsi d’éventuelles failles dans la gestion de cette affaire.

Au-delà de ce rappel juridique, Babacar Ba a exprimé une conviction personnelle concernant l’issue de cette affaire : « Je reste convaincu que Madiambal Diagne viendra, pour son honneur, répondre de ses responsabilités comme il l’a promis ».

Cette réaction intervient dans un contexte tendu où l’affaire Madiambal Diagne continue d’alimenter les débats sur la transparence, la reddition des comptes et l’indépendance de la justice au Sénégal. Alors que l’ancien directeur de publication est activement recherché, les voix s’élèvent pour exiger que la procédure suive son cours sans atteinte aux droits fondamentaux, tout en évitant toute forme d’instrumentalisation politique.

L’enjeu dépasse ainsi le seul cas du journaliste : il illustre les défis auxquels la justice sénégalaise est confrontée, entre exigence de fermeté dans la lutte contre la corruption et nécessité de garantir un traitement équitable et respectueux des principes de l’État de droit.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°537 – 18/08/2025

🔴 L’ALERTE DE BOUGANE SUR LE DANGER D’UN ÉTAT QUI CONSOMME AU LIEU D’INVESTIR : « UNE CROISSANCE EN TROMPE-L’ŒIL »
🔴 MOBILISATION À PARIS / « DÉFENSE DE L’ÉTAT DE DROIT ET DE LA DÉMOCRATIE » : LA DIASPORA UNIE POUR BADARA GADIAGA

🔴 QUARTS DE FINALE AFROBASKET 2025 / SÉNÉGAL – SOUDAN DU SUD : DUEL DES AMBITIONS !
🔴 IDÉES : GRAND FRÈRE CHEIKH SECK, FOCUS SUR VOTRE TRAVAIL, LA HAINE EST LE TRIBUT QUE L’ENVIE PAIE AU MÉRITE (Par Mbaye Jacques Diop)

Crise de la presse au Sénégal : Mamadou Ibra Kane dénonce la vision politicienne du nouveau régime et appelle à un renforcement de l’État de droit

Lors des journées de concertation sur le secteur de la presse, le président du Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS), Mamadou Ibra Kane, a dressé un tableau alarmant de la situation des médias privés sénégalais, tout en dénonçant l’attitude des autorités actuelles. Selon lui, le régime issu de la 3e alternance politique a non seulement failli à ses promesses en matière de liberté de la presse, mais manifeste également une « vision politicienne » des médias, incompatible avec les exigences d’une démocratie moderne.

Dans un discours franc, Mamadou Ibra Kane a d’emblée rappelé la nécessité d’un cadre juridique pour encadrer l’activité médiatique, sans pour autant restreindre les libertés fondamentales. Il s’est dit favorable à une autorité de régulation des médias et de la publicité, à condition que celle-ci ne serve pas d’instrument de censure. « Souveraineté, oui. Régulation, oui. Mais encadrée par la loi, et non utilisée pour museler la presse », a-t-il martelé.

Il a également alerté sur les graves difficultés économiques que traverse la presse privée depuis plusieurs mois. Selon lui, de nombreuses entreprises de presse sont au bord de la faillite. Elles peinent à régler leurs charges courantes, à payer leurs salariés, à faire face aux dettes sociales et aux engagements vis-à-vis des fournisseurs. « Certains de nos confrères vivent un calvaire. Leurs enfants sont expulsés des écoles, ils sont menacés d’expulsion de leur logement, ils n’ont plus les moyens de payer les factures d’eau ou d’électricité. C’est une misère profonde », a-t-il déploré.

Pour Mamadou Ibra Kane, cette situation n’est pas uniquement le fruit d’une crise structurelle, mais aussi celui de décisions hostiles du régime en place. Il évoque une absence de dialogue, un manque de volonté politique, et une stratégie d’étouffement économique délibérée de la presse indépendante. « Depuis 15 mois, le pouvoir ne montre aucune considération pour la survie de la presse privée. Pire encore, il agit parfois en adversaire au lieu de partenaire républicain », a-t-il déclaré.

Il a aussi vivement critiqué la tentation d’un retour aux autorisations administratives pour la création de supports de presse, rappelant que cela ouvrirait la voie à un contrôle politique inacceptable. Pour lui, cette démarche traduit la vision réductrice que le pouvoir actuel a des médias : un simple levier de communication politique plutôt qu’un pilier de la démocratie.

En conclusion, Mamadou Ibra Kane a lancé un appel solennel à tous les acteurs – gouvernement, opposition, société civile, journalistes – pour bâtir ensemble un véritable État de droit, où la liberté d’expression ne serait plus un slogan, mais une réalité quotidienne. « Je dois pouvoir critiquer le président de la République sans que cela soit interprété comme une offense. Il faut que la critique redevienne possible sans représailles. C’est la seule manière d’assurer une démocratie saine et un équilibre institutionnel durable », a-t-il insisté.

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