Missions à l’étranger : Mansour Faye critique la circulaire du Premier ministre Ousmane Sonko

Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment pris un arrêté visant à encadrer les missions à l’étranger des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires. L’objectif affiché est de rationaliser les dépenses publiques et de garantir une gestion rigoureuse des fonds de l’État. Cependant, cette initiative ne fait pas l’unanimité. Mansour Faye, ancien ministre et maire de Saint-Louis, estime que ce texte n’apporte rien de nouveau et cache d’autres dérives des nouvelles autorités.

Dans un communiqué au ton acerbe, Mansour Faye dénonce ce qu’il considère comme une simple opération de communication du gouvernement. Selon lui, cette circulaire ne fait que reprendre des dispositions déjà en vigueur sous l’ère Macky Sall. Il rappelle qu’à l’époque, tout ministre en déplacement devait obligatoirement présenter son ordre de mission ainsi qu’un décret d’intérim à l’aéroport.

« Qu’est-ce qui motive un tel texte ? Un texte qui, dans le fond, n’apporte rien de nouveau », s’interroge l’ancien ministre des Transports terrestres.

Au-delà du fond du texte, Mansour Faye s’attaque aux pratiques actuelles du gouvernement en matière de gestion des ressources publiques. Selon lui, les nouvelles autorités, en place depuis seulement dix mois, font déjà preuve d’une « bamboula » aux frais du contribuable. Il cite notamment l’utilisation de l’avion présidentiel par Ousmane Sonko, une pratique qu’il considère comme inédite et non conforme aux usages diplomatiques.

« De mémoire de Sénégalais, c’est la première fois qu’on observe un Premier ministre faire du ‘Tambambalou’ avec l’aéronef de la République pour des missions que je ne parviens pas à qualifier », ironise-t-il, remettant en question la légitimité des voyages du chef du gouvernement dans la sous-région.

Mansour Faye va plus loin en estimant que la diplomatie sénégalaise est aujourd’hui en souffrance. Selon lui, les déplacements fréquents du Premier ministre, sans accompagnement officiel ni justification claire, affaiblissent la République et désacralisent les institutions.

Par ailleurs, il s’interroge sur le coût de ces voyages pour les contribuables sénégalais alors que la situation socio-économique du pays se détériore. Il pointe du doigt la hausse des prix des denrées de première nécessité et le désespoir des jeunes qui tentent d’émigrer à tout prix, parfois au péril de leur vie.

« Comme pour dire que les priorités sont vraiment ailleurs… urgentes et légitimes ! » conclut-il.

Les propos de Mansour Faye interviennent dans un contexte où le gouvernement d’Ousmane Sonko est particulièrement scruté sur sa promesse de transparence et de bonne gouvernance. Cette polémique autour des dépenses liées aux missions à l’étranger risque d’alimenter le débat sur la gestion des ressources publiques et la nécessité d’une meilleure répartition des priorités nationales.

L’ancien ministre de la Jeunesse rejette les accusations de déplacements à l’étranger

L’ancien ministre de la Jeunesse, Papa Malick, a fermement rejeté les accusations selon lesquelles il aurait effectué des déplacements internationaux récents, lors de son intervention sur MNF sur la 7tv. Face aux accusations, Malick a affirmé qu’il ne possédait pas de passeport en cours de validité, le sien étant expiré depuis février 2024. « En moyenne, depuis cinq ans, je ne voyage qu’une fois par an », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il n’a actuellement aucun visa en vigueur et qu’il n’a pas jugé nécessaire de renouveler son passeport.

Il a précisé qu’il ne possède ni affaires à l’étranger ni proches nécessitant son intervention et qu’il se concentre exclusivement sur ses activités au Sénégal. L’ancien coordonnateur du PRODAC a également rappelé qu’il a honoré les missions de l’État à cinq reprises dans le passé, et qu’il a restitué son passeport diplomatique. « Je suis entre Dakar et mon village. Je n’ai rien à me reprocher et aucune raison de fuir le pays », a-t-il conclu, soulignant son engagement à rester sur le sol sénégalais.

Le Nigeria opte pour des anciens internationaux comme sélectionneurs malgré une préférence initiale pour un entraîneur étranger

Contraintes budgétaires et pressions politiques influencent le choix de la Fédération nigériane de football

La sélection du nouveau sélectionneur de l’équipe nationale de football du Nigeria s’est révélée être un processus complexe, marqué par des tensions entre les préférences initiales de la Fédération nigériane de football et les contraintes budgétaires du gouvernement. Initialement enclin à engager un entraîneur étranger, la Fédération a dû revoir ses plans en raison de limitations financières, comme l’a révélé le média OwnGoal Nigeria.

Lors d’une récente réunion, le ministre des Sports, John Enoh, a souligné que le budget ne permettait pas de répondre aux exigences salariales d’un entraîneur non-communautaire. Suite à des discussions avec d’anciens joueurs de renom tels qu’Emmanuel Amunike, Enoh a écarté la proposition de la Fédération et a positionné Amunike et Finidi George comme principaux candidats.

Cette situation rappelle celle survenue au Cameroun, où le gouvernement avait imposé Marc Brys comme sélectionneur, contredisant ainsi la volonté de Samuel Eto’o, président de la Fécafoot.

La frustration est palpable du côté de la Fédération nigériane, comme l’a exprimé Ibrahim Musa Gusau, son président, en annonçant que le futur entraîneur ne serait pas celui initialement favorisé par le Comité technique. Cette décision finale, influencée par des contraintes politiques et budgétaires, sera annoncée prochainement après finalisation des détails contractuels.

Cette situation souligne les défis auxquels sont confrontées les fédérations sportives africaines dans leur quête de succès sur la scène internationale, entre les aspirations sportives, les contraintes financières et les pressions politiques.

Mise en place de commissions administratives à l’étranger : Préparation active dans les missions diplomatiques pour la présidentielle au Sénégal

Le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur annonce la mise en place de commissions administratives dédiées au suivi du processus électoral dans les chefs de missions diplomatiques et consulaires, en préparation de l’élection présidentielle prévue le 25 février prochain.

Chaque commission administrative, en charge notamment de la distribution des cartes électorales pour les Sénégalais de l’étranger, est composée de représentants du poste diplomatique ou consulaire, de la délégation de la Commission électorale nationale autonome (Decena), et des représentants des différents candidats à l’élection présidentielle.

Cette initiative vise à garantir un processus électoral transparent et équitable pour les citoyens sénégalais vivant à l’étranger, en favorisant la collaboration entre les missions diplomatiques, la Decena et les candidats en lice. La composition diversifiée de ces commissions reflète l’engagement à assurer une représentation équilibrée des intérêts de toutes les parties impliquées dans le processus électoral.

La démarche proactive du ministère des Affaires étrangères souligne l’importance accordée à l’organisation d’une élection présidentielle démocratique et crédible, même au-delà des frontières nationales. Elle contribue également à renforcer la confiance des citoyens sénégalais vivant à l’étranger dans le processus démocratique en cours.

En conclusion, la mise en place de ces commissions administratives dans les missions diplomatiques sénégalaises à l’étranger témoigne de la volonté du gouvernement de garantir un processus électoral transparent et équitable, et de permettre aux citoyens sénégalais résidant à l’étranger de participer activement à l’élection présidentielle de février 2024.

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